ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

«Nous essayons de ramener un esprit joyeux et positif au Metal»



Iwrestledabearonce au grand complet !

Il y a quelques semaines, Radio Metal se rendait aux bords du lac de Constance, à la frontière germano-autrichienne pour vous faire part du show furieux qu’ont donné les Américains de The Chariot, The Eyes Of A Traitor et Iwrestledabearonce.
A cette occasion, nous avons eu la chance de nous entretenir avec Mike et Mike, respectivement bassiste et batteur au sein des lutteurs d’ours. C’est au Biergarten de la salle, attablés autour d’une bonne pinte germanique que les deux trublions sont revenus sur l’histoire et l’actualité du groupe. Une interview qui, à l’image de la musique du groupe, s’est avérée assez chaotique et décousue mais non dénuée d’humour.

Bonjour. Pourriez-vous vous présenter et présenter le groupe pour les lecteurs qui ne vous connaîtraient pas ?

Mike Montgomery (MM)(batterie) : Je t’en prie, Mike, commence.

Mike « Rickshaw » Martin (MRM)(basse) : Je m’appelle Mike et je joue de la basse dans Iwrestledabearonce.

MM : Je m’appelle aussi Mike, mais je préfèrerais que tu m’appelles « mon ami » (Rires). Je joue de la batterie dans Iwrestledabearonce. Le groupe est officiellement un quintet mais il serait plus juste de le considérer comme un sextet tant notre merch guy / tour manager y tient une place importante.

MRM : C’est la fille facile du groupe. Il est toujours en train de courir après tout ce qui ressemble à une fille ou un mec… Surtout ce qui ressemble à un mec d’ailleurs (Rires).

MM : Musicalement, je dirai que notre musique est là pour te faire passer un bon moment. Tu peux aussi appeler ça de l’avant-garde – electro – trip hop – grind – death – jazz – fusion.

MRM : Ca ressemble beaucoup au Metal actuel, avec simplement plus d’attitude (Rires).

MM : Ne l’écoute pas, il ne dit que de la merde. Notre marque de fabrique est de jouer un Metal analogue au Metal actuel en y mettant beaucoup moins d’attitude. Si tu écoutes ce que l’on fait, tu te rendras compte qu’on en a fini avec le cliché du metalleux qui joue les gros durs. On a dépassé ce stade.

MRM : Le Metal a, depuis quelques années, pris une orientation où tout le monde essaie d’être le plus sérieux et le plus brutal possible. Nous pensons que ces finalités ne sont pas musicales. La musique devrait plutôt être un moyen de s’éclater.

MM : Apparemment, les jeunes aiment notre style et y trouvent une raison de se rassembler, un peu comme avant cette évolution vers un Metal toujours plus sérieux. Les mecs étaient une vraie famille qui se déplacait pour se rencontrer partout autour du monde. Je fais référence à la période précédant la déprogrammation de Headbangers Ball. C’était une époque bénie pour le Metal.

MRM : L’émission Headbangers Ball n’est plus aussi bonne qu’elle ne l’était. Maintenant, on pourrait résumer l’émission par « Jamie Jasta tente de faire croire qu’il est sérieux ». Je n’ai rien contre lui, il doit mieux gagner sa vie que Davie Crocket (Rires). Cependant, il capitalise juste sur la rivalité entre les groupes et c’est une mentalité dans laquelle nous ne nous retrouvons pas.

Je voudrais vous faire revenir sur l’évolution du groupe. En seulement 3 ans vous avez déjà accompli énormément de choses : en 2007 vous formez le groupe, en 2008 vous sortez le premier EP suite auquel Century Media vous contacte, en 2009 vous sortez votre premier album et vous êtes depuis en tournée aux 4 coins du monde. Aviez-vous pensé que la notoriété puisse arriver aussi rapidement et pensez vous qu’elle soit arrivée trop rapidement ?

MM : Tout est sans conteste arrivé beaucoup plus vite que nous ne l’aurions imaginé. Parfois nous écoutons la musique que les kids écrivent en ce moment et cela ressemble exactement à ce que nous avions mis sur l’EP. C’est un sentiment vraiment étrange que de se rendre compte que d’une manière ou d’une autre ces compos ont été influencées par ce que nous faisons. Peut-être que tous les musiciens ont des histoires de ce genre à raconter. Pour ma part, il y a peu de temps de cela, je louais mes meubles à des associations d’aide aux personnes en difficulté financière et aujourd’hui, je joue en Allemagne !

MRM : Pour ma part, j’ai simplement l’impression que les gens attendent d’avoir de nouvelles raisons de s’éclater en écoutant de la musique. Notre seule ambition est d’écrire de la bonne musique, de nous amuser et de rencontrer d’autres personnes.


« L’émission Headbangers Ball n’est plus aussi bonne qu’elle ne l’était. Maintenant, on pourrait résumer l’émission par « Jamie Jasta tente de faire croire qu’il est sérieux ». Je n’ai rien contre lui, il doit mieux gagner sa vie que Davie Crocket. » – Mike « Rickshaw » Martin

Votre musique emprunte des éléments de presque tous les genres. Est-ce vraiment un mélange sans limite ou y a-t-il des éléments comme le Rap ou le R’n’B que vous ne voulez pas incorporer à votre musique ?

MM : Je dis : pourquoi pas. Je concentre toute les idées, même les plus saugrenues, dans une sorte de salière. Je ne peux jamais prédire à l’avance ce qui en sortira.

MRM : Nous sommes ouverts à tous les genres de musique, tout dépend de la qualité du riff ou de la mélodie que la personne apporte. Si un des musiciens arrive et nous dit « les gars, écoutez cette idée dingue et super mauvaise que j’ai composée », il y a de fortes chance que cela ne finisse pas sur le CD. Personne ne voudrait remplir un CD de mauvaises idées.

MM : Je dirais que cela dépend de la manière dont c’est mauvais. Si c’est mauvais mais terrible à la fois, on va essayer de l’incorporer à la chanson. Je dirais que nous n’avons pas d’a priori négatifs envers aucun style de musique et tout peut, potentiellement, être intégré dans nos compos.

A l’inverse, avez-vous déjà supprimé une idée ou un riff car il était trop sérieux ?

MM : Pour ma part, je n’aime jamais ce que je compose. Donc on pourrait considérer que je ne compose rien du tout. (Rires) Plus je travaille une idée, plus j’ai l’impression de tâtonner et je finis par ne jamais en faire part aux autres. A côté de cela, je ne sais pas comment cela se passe dans la tête des autres.

MRM : Je suis déjà arrivé avec quelques idées. D’un autre côté je passe pas mal de temps à écouter des nouveaux groupes et parfois, j’arrive aux répétitions en disant « je pense que nous ne devrions pas utiliser cette idée, j’ai entendu un jeune groupe qui l’utilise déjà et qui nous a doublé sur ce point ». On essaye de rester aussi originaux que possible. Si d’autres groupes essaient de concrétiser des idées que nous avons aussi en empruntant le chemin qui nous a amenés ici aujourd’hui, nous essaierons de prendre de l’avance et de nous en éloigner.


« Pour ma part, je n’aime jamais ce que je compose. » -Mike Montgomery

Niveau musical, quels artistes vous ont influencé ?

MRM : Je suis influencé par énormément de choses. A peu prés tout entre Boys II Men et Calvin Harris.

MM : Le pire c’est qu’il dit vrai (Rires). Pour ma part, j’écoute beaucoup de Meshuggah. J’essaie toujours d’écrire des parties de batterie asymétriques proches des leurs et cela finit toujours en cacophonie inaudible.

MRM : De mon côté je ne jouerais pas de Metal aujourd’hui s’il n’y avait eu Deftones et Korn.

MM : Beaucoup de nos influences se trouvent aussi dans la musique des années 80 telle celle de Mr. Bungle. Sinon, en ce moment, j’écoute beaucoup de Coheed And Cambria et ne sais pas où cela va me mener. Probablement à du Dillinger Escape Plan car je finis toujours par retourner vers eux. J’espère juste que le prochain album ne sera pas qu’un gros chaos bruitiste. On aimerait passer plus de temps sur cet album que nous ne l’avons fait sur It’s all happening, qui fut composé et enregistré dans l’urgence. L’objectif serait que les différentes parties des chansons s’enchaînent de manière plus naturelle. On va essayer de se creuser un peu plus la tête que par le passé.

MRM (prenant mon micro et se mettant à m’imiter ) : Donc nous sommes ici en Allemagne avec Mike Montgomery de Twisted Sister. Mike, quelles sont vos influences ?

MM : I’m not gonna take that… Non, merde, I ain’t gonna take it!

MRM : Et maintenant, allez-vous en reprendre?

MM : I’m not gonna take it anymore (Rires)!

[/urlb]

Votre EP autant que votre CD sont très impressionnants techniquement parlant. Quel parcours musical avez-vous suivi ?

MM : Aucun de nous n’a suivi de formation musicale.

MRM : Exactement, aucun de nous n’est allé dans une école de musique ni rien de ce genre. D’une certaine manière, on peut dire que nous sommes autodidactes. Nous nous sommes tous rencontrés via nos anciens groupes et nous avions eu l’occasion de jouer ensemble par le passé. J’étais dans un groupe texan qui s’appelait Surrounded By Monsters et nous avons très souvent joués avec Statues Cry Bleeding, l’ancien groupe de Steven et John.

MM : Mon groupe s’appelait Aesthetic et nous avoons tourné pendant un mois avec Iwrestledabearonce au tout début de leur carrière. C’était leur toute première tournée en temps que groupe et après cette tournée ils m’ont appelé et m’ont demandé de jouer avec eux. J’ai donc déménagé pour les rejoindre. C’est comme cela que cela s’est passé pour moi. J’ai déjà entendu l’histoire de la genèse du groupe plusieurs fois, mais elle était différente à chaque fois à cause des habitudes éthyliques de certains membres du groupe (rires).

MRM : Statues Cry Bleeding, l’ancien groupe de Steven a organisé un « Do it yourself tour » durant lequel ils ont joué à New York en compagnie de This Year’s Addiction, l’ancien groupe de Krysta. Suite à ce concert ils ont commencé à sortir ensemble et Krysta a déménagé en Louisiane. John, Steven et Krysta vivaient ensemble et ont décidé de se focaliser sur la musique. La légende raconte qu’un soir, John est rentré complètement bourré et a commencé à crier aux autres « T’es une chanteuse et t’es un putain de guitariste. Faut qu’on monte un groupe bordel ! ». C’est ainsi que l’aventure commença. Ils enregistrèrent rapidement le premier EP dans la chambre à coucher avec une boite à rythmes.

MM : Toute la batterie de l’EP est programmée. La majorité des groupes un peu techniques d’aujourd’hui composent et enregistrent avec une boite à rythmes. La majorité des gens ne s’en rendent pas compte car ils ne sont pas ingénieurs du son. Cette technologie nous a permis d’aller très loin techniquement sur cet EP. Cependant, la majorité des plans peuvent être joués, comme les blast beats supersoniques. Il y a une technique inventée par les batteurs de jazz appelée le « Gravity Blast » où le batteur fait rebondir la baguette sur l’arceau externe de la caisse claire. En faisant ainsi, il est possible de doubler la vitesse d’un blast et, de fait, ces blasts deviennent humainement possibles. Ils demandent juste un effort de réflexion et de concentration. Seuls quelques roulements ne sont pas possibles car ils demanderaient 3 mains pour frapper tous les toms à la fois.


« La légende raconte qu’un soir, John est rentré complètement bourré et a commencé à crier aux autres ‘ T’es une chanteuse et t’es un putain de guitariste. Faut qu’on monte un groupe bordel !’ » – Mike Montgommery

Parlons un peu de votre artwork qui peut, au premier abord, surprendre. Il est vrai qu’entre le rose pétant, les saxophones en plastique, les licornes et les arcs en ciel, on est loin des clichés standard du métal. Est-ce votre façon d’attirer l’attention et de choquer ?

MM : Il y a un peu de cela. Je vais répéter un peu ce dont j’ai parlé tout à l’heure : le Metal est devenu très sérieux dernièrement et les artistes se font un devoir d’avoir l’air énervé sans raison. C’est en quelque sorte notre tentative d’apporter un peu de lumière et de couleur. Nous essayons de ramener un esprit joyeux et positif à cette musique.

MRM : On rencontre souvent ces groupes au son lourd, tout vêtus de noir, avec leurs postures deathcore… On préfère largement nous amuser et partager un maximum notre énergie.

MM : La manière de se comporter qu’ont la plupart des groupes est radicalement différente selon qu’ils sont sur scène ou hors de la scène. Certains groupes sont « super sérieux » en live et, à côté, sont les personnes les plus funs et adorables que je connaisse. De notre côté, nous essayons d’être fun et adorables autant sur scène que dans la vraie vie, d’apprécier et d’échanger autant que possible avec les gens que nous rencontrons et de prendre la vie toujours du bon côté. Notre situation pourrait être pire, nous pourrions travailler à l’usine plutôt que d’être là.

MRM : Voire bosser à Applebee’s (Rires)…

MM : Oh oui, c’est vrai qu’on aurait pu finir à Applebee’s aussi. C’est une chaîne de fast food aux Etats Unis et c’est « délicieux » (rires). Ils vendent leur bière pour un seul dollar. Si tu as la chance de voyager là bas, il faut absolument que tu essaies leur « Chicken Fried Chicken », tu vas te régaler (rires).

Pour en revenir à l’artwork, pouvez vous m’expliquer la réflexion philosophique et politique profonde qui se cache derrière votre T-shirt « Metal Just Got Gay ». Est-ce une manière d’annoncer votre coming-out ?

MM : Non, pas vraiment (rires). Notre contrat avec Century Media est devenu officiel en juin 2008. Juste avant que tout soit officiel, il y a eu un communiqué de presse du style « Century Media est intéressé par Iwrestledabearonce ». A cette époque – et aujourd’hui encore – c’est le meilleur contrat qui nous ait été proposé. Quand ce communiqué de presse a été publié, un internaute officiant sous le pseudo de DyingFoetus666 – ou un autre truc brutal du genre – l’a commenté en disant « Ca y est, le Metal est devenu Gay » (NDLR : « Metal just got Gay » dans le texte original). Century Media est majoritairement connu pour signer des groupes méchants avec des corpse-paints et des bracelets de forces, du Black Metal norvégien et d’autres groupes affiliés. Je n’ai rien contre ce genre de musique, mais la scène Black Metal n’est pas du tout celle qui m’a influencé. Quoi qu’il en soit, lorsque Steven a vu ce commentaire il a dit « Waouh, il faut qu’on l’utilise, cela sonne sauvage ». Il en a fait un T-shirt blanc avec des lettres brillantes aux couleurs de l’arc en ciel écrivant « Metal Just Got Gay ». C’est le T-shirt le plus affreux de toute l’histoire du T-shirt.

MRM : Etrangement, les gens le trouvent terrible. C’est le shirt que nous vendons le plus.

MM : Les ventes de ce seul T-shirt paient notre loyer. Tout ceci est ridicule (Rires)!


« il y a eu un communiqué de presse du style ‘Century Media est intéressé par Iwrestledabearonce’. […] Un internaute […] l’a commenté en disant ‘Ca y est, le Metal est devenu Gay’. Steven en a fait un T-shirt blanc avec des lettres brillantes aux couleurs de l’arc en ciel écrivant ‘Metal Just Got Gay’. C’est le T-shirt le plus affreux de toute l’histoire du T-shirt. » -Mike Montogomery

Cette tournée européenne a commencé il y a une semaine environ et vous avez déjà été en Europe auparavant. Voyez-vous une grosse différence entre vos fans américains et les fans européens ?

MRM : Oui. C’est une des choses qui nous a frappés lors de notre première tournée. En étant sur scène, on a vu que les kids aux Etats Unis tentent vraiment de faire le spectacle et se donnent à fond pour montrer qu’ils aiment la musique. Ils passent leur temps à courir dans tous les sens, mosher, slammer… Ici, en Europe, ils se tiennent droits, bras croisés et pieds ancrés dans le plancher, même si ils nous aiment… Du moins, je suppose (rires). Ils sont habillés avec nos T-Shirts mais restent cloués au sol. On a du mal à saisir à quel niveau se situe le problème. Durant notre première tournée européenne nous avions même pensé que nous faisions quelque chose de travers et étions surpris à chaque fois que nous quittions la scène de les entendre demander un rappel. C’était vraiment déroutant pour nous.

Avez-vous déjà des souvenirs de concerts particuliers qui se sont déroulés de manière parfaite ou, au contraire, qui ont étés catastrophiques ?

MM : La première pensée qui traverse mon esprit nous ramène dans la joyeuse bourgade de Lancaster en Pennsylvanie. Il semblerait que chacune des dates que nous devons y assurer soit maudite. La première fois, Krysta est tombée malade et nous avons dû annuler le concert. La seconde fois, le même scénario s’est répété. La troisième fois, nous avons enfin pu jouer mais l’ordre de passage a été changé au dernier moment, nous amputant d’une grosse partie du temps de jeu. Il y avait eu des retards de vols, chamboulant complètement l’affiche. Je suppose que ces incidents ont laissé un goût amer dans la bouche des kids et ils ne montrent aucune envie de nous pardonner. Ce sont les bâtards les plus vulgaires que la terre ait jamais portée (rires). Je ne parle bien sûr pas de tous les kids de Pennsylvanie. Nous sommes aussi allés à Philadelphie et y avons donné un concert magnifique. Simplement à Lancaster il y a une salle nommée le Comedian Club qui est simplement… (Silence) Démoniaque.

MRM : Ca donne vraiment l’impression que tout le monde là bas nous hait au plus haut point.

MM : Tout le monde nous déteste. Nous y avons donné un concert que je qualifierai au minimum de décent, avons vendu un peu de merchandising, mais en même temps il y avait cette électricité dans l’air qui nous laissait penser qu’ils nous méprisaient de la fosse.

[/urlb]

Lors des concerts donnés en décembre vous avez préparé une surprise « spéciale » pour vos fans (NDLR : Ils ont organisé sur plusieurs shows une loterie. Deux fans dont le numéro était tiré au hasard avaient le droit de monter sur scène et de choisir un des deux paquets cadeau présents sur scène. L’un contenait du merchandising et divers goodies, l’autre était replie de défécation animale). Comment votre public a-t-il réagi ?

MRM : De manière assez différente à chaque show. Mais la plupart du temps, les kids étaient vraiment enthousiastes de monter sur scène pour gagner des cadeaux. Même si ils gagnaient le mauvais paquet, ils étaient heureux de bouffer de la fausse merde.

MM : J’ai reçu pas mal d’emails, une fois rentré chez moi, de personnes qui, avant, ne savaient pas que j’étais dans le groupe, ou d’autres de qui je n’avais pas eu de nouvelles depuis une éternité. Ils étaient tous à me demander « J’ai entendu que tu as fait bouffer de la merde de chien à des kids, c’est vrai ? » et moi de leur répondre « Oui m’sieur, je l’ai fait ».

MRM : On étudie en ce moment d’autres moyens d’interagir avec notre public. On parle pas mal d’une tournée danse ou karaoké. Chaque jour de repos sur la tournée, on inviterait les fans à un autre spectacle ou nous reprendrons des grands standards en version karaoké toute la nuit. Ca ne peut qu’être fun.


« Ils étaient tous à me demander ‘J’ai entendu que tu as fait bouffer de la merde de chien à des kids, c’est vrai ?’ et moi de leur répondre ‘Oui m’sieur, je l’ai fait’. » –Mike Montgomery

Vous sillonnez en ce moment l’Europe en compagnie de The Chariot et The Eyes Of A Traitor. Que pensez-vous de ces groupes et comment se passe la tournée ?

MRM : J’aime énormément tous les mecs avec qui on partage cette tournée. C’est très différent de ce que nous faisions, on se sent beaucoup plus en famille sur cette tournée. Tout le monde s’entend bien avec tout le monde, ce qui permet de partager énormément de bons moments. Quand aux prestations scéniques, et je pense principalement à The Charriot, elles sont tout bonnement incroyables. Ils ont une présence scénique incroyable car ils sont complètement frappés.

MM : Pour être frappés, on peut dire qu’ils le sont. Ces gars sont complètement fous à partir du moment où ils posent un pied sur une scène.

Cet entretien est sur le point de se terminer. Voulez vous ajouter quelque chose avant de le conclure ?

MRM : Bien sûr. Mike et moi-même sommes en ce moment même célibataires.

MM : Nous le sommes depuis peu. Nous sommes pour ainsi dire tous frais sur le marché.

MRM : Nous sortions tous les deux avec un duo d’actrices célèbres aux Etats Unis. Je ne peux pas te dire qui elles sont, la seule chose que je peux te dire c’est qu’elles sont jumelles.

MM : Nous sommes donc maintenant deux célibataires avec la volonté ferme de défoncer des culs (Rires)!

MRM : Nous sommes tout deux à la recherche du coup de foutre (rires) !

En bonus à cette interview, et pour clore cet article, je vous laisse apprécier le magnifique Jingle que les Mikes ont fait pour Radio Metal :



Laisser un commentaire

  • Arrow
    Arrow
    Deftones @ Lyon
    Slider
  • 1/3