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Interview   

Oh Judas Priest, Judas Priest, Judas All The Way




A quand Rob Halford chez H&M ?

Radio Metal : Tu as récemment lancé ta propre ligne de T-shirts. Peux-tu nous parler de la genèse de cette idée ?

Rob Halford : Les fans me surnomment « le Metal God » depuis des années, maintenant. Ils viennent me voir sur scène et admirent mes différents costumes. Je suis un chanteur qui passe son temps à changer de look, et il y a quelques temps, je me suis dit qu’il serait intéressant d’utiliser cette dynamique pour en faire une ligne de vêtements. Tout a commencé grâce à une combinaison gagnante de différents éléments. Grâce à une filiale de Metal God Entertainment que nous avons créée il y a un an ou deux, j’ai commencé à collaborer avec Mark Sasso, qui officie en tant qu’illustrateur et designer graphique à New York. Il s’est approprié ce que je fais en tant que musicien de metal et a commencé à imaginer les visuels. Nous avons ensuite sélectionné ceux qui pourraient convenir à une ligne de T-shirts. Aujourd’hui, je crois que nous en avons 13 ou 15 qui sont disponibles en ligne sur la boutique Metal God. Les metalleux peuvent aller jeter un ?il et voir s’ils sont intéressés par le résultat.

Y a-t-il un lien avec ton univers musical ou s’agit-il d’un projet totalement différent, destiné à un public plus large, et pas seulement aux fans de ROB HALFORD et de JUDAS PRIEST ?

Par essence, tout ce que je fais est avant tout destiné aux fans qui me soutiennent. Ils sont la priorité. Certains me suivent généreusement depuis que je suis sur le circuit, soit depuis près de 40 ans ! C’est leur dévouement qui m’a poussé à faire tout ce que j’ai fait pour le metal. Cela dit, je pense sincèrement que le monde du metal est ouvert à tous. Le public peut être intéressé par la musique que nous écoutons et que nous partageons en concert. Il est très facile de se convertir au metal si l’on est ouvert à tout ce qui régit cette merveilleuse musique.

En tout cas, si l’on en juge par les couleurs et les visuels, tu sembles vouloir t’éloigner de l’imagerie metal traditionnelle…

Ce qu’il y a de bien avec le metal, c’est qu’il y a un nombre incroyable de styles différents : metal traditionnel, death, rétro, grunge, black, speed… Chacun de ces sous-genres a sa propre esthétique visuelle. J’essaie de couvrir un peu tous ces horizons, du T-Shirt Cerbère au T-shirt Metal Godess. J’essaye d’adapter les visuels de mes T-shirts à cette diversité de styles.

Aimerais-tu étendre ce projet à une ligne complète de vêtements, par exemple ?

Si c’est possible, oui. Notre entreprise est encore jeune, nous avons pas mal de chemin à faire. Avec les T-shirts, nous avons commencé de façon sûre et stable. Nous avons préféré ne pas nous disperser au départ. Je préfère me concentrer sur un projet et le mener à bien avant de passer à autre chose. Proposer des T-shirts était une façon simple et sûre de lever le voile sur ce que peut réserver l’avenir.

Metal God Records a été créé tout récemment. Pour l’instant, on y fait surtout la promotion de FIGHT et/ou de tes albums solo, mais j’imagine que vous êtes à la recherche de jeunes groupes à signer sur ce label. Quelle est ta ligne éditoriale ?

La porte est grande ouverte, n’importe qui peut nous envoyer des CDs ou des DVDs. Il nous a fallu un peu de temps pour mettre tous les morceaux du puzzle en place. C’est un peu comme une usine, avec des idées qui passent sur un tapis roulant avant d’être mises en boîte sous forme de CD ou de DVD. Il y a énormément de créativité. Ce n’est pas un travail solitaire, il faut toujours prendre contact avec des entreprises extérieures pour produire les CD ou imprimer les livrets. C’est une machine composée de beaucoup de pièces. Aujourd’hui, nous pouvons créer de bons produits comme on dit dans ce milieu, et la porte est grande ouverte. Nous sommes un petit label indépendant visant tous les types de metal. Si certains de vos auditeurs font partie d’un groupe de metal à la recherche d’un label, pensez à Metal God Records. Vous trouverez toutes les informations pour nous contacter et nous envoyer vos ?uvres sur robhalford.com.


De nos jours, les groupes ont tendance à tout faire eux-mêmes, distribution et communication comprises, à tel point que l’avenir des maisons de disques semble quelque peu incertain. N’était-il pas un peu risqué de créer ton label à une époque aussi difficile ?

Non, je ne crois pas. On peut toujours surmonter les difficultés. Je suis quelqu’un de très optimiste. A mon sens, « Metal God » est une énorme plus-value car ce nom est connu dans le monde entier. Comme tu l’as dit, il est facile pour un groupe de créer un site et de devenir son propre label, mais les groupes qui procèdent de la sorte sont très, très nombreux. Mon nom aidera les groupes à être rapidement sous le feu des projecteurs.

« Depuis toujours, je fais tout ce que je peux pour me montrer tel que je suis. Chanter ces chansons et ces messages forts est une façon de m’exprimer. Je n’essaye pas de convertir qui que ce soit, je n’ai pas de plan de conquête. Je parle simplement de choses qui sont très importantes pour moi. »
Winter Songs est sorti il y a quelques jours. Tu as déclaré avoir toujours voulu sortir un album thématique autour des fêtes de Noël, et ce thème était déjà au c?ur de l’un des singles de FIGHT. Peux-tu nous en dire plus sur ton rapport à Noël ?

Comme beaucoup d’amateurs de metal, je pense qu’il s’agit d’une période spéciale que l’on doit célébrer en famille et avec ceux que l’on aime. On se retrouve autour d’un bon diner, on profite de la présence des autres, on partage des histoires, on évoque ses plans pour l’avenir et il y a toujours de la musique en fond sonore. J’aime vivre cette expérience, c’est une période idéale pour le metal et le rock. Comme tu l’as dit, je rêvais de cet album depuis longtemps, et c’est désormais une réalité.


Religion et metal sont des thèmes qui ne s’entendent pas toujours très bien, et ces deux mondes éprouvent parfois des difficultés à communiquer. Ton but avec cet album était-il de relancer le dialogue ?

Tout d’abord, je ne suis pas d’accord quand tu dis que religion et metal ne s’entendent pas. Je ne pense pas que cela soit vrai, c’est seulement que le sujet est peu abordé. Certains pensent que certains éléments du metal sont sombres ou mauvais, mais il n’est pas juste de mettre tout le monde dans le même panier. Des millions de fans de metal ont la foi mais n’en parlent pas beaucoup. Il était temps que je montre cet aspect de ma personnalité à mes fans. Depuis toujours, je fais tout ce que je peux pour me montrer tel que je suis. Chanter ces chansons et ces messages forts est une façon de m’exprimer. Je n’essaye pas de convertir qui que ce soit, je n’ai pas de plan de conquête. Je parle simplement de choses qui sont très importantes pour moi.

J’ai entendu dire que Winter Songs ne devait comporter que neuf chansons, mais que tu en as rajouté une car tu n’aimes pas le chiffre 9. Y a-t-il une raison à cela ? Il s’agit de la question 9, au fait !

C’est une façon intéressante d’interpréter ce que je raconte. 10 me plaît davantage, et je pense que ce sera la même chose pour les fans, dans la mesure où ils auront droit à une chanson supplémentaire ! Je n’aime pas les nombres impairs, je préfère les nombres pairs. Ça doit être le signe d’une psychose freudienne bien ancrée ! Je n’aime pas le chiffre 9, tout comme je n’aime pas 7 ou 5. Je préfère 2, 4, 6, 8 ou 10 !

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Aujourd’hui, ressens-tu toujours le besoin d’explorer les influences que tu ne peux pas utiliser avec JUDAS PRIEST, comme les influences électro/indus de 2WO ? Peut-on s’attendre à te retrouver dans des side projects à l’avenir ?

Non, je suis très satisfait de la voie que JUDAS PRIEST me permet d’emprunter. Nous nous sommes reformés il y a un petit moment (ndlr : en 2003 exactement), et JUDAS PRIEST est ma priorité. Bien sûr, j’aime faire des expériences en tant qu’artiste solo. C’est ça, être musicien : il faut être ouvert à toutes les possibilités. C’est très important pour moi, et j’ai l’intention de continuer sur cette voie.

Puisque l’on parle de JUDAS PRIEST, vous avez récemment joué l’intégralité de British Steel lors de votre tournée américaine, à l’occasion des 30 ans de l’album. Comment avez-vous vécu cette expérience ? Comment le public a-t-il réagi ?

Tout le monde pourra juger de la réaction du public lorsque nous sortirons notre DVD live au printemps 2010 – ce sera d’ailleurs l’anniversaire officiel de British Steel. Jouer cet album en live a été une expérience incroyable. La musique est une machine à remonter le temps. Ça a été le cas pour beaucoup de fans du PRIEST, ceux qui nous soutiennent depuis des années. Pour les plus jeunes, c’était l’occasion de découvrir JUDAS PRIEST pour la première fois et de nous voir jouer ce classique sur scène. L’un dans l’autre, c’était une expérience absolument extraordinaire.

Penses-tu que vous pourriez faire la même chose avec d’autres albums emblématiques du PRIEST ?

Pourquoi pas, mais j’ai peur que nous soyons trop vieux pour ça ! Le temps que nous passions aux autres albums, nous serons peut-être morts !

A quel type d’évolution peut-on s’attendre de la part du successeur de Nostradamus ? Avez-vous déjà commencé à plancher dessus ?

Le groupe va se réunir en Angleterre autour de Noël, et nous allons prendre plusieurs décisions pour 2010. Nous ferons part de nos projets à nos fans via le site de JUDAS PRIEST en début d’année prochaine. Pour l’instant, nous ne savons pas vraiment ce que nous comptons faire.

La rumeur prétend que tu seras présent sur le prochain album d’AVANTASIA. Qu’en est-il ?

C’est faux, ce n’est qu’une rumeur.

Que vas-tu demander au Père Noël, cette année ?

Je suis un type chanceux, et j’ai eu l’occasion de faire beaucoup de choses dans ma vie qui m’ont rendu heureux. Mais je suppose qu’une nouvelle veste en cuir bien metal ferait l’affaire ! En fait, j’attends tout simplement la visite du Père Noël metal, et ce avec beaucoup de plaisir. Comme je l’ai déjà dit, pour moi, c’est l’occasion d’être avec ma famille et mes amis, et je pense que c’est la même chose pour tous les metalleux de la planète. Je vous souhaite un joyeux Noël metal et une bonne année 2010. J’espère que nous aurons l’occasion de nous croiser en concert l’an prochain.

Mérites-tu un cadeau, au moins ?!

Non, je n’ai pas été sage du tout (rires)!

Interview réalisée par téléphone le 16 novembre 2009
Traduction réalisée par Saff’

Site officiel ROB HALFORD : http://robhalford.com/[/urlb]

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