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Live Report   

Nothing More : Lone Star aux Etoiles


En ce début décembre, Les Etoiles reçoivent Nothing More, originaire du Texas, le « Lone Star State ». Une histoire d’étoiles donc. Nothing More existe depuis quelques temps maintenant, a sorti plusieurs albums mais d’après Jonny Hawkins, son chanteur, l’histoire qu’ils ont envie de montrer au monde a finalement débuté en 2014 avec leur album éponyme. Si vous résidez à Paris, vous avez pu les voir en juin 2014 au Nouveau Casino ou encore en mars 2015 au Bataclan en première partie de Halestorm. Si vous y étiez, vous avez du constater l’impact live du combo texan. Et avec leur excellent dernier album, intitulé The Stories We Tell Ourselves, nul doute que la soirée devrait être percutante. Mais avant le plat principal, accueillons les Autrichiens de Psycho Village et les Londoniens d’In Search Of The Sun.

Le trio propose un set avec un écran sur lequel sont rétro-projetées plusieurs images accompagnant leurs chansons. Cette installation laisse encore un peu moins d’espace au groupe dans le bout de scène qui lui est alloué.

Artistes : Nothing MoreIn Search Of The SunPsycho Village
Date : 5 décembre 2017
Salle : Les Etoiles
Ville : Paris [75]

In Search Of The Sun

Montant directement sur scène depuis le public, Psycho Village offre une prestation dynamique, interagissant avec les spectateurs, encore peu nombreux mais réceptifs, comme sur « It’s Okay ». Éclairés de lumières rouge et bleu peu valorisantes, le trio aura proposé trente minutes intéressantes rendant leur musique live moins sucrée que les versions studio. Un de leur morceau parle d’Amanda Todd, jeune fille harcelée après avoir montré sa poitrine sur le net et qui a fini par se suicider. Sur l’écran, très utilisé, sont projetées des images de la vidéo que la jeune fille avait filmée avant sa mort. En toute logique, le groupe n’oubliera pas de saluer Nothing More. Reste quand même la voix à améliorer en live pour être plus percutant.

Avec l’arrivée d’In Search Of The Sun, le niveau est clairement monté d’un cran. Un ensemble plus en place, une musique plus élaborée offrant différentes ambiances, un impact plus marqué et une voix qui tient sa place, voici ce qu’offrent les Londoniens débordant d’énergie mais très à l’étroit sur cette petite scène, toujours habillée de lumières bleu, rouge, violette qui ne valorisent pas la prestation. Les Anglais saluent Psycho Village ainsi que Nothing More avant de quitter la scène au bout de trente minutes.

Nothing More

Peu après 21H20, les Texans envahissent la place face à un public étonnamment présent. Sur scène le schéma est assez simple : Ben Anderson (batterie) est relégué au fond sans lumières, Mark Vollelunga à la guitare et Daniel Oliver à la basse restent sur les côtés, peu éclairés. On note la présence de la « machine » au milieu et de Jonny Hawkins, aux avant-postes, au plus près du public et bénéficiant de quelques éclairages de façades. Et le tout, malgré cette configuration bizarre, est explosif ! Jonny, torse nu, corps d’athlète travaillé dégage une puissance et un charisme énormes. Face à lui, un public ultra réceptif comme le montre l’ambiance dès « Let Them Burn » où les fans chantent les paroles. Avant « Don’t Stop », le chanteur demande qui a déjà vu le groupe sur scène et souhaite la bienvenue aux nouveaux dans la famille. Suit le traditionnel solo de basse sur la « machine », à deux, quatre puis six mains. A défaut d’être totalement intéressant musicalement, c’est sacrément visuel et original.

« Let’s Go To War » est énorme avec des spectateurs qui s’époumonent en chantant les paroles. Succès mérité pour ce magnifique titre. « It’s good to be back » annonce Jonny seul aux commandes de la communication du groupe. Bassiste et guitariste ne sont pour autant pas absents et marquent la prestation de leur physique, particulièrement côté Daniel. Le chanteur demande ensuite qui a le nouvel album avant d’offrir une pause avec leur côté plus calme sur « Just Say When », toute tranquille. Habillé de jolis éclairages, ce titre permet de profiter de toutes les qualités vocales du chanteur. « How do you do Paris? » demande-t-il avant que « Do You Really Want It » ne remette la pleine puissance et secoue la salle. Ambiance ! « Jenny » au début calme est lui aussi chanté par le public. Étonnants ces fans qui connaissent leur Nothing More sur le bout des doigts ! Ce morceau rencontre un gros succès et les premiers slammeurs apparaissent.

Nothing More sans percussions ?

La fin arrive, il est à peu prés 22H40. Pas de rappels mais Jonny l’avait précisé, ils font tout à fond, avec leur cœur et s’ils disent qu’il s’agit du dernier morceau, c’est vraiment le cas ; le jeu des rappels ne les intéresse pas. Chacun son truc, là, n’est pas l’important. L’essentiel réside dans cette prestation explosive reçue par un public motivé en diable pour une superbe soirée appuyée par des morceaux qui offrent tout leur potentiel en concert. Et évidemment, comme le solo de basse, il y a ce passage aux percussions où chacun des musiciens s’empare d’un tom pour un exercice très percussif ! Dommage en revanche de ne pas avoir déployé de la « Queue de Scorpion » qui sur d’autres dates offrait une séquence électro spectaculaire ; sans doute un problème de dimensionnement de la salle.

Ceux qui ont leur billet pour le Download pourront voir le groupe. Pour les autres, ne les loupez pas la prochaine fois qu’ils passent près de chez vous, vous risqueriez une expérience originale et de qualité.

Setlist (source setlist.fm) :

Christ Copyright
Let ’em Burn
Mr. MTV
Don’t Stop
Solo de basse
Ripping Me Apart
Go To War
Just Say When (Acoustique)
Do You Really Want It?
I’ll Be OK / Here’s To The Heartache
Jenny
Ocean Floor
This Is The Time (Ballast)
First Of The Year (Equinox) (reprise de Skrillex)
Salem (Burn The Witch)

Report et photos : Loic « Lost » Stephan.



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