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Live Report   

Nile en réunion oeucuménique



Artistes : NileKrisiunGrave
Salle : CCO
Ville : Villeurbanne
Date : 30-11-2009

Compte Rendu Nile + Krisiun : Claude
Compte Rendu Grave et Photos : Seb


Grave

L’affiche de ce soir propose, pour ouvrir les hostilités, les scandinaves de Grave, un des groupes de la première vague de death à la suèdoise. Un death très old school donc. Même si le combo n’a pas la renommée d’Entombed ou Unleashed, il fait partie des mythiques ayant ouvert la voie. Grave c’est LE death metal à l’ancienne. C’est lourd, c’est sale, c’est plutôt bien joué, c’est rapide sans que ça ne blaste dans tous les sens.


Si, il y a bien un bassiste là dessous

On aura droit ce soir à une belle démonstration de death old school. Pas sûr que tous les spectateurs aient apprécié d’ailleurs, Grave n’ayant rien à voir avec Nile. Mais pour les autres, cette prestation au poil au son impeccable sera un régal. La voix d’Ola Lindgren est toujours aussi reconnaissable et le reste de l’équipe le soutient sans faillir.

La prestation du groupe reste un peu statique, mais que voulez vous : c’est Grave, pas System of a Down ! La formation suédoise terminera le set par le mythique « Into the Grave » extrait éponyme de son premier album.


Krisiun

Depuis quelques années que Krisiun s’exporte, on ne compte plus le nombre de tournées sur lesquelles ils ont embarqué et, par la même, leur nombre de passages par la France. Une fois de plus on se prend dans la tronche un brutal death fort bien exécuté. Le jeu de guitare de Moyses est d’une grande propreté. A noter que le son de sa guitare est très bien réglé et ressort vraiment bien dans le mix global. On ne peut pas en dire autant du son de basse que l’on a du mal à distinguer. En revanche, le bassiste occupe très bien la scène et pose avec son instrument lorsqu’il ne chante pas. Une seconde nature de poseur, en quelque sorte. Derrière ses futs, Max Koles propose sans sourciller un jeu très physique, en enchaînant les blast et les descentes de toms tel un sprinter lancé dans une épreuve du 100 mètres.

Le power trio dégage une grande énergie et balance ses titres un à un sans faiblir. « Vicious Wrath », issue de la tuerie « Assassi/Nation » est un bel exemple de ce que le groupe sait faire sur album comme sur scène. Ils joueront aussi des titres de leur dernier opus Southern Storm. « Minautor » étant par exemple un titre purement Krisiunien.

Bref, on a affaire ici à une valeur sûre du death metal et l’excellente réputation de scène n’est pas galvaudée. Le chanteur / bassiste ne cesse de remercier le public de se déplacer pour supporter le groupe et le death metal. Une attitude qui pourrait à la longue paraitre démagogique, mais on perçoit une vrai sincérité dans ses propos. Le groupe n’est ni là pour faire semblant, ni jouer à l’économie. Ils transpirent à grosses gouttes que l’on voit couler le long de leur corps pour finir par former des flaques d’eau sur la scène! A la fin du concert ils n’hésiteront pas à venir taper dans les mains du public amassé devant la barrière avant l’arrivée de la tête d’affiche.



Nile

Quand Nile monte sur scène, les deux membres originels, à savoir Karl Sanders et Dallas Toler Wade, affichent une mine détendue et souriante. Georges Kollias venu derrière sa batterie avant les autres semble, quant à lui, très concentré. Le quatrième compère, Chris Lollis, qui les accompagne à la basse et au chant sur la tournée, est très sérieux. On devine pourquoi. Nile, ça ne rigole pas, surtout quand on voit la complexité des parties à jouer. Pourtant la maîtrise est bien là est le groupe enchaîne sans en souffrir ses titres très techniques. Le bassiste déplace ses doigts sur son manche avec une agilité et une vitesse décoiffantes. Il interviendra plusieurs fois au chant, comme les deux guitaristes d’ailleurs. Chacun a son propre grain de voix qui apporte sa pierre à l’édifice.

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Nile comme une pyramide massive…

Nile sur scène, c’est un peu une pyramide massive qui se déplacerait à 200 à l’heure dans le désert : l’ensemble écrase tout sur son passage. Les titres sont piochés équitablement dans la discographie conséquente des floridiens venus présenter en live leur dernier effort Those Whom The Gods Detest.

Un sacré paquet d’offrandes de ce death metal axé sur l’Egypte est livré au public. « Serpent Headed Mask », tiré du premier album, passe toujours aussi bien sur scène. A noter que le sample de voix du début du morceau fait plus penser à un gloussement de dindon qu’à une voix humaine. On trouvera aussi « Sarcophagus » et « Execration Text », issus de l’excellent In Their Darkened Shrines ainsi que le surpuissant « Cast Down The Heretic », venant d’Annihilation Of The Wicked et le lourd mid tempo « Sacrifice Unto Sebek ». Petit regret : Karl Saders n’aura pas dégainé sa fameuse guitare double manche KxK. Tant pis pour le spectacle. Le groupe régale encore l’assistance avec « Ityphallic », annoncé par Dallas Toler Wade comme un de ses favoris du répertoire du groupe.


Une grande maîtrise

On aura également apprécié le fait que les titres de différentes époques aient été harmonisés par un son unique. En effet, il faut bien l’avouer, le son de Nile n’est pas égal d’une production à l’autre. Dommage en revanche que les lumières ne soient pas du même niveau de qualité. On se demande même s’il y a quelqu’un aux commandes : couleur unique, aucune intensité. La scène sera trop souvent plongée dans la pénombre. C’est dommage de ne pas plus distinguer les musiciens, notamment Georges Kollias, caché derrière ses nombreux futs et cymbales. Il n’attirera l’attention que malgré lui lorsque que ses cymbales s’affaisseront. Dallas, décidément très détendu, se moquera d’ailleurs de la situation du batteur !

« Papyrus Containing The Spell To Preserve Its Possessor Against Attacks From He Who Is in the Water », qui remporte la palme du titre le plus long du répertoire, est aussi jouée. On félicitera Dallas Toler Wade pour ne pas se planter dans l’annonce du morceau, car le challenge est aussi important que celui d’interpréter le fameux titre. Le public chantera même une partie du refrain, chose assez rare dans un concert de metal pour être soulignée. Certains réclameront aussi « Smashing The Antiu » mais en vain. En contrepartie, c’est « Black Seeds Of Vengeance » qui clôturera ce concert d’une grande maitrise.

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