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Interview   

Nightwish : les rêves de Tuomas Holopainen


Il en avait rêvé, il l’a fait. Tuomas Holopainen, leader de Nightwish, passionné de cinéma et de bandes originales depuis longtemps a atteint aujourd’hui ce dont il avait probablement toujours rêvé, même inconsciemment. Le disque Imaginaerum, écrit pour les besoins d’un projet combinant film et album, sonne plus comme une bande originale qu’un ensemble de chansons. Si les albums de Nightwish ont toujours eu une forme de cohérence et ouvertement affiché des influences de compositeurs de bandes originales hollywoodiennes tels que Hans Zimmer, c’est la première fois que le résultat s’en approche à ce point.

Derrière tout projet ambitieux, il n’y a pas que des paillettes, de l’argent et du confort. Ce sont, bien au contraire, ces grands rêves qui nécessitent le plus de sacrifices, de sueur, de doutes et d’inconfort. Réaliser un film implique un budget autrement plus important que de produire un disque. Même pour la « grosse machine » que présente Nightwish aujourd’hui. Dépassé par son envie irrésistible d’atteindre ce résultat (« J’avais le sentiment que je ne pourrais plus jamais me regarder dans le miroir si je ne le faisais pas ») et par une naïveté qu’il nous confessera, Tuomas en est même arrivé à envisager de vendre sa maison.

Sur un sujet plus léger, le claviériste nous a confié quelques amusantes anecdotes sur le tournage du film, nous avouant clairement sa maladresse d’acteur débutant et son incapacité à pleurer sur commande.

Entre la genèse du projet et les efforts à fournir pour le réaliser, la musique de cet album si particulier et si diversifié (probablement le plus diversifié de la carrière du groupe), le film et son tournage, la tournée à venir et plus généralement l’avenir du groupe, des questions à poser, il y en avait.

Toutes les réponses se lisent ci après.

« Je pense que l’un des éléments qui frappe le plus à l’écoute d’Imaginaerum, c’est le travail vocal. Ce n’est plus le même niveau, on sent qu’Anette a vraiment confiance en elle. Pour Dark Passion Play, elle n’était pas sûre d’elle. Elle m’a confié qu’elle avait tout le temps peur de se faire virer du groupe si elle ne chantait pas bien. »

Radio Metal : Quel bilan tires-tu de la première tournée avec Anette au poste de chanteuse ? Quels types de réactions as-tu pu constater et quel est ton regard là-dessus ?

Tuomas Holopainen (claviers) : Je mettrais un A- à cette tournée. Nous ne savions vraiment pas à quoi nous attendre, ni comment les fans allaient réagir. Tous les signes d’une vraie catastrophe étaient réunis parce qu’on ne peut jamais prévoir la réaction des gens. Mais nous avions vraiment confiance en elle et Dark Passion Play était un album très solide. La confiance était là mais, malgré tout, nous ne savions pas. La tournée a été très longue, très difficile, et à un moment les membres du groupe comme de l’équipe ont commencé à tomber comme des mouches, mais nous avons tout de même réussi à finir. Nous en étions très fiers et très heureux.

Anette n’avait pas participé à l’écriture de Dark Passion Play. Qu’en est-il pour Imaginaerum ?

J’ai écrit toutes les chansons, à l’exception d’une seule, qui a été écrite par Marco [Hietala, basse].

Tu avais écrit Dark Passion Play sans savoir précisément quelle voix allait se poser dessus. Imaginaerum, en revanche, a été écrit alors que tu connaissais exactement les capacités d’Anette. Penses-tu que cet album soit meilleur ou plus cohérent pour cette raison ?

Je pense que l’un des éléments qui frappe le plus à l’écoute d’Imaginaerum, c’est le travail vocal. Ce n’est plus le même niveau, on sent qu’Anette a vraiment confiance en elle. Pour Dark Passion Play, elle n’était pas sûre d’elle. Elle m’a confié qu’elle avait tout le temps peur de se faire virer du groupe si elle ne chantait pas bien. Mais sur cet album, le résultat est très bon et très diversifié. Il y a également le fait que j’ai pu écrire toutes les chansons pour son amplitude vocale. Je connaissais ses forces et ses faiblesses, alors c’était plus facile.

Dans plusieurs interviews que tu as données après l’arrivée d’Anette, tu as déclaré qu’elle avait une voix de conteuse. Est-ce l’une des raisons pour lesquelles tu as décidé de raconter l’histoire d’Imaginaerum maintenant, parce que vous aviez la chanteuse idéale pour ça ?

C’est une question intéressante. Je n’y avais jamais pensé mais maintenant que tu en parles, c’est logique ! C’était sans doute plus une affaire de subconscient mais c’est une excellente question. Peut-être. L’idée de faire un film pour aller avec l’album m’est venue à l’été 2007. Je n’y avais jamais réfléchi avant. Oui, c’est complètement logique !

« Mais après Dark Passion Play, je me suis dit que la musique avait pris une telle proportion et était tellement diversifiée qu’on ne pouvait plus passer au niveau supérieur avec la musique seule. […] J’ai alors pensé que, si on ne pouvait plus se contenter de la musique, il fallait y ajouter une nouvelle dimension, une dimension visuelle. »

L’album sonne plus comme une bande originale de film qu’une suite de chansons. Au final, c’est ce que tu as toujours souhaité faire dans ta carrière, n’est-ce pas ?

Les bandes originales de films sont un moteur créatif pour moi depuis des années. Sur Imaginaerum, je crois que j’ai poussé ça au maximum. La raison la plus concrète pour ça, c’est que nous faisons vraiment un film. Tous les titres de l’album ont été composés pour certaines scènes du film. Avant même d’écrire la première note, je savais de quoi allait parler l’histoire : le club de jazz, les fantômes, la danse de la mort arabe… Toutes ces chansons ont été écrites pour coller à l’histoire. C’est la raison principale pour laquelle l’album ressemble tellement à une bande originale.

Pourquoi ne pas t’être lancé plus tôt ? Avais-tu vraiment besoin d’un film pour écrire de la musique de film, si tu vois ce que je veux dire ? Dans la mesure où tu aimes tellement ce type de musique, avais-tu vraiment besoin des images pour aller avec ?

Mon objectif a toujours été de créer le type de musique que l’auditeur pouvait visualiser autant qu’écouter. Mais, avant cet album, nous étions satisfaits sans support visuel. Nous n’avions pas besoin de ça. Mais après Dark Passion Play, je me suis dit que la musique avait pris une telle proportion et était tellement diversifiée qu’on ne pouvait plus passer au niveau supérieur avec la musique seule. C’est là que j’ai vraiment commencé à le ressentir. Même après l’album Once, je me disais qu’on pouvait faire mieux et plus, mais pas après Dark Passion Play. J’ai alors pensé que, si on ne pouvait plus se contenter de la musique, il fallait y ajouter une nouvelle dimension, une dimension visuelle.

Ce nouvel album comporte beaucoup de styles et d’influences nouvelles. Marco comme Anette nous font entendre des choses inédites vocalement. Comme tu l’as rappelé, il y a même un titre très jazzy, avec une ambiance rappelant la bande originale de Twin Peaks. Ce melting-pot a-t-il été motivé par cet énorme projet ? Aviez-vous besoin du film pour vous renouveler musicalement ?

Je ne suis pas sûr que nous ayons eu besoin du film. C’était seulement une idée pour créer un album. (longue hésitation)

En d’autres termes, penses-tu par exemple que tu aurais écrit cette chanson jazzy s’il n’y avait pas eu ce film ?

Pour être franc, je ne sais pas. Cette chanson est basée sur une certaine scène qui devait être insérée dans le film. C’est pour ça qu’elle est là. Quand vous verrez le film, vous comprendrez ce que cette chanson à la « Twin Peaks » vient faire là. Mais très franchement, je ne sais pas trop comment répondre à la question… Mais tu évoquais aussi les différents éléments et la variété de l’album. C’est beaucoup plus varié qu’avant. Je pense que c’est lié au fait qu’il s’agit d’un album thématique, qui célèbre la vie, le privilège d’être en vie et toutes ces choses magnifiques qui nous sont offertes. Le disque célèbre la variété des expériences de la vie. C’est la raison pour laquelle nous voulions inclure tous les éléments possibles en 75 minutes de musique, de l’ambiance jazzy un peu sombre aux cauchemars de l’enfance dans « Scare Tale », en passant par les influences arabisantes, l’atmosphère celtique et la procession funèbre de « Rest Calm ». Ce sont tous les aspects de la vie.

« Au début, j’étais extrêmement naïf. Je pensais que ça allait être facile, surtout en termes d’argent. […] Le budget s’élève à environ quatre millions d’euros et nous n’avons réussi qu’à injecter un million de notre propre argent. À un moment, j’étais prêt à vendre ma maison et à contracter tous les prêts du monde. »

Depuis combien de temps nourris-tu le rêve de créer un film ? Quand as-tu compris que ce projet était réalisable ?

Cette idée ambitieuse m’est venue à l’été 2007. Au début, j’étais extrêmement naïf. Je pensais que ça allait être facile, surtout en termes d’argent. Le groupe n’avait pas les moyens de financer tout le film. Le budget s’élève à environ quatre millions d’euros et nous n’avons réussi qu’à injecter un million de notre propre argent. À un moment, j’étais prêt à vendre ma maison et à contracter tous les prêts du monde parce que je voulais vraiment que ce projet se réalise. Ça a été la partie la plus difficile.

Tu viens de dire que tu étais prêt à vendre ta maison. Qu’est-ce que tu ne serais pas prêt à sacrifier pour réaliser tes envies artistiques ?

Des vies humaines ! (rires) J’avais le sentiment que je ne pourrais plus jamais me regarder dans le miroir si je ne le faisais pas. C’était tellement fort. À ce moment-là, je me fichais même de savoir si le film allait être bon ou pas, je voulais faire le film, point final ! Finalement, nous avons réussi à trouver le financement et nous y voilà. Je suis très fier que nous ayons gardé la tête sur les épaules pendant tout le processus.

« The Wall » de Pink Floyd t’a-t-il inspiré ?

Je n’ai jamais vu « The Wall ». Aucun film réalisé par un groupe quelconque ne m’a servi d’inspiration. Je sais que Kiss a fait un film, les Beatles aussi, Lordi a participé à « Dark Floors »… Mais je ne les ai pas vus. Je ne peux pas comparer.

Quelles étaient tes influences cinématographiques pour le film ? D’après les quelques photos que l’on a pu voir du tournage, l’ambiance est très proche des films de Tim Burton…

L’histoire du film et le scénario viennent du réalisateur : Stobe Harju. C’était son idée d’inclure le vieil homme mourant et de revenir en arrière à travers ses rêves. C’était tout lui. Mais étant donné que nous sommes tous les deux de grands fans de Disney, des contes de fées et de Tim Burton, c’était naturel d’inclure ces influences dans le film.

« Il y a quatre ans, je rêvais de faire un film, et maintenant, ça va se faire. Maintenant, il est temps pour moi de trouver de nouveaux rêves. En fait, j’en ai déjà plusieurs. »

Imaginaerum est la concrétisation d’un rêve pour toi – mais c’est aussi ce que tu disais à propos de tes réalisations précédentes. Te reste-t-il encore des choses à accomplir à l’avenir ?

À la seconde où je répondrai « non » à cette question, il ne me restera plus qu’à mourir ! (rires) L’objectif de la vie, c’est de trouver ses rêves et de faire de son mieux pour les réaliser. Ça paraît tellement cliché mais c’est comme ça. Il y a quatre ans, je rêvais de faire un film, et maintenant, ça va se faire. Maintenant, il est temps pour moi de trouver de nouveaux rêves. En fait, j’en ai déjà plusieurs.

Quelles sont ces idées ?

Quelques idées préliminaires pour le prochain album de Nightwish. J’ai déjà ébauché quelques chansons, j’ai plusieurs idées. En dehors de Nightwish, j’ai d’autres rêves sur lesquels on ne va pas s’attarder. Il y a beaucoup de choses que j’ai hâte de vivre.

Les membres du groupe ont de petits rôles dans le film. Peux-tu nous parler un peu de votre première expérience d’acteurs ?

Jouer la comédie est un art que je respecte vraiment maintenant. Je ne pense pas que j’en serais capable. J’ai dû passer quelques heures devant les caméras à essayer de jouer la comédie, et même si je n’avais aucun dialogue, c’était incroyablement difficile. C’était fou. Dans le film, il y a ce jeune acteur, Quinn Lord. Il a douze ans et il joue l’un des personnages principaux du film. Il devait tourner cette scène où le réalisateur lui disait : « Pleure ». Et il s’est vraiment mis à pleurer. Il avait trente secondes pour faire venir les larmes, sans produit chimique, rien. Il a fermé les yeux et les larmes sont arrivées. Et il a fait ça huit fois de suite. Je l’ai regardé faire les huit fois. À chaque fois, on lui essuyait les joues, on disait « Action ! » et il se mettait à pleurer. J’ai essayé de faire la même chose dans ma chambre d’hôtel après, je me disais : « Vas-y, pleure ! » Vous pouvez essayer, c’est très difficile ! Ajoutez à ça le fait qu’il était face à des caméras, avec quarante personnes et qu’il l’ait fait huit fois de suite… C’est un grand talent d’acteur !

Ce n’est donc pas pareil que de tourner un clip musical ? Vous avez tourné une vidéo très intéressante et très belle pour « While Your Lips Are Still Red ». Pour toi, ça n’a donc rien à voir ?

On est en terrain connu. Quand il y a la musique, qu’on a son instrument, on se sent soi-même, on se dit qu’on peut le faire. Mais quand le réalisateur dit « Action » et qu’il faut commencer à faire des trucs comme… Je devais balancer quelque chose contre le mur en ayant l’air malheureux, ou prendre une petite fille dans mes bras et jouer du piano avec elle sur mes genoux. Et je n’arrêtais pas de me dire : « Qu’est-ce que je dois faire, déjà ? Ah oui, là il faut que j’aie l’air malheureux ! » C’était particulièrement difficile.

« Dans le film, il y a ce jeune acteur, Quinn Lord. Il a douze ans et il joue l’un des personnages principaux du film. Il devait tourner cette scène où le réalisateur lui disait : ‘Pleure’. […] Et il a fait ça huit fois de suite. […] J’ai essayé de faire la même chose dans ma chambre d’hôtel après, je me disais : ‘vas-y, pleure !' »

La tournée pour Imaginaerum ne durera qu’un an. Deux ans, c’était trop éprouvant pour vous ?

Il fallait qu’on le fasse une fois. Nous n’avons aucun regret, mais nous avons réalisé que ça n’en valait peut-être pas la peine. Nous avons donc décidé de partir sur un an pour l’instant et de voir comment se sent le groupe après ça. On verra ce que l’avenir nous réserve, nous n’avons encore rien décidé. Mais la dernière tournée était un peu trop difficile et ça a causé pas mal de dégâts chez certains. Nous avons pensé que ça n’en valait pas la peine, alors on va y aller plus doucement cette fois.

Avez-vous déjà une idée de ce que vous allez concocter pour la tournée Imaginaerum ?

Nous avons quelques idées. J’en discutais justement avec les techniciens il y a quelques jours. Il y aura certains éléments qu’on avait déjà avant : des accessoires, des effets pyrotechniques, beaucoup de feu… Mais, très franchement, on ne sait pas encore exactement quoi. On en est à la phase de développement.

Vous avez annoncé votre participation à la croisière 70 000 Tons Of Metal. Tu as hâte d’y être ?

La personne qui a eu cette idée est un génie ! Une croisière dans les Caraïbes avec quarante groupes de metal, tout compris, avec la possibilité de se balader et d’aller voir les groupes, de profiter du soleil et de la mer… C’est parfait !

A vrai dire, nous l’avons interviewé et il nous a confié que l’idée lui est venue alors qu’il était ivre…

C’est comme ça que viennent les meilleures idées !

Et on peut même aller écouter les groupes dans la piscine !

Oh, whaouh ! (rires) Ça doit être très intime. Ce n’est pas un gros concert et le public est très proche. C’est une petite scène, rien de grandiose.

Justement, penses-tu qu’avec ce que représente Nightwish aujourd’hui en termes de moyens financiers et d’orchestrations, vous puissiez réaliser des concerts aux ambiances plus intimistes ?

J’aime à penser que la musique est suffisamment forte pour être jouée n’importe où. Nous avons donné pas mal de petits concerts en Amérique après Dark Passion Play, par exemple, et ça marchait quand même. Je préfère les petites salles intimistes aux énormes stades, mais les deux ont leurs avantages.

Votre concert à Paris aura lieu à Bercy, la plus grande salle de la capitale. Comment êtes-vous passés du Zénith à Bercy ?

C’était l’idée folle du promoteur ! (rires) Ça n’avait rien à voir avec nous. J’ai appris ça il y a quelques jours, j’étais sidéré. C’est une salle de 15 000 personnes. Je ne sais vraiment pas comment ils vont vendre tout ça, mais il faut croire qu’ils ont confiance en nous. Si ça marche, ce sera le plus gros concert de notre carrière. L’Hartwall Areena de Helsinki ne peut accueillir que 11 500 personnes.

La dernière question concerne le titre « The Heart Asks Pleasure First » et les problèmes de droit que vous avez rencontrés, vous empêchant de publier votre reprise de ce thème. Où en êtes-vous ? Apparemment, vous avez finalement été autorisés à la sortir, puis à nouveau non…

Je l’ai entendu dire aussi ! Aux dernières nouvelles, nous avons le droit de l’utiliser. M. Nyman a finalement accepté. Mais je ne peux pas en être sûr à 100 %, parce que nous n’avons pas d’accord écrit. Il faut d’abord qu’on obtienne ça. En fait, j’ai reçu un e-mail de son éditeur qui me disait qu’on pouvait y aller. Je dirais qu’il y a 80 % de chance qu’on sorte la chanson au début de l’année prochaine, en tant que bonus. Il était temps !

Interview réalisée par Saff’ et Metal’O Phil le 18 octobre 2011 à Paris
Retranscription et traduction : Saff’

Site Internet de Nightwish : http://www.nightwish.com/



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  • Excellent ! Merci pour l’interview ! 😉

    [Reply]

  • Ah, j’aimerai bien voir leur film tiens 😀

    Il sera traduit en français?

    [Reply]

    Saff'

    Sachant qu’il est prévu (pour l’instant) que le film soit distribué directement en DVD (à l’exception peut-être de deux salles en Finlande, et encore), on aura probablement droit à une version VO sous-titrée uniquement.

    Peut être pas, car pour le film de Lordi (dark floors), la sortie avait été surtout en DVD et on a eu une VF.

    Slasher

    De toutes façons, les VF sont souvent mal doublées (surtout pour les Direct-to-Video), et sont un manque de respect total pour le travail des acteurs. Donc, vivent les VO!

  • Merci pour l’interview.

    [Reply]

  • JennyRoseNoire dit :

    Super interview !!! sa me tarde de les voir à Nantes !!!

    au fait, pn peut avoir plus d’informations sur la croisière : 70 000 Tons Of Metal ?

    Merci d’avance !!!

    Chat : JennyRockGothic

    [Reply]

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    Dana Fuchs @ Massy
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