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Interview   

Obsidian C. esquisse le nouveau visage de Keep Of Kalessin


Keep Of Kalessin a récemment vécu la fin d’une ère, marqué par un changement de label et surtout par la fin d’une relation tendue avec l’ancien chanteur Thebon. Un conflit qui n’aura pas manqué d’être médiatisé, avec des communiqués exposant chacun une vérité à l’opposé de l’autre. A la suite de quoi, Arnt « Obsidian C. » Grønbech, leader et guitariste du groupe, de concert avec ses collègues, s’est imposé une nouvelle étiquette de chanteur et frontman pour le groupe.

Obsidian C. revient pour nous sur ces événements et la transformation qu’ils ont impliqués. Epistemology, un disque plus varié et grandiose que jamais, est le premier album représentant le nouveau visage du groupe : nouvelle dynamique de composition et scénique du fait de la formation en trio, nouvelles possibilités de création, nouveau frontman. Une alchimie qui va permettre à Keep Of Kalessin de se réinventer, d’aller plus loin et qui ne fait d’Epistemology que le premier pas de ce nouveau départ.

Ce nouvel album, au delà de sa musique, s’illustre par une volonté de la part de Keep Of Kalessin d’impliquer ses auditeurs dans le groupe, puisque l’artwork a été réalisé par l’un d’entre eux via un concours organisé sur la page Facebook du combo. Et d’après les dires de Obsidian C., l’idée de pousser plus loin ce concept communautaire le motive particulièrement. A quand ton riff dans Keep Of Kalessin, cher lecteur ?

« Comme j’ai l’habitude de pousser tous les autres, c’est plus facile de me motiver moi-même. Car je connais mes propres limites, et je sais que je suis capable de les repousser assez loin. »

Radio Metal : Qu’est-ce qu’il s’est passé avec Thebon ? Il est parti en Afrique du Sud et il ne vous donnait pas de nouvelle, ce qui finalement vous a poussés à vous séparer de lui, c’est assez surprenant. Plus tard, il a réfuté vos propos : selon lui, il n’était pas porté disparu dans la jungle comme vous l’aviez dit dans un communiqué, mais il était parti trois mois pour étudier et se détendre, et il n’a pas reçu de nouvelles du groupe. Alors, qu’est-ce qui s’est réellement passé ?

Arnt « Obsidian C. » Grønbech (chant/guitare/clavier) : Notre communiqué n’était pas vraiment sérieux. C’est juste que nous n’avons pas eu de nouvelles de lui quand il est parti en Afrique du Sud, et ce pendant longtemps. Alors on a décidé d’écrire ça. Notre déclaration était à moitié sérieuse. Comme je l’ai dit, nous ne savions rien, [nous ne savions] pas quand il allait rentrer… Nous avons appris plus tard qu’il était rentré depuis plusieurs semaines quand nous avons essayé de le contacter. C’était donc lui qui nous a évités. Ce qui est, bien sûr, une raison suffisante pour se faire virer de n’importe quel groupe. On ne peut pas simplement disparaître de son travail, et lorsque ton patron essaie de te contacter, tu [lui réponds]. Je pense qu’un des principaux facteurs est qu’il en avait marre de devoir travailler. Il n’avait plus envie de continuer mais il n’a pas eu les couilles de nous le dire en face. Nous avons donc plus ou moins pris cette décision pour lui, et finalement il nous a facilité la tâche. Nous voulions le contacter et entendre ce qu’il avait à dire. Mais quand il a disparu, nous avions besoin d’avancer, donc finalement il a rendu cette décision plus facile. Du coup, qu’il ait fait cette déclaration par la suite, c’est assez étrange puisque c’est lui, en premier lieu, qui a évité tout contact avec nous. Et comme je l’ai dit, quand tu es dans une relation de travail, que tu es dans un groupe comme celui-ci, tu ne peux pas te permettre de disparaître ainsi pendant plusieurs mois, sans donner de nouvelles aux personnes qui essaient de te contacter.

Il a aussi dit qu’il avait appris dans un communiqué de presse que vous aviez enregistré de la musique et que vous l’aviez renvoyé en public à l’Inferno Festival. Selon lui, cela prouve que vous aviez pris votre décision le concernant depuis un moment. Est-ce que tu avais pensé à le virer hors du groupe avant qu’il parte en Afrique ?

Non, pas avant qu’il parte en Afrique. Nous avions déjà fait quelques préparatifs lorsque nous avons voulu le contacter. C’est sûr que nous avancions rapidement, et il y avait l’Inferno Festival qui arrivait bientôt, donc on a dû avancer et s’occuper du chant. Je m’en suis donc chargé. Ensuite, il s’est avéré que le résultat était vraiment bon. C’est donc là que nous avons décidé que nous pouvions nous en sortir sans lui. Donc nous avons décidé d’annoncer ça à l’Inferno Festival, après que nous ayons essayé de le joindre plusieurs fois. En fait, nous ne l’avons pas tout à fait viré en public, nous avons juste officialisé le nouveau single à l’Inferno Festival, et c’était en public. Donc c’était le premier single sur lequel il ne chantait pas, bien évidemment, mais nous avions essayé de le contacter avant de faire cette déclaration durant le festival. Donc qu’il dise que nous l’avons viré en public, c’est des conneries. Nous n’avons jamais réussi à le joindre, il évitait de nous répondre. Nous voulions lui parler, lui expliquer ce qu’il avait à faire, mais il ne nous a jamais contacté, ni répondu à son téléphone, ni sur Facebook… Et nous savions qu’il avait vu les messages sur Facebook des semaines avant cela, donc il nous a évités. Or, si tu évites ton patron, et que tu ne te présentes pas à ton travail, tu te fais renvoyer ! C’est aussi simple que cela !

Tu as donc pris la décision de t’occuper du chant tout seul. Cependant, est-ce que vous avez pensé à auditionner des chanteurs avant de prendre cette décision ?

Pas vraiment, car lorsque nous avons su que Thebon ne serait plus dans le groupe, j’ai senti que c’était le moment de m’imposer et de faire les parties vocales moi-même, plutôt que d’engager un nouveau chanteur. C’est plus simple pour moi de faire comme cela car je sais maintenant que nous n’aurons plus jamais à changer de chanteur. Donc c’est plus simple pour moi de m’imposer, d’être le frontman, car je gère le groupe. J’écris les musiques et les paroles – pour la plupart – depuis longtemps, donc c’est plus simple pour moi de m’occuper aussi de ça, à la fois en studio et en concert. Ce n’est jamais simple de trouver un autre chanteur. Nous avons tous parlé pour savoir si je devais me mettre en avant et honnêtement, beaucoup de fans pensent à tort que j’aime tout contrôler. Mais laissez-moi dire ceci : C’est Wizziac et Vyl, le bassiste et le batteur qui ont pris la décision finale. Je n’étais pas confiant avec ma décision d’être le frontman et de m’occuper du chant. Wizziac et Vyl sont les deux personnes qui m’ont vraiment convaincu de prendre la décision de continuer sans Thebon.

En décembre 2012, vous aviez annoncé avoir enregistré des parties de guitares pour 19 chansons, que vous deviez sortir en 2013, sous 2 ou 3 EPs et le prochain album. Finalement, vous n’avez sorti qu’un seul EP appelé Introspection avant cet album [Epistemology, NDLR]. Qu’est-ce qui a changé vos plans ?

Il y a beaucoup de choses qui expliquent cela. La première, c’est que nous avons changé de line-up avec le départ de Thebon, ce qui a eu un impact sur le processus d’enregistrement bien sûr. La deuxième, ce sont nos négociations de contrat avec le label. Je ne veux pas sortir plein d’EPs avec des labels qui empochent tout, donc je voulais terminer le contrat avec cet album. Maintenant, nous sommes libres de sortir plus de singles, plus d’EPs, plus de sorties digitales, et de rester cohérent. C’est important pour moi de d’abord remplir le contrat avec le label, pour ensuite aller dans la direction que l’on avait choisie en 2013.

Comment avez-vous choisi parmi les chansons que vous aviez, celles qui seraient sur l’album ?

C’est très simple. Je crois que quand tu [sélectionnes les chansons] tu te rends facilement compte desquelles sont les meilleures, mais aussi celles qui correspondent le mieux à l’album. Quelques chansons que nous avions étaient mieux pour des singles, ou pour d’autres sorties ou un EP. Mais les chansons de l’album vont bien ensemble, elles se complètent. Donc nous avons choisi les chansons qui se complétaient le mieux pour l’album et qui avaient les bonnes atmosphères qui les lient à l’album.

Et qu’est-ce que vous comptez faire avec les autres chansons ?

Nous allons probablement en sortir quelques-unes… Deux des chansons sont sur l’édition limitée d’Epistemology, donc quelques-unes sont sur ce disque. Ensuite, il y a des chansons qui sortiront probablement en tant que single digital ou peut être en EP. Ce sera plus simple pour nous de faire des EP digitaux, maintenant que [nous n’avons plus de contrat de label].

« Je sais qu’Epistemology n’est que le début pour nous. Nous venons tout juste de commencer. Nous n’avons fait qu’effleurer la surface de ce dont nous sommes capables en tant que musiciens. »

Cet album ne sort que trois ans après avoir annoncé que vous travailliez sur de nouveaux morceaux. Est-ce que vous vouliez vraiment prendre votre temps avec cet album, et le perfectionner ?

Nous avions besoin de temps pour perfectionner l’album, mais également pour la promotion, ce que nous avons fait sur Facebook avec le concours et d’autres choses. Nous n’étions pas très concentrés également, nous devions nous occuper de notre vie privée et ne pas la sacrifier pour le groupe. Evidemment, quand tu te concentres sur le groupe, le temps passe trop vite pour d’autres projets. Donc c’est juste que chaque membre du groupe fût occupé à autre chose que la musique à cette période. Donc, c’est à cause de beaucoup de choses personnelles qui ont ralenti notre concentration sur le groupe que nous avons mis cinq années [depuis l’album précédent].

Et le fait que le groupe devienne un trio et que tu t’occupes maintenant du chant, cela a-t-il affecté la dynamique du processus d’écriture du groupe dans son ensemble ? Quelles différences ont apporté ces changements ?

Tout se passe plus rapidement maintenant, comme si nous étions moins encombrés. Le groupe avance plus facilement, il est plus efficace, la production est plus simple, tout comme faire un concert, et ça coûte moins cher. Donc, maintenant nous avons la bonne configuration, nous avançons très rapidement dans tout ce que nous faisons. J’espère que ce sera bénéfique pour le groupe de continuer dans ce sens.

Qu’est-ce que tu ressens à monter sur scène en tant que frontman du groupe ?

Je trouve ça cool. Au début, j’avais peur de ne pas gérer aussi bien les parties de guitares et le chant. Mais nous n’avons jamais eu de remontées aussi positives de la part de notre public. Je trouve que nous nous en sortons mieux en concert et je sens que j’ai plus de contrôle sur tout ce qui se passe sur scène. Comme je l’ai dit, c’est plus simple pour moi de m’y donner à cœur joie, plutôt que d’avoir Thebon. Car il ne vit pas et ne respire pas pour le groupe, son cœur ne bat pas pour ce groupe. Son cœur et son âme ne sont pas avec ce groupe. C’est plus simple pour moi qui vis et respire ce groupe chaque jour, de transmettre cela en concert. Donc tout s’est amélioré.

Keep of Kalessin n’a jamais sonné aussi varié vocalement que sur Epistemology, avec beaucoup de chant clair et des effets. Je suppose que t’occuper du chant t’as donné un supplément de contrôle sur cet aspect de la musique, mais est-ce que ça t’as aussi motivé pour expérimenter de nouvelles choses ?

Oui, carrément. Quand tu es en studio et que tu dois produire quelqu’un… Par exemple, quand Thebon est arrivé dans le groupe pour l’album Armada, il m’a fallut trois ou quatre mois pour façonner sa façon de chanter. Il n’était qu’un chanteur de death metal ordinaire. Il avait des compétences mais il n’avait pas le bon type de son pour continuer. Le pousser a pris beaucoup de temps et d’efforts ; comme le fait de produire n’importe quel musicien prend beaucoup de temps et d’effort. Et nous l’avons emmené à ses limites. Comme j’ai l’habitude de pousser tous les autres, c’est plus facile de me motiver moi-même. Car je connais mes propres limites, et je sais que je suis capable de les repousser assez loin. Du coup, je voulais voir ce que je pouvais faire, je voulais expérimenter, essayer de nouvelles choses, essayer de nouvelles approches du chant. Et je sais qu’Epistemology n’est que le début pour nous. Nous venons tout juste de commencer. Nous n’avons fait qu’effleurer la surface de ce dont nous sommes capables en tant que musiciens. C’est une sorte de nouveau départ et j’espère qu’on sera encore plus cohérents et que dans les années à venir nous accoucherons d’un metal de classe encore supérieure.

Epistemology est plus varié et sonne plus cosmique que jamais – si ça a du sens de dire ça -, avec des arrangements de clavier et des cœurs plus grandioses qu’auparavant. Quel était ton état d’esprit artistiquement ?

Exactement comme tu le dis, c’était cosmique. Je voulais être plus cosmique sur cet album, je voulais aller plus loin. C’est plus philosophique, il est plus basé sur une philosophie et des questions universelles. Et il a ce ressenti cosmique, c’était l’idée. Donc si tu as entendu ça dans l’album, alors je suis très satisfait car nous avons atteint notre but en faisant un album qui sonne cosmique.

L’album s’appelle Epistemology, est-ce que tu peux nous en dire plus sur les raisons qui vous ont poussés vers cette branche de la philosophie comme base pour l’album ?

Cela a commencé en écrivant des paroles sur des thématiques plus réalistes que pour les albums précédents, qui étaient plus orientés sur le fantastique. Donc nous avons commencé à écrire des paroles plus réalistes et plus philosophiques, comme je l’ai dit, des paroles du genre universelles et cosmiques, basées sur la science, la science fiction, ce genre de choses. Nous nous posons des questions philosophiques, concernant notre existence dans le grand dessin dans lequel nous sommes. Je crois qu’Epistemology réunit tous ces aspects, c’est un titre qui maintient tout cela à travers une certaine cohérence. Je suis très satisfait de ce titre.

Est-ce que l’on peut appliquer la philosophie d’Epistemology à la musique ? Ou même dire que vous aviez une approche épistémologique de votre musique, étant donné l’intelligence et les connaissances qu’elle nécessite ?

Je pense que nous sommes clairement inspirés, motivés et intéressés par toutes les sortes de sciences, la science-fiction et toutes formes de connaissances. Nous avons très soif de connaissances, pour la majorité d’entre nous dans le groupe. Et nous cherchons constamment à apprendre de nouvelles choses et parler des aspects scientifiques que l’on trouve dans tout. Nous avons une approche très scientifique de nos croyances. Clairement, c’est un titre très intéressant, et je crois qu’il permet de capturer une grande partie de nos personnalités.

« J’ai même eu dans l’idée de faire écrire des paroles par des fans, ou des parties de guitare. […] Tu peux imaginer comment un fan se sentirait si un riff à lui se retrouvait sur le prochain album, ou même des paroles ! »

L’illustration a été sélectionnée grâce à un concours, pour lequel vous avez sollicité des dessins de la part de vos fans. Peux-tu nous en dire plus concernant cette expérience ? Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ça ?

Nous voulions davantage impliquer nos fans sur Facebook. Nous avons fait ce concours pour que nos fans puissent uploader leurs designs et ensuite voter pour leur préféré. Nous avons eu des réponses en masse ; des centaines de dessins nous ont été soumis. Ce fut un énorme succès pour nous et je crois que c’est une belle façon d’impliquer nos fans, qu’ils fassent partie du groupe et qu’ils aient leur mot à dire sur ce que nous faisons. J’ai même eu dans l’idée de faire écrire des paroles par des fans, ou des parties de guitare. Je veux dire, ce que l’on peut faire avec nos fans maintenant est sans limite, car on peut les impliquer [dans nos projets]. Tu peux imaginer comment un fan se sentirait si un riff à lui se retrouvait sur le prochain album, ou même des paroles ! Allons même jusqu’à imaginer qu’un fan écrive une ligne de refrain pour l’une des supers chansons du prochain album, ce fan serait très excité et très fier [d’en faire partie]. Donc nous voulions simplement commencer avec ce concours de dessin car c’était simple à organiser, et pour permettre aux fans et à la communauté de voir les talents qui existent. Nous savons qu’il y a de grands artistes qui ne récoltent jamais d’attention. Il y a de grands artistes qui s’évanouissent sans même être reconnus. C’est pourquoi je pense que faire ce concours aura aidé quelques-uns d’entre eux et plusieurs ont d’ailleurs obtenu un travail après ce concours, donc c’est vraiment bien. C’est un excellent moyen pour nous de remercier toutes les personnes qui se sont impliquées. Et peut être que ce concours aura été une sorte de tournant décisif dans la carrière d’un designer. Je trouve génial que nous ayons fait cela.

Donc j’imagine qu’on peut s’attendre à vous voir aller plus loin dans cette démarche. Il semble que vous souhaitez vraiment que Keep Of Kalessin devienne cette expérience collaborative entre le groupe et les fans…

Oui, en effet. Nous pourrions aussi faire un autre projet avec la communauté. Je crois que c’est important d’être présent sur les réseaux sociaux, et laisser les fans s’impliquer avec ce que l’on fait. C’est presque [incontournable] pour les groupes aujourd’hui, ils doivent y être présents. Et pourquoi ne pas faire des choses comme cela ? C’est une situation gagnant-gagnant, pour le groupe et les fans.

Et est-ce que vous avez rencontré la personne qui a fait la pochette ?

Je ne l’ai pas rencontré, mais je suis en contact avec lui sur Facebook. Nous avons parlé, et il est maintenant dans ma liste de contacts. Si jamais il a besoin d’un travail, je le recommanderais, naturellement. Je crois que mon label est déjà en contact avec lui. Il y a quelques semaines, ils m’ont dit « ok, il aura surement encore du travail à faire pour Indie Recordings », car ils ont vu la qualité de son travail, donc c’est génial pour lui. Et il a l’air vraiment enthousiasmé. C’est un excellent moyen pour nous de lui apporter quelque chose en retour.

Donc tu penses que vous allez continuer à collaborer avec lui ?

Oui, peut être. Je pense que tôt ou tard nous ferons quelque chose d’autre avec lui s’il décide de réaliser une illustration ou autre pour nous. Nous allons très certainement travailler encore avec lui.

Ton frère a fondé ces dernières années un groupe qui s’appelle Khonsu et qui n’est pas très éloigné musicalement de ce que tu fais avec Keep Of Kalessin. En fait, Khonsu a même enregistré les chansons « IX » et « Travellers » de Keep Of Kalessin sur un EP. Pourrais-tu nous en dire plus sur la relation que tu as avec ton frère ? Vous vous sentez proche l’un de l’autre musicalement ?

Oui, nous sommes très proches musicalement et il y a beaucoup de similarités entre Keep Of Kalessin et Khonsu. Mais je ne le vois plus aussi souvent, il vit dans une autre ville. Quand il travaille pour Khonsu, j’essaye de l’aider dès que je le peux, mais je suis occupé avec Keep Of Kalessin et il n’y a désormais plus de grands liens entre les deux [groupes]. Il a enregistré de très bonnes chansons. J’ai produis le nouvel album ; les guitares, c’est moi qui les ai produites. Cet album est une tuerie, il a composé du metal vraiment excellent. C’est donc un très bon groupe et ils vont bientôt sortir un nouvel album, vers la fin de l’année je crois.

Interview réalisée par téléphone le 22 janvier 2015 par Philippe Sliwa.
Retranscription et traduction : Clément Cahuzac.

Site officiel de Keep Of Kalessin : www.keepofkalessin.com.



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  • Encore une interview sympa! Mais je me demandais pourquoi pas faire une inteview de Maxime Chattam qui vient de sortir un nouveau livre et est parait-il un gros gros fan de métal. Alors pourquoi pas?

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