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Chronique   

Nashville Pussy – Up The Dosage


« C’est notre Back In Black ! » affirme Nashville Pussy, au sujet de leur nouvel album. Rien que ça ! C’est un fait que depuis 18 ans le groupe tire dans le hard à la AC/DC groovy et riffu à souhait, comme dans le rock sudiste, avec ce fond punkoïde hérité d’un Motörhead. Et il est vrai que ce gang mené par un frontman à la voix criarde, secondé par deux amazones irrévérencieuses aux cordes d’acier, prêtes à vous étrangler avec durant une bagarre où volent les bouteilles, entre deux jurons rehaussés d’un majeur bien raide, fait du pur rock’n’roll, enraciné autant chez les pères fondateurs de cette musique que les groupes et genres précédemment cités qui font bouillir l’essence du rock. Et muni de ces éléments, tout y est pour parfaitement appréhender chaque œuvre de cette bande. Et Up The Dosage, quelles que soient leurs ambitions, ne fera guère exception à cette recette.

Mais d’abord, mettons de côté cette référence à Acedèce et leur album noir. Ce que Nashville Pussy entend par là, c’est faire comme d’habitude mais en plus gros, avec plus de moyens… quoique, ils le confessent, tout le budget enregistrement a été claqué en tournée. Et on les reconnait bien là : si en concert, ces Ricains en imposent, ils n’ont jamais vraiment offert autant sur disque que ce qu’ils savent délivrer sur scène. Et c’est donc encore avec les moyens du bord que ce Up The Dosage a été enregistré, bien que pour certains ingrédients, ils n’ont pas lésiné sur la dose !

Plus groovy avec « Till The Meat Falls Off The Bone » qui vous fera danser comme Steven Tyler le matin devant la glace. Plus heavy ici (« White And Loud »), plus punk là, comme le concis et direct (47 secondes !) « Taking It Easy », chanté uniquement (fait rarissime) par Ruyter Suys, et plus sudiste que jamais sur « Before The Drugs Wear Off » (qui vous donnera envie de vous mettre au line dance) et la ballade redneck en guitare slide et acoustique « Hooray For Cocaine… » (avec cette mandoline totalement inattendue). Et puis cet humour, à commencer par les titres (« The South’s Too Fat To Rise Again ») qui parviennent toujours à faire de cet album un bon moment. Sans oublier ces solos de Ruyter Suys à faire se damner plus d’un apprenti astiqueur de manche. Pas sûr que Nashville Pussy ait sorti là son opus magnum, peut-être l’ont-ils déjà fait, peut-être ne le feront-ils jamais, mais une œuvre capable de filer une telle patate, ça, ils le feront toujours.

Ci-dessous un extrait de « The South’s Too Fat To Rise Again » :

Album Up The Dosage, sortie le 20 janvier 2014 chez SPV/Steamhammer



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