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Interview   

Nickelback : la machine puise dans ses racines


L’asservissement, que ce soit à un régime totalitaire, à la religion ou bien à la technologie, est un thème bien dans l’air du temps. Un thème volontairement ouvert qui sert de trame de font à l’univers visuel du nouvel album de Nickelback, Feed The Machine, et son premier single éponyme, flirtant avec les images et notions habituellement rencontrées dans les musiques industrielles. Mais si on peut entendre ici et là quelques petites sonorités qui rappelleront ces dernières, cet album est avant tout né d’une envie, celle du groupe de retrouver ses racines hard rock.

Nous nous sommes entretenus avec le bassiste Mike Kroeger, frère du frontman Chad, pour nous parler de tout ça, avec des petits détours par le cinéma ou leur rapport aux fans ou aux critiques. L’occasion d’ailleurs de le faire réagir sur (et comprendre avec lui) la haine dont Nickelback peut parfois faire l’objet, et face à laquelle Mike semble plutôt garder la tête froide.

« Le contrôle sur nos vies n’est pas quelque chose que quelqu’un peut nous retirer, c’est quelque chose qu’on leur cède. […] Mais c’est un peu devenu un mode de vie, le fait de soumettre le contrôle de sa vie et en être mécontent [petits rires]. »

Radio Metal : Nickelback a toujours eu des chansons heavy, mais plusieurs chansons de Feed The Machine semblent plus heavy que jamais. D’après ton frère Chad, vous vous diversifiez « toujours dans différentes directions à essayer différentes choses, mais pour cet album, [vous avez] clairement opté pour un son plus agressif. » Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ça ?

Mike Kroeger (basse) : Nous avons simplement décidé que nous voulions revenir à nos racines et faire un album de hard rock. Je suis bien content que tu le ressentes parce que c’était l’idée. Je suis content que ça ait été compris. Avec le recul, je pense que nous avions mélangé davantage de styles et peut-être eu moins de rock sur l’album précédent, et peut-être même sur les deux précédents, que nous l’aurions voulu. Tu prends du recul, et c’est ce que nous avons fait, et nous avons eu envie de simplement faire un album de hard rock solide. C’est ça nos racines. Lorsque tu écoutes les premières chansons que nous avons faites, c’est toutes du hard rock, de la musique plus heavy.

Penses-tu que l’obscurité qui entoure notre société, le climat politique, etc. pourrait avoir influencé cette direction également ?

Je ne sais pas… Je trouve que le monde est dans une situation vraiment compliquée en ce moment, très dramatique. Ca a pu effectivement jouer, mais je pense que c’est un peu ce que nous avons toujours fait. Par le passé, nous avons introduit d’autres styles différents et dans le cas de cet album, nous avons décidé de nous concentrer davantage sur le côté hard rock des choses. Nous avons quand même quelques chansons dans le style plus mélodique de ce que nous avons fait récemment dans notre carrière, mais nous ne sommes pas partis sur des trucs bizarres et n’avons pas fait de chanson funk ou rap, nous sommes restés sur les bases de Nickelback.

Sur la chanson éponyme mais aussi le début de « Coin For The Ferryman », on peut entendre des éléments industriels. Est-ce votre façon de vous diversifier ? Et est-ce que la musique industrielle fait partie de vos influences ?

Ça, ce sont toujours des choses que l’on compose après que la chanson soit terminée. Donc tu reviens dessus et tu essaies de trouver des éléments atmosphériques qui amèneront convenablement le thème de la musique, et c’est ainsi que ces éléments de production ont été conçus. Mais j’adore la musique industrielle. Il y a un certain nombre de vieux projets industriels, dans les débuts du genre, que j’ai beaucoup aimé au fil des années, même en remontant jusqu’à des choses comme Depeche Mode, qui est un peu la genèse de la musique industrielle, je pense. Et puis des choses comme Nine Inch Nails et lorsque ça a commencé à devenir vraiment heavy comme Ministry, et il y a un groupe de Vancouver, d’ailleurs, qui s’appelle Skinny Puppy, c’était un autre groupe industriel et de heavy metal très atmosphérique que j’adorais vraiment.

Malgré le côté heavy de nombreuses chansons, vous avez quand même quatre ballades sur l’album. Est-ce que cet aspect de votre musique reste important, même sur un album où vous avez décidé d’avoir un son plus agressif ?

La situation est que nous avons un compositeur principal qui apprécie écrire des riffs de hard rock et des chansons de hard rock, mais qui aime aussi écrire des chansons d’amour. On dirait bien que les deux doivent forcément se retrouver sur chaque album de Nickelback. Je dirais que c’est une marque de fabrique.

Penses-tu que le côté heavy d’une chanson comme « The Betrayal (Act III) » renforce l’impact des ballades et vice versa ? Dirais-tu que ça en fait un album plus dynamique ?

Je pense que tu as parfaitement analysé ça. Ça apporte vraiment plus de dynamique et peut-être avons-nous plus qu’une voix. Il y a évidemment différentes façons de transmettre de l’émotion. L’une est via un côté brutalement heavy et l’autre peut aussi se faire avec de douces mélodies.

A ce propos, quel est le lien entre « The Betrayal (Act III) » et « The Betrayal (Act I) » ?

Le lien est… Hmm, quel est le lien? L’Act I est, je suppose, un reflet de l’Act III, d’une certaine façon, le tout à un niveau de dynamique différent et sans chant. C’est un peu un rappel. C’est intéressant, ces deux chansons ont été composées musicalement par Ryan, tout seul. Il s’est fixé une sorte de mission. Au lieu d’arriver dans la session d’écriture avec juste un riff ou une partie de guitare, il est parti de son côté et a écrit tout le truc, et est revenu avec une pièce musicalement pas mal finalisée pour les deux. L’Act I était terminé, il a tout fait tout seul. Et l’Act III était quelque chose dont il a composé toute la musique et nous l’a joué, et Chad a ensuite écrit toutes les paroles et les mélodies de chant.

« Nous ne sommes pas des artistes extrêmement auto-complaisants. […] Tu peux être un artiste auto-complaisant mais le problème est que, lorsque tu te redéfinis ou réinvente constamment, ça peut embrouiller les gens [petits rires]. »

Et où est l’Act II ?

Ça reste à déterminer ! On nous a souvent demandé ça dernièrement et nous n’en sommes pas totalement sûrs.

L’album démarre avec la chanson éponyme qui est assez heavy. Est-ce que vous avez choisi de la mettre à cette position et en faire le premier single exprès, pour faire une déclaration sur la direction musicale de l’album ?

Je suppose qu’on peut le voir ainsi. Le fait est que c’était la première chanson que nous avons terminé [rires]. Donc c’était le premier titre que nous avions. Donc au moment où nous avons terminé « Feed The Machine » et il n’y avait aucune autre chanson de finie, nous avons décidé de nommer le premier single, l’album et la tournée, tout ça, Feed The Machine [rires]. C’est honnêtement la vérité, c’était la première chose que nous avons fini.

« Song On Fire » est le second single. Ce qui est intéressant est que c’est un genre de contrepoids émotionnel par rapport au premier single et son côté heavy. Est-ce que c’était un choix pour équilibrer les choses ?

Cette chanson fait partie de ces chansons d’amour que j’ai mentionné plus tôt et que mon frère sort naturellement ; lorsqu’il est en mode créatif, il sort naturellement ce genre de choses. Et l’une des raisons pour lesquelles nous l’avons choisie comme single, est que nous savions que, « Feed The Machine » étant aussi heavy, cette dernière se porterait bien dans certains environnements, mais nous savions aussi qu’en Europe nous avions besoin de quelque chose de plus léger, ou alors ça n’atteindrait jamais les gens, car l’Europe recherche bien plus ce genre de chansons qu’en Amérique. Je ne sais pas pourquoi ! Ça semble juste être comme ça. Je suppose que la musique plus heavy est un peu trop exigeante pour l’Europe. Et je sais que le heavy metal se porte aussi très bien en Europe mais il ne passe pas à la radio [petits rires].

Le clip de « Feed The Machine » se déroule dans un futur dystopique et post-apocalyptique où les machines ont emprisonné les humains. Et la chanson en elle-même parle de « résister à un gouvernement tout-puissant ». Ce qui globalement fait écho à l’artwork de l’album. Est-ce qu’il y a un message politique derrière ceci ?

Il y a un certain nombre de choses. C’est vraiment une idée générale et nous l’avons laissé ouvert à plein d’interprétations, il n’y a pas de sens précis au titre, la vidéo ou l’artwork, tout est interprétatif. Et mon interprétation est que la machine est le contrôle qui est exercé sur nous tous et nous pousse à faire ce que la structure de contrôle veut que nous fassions. J’ai le sentiment qu’il y a une structure de pouvoir qui exerce un contrôle sur nos vies. Et selon moi, le contrôle sur nos vies n’est pas quelque chose que quelqu’un peut nous retirer, c’est quelque chose qu’on leur cède. Et ceci est un peu mon interprétation de ces images et de la chanson, globalement. Si tu ne veux pas renoncer au contrôle de ta vie et de ce que tu fais, tu n’y es pas obligé. Mais c’est un peu devenu un mode de vie, le fait de soumettre le contrôle de sa vie et en être mécontent [petits rires]. Et l’artwork véhicule l’idée que même les leaders ont leur propre machine qu’ils nourrissent eux-mêmes et qu’ils sont également des participants volontaires à la structure de contrôle, et qu’ils sont sous contrôle. Donc ce gars sur la pochette, qui pourrait être un leader face à la foule, est grosso-modo comme une marionnette.

Est-ce que vous, en tant que groupe, avez aussi parfois le sentiment d’être des marionnettes, que ce soit par rapport à l’industrie ou à vos fans ? Peut-on dessiner un parallèle ?

C’est une question intéressante ! On ne m’a jamais demandé ça avant. Peut-être ! Je suppose qu’à un moment donné, on pourrait voir les choses ainsi, car la façon dont nous avons fonctionné, et continuons de fonctionner, est que nous interprétons ou devinons ce que les fans veulent, donc je suppose qu’on pourrait prendre ça pour des ficelles de marionnettes, avec nous voulant faire du mieux possible pour nos fans. Je suppose qu’on pourrait dire ça.

« Il y a des usines ou des installations de production où des robots fabriquent des robots. On est en réalité progressivement en train de nous supprimer nous-mêmes de la vie humaine [rires]. »

Est-ce que ça signifie que vous cherchez consciemment à contenter à vos fans, qu’il n’y a aucune part d’égoïsme dans ce que vous faites ?

Je dirais qu’au fil des années, les fans en sont venus à aimer ce que nous faisons, à aimer ce qu’est Nickelback et la musique que nous faisons. Nous essayons consciemment de faire les choses qu’ils recherchent et qu’ils veulent. Nos vrais fans sont simplement les meilleurs et ils nous soutiennent complètement. Evidemment, nous ne pourrions pas continuer sans eux et nous les apprécions énormément. Nous ne sommes pas des artistes extrêmement auto-complaisants. Tant d’autres le sont. Il y a plusieurs façons de faire les choses. On voit certains artistes qui aiment se réinventer de temps en temps, certains artistes se réinventent même à chaque album, et je trouve que c’est admirable et très cool. Nous ne faisons pas ça parce que, tout d’abord, nous savons à peu près qui nous sommes et ce que nous faisons. Aussi, nous savons que nos fans nous aiment pour ce que nous faisons, donc nous ne voulons pas aliéner qui que ce soit en changeant trop ce que nous sommes ou en nous réinventant au point de perdre les gens. Tu peux être un artiste auto-complaisant mais le problème est que, lorsque tu te redéfinis ou réinvente constamment, ça peut embrouiller les gens [petits rires].

Et qu’en est-il de l’industrie musicale ? Quelle est votre relation avec elle ?

Notre relation à l’industrie musicale n’est pas si différente d’avant. Nous continuons à faire les mêmes choses qu’avant. C’est juste que maintenant, les gens n’achètent plus la musique, ils ne la possèdent plus. Aujourd’hui, il y a un peu un changement qui est en cours, avec la recrudescence du vinyle, qui fait que les gens retrouvent un peu la motivation du produit, d’obtenir les choses. Il y a une petite lueur par rapport à ça mais ça reste quand même quelque chose pour laquelle les gens ont le sentiment de ne pas devoir payer, et ils ne payent pas.

Il y a de toute évidence un lien à la technologie dans le thème visuel global de l’album, et à la façon dont elle asservit les êtres humains. Comment vois-tu la technologie ?

La technologie est quelque chose qui, aujourd’hui et en ce qui concerne l’avenir, est à la fois merveilleuse et effrayante, car nous vivons dans un monde où le fait de voir des gens créer des trucs est en train de devenir une chose du passé, un art perdu. Il y a des usines ou des installations de production où des robots fabriquent des robots. Tu vois ce que je veux dire ? On est en réalité progressivement en train de nous supprimer nous-même de la vie humaine [rires]. Et là est le paradoxe, parce que nous utilisons beaucoup de technologie avec le groupe [rires]. Mais nous n’utilisons pas d’intelligence artificielle, il n’y a pas d’ordinateurs qui apprennent tout seuls ou de mécanismes auto-adaptatifs. Nous utilisons ça encore comme des appareils d’entrée-sortie, mais effectivement, nous utilisons toute la technologie à notre disposition.

Et pour les réseaux sociaux ? Parce que les gens y semblent accros aujourd’hui, et c’est une forme d’asservissement…

Nous les utilisons comme tout le monde devrait, afin d’avoir un lien plus direct avec nos fans. Mais c’est quelque chose, je pense, que nous sommes obligés de faire. Ça semble être la forme la plus concentrée et tangible de communication sur Terre aujourd’hui. Car, regarde, même le président des Etats-Unis utilise les réseaux sociaux pour communiquer avec les gens [petits rires], ce qui évidemment n’a jamais été fait auparavant, pas aussi directement. C’est une vraie chose, au-delà de l’addiction que tu mentionnes, c’est une méthode de communication très efficace.

Quelle est votre relation à la science-fiction et aux films d’anticipation ?

Tu sais, ce n’est pas trop mon truc. Les autres gars adorent ce genre de choses et ces types de films, mais ce n’est pas vraiment ce que je préfère. Je trouve ça assez creux et vraiment sans substance. A décharge de ces choses, la façon dont ça m’a été expliqué lorsque les gens ont essayé de me faire comprendre pourquoi ils aimaient ces blockbusters basés sur les super héros de comic books est que ça leur permet de se vider la tête et éteindre leur cerveau, ce que j’ai beaucoup de mal à faire [petits rires].

Du coup, quels types de films préfères-tu ?

Je préfère les drames humains, avec de vrais acteurs, et pas forcément une démonstration d’images de synthèse. Avoir une vraie personne qui transmet de l’émotion devant la caméra est quelque chose qui me subjugue. Les gens sont extraordinaires ! Les vrais bons acteurs, selon moi, se font de plus en plus rares. Des acteurs comme Robert De Niro, c’est un de mes préférés. En fait, un des nouveaux acteurs que j’aime beaucoup, c’est Ryan Gosling, je le trouve fantastique ! J’aime énormément son travail. Je trouve qu’il devient de plus en plus dur de trouver quelqu’un qui pourrait vraiment monter sur scène et jouer du Shakespeare, le vieux type de comédien. La pureté de l’art, je trouve, est en train de disparaître.

« C’est peut-être de notre faute, ou pas, mais je pense que, d’une certaine façon, Nickelback a été déshumanisé et est passé de quatre gars canadiens qui jouent du rock n’ roll à une ‘chose’. »

Il y a deux ans, vous avez annulé la majorité de vos dates de tournées, afin que Chad puisse se remettre d’une opération pour lui retirer un kyste aux cordes vocales. Est-il totalement rétabli aujourd’hui ?

A cent pour cent ! Il chante plus fort que jamais, je trouve. Sa voix est réparée et est comme celle d’un jeune chanteur maintenant. Je suis sérieux, il est revenu plus fort que jamais. Durant les premiers essais après qu’il ait fait sa rééducation suite à l’opération, nous étions stupéfaits de la façon dont il pouvait chanter. C’était vraiment cool !

Nickelback est probablement l’un des groupes à se faire le plus descendre. Quelqu’un a même été jusqu’à mettre en place une campagne de crowdfunding pour que vous ne jouiez plus à Londres…

[Rires] Ouais !

Comment expliquer une telle haine envers le groupe ?

C’est peut-être de notre faute, ou pas, mais je pense que, d’une certaine façon, Nickelback a été déshumanisé et est passé de quatre gars canadiens qui jouent du rock n’ roll à une « chose ». Je suppose que le groupe donne l’impression de n’être qu’une grosse machine qui n’a pas vraiment de sentiment et au sujet de laquelle tu peux dire tout ce que tu veux. L’autre chose est que nous avons vraiment eu un sacré succès et je pense que ça génère beaucoup de jalousie, et beaucoup de gens vont s’ériger en détracteurs lorsque tu réussis, personne n’aime ça… [Petits rires] Lorsque tu vois quelqu’un qui se porte très, très bien, il a ses fans et des gens qui l’aiment et l’adorent, mais il a aussi énormément de détracteurs. Lorsque tu commences à faire quelque chose, comme être dans un groupe ou être un interprète, un chanteur ou peu importe, au début tu veux juste que tout le monde sache qui tu es, de façon à pouvoir chanter et jouer pour eux. Et la chose que tu ne saisis pas au début est que si tout le monde te connais, ça ne veut pas dire pour autant que tout le monde t’apprécie [rires], c’est ça qui est difficile à comprendre [au début]. Lorsque tu perces à un haut niveau où tout le monde te connais, et que tu te rends compte de ça, tu te dis que ok, mais ça ne veut pas dire que tout le monde t’aime, ça veut juste dire que tout le monde te connais et il peut y avoir des gens qui ne t’aiment pas parmi eux.

En mettant de côté le bashing, l’une des critiques les plus récurrentes concerne l’aspect formaté et répétitif de votre musique. Est-ce une critique qui vous touche ou est-ce que vous la considérez infondée ?

Je pense que ça peut être un bon argument avancé par quelqu’un. Nous avons effectivement un style très cohérent et la répétition est quelque chose qui… Si tu écoutes le rock, historiquement, en remontant jusqu’aux Beatles et à Chuck Berry, il y a pas mal de répétition dans leur musique également et on pourrait dire la même chose à leur sujet. Je ne sais pas si c’est forcément une critique qui me contrarierait, car certains de mes groupes préférés sont assez répétitifs. De même que si quelqu’un qualifierait un groupe de prévisible lorsqu’il se cantonne à un style cohérent, je le comprendrais. AC/DC est également prévisible et répétitif, et je les adore ! [Rires]

Plus généralement, est-ce que certaines critiques vous ont déjà poussé à vous remettre en question ?

[Réfléchit] Je ne sais pas. Je ne pense pas… Je pense que le risque que tu encoures, lorsque tu penses à ce que les critiques diront lorsque tu es en train d’être créatif… Ce n’est pas une bonne chose à faire. Car je pense que c’est, à la base, ce qui étouffe la créativité des gens, lorsqu’ils pensent : « Oh, et si personne n’aime ça ? Je devrais laisser tomber. » Et c’est là où une bonne part de la créativité s’arrête, lorsque les gens se soucient plus de ce que les autres diront. C’est ce qui empêche beaucoup de personnes créatives d’être créatifs, la peur d’être critiqué.

Interview réalisée par téléphone le 24 mai 2017 par Nicolas Gricourt.
Fiche de questions : Nicolas Gricourt et Philippe Sliwa
Retranscription et traduction : Nicolas Gricourt.
Photos promo : Richard Beland.

Site officiel de Nickelback : www.nickelback.com.

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