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Nouvel album d’Amon Amarth : le track-by-track


Amon Amarth sortira fin mars Surtur Rising, son huitième album. Vendredi dernier, les médias français ont pu découvrir cet opus pour un track-by-track que nous vous faisons partager ci-dessous. Johan Hegg (chant) ainsi que le guitariste Olavi Mikkonen étaient arrivés le matin même à Paris en provenance d’Amsterdam où la formation suédoise avait participé à une journée promo spéciale Benelux. C’est dans le joli cadre de l’Institut suédois que nous avons écouté en intégralité Surtur Rising avant de poser quelques questions à Johan pour une interview qui sera en ligne sur le site dans quelques semaines.

Tracklisting de l’album :

1. War Of The Gods
2. Töck’s Taunt – Loke’s Treachery Part II
3. Destroyer Of The Universe
4. Slaves Of Fear
5. Live Without Regrets
6. The Last Stand Of Frej
7. For Victory Or Death
8. Wrath Of The Norsemen
9. A Beast Am I
10. Doom Over Dead Man

1. War Of The Gods

Chez Amon Amarth, on ne s’embarrasse pas de chichis : les intros longuettes annonçant le thème et la couleur de l’album, ce n’est pas le genre de la maison. Ce titre d’ouverture (déjà entendu sur Internet il y a quelques semaines) commence donc de façon plutôt directe, avec un riff extrêmement accrocheur dont on sait d’emblée qu’il fera pogoter dans les chaumières. « War Of The Gods » résume à lui seul la direction prise par Amon Amarth ces dernières années et constitue une transition parfaite entre Twilight Of The Thunder God et cette nouvelle galette. Une mise en bouche idéale à l’issue de laquelle l’auditeur aura sans doute déjà décidé si l’album lui plaira ou non.

2. Töck’s Taunt – Loke’s Treachery Part II

Suite de « Hermod’s Ride To Hel », extrait de l’album sorti en 2006, With Oden On Our Side, « Töck’s Taunt » est un titre plus agressif, quoique plus lent que le précédent. Les guitares se font sombres et menaçantes, jusqu’à un solo relativement calme et d’inspiration viking tranchant avec l’ambiance générale. Une bonne suite à la Part I de 2006, malgré deux ambiances bien distinctes. Il serait intéressant d’entendre les deux titres joués l’un à la suite de l’autre sur scène.

L’Institut suédois, dans le 3eme arrondissement de Paris

3. Destroyer Of The Universe

Par contraste, l’hyper-agressivité de ce titre éponyme (le destructeur de l’univers n’est autre que Surtur) est frappante. Broyage de cervicales dans la fosse assuré ! Ce qu’on remarque avant tout, c’est l’omniprésence de la batterie, sorte de bourdon bruitiste continu qui en vient parfois à couvrir les hurlements bien énervés de Johan. Au milieu de cette avalanche de décibels, le solo de guitare ultra-mélodique aux relents de heavy metal classique détonne et surprend, mais de façon positive. Dans l’ensemble, il se dégage de ce titre une impression de « fouillis organisé » qui colle parfaitement au thème de la chanson : le combat entre Surtur et le héros Frej, quoiqu’apocalyptique, ne peut avoir qu’une seule issue…

4. Slaves Of Fear

Fredrik Andersson (batterie) ouvre le bal en marquant le rythme à coups de baguettes, mais cette fois, la batterie est beaucoup moins mise en avant, et la voix bien plus présente. Après le chaos de « Destroyer Of The Universe », on ressent ici une impression d’espace et de calme (relatif, certes, mais quand même). L’ambiance générale est beaucoup moins agressive, et les riffs un peu moins faciles d’accès. Le titre semble placé là de façon stratégique, afin de permettre à l’auditeur de reprendre son souffle et de laisser à ses cervicales déjà bien meurtries le temps de récupérer un peu.

Johan et Saff

5. Live Without Regrets

Il est des titres qui permettent d’identifier en un éclair la patte d’un groupe. « Live Without Regrets » est de ceux-là : riff accrocheur, mélodie travaillée, growls venus des profondeurs de Muspellheim… Cette chanson est l’incarnation parfaite de tout ce qu’on aime chez Amon Amarth. La composition n’est pas sans rappeler certains titres de Twilight Of The Thunder God et illustre très bien ce que le groupe a cherché à faire sur cet album : réutiliser les éléments qui ont fait le succès de TOTG et les pousser à l’extrême. La formule fonctionne à merveille et « Live Without Regrets » en est la preuve flagrante.

6. The Last Stand Of Frej

D’après Johan, « The Last Stand Of Frej » est le pendant de « Destroyer Of The Universe » : si celui-ci racontait le combat épique entre Surtur et Frej du point de vue du dieu de l’apocalypse, celui-là est vu à travers les yeux du héros mythologique. Pas étonnant, donc, que l’on s’approche autant que possible d’une ballade (après tout, la bataille ne s’est pas très bien terminée pour Frej). Le rythme est lent, un peu pesant, le solo de guitare a des airs de titre rock mélancolique. Le tempo s’accélère à l’approche de la fin, comme pour souligner la triste issue de la bataille et la mort du héros. En même temps, aller affronter Surtur en personne quand on a perdu son épée magique, c’est pas futé…

Pas mal non ?

7. For Victory Or Death

Impossible de faire trop lent trop longtemps : avec « For Victory Or Death », on est reparti pour un tour de pogo et de dislocation de cervicales. C’est la deuxième fois cet après-midi qu’Amon Amarth nous offre du Viking metal 100 % pur Walhalla. Ce titre semble définir ce qui fait l’essence même du groupe, sans pour autant tomber dans l’auto-caricature. Une excellente chanson pour faire découvrir le Amon Amarth qu’on aime aux non-convertis.

8. Wrath Of The Norsemen

Les hommes du nord ne sont pas contents, et c’est à Johan qu’il incombe de faire passer le message, d’où des growls particulièrement impressionnants sur ce titre. Tout commence par quelques accords de guitare au son étouffé, un tempo plus lent et un solo plutôt inhabituel pour un album d’Amon Amarth, pour finir en apothéose sur un « Somebody save me/No one can save me » qui prend l’auditeur aux tripes et le laisse aussi vidé d’énergie qu’après un marathon. Le final abrupt nous laisse sur notre faim : on en veut plus, ça ne peut pas se terminer comme ça ! Le titre suivant à plutôt intérêt à compenser cette frustration !

Le Doc en mode « paparazzi »

9. A Beast Am I

Toujours selon Johan, « A Beast Am I » est l’une des chansons les plus agressives de toute la carrière du groupe. L’une des plus agressives, peut-être ; la plus jouissive, ça, c’est indéniable ! Johan ouvre les hostilités sur un hurlement, les accords de guitare progressent par demi-tons à donner la chair de poule, la grosse caisse se prend pour un tambour militaire, les vocaux sont délivrés à la mitraillette… Il y a de ces chansons qui provoquent chez l’auditeur une réaction physique, suivie immédiatement par une pensée venue d’on ne sait où. Dans le cas présent, c’est le souffle qui se bloque dans les poumons, puis une partie de votre cerveau qui vous hurle : « Vache, c’est d’la bonne ! » On confirme, ces mecs-là sont de vraies bêtes !

10. Doom Over Dead Man

Ambiance « guitare autour d’un feu de camp » pour l’intro de ce grand final. L’ouverture se fait sur un rythme très lent, avec un côté mélodique encore plus marqué qu’à l’accoutumée. Les Suédois ont même fait appel à un synthétiseur (à défaut de véritables violons, qui auraient moins détonné dans une composition pareille) pour insister sur l’aspect grandiose et quasi-orchestral de ce dernier titre. Après un court silence, c’est le retour des grosses guitares qui tâchent, pour une montée en puissance qui sent le final à des kilomètres. La machine de guerre viking s’éloigne en douceur, decrescendo, avant de s’arrêter pour de bon. C’est le moment que choisissent Johan et Olavi Mikkonen (guitare) pour se glisser dans la salle et récolter les applaudissements des auditeurs conquis. Timing de rêve, les gars.

Un peu de de culture que diable !

Verdict :

La presse spécialisée attendait ce Surtur Rising avec à peu près autant d’impatience que les fans. La question était de savoir si Amon Amarth allait réussir à faire aussi bien que l’excellent Twilight Of The Thunder God, particulièrement riche en tubes. La réponse est simple : c’est oui ! La production, particulièrement soignée, ne laisse rien au hasard, et la qualité est au-rendez vous au niveau des compositions. Cet album est aussi plus contrasté, plus grandiloquent et plus brutal que son prédécesseur. En somme, une excellente suite, dont on ne peut que se réjouir. En revanche, il ne faudrait pas que le groupe tombe dans la routine : deux albums dans la même veine, ça va ; trois, bonjour les dégâts…

Un établissement classieux

Reportage Saff
Photos : Doc
Site Amon Amarth : amonamarth.com



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  • Bargemedarkthrone dit :

    Merci Saff pour cet exelent article, on se fait deja une idée de Surtur Rising, vivement l’interview !

    [Reply]

  • wo putin , wo putin , wo putin vivement le 22 mai a Montmartre . Vivement la sortie de ce petit chef d’oeuvre . vive amon amarth

    [Reply]

  • Mais enfin… Freyr n’est pas un héros, c’est un dieu dans la mythologie nordique, enfin donc ^^

    Très bon report 🙂
    S’il est vraiment aussi bien que TOTTG…

    [Reply]

    Saff'

    Au temps pour moi ! J’ai fait mes petites recherches, mais ma culture nordique laisse encore à désirer! 😉

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