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Interview   

Napalm Death : Entretien avec Barney


Radio Metal : J’ai eu l’occasion de lire plusieurs live reports du concert de Napalm Death hier à Paris (NDLR : entretien réalisé le 12 avril 2007 à Lyon) et les critiques sont plutôt élogieuses. Qu’as-tu pensé du concert d’hier et du public parisien ?

Mark « Barney » Greenway : Pour une raison que j’ignore, depuis les dix dernières années, jouer à Paris est vraiment fantastique. Je ne sais vraiment pas pourquoi. Pour être tout à fait honnête, quelques années avant ça, la situation était différente. Le public était moins nombreux. Mais les dix dernières années ont été formidables. Paris ou pas, de toute façon, chaque concert de Napalm est génial. On se donne toujours à 100 % pour que le concert soit bon…

Peut-on dire que Napalm Death est un groupe dont l’agressivité prend toute sa dimension sur scène ? Penses-tu que votre musique soit meilleure en live ?

Les deux sont complémentaires. Lorsqu’on enregistre un album, on fait toujours en sorte qu’il ait un son aussi naturel que possible. Qu’il n’ait pas l’air d’être enregistré en studio. Le studio et la scène sont complémentaires…mais c’est le cas pour beaucoup de groupes !

Napalm Death est l’un des pionniers du Grindcore. Qu’est-ce que ce mot signifie pour toi ?

Le terme Grindcore a vu le jour un peu accidentellement. Au début c’était juste un terme utilisé par un ancien membre de Napalm Death. Ce n’était pas étudié pour devenir un genre mondialement exploité… mais c’est pourtant ce qui s’est passé. Pour moi le Grindcore, c’est exactement ce que fait Napalm Death : pousser la musique à l’extrême. C’est-à-dire essayer de la jouer aussi vite et de façon aussi heavy que possible tout en essayant toujours de se montrer créatif.

Le Grindcore est avant tout un style musical mais il s’appuie également sur des idées politiques. Peux-tu nous en parler ?

J’imagine qu’on peut parler de politique, effectivement. Mais en réalité ça a plus à voir avec l’humanisme, ou l’humanitaire, dans le vrai sens du terme. Quand on évoque le mot « politique » la plupart des gens ont tendance à s’endormir très vite. On ne fait pas de la politique conventionnelle, qui ne sert souvent pas à grand-chose, comme les gens le savent bien. L’idée est plus de faire dans l’humanisme.

Dans l’esprit, le Grindcore est influencé par le Punk…

C’est un mélange de beaucoup de choses. A mon sens, l’époque où on essayait d’être plus Punk est depuis longtemps révolue. On essaie simplement de faire de bons albums mais sans pour autant être rangés dans des catégories. Je ne vais pas faire mon snob et laisser entendre que Napalm Death parvient à transcender tous les genres car il est évident que nos influences sont très variées. S’efforcer d’appartenir à tel ou tel genre ne sert à rien. Il faut simplement suivre la nature créative du groupe.

Les idées pour de nouvelles chansons vous viennent-elles en tournée ou bien est-ce le résultat d’un travail en studio ?

On est évidemment influencés par ce qu’on voit autour de nous mais on n’écrit pas de chansons en tournée. Certains groupes y arrivent, pas nous. Le problème vient de ce que les gens concernés ne peuvent pas se concentrer ou se poser. Ce qui est indispensable pour écrire des chansons. Pour moi, ce n’est simplement pas l’environnement idéal mais il y en a certains que ça ne dérange pas. En tous cas, je leur souhaite bonne chance !

Anneke van Giersbergen, de The Gathering (NDLR : cet entretien date du 12 avril 2007), apparaît sur une chanson de votre dernier album. Comment l’avez-vous rencontrée ?

On cherchait quelqu’un avec une voix, disons, un peu mélancolique. Au début, c’est moi qui étais censé la faire, mais quand on a écouté ce que ça donnait, on s’est dit que ça manquait de dynamique. Anneke est la première personne à qui on ait pensé. Il y a beaucoup de chanteuses à tendance opératique aujourd’hui mais ce n’était pas ce qu’on cherchait. Anneke était la personne idéale. Tout s’est fait très vite.

Tu es à Lyon ce soir. Certaines personnes affirment que le public Metal français est très difficile. Qu’en penses-tu ?

La France nous a très bien accueillis ces dernières années. Les derniers albums de Napalm ont très bien marché ici. Napalm n’est pas seulement un groupe de Metal. C’est un peu plus que ça. Je ne sais pas vraiment quoi répondre…j’ignore complètement si le public est difficile ou non. Ça s’est toujours très bien passé pour nous ; les concerts, les retours et la réaction du public…Il n’y a pas vraiment de difficulté en France pour nous…

Traduction : Saff’

Site Internet NAPALM DEATH : www.napalmdeath.org



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