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Live Report   

NIGHTWISH AU ZENITH DE PARIS


Artistes : NightwishPainIndica
Lieu : Paris
Salle : Zénith
Date : 23-03-2009
Public : environ 6 000 personnes


Nightwish on Tour!

Peter Tägtgren nous l’avait bien dit : il s’était passé « quelque chose d’incroyable » lors du dernier passage de Nightwish et Pain en France. Pour preuve, les Finlandais et leurs invités suédois ont choisi de poser leurs valises au Zénith de Paris deux soirs de suite, un privilège dont aucune autre ville ne pourra se vanter cette année.

Prise d’assaut par les groupies venues faire le pied de grue devant les grilles dès 6h30 du matin (si si…), la fosse ne met pas plus de quelques minutes à se remplir, suivie de près par les gradins. Ce soir, le Zénith est archi-complet, et la lutte est rude pour qui veut se dégotter une place au premier rang.

La playlist du Zénith manque-t-elle à ce point d’artistes metal qu’il faille passer exclusivement Sonata Arctica, AC/DC et le dernier Delain pour faire patienter le public ? Toujours est-il qu’après plus d’une heure de ce traitement, l’overdose n’est pas loin. A 20h sonnantes, la foule accueille donc avec plaisir l’extinction des lumières et la « première première partie » de la soirée.


Indica : sympathique prestation.

Les musiciennes d’Indica, dont la moyenne d’âge ne dépasse pas 22 ans, nous délivrent leur pop-rock sucrée avec une bonne dose de conviction et des sourires bright à faire bondir n’importe quel représentant de la gent masculine. Décors volumineux et présence de trois batteries obligent, les petites Finlandaises ne disposent que d’une micro-scène pour assurer leur micro-set, mais Jonsu Salomaa, chanteuse de son état, fait malgré tout preuve d’une belle énergie. Pour ceux qui avaient déjà eu l’occasion de jeter une oreille à l’un des quatre albums du combo, une seule déception : à l’occasion de la tournée européenne, les chansons ont été adaptées en anglais, au détriment du finnois d’origine (le célébrissime « Vuorien Taa » devenant ainsi « The Siren’s Song »). Pour les autres, les cinq chansons que proposent les musiciennes au look barré ne suffisent pas à convaincre, leur reprise du « Wuthering Heights » de Kate Bush s’attirant même quelques sifflets. Une performance à saluer malgré tout, en même temps que les efforts notables de Jonsu en français.


Peter Tägtgren (Pain)

Après le traditionnel ballet de roadies et la moins traditionnelle distribution de T-shirts et de drapeaux aux chanceux du premier rang, c’est au tour de Pain de monter sur scène. Comme l’année précédente, il suffira de quelques notes de guitare pour atomiser un Zénith archi-comble et totalement acquis à la cause des Suédois. La musique de Peter Tägtgren et de ses gars déchaîne les passions et entraîne quelques pogos pas piqués des vers. Peu communicatif mais très en forme, le groupe dégage une énergie peu commune et semble prendre autant de plaisir que lors de sa tournée en tête d’affiche, à peine un mois plus tôt.


Grosse performance des Pain !

Après un « Same Old Song » repris en ch?ur par 6 000 personnes, Peter annonce que la chanson « Monkey Business » sera filmée pour les besoins d’une vidéo live. La distribution de T-shirts prend alors tout son sens, et la foule paraît bien décidée à faire honneur au groupe. Mission accomplie : la vidéo devrait être une belle réussite ! Un petit coup de « Shut Your Mouth » et puis s’en va – et on les regrette déjà. Au risque d’énoncer l’évidence, Pain est un très grand groupe, et même les amateurs de metal symphonique l’ont bien compris.


Tuomas est lààààààààà !

Il est exactement 21h30 lorsque les lumières s’éteignent pour la dernière fois et que la foule se déchaîne pour de bon. La coque de bateau dissimulant les claviers de Tuomas Holopainen, l’ancre géante et les rochers destinés à l’ambiance maritime sont dévoilés, et le show peut commencer.

Première chanson, première surprise : là où tous les fans attendaient « Crimson Tide », vestige de la tournée « Wishmaster » annoncé sur tous les sites Internet comme intro des concerts, le groupe nous offre une version très personnelle de l’hymne « Finlandia », composée par Jean Sibelius. Deuxième surprise : les Finlandais sont accompagnés sur ce morceau par Troy Donockley, joueur britannique de uillean pipes/cornemuse/flûte irlandaise ayant déjà participé à l’enregistrement de l’album « Dark Passion Play ». Un très grand moment d’émotion que Sibelius lui-même n’aurait sans doute pas renié.


Anette : simple et efficace !

Comme il se doit, Anette Olzon, toute de blanc vêtue, est la dernière à faire son apparition sur scène. Constatation immédiate : trois mois de vacances auront été extrêmement bénéfiques à la chanteuse, dont la voix est reposée et parfaitement juste. C’est donc avec une sacrée pêche et un timbre irréprochable que la Suédoise enchaîne les vocalises arabisantes de « The Siren », le refrain catchy de « Amaranth » et les 14 minutes de « Poet And The Pendulum ». Le seul bémol viendra de sa performance sur « Ghost Love Score », dont la perfection sera gâchée par quelques fausses notes. On ne doute pas, cependant, qu’avec un peu de pratique, cette chanson finisse par passer toute seule.



Marco Hietala en forme !

Côté set-list, plus grand-chose à voir avec l’année précédente. « Bye Bye Beautiful » a été définitivement écartée, parce que le soap opera autour de l’éviction de Tarja Turunen, « c’est du passé », dixit Tuomas Holopainen à nos confrères de Nightwish France. Bye bye également « Cadence Of Her Last Breath » et un « Wishmaster » usé jusqu’à la corde, mais welcome « Romanticide », « Dead Boy’s Poem » et « Escapist », propulsée du rang de face B à moment phare du concert. N’hésitons pas, une fois de plus, à rendre hommage à Anette, qui est parvenue à s’approprier des morceaux jusqu’ici catalogués ‘Tarja’ et à les interpréter avec beaucoup d’émotion et de justesse. L’un des grands moments du concert sera l’enchaînement « The Islander/Last of the Wild », avec un Troy Donockley confortablement installé sur l’ancre géante. Pour un peu, on se croirait transportés en Irlande…

De leur côté, les « gars » assurent un show sans la moindre anicroche, agrémenté d’interactions avec le public et de private jokes scéniques. Ainsi, Emmpu Vuorinen (guitares), fidèle à lui-même dans le rôle du Hobbit farceur, parcourt des kilomètres pour partager sa bonne humeur avec la salle toute entière. Jukka Nevalainen assure bravement derrière ses fûts, tandis que Tuomas Holopainen remplit à la perfection son rôle de beau gosse en distribuant sourires charmeurs, « mercis » timides et expressions faciales dont l’unique but est d’annihiler les groupies massées devant ses claviers. Quant à Marco Hietala, il chauffe la salle avec l’aisance du vétéran. Sa voix se marie d’ailleurs à merveille avec celle d’Anette, et la complicité entre ces deux-là fait plaisir à voir.


Une grosse mise en scène !

D’un point de vue visuel, là encore, rien n’a été laissé au hasard : effets pyrotechniques à faire pâlir Rammstein de jalousie, mousse sur « Nemo », confettis sur « Ghost Love Score », braseros intimistes sur « The Islander », décors grandioses… Nightwish, ce n’est pas seulement de la musique, c’est aussi du spectacle.

Le temps passe vite, trop vite, et après un « Dark Chest Of Wonders » mené de main de maître par Anette, le groupe se retire pour laisser le public s’égosiller et les supplier de « give one more ». Une prière rapidement exaucée, puisque les premières notes de « Ghost Love Score » retentissent à peine cinq minutes plus tard. Que de souvenirs à l’écoute de cette chanson ! Novembre 2004, premier concert de Nightwish à Paris, premier concert tout court, à la réflexion… La chanteuse n’est plus la même, mais l’énergie et la passion sont toujours là. Un beau pied de nez à ceux qui pensaient que le groupe s’était suicidé en congédiant Tarja.


Anette Olson, très bonne chanteuse.

Avant d’entonner la dernière chanson de la soirée, Anette sacrifie à sa tradition française et attaque un « Frère Jacques » repris en ch?ur par la foule. Oui, l’initiative surprend, oui, les autres musiciens affichent des airs vaguement moqueurs, mais le public adore, et c’est le but ! Quelques minutes de détente, donc, avant de se dire au revoir avec un « Wish I Had An Angel » qui électrise toujours autant la foule, cinq ans après sa sortie.

A la sortie, les avis sont unanimes et les superlatifs ne manquent pas pour décrire ce concert. Il faut dire que le grand spectacle rôdé au quart de poil avait peu de chance de décevoir ! Pour ceux qui ont réservé leurs places pour le lendemain, l’excitation ne retombera pas avant plusieurs heures. Pour les autres, il s’agissait du dernier concert français de cette tournée, avant de retrouver le groupe dans nos salles aux alentours de 2011. Que les rois du metal symphonique se rassurent : nous serons là !


Super concert des Finlandais !

Set-list :

Intro (avec Troy Donockley)
7 Days to the Wolves
Dead to the World
The Siren
Amaranth
Romanticide
Dead Boy’s Poem
The Poet and the Pendulum
Sahara
Nemo
The Islander (avec Troy Donockley)
Last of the Wild (avec Troy Donockley)
Escapist
Dark Chest of Wonders

Rappels :

Ghost Love Score
Wish I Had an Angel



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