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Témoignage   

« On vient de recevoir un e-mail de la prod’. Le concert de demain est annulé »


Vous avez travaillé dur avec votre groupe, vous êtes fiers de vos compositions et avez déjà réalisé quelques concerts dont vous n’avez pas à rougir. Il n’y a pas de raison pour que, diffusée à plus grande échelle, votre musique ne puisse pas avoir son succès. Puis, à force de travail, de chance et d’un peu d’espoir, vous décrochez une première partie d’un groupe prestigieux. Lucide, vous savez que cela n’aura pas tant de répercussions que cela, vous essayez de contenir votre enthousiasme en imaginant malgré tout le pire. Mais vous ne pouvez le contenir malgré tout. Tout votre entourage est au courant, cet évènement restera un moment important et un beau souvenir. Bien qu’il reste du travail à faire, vous savez que vous ferez tout pour être prêts.

Et en cas d’annulation ? Des annulations, ça arrive, effectivement. Mais pas à vous. Et puis, honnêtement, étant donné l’investissement que vous avez mis dans ce groupe, cela serait un coup du sort sacrément injuste. Faire de la musique est déjà suffisamment difficile, inutile d’en rajouter.

Et pourtant, vous recevez la veille de ce beau moment en perspective un e-mail sec comme un coup de trique vous informant de l’annulation du concert. C’est ce qui est arrivé à Under The Abyss à la veille de son concert en première partie de Godsmack. Lucas, batteur du groupe, raconte en détails ce qui s’est passé, décrivant les étapes émotionnelles par lesquelles sont passés ses collègues et lui au cours de cet épisode.

Un récit détaillé, immersif et poignant, que nous vous conseillons de lire jusqu’à la fin pour constater la remarquable prise de recul du groupe face à cette déconvenue.

« Pour une formation musicale semi-professionnelle, le chemin qui mène à la reconnaissance du public est fait de batailles qui se mènent au quotidien. Il n’y a pas de secret : le démarchage intensif, les négociations avec les différents acteurs du milieu, et les nombreuses portes fermées rencontrées requièrent de chaque groupe une volonté sans faille qui ne saurait tolérer les baisses de motivation.

En mars 2012, alors qu’avec mon groupe, Under The Abyss, nous démarchions de nombreux producteurs, tourneurs et autres associations dans le but de trouver des occasions de nous produire sur scène, nous avons reçu une réponse de notre contact à Gérard Drouot Productions (GDP). Nous les avions sollicité après avoir remarqué qu’aucune première partie n’avait été encore annoncée pour le concert de Godsmack au Bataclan le 24 juin 2012. Nous leur avions donc envoyé un mail pour leur proposer de nous engager afin d’assurer la première partie. A l’époque, je me souviens m’être dit que jamais un grand nom du spectacle comme GDP n’accepterait de produire un groupe n’ayant ni label, ni aucun autre argument que sa motivation et un album tout juste sorti. Je pensais que notre démarche, bien qu’audacieuse, n’aurait aucune chance d’aboutir.

Mais la réponse de GDP m’a fait me souvenir que même si la chance peut grandement influencer la carrière d’un groupe (la bonne rencontre au bon moment…), l’audace et la détermination sont définitivement un atout indispensable. Après avoir écouté quelques titres de notre album A Wavering Path, l’équipe de GDP en charge du concert a décidé de nous faire jouer en première partie de Godsmack. C’était inattendu et surtout inespéré, j’avoue avoir eu du mal à y croire. Under The Abyss a déjà eu l’occasion d’ouvrir pour des groupes professionnels (Eths, Sodom pour ne citer qu’eux), mais n’ayant rejoint la formation que récemment, je n’avais jamais eu l’occasion de partager l’affiche avec un groupe d’une telle envergure. De plus, jouer au Bataclan relevait d’un objectif musical personnel que je m’étais fixé depuis quelques temps (jouer à l’Élysée Montmartre en réalité, mais on connaît le destin tragique de cette salle), et accomplir cet objectif était désormais à portée de baguettes.

Bien évidemment, notre première réaction : explosion de joie, on se dit que c’est le résultat tant espéré après de nombreux efforts. A noter : je vis à Paris et le reste du groupe à Brest, les répétitions sont donc difficiles à organiser et la distance apporte beaucoup de contraintes. J’ai énormément hésité avant de rejoindre Under The Abyss en pensant que ça allait être bien trop lourd à supporter comme rythme de vie. Le fait que nous partagions l’affiche avec un groupe international comme Godsmack a été pour moi comme une réponse à mes inquiétudes : tous ces efforts et ces contraintes n’étaient pas vains et nous ne sommes qu’au commencement. Très vite nous nous sommes rendus compte de ce que la programmation de cette date signifiait pour nous : un gros coup de pied aux fesses que nous devions nous mettre. Très vite, en effet, nous avons réalisé que nous devions être plus sûrs de nous que jamais, que notre set de ce soir-là devait être parfait en tout point et qu’on ne devait laisser aucune place à l’erreur. Nous devions en quelques semaines devenir des pros. Car évidemment, quand on vous offre une place sous les projecteurs, il est très difficile de ne pas fantasmer et de ne pas se dire : « Ce concert va changer la donne, qui sait si dans la salle il n’y aura pas un producteur qui voudra travailler avec nous », ou d’autres choses du genre.

Ce n’est qu’avec la signature du contrat concocté par GDP que nous avons vraiment réalisé que c’était du concret, pas juste des promesses, et que plus rien ne se dressait entre nous et la scène du mythique Bataclan. Le contrat prévoyait 150 euros de budget pour le groupe de première partie, nous donc, ce qui m’a étonné car je m’attendais à ce qu’il nous faille payer pour jouer, comme il est de plus en plus fréquent dans le cas des « support act ». Ce cachet ne couvrait même pas les frais de voyage de Brest à Paris, mais qu’importe ! C’était une occasion en or pour nous. Nous avons donc chacun redoublé d’effort pour être certains que nous allions donner le meilleur de nous-mêmes ce soir-là. On essaie de trouver la meilleure setlist pour un concert de 30 min, les morceaux qui pourront le plus marquer le public qui ne nous connaîtra certainement pas, mais également les morceaux qui nous représentent le mieux. Les répétitions s’organisent, je passe plusieurs week-ends en Bretagne afin de construire un set solide et cohérent, digne du groupe pro que nous nous revendiquons d’être. Évidemment, un des plaisirs qui viennent avec une telle date est celui de pouvoir annoncer à ses proches et aux fans que l’on jouera dans une grande salle parisienne pour la première partie d’un groupe reconnu internationalement. On reste modeste mais il est difficile de cacher notre excitation à chaque fois que l’on évoque le concert. Le mois de juin arrive enfin, bien vite selon nous, et la pression commence à se faire fortement ressentir.

L’excitation est toujours aussi grande mais elle fait face désormais à la montée des doutes et des angoisses. Le concert étant prévu un dimanche, nous avons décidé de nous retrouver à Paris dès le vendredi pour pouvoir passer deux jours à répéter intensément juste avant la date fatidique. Lors de ces répétitions, on ressent clairement qu’une énergie nouvelle vient faire vivre les morceaux et anime le groupe comme rarement on a pu le voir. La date approche et on sait que l’on est prêt. Prêt à tout donner, prêt à conquérir, prêt aussi à faire des erreurs éventuelles mais on se dit que rien ne pourra vraiment nous gâcher ce moment.

Nous sommes donc enfin la veille du jour tant attendu, le samedi soir. Après une journée de répétition, nous nous retrouvons tous chez moi pour préparer notre matériel, essayer de se détendre un peu et simplement de profiter de ce que l’on pense être le dernier jour d’une période. Une nouvelle ère commencera le lendemain. Nous rigolons, mangeons et buvons dans une bonne ambiance et nous n’hésitons pas à nous lancer des vannes sur le stress que l’on sent monter entre nous (« Tu as bien acheté tes couches Kus ? » ou « C’est sur quelle chanson que tu vas casser une corde déjà ? » ). Il est 23h30 quand je décide de ranger mon matériel de batterie afin d’avoir fini de tout préparer et je file prendre une douche avant d’aller me coucher.

A peine sorti de la cabine de douche, j’entends mon guitariste Kus frapper à la porte. Je baisse le son de Gojira qui tournait en fond sonore dans ma salle de bain et j’entends : « Le concert est annulé ». Connaissant Kus, je ne peux que penser que c’est une blague et réponds donc simplement : « Ha, bah, c’est dommage ça ! Qu’est-ce qu’on va faire demain soir alors ?». C’est d’un ton fébrile qu’il me répète : « Le concert est annulé, ce n’est pas une blague on vient de recevoir un mail de la production ». Pas de doute, il dit la vérité, et cette vérité provoque une descente d’organe en moi – vous savez, cette sensation qui vous prend lorsqu’une réalité terrible qui vous semblait inconcevable vous transperce et fait s’effondrer en vous tout sentiment, toute capacité mentale et physique. Après cinq minutes passées en silence à me sécher, je rejoins mon groupe, l’ambiance est bien différente, plus de sourire ni de vannes, juste de l’incompréhension et de la colère. Il est minuit passé de quelques minutes et nous avons reçu un mail de deux lignes de GDP pour nous apprendre que le concert n’aurait pas lieu « pour cause de maladie ». Rien de plus.

Il est difficile de me souvenir de toutes les phases émotionnelles par lesquelles nous sommes passés à ce moment-là. Il y avait de la colère (beaucoup), de la frustration, de la résignation et un sentiment général d’abasourdissement. Kus a eu beau relire le message mille et une fois afin d’essayer de comprendre si c’était une erreur ou non, mais le cauchemar était bien réel. Pour nous, c’était un coup de la production qui voulait annuler notre participation, ou annuler le concert parce qu’il n’y avait pas assez de vente, ou quelque chose dans ce goût-là. Un message posté sur la page Facebook de Godsmack nous a cependant confirmé que le chanteur était bien malade et ne pouvait donc assurer les prochains concerts prévus. C’est alors un sentiment d’injustice qui nous a tous habités : pourquoi CETTE date, pourquoi nous ? Il est amusant de remarquer que même pour des non-croyants ou des gens qui ne croient pas au destin en général, on peut très vite en arriver à se poser des questions comme : « Qu’est-ce qu’on a fait de mal pour subir ça, être ainsi arbitrairement et violemment puni ? ». On en vient également à se dire : « Non, mais, c’est moi qui porte la poisse, il ne m’arrive que des merdes en ce moment, désolé les gars ».

Bref une fois la sentence tombée, il ne nous restait que l’amertume pour encaisser cette terrible réalité : notre rêve venait de nous échapper. La chose la plus dure à assumer après avoir accepté ça, c’était de l’annoncer à nos proches, ceux-là même à qui nous annoncions quelques semaines auparavant que nous allions enfin passer au stade supérieur. Certains avaient même fait le trajet de Brest à Paris pour nous voir ce week-end, et tout ça en vain. Difficile de ne pas ressentir une profonde honte dans ce cas-là mais nos proches ont été d’un soutien incommensurable face à cette situation. Les messages de soutien de nos fans sur Facebook et par mail ont également beaucoup aidé et nous les remercions tous encore aujourd’hui.

Sur le moment, nous avons tous vécu ça comme un échec, aussi bien pour le groupe que personnel, et ce n’est qu’avec un peu de recul (nécessaire dans ce genre de situation) que nous sommes revenus à la raison pour nous dire : c’est injuste pour nous, mais nous n’y pouvons rien, nous n’avons commis aucune faute et nous n’avons pas à nous reprocher quoi que ce soit. Nous avons passé le dimanche ensemble, en se réunissant autour d’un bon brunch des familles et nous avons réalisé que si l’annulation nous avait été annoncée à un autre moment, nous aurions sans doute bien moins supporté le choc. Le fait que nous ayons été tous ensemble pour affronter ça a beaucoup joué sur notre moral et nous a rapproché, nous a donné une force nouvelle.

Ce n’était pas la première déconvenue de ce genre que nous subissions, ce ne sera certainement pas la dernière, mais c’était définitivement la plus brutale et la plus difficile à accepter. Ce qui nous restait après ça, c’était de nous dire que si Gérard Drouot Productions avait accepté de nous programmer sur cette date, alors que nous ne sortions de nulle part et sans piston, peut-être nous donneraient-ils prochainement une nouvelle occasion de nous produire dans ces conditions.

Aujourd’hui nous n’avons aucune nouvelle sur une éventuelle reprogrammation de la date ou sur une autre proposition, mais nous restons en contact avec GDP dans l’espoir de pouvoir collaborer très prochainement. Nous sommes fiers de constater que nous n’avons pas été abattus par cet épisode, que la motivation du groupe reste intacte et que nous en sommes ressortis plus forts. Nous sommes désormais plus que jamais conscients que rien n’est acquis, que même 24h avant un concert tout peut s’écrouler, et que ce n’est pas l’échec en lui-même qui compte mais notre réaction face à l’échec. Notre capacité à se relever et à se construire sur ce qui s’écroule. Les concerts qui suivirent nous ont aidé à nous remonter le moral et on sait que l’énergie que nous avons mis dans la préparation de cette date est profondément ancrée dans notre groupe désormais.

Quand nous monterons enfin sur la scène du Bataclan (prochainement, nous en sommes certains), nous ne pourrons que davantage savourer cet instant. »



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  • Il faudra m’expliquer l’intérêt de cet article…
    Des annulations, vous en aurez d’autres les gars! Alors oui c’est une salle prestigieuse, mais vu que vous êtes certains (sic) d’y monter prochainement, je ne vois pas pourquoi vous déballez vos sentiment et vos âmes en peine comme ça ! Mais alors quelle masturbation intellectuelle, on dirait que vous avez perdu un membre de votre famille…
    Vraiment, je ne comprends pas qu’un article comme soit soit publié.

    [Reply]

    Ben ecoute on nous propose de le faire, donc ben on accepte avec plaisir, a mon avis tu ne vois pas l’interet de cet article car tu dois pas avoir la réalité de ce qu’endure les ptits groupes devant les yeux, ou alors si tu fais partis d’un groupe , tu ne dois pas etre passioné par ce que tu fais, car quand tu ne fais que ça tous les jours chercher dates que tu t’investis à fond dedans, et ben oui une nouvelle comme ça c’est presque comme apprendre qu’un membre de ta famille est partit. Apres on est pas sur d’y remonter prochainement peut etre meme jamais, mais on y croit à fond. Un article comme ça peut aussi permettre au groupe qui vive le meme désagrément de se dire qu’ils sont pas les seuls.

  • En tout cas merci au gens qui on réagit a la suite de cet article , ça fait plaisir qu’il y a des gens qui comprennent et compatissent pour les groupes qui rencontre des difficultés, et dieu c’est qu’il y en a dans le domaine du metal.

    Les gens en général on une mauvaise vision des productions, ce qui peut se comprendre vu le peu de « petit » groupe mis en première partie de gros groupes. Cependant je comprends aussi que les productions n’ont pas vraiment le choix que de faire comme ça. GDP sur ce coup nous à quand meme fait une fleur, et je pense que si de temps en temps les prods faisaient de même avec d’autres groupes ça changerait la vision que les gens ont d’eux. Certe Godsmack n’etait pas venu depuis presque 10 ans en france et quelque part la prod ne prenait pas de risque, mais ils l’ont pris avec un groupe non signé, et c’est un pas en avant.

    Sans parler de Under The abyss je dirais quand meme que il faudra bien que les labels, prods etc parient sur de nouveaux groupes lorsque ceux de la génération actuelle s’eteindron, alors quelque part tous les jeunes groupes qui en veulent sont un peu leur capital avenir.

    Bref, je remercie Amaury de nous avoir proposer cet article ainsi que toute l’équipe de radio metal, et bien sur les gens qu’on prit la peine de lire ces 4 longues pages ! On vous dit à bientôt au Bataclan !

    Cya

    [Reply]

  • Jean luc the king of surimi dit :

    C’est terrible cette histoire . nous faisons la première partie de Shaka Ponk au krakat le 11 octobre , pourvus que le chanteur n’est pas la Chiasse . . !

    [Reply]

    trrace

    osef

  • jeffrey lebowski dit :

    le truc bien dans l’histoire c’est que visiblement ils sont en liaison avec un groupe de prod donc ce n’est que partis remise a posteriori ce sera meme un acte fondateur pour eux.

    [Reply]

  • It’s a long way to the top….
    Croyez-moi les gars, tous les GRANDS groupes ont également connu des galères pas possible. Vous en sortirez plus fort 🙂

    [Reply]

  • Mauvais Humour... dit :

    Peut être qu’avec un autre nom, ça aurait marché…

    [Reply]

  • caseychaos dit :

    Ce qui me dégoûte, c’est l’envoi du mail pour cette triste annonce.
    C’est tellement impersonnel. Ca reflète bien la régression de notre société en terme de communication.

    Même si la production n’avait pas tous les éléments de réponse (ce dont je doute), le minimum c’est un appel.

    [Reply]

  • bon ben c’est pas grave l’amour de la zic c’est compliqué

    [Reply]

  • Je trouve le contenu de cette rubrique passionnant parce que très révélateur du parcours du combattant qu’est le chemin qu’emprunte tout groupe qui souhaite évoluer vers plus de notoriété.

    C’est aussi très révélateur de la passion et de la force morale nécessaires pour faire vivre tout groupe de musique qui se respecte.

    Pour finir, Je trouve que votre camarade de rédaction Metal ‘o Phil devrait s’inspirer beaucoup plus de ce type de récits positifs et encourageants pour ses futurs articles (comme pour son expérience de musicien), plutôt que de nous pondre des trucs foireux, merdiques inutiles sur Justin(e) Bieber qui n’intéresse que les rageurs et les bas-du-front…

    Je souhaite le meilleur à UNDER THE ABYSS pour son avenir et, qui sait, peut-être qu’un jour ils viendront jouer près de chez moi, du côté de Grenoble…

    [Reply]

    On cherche des dates pour 2013 actuellement, il est fort possible qu’on passe près de chez toi un de ces jours.

    Merci pour le soutien Dav.

    Alastor/RM

    Heu…le même Metal’O Phil qui a écrit l’intro de cet article ??! 😉

    Oui, apparament, Alastor, il s’agirait du même Metal’O Phil…

    Je m’étonne moi-même qu’il puisse s’agir de la même personne !

    Autant d’habitude je me régale de tous les fins mots d’esprit et autres perles du No Comment, autant ce No Comment spécial Justin(e) Bieber(on) m’apparaît comme une invitation à un immense « diner de cons » auquel les internautes les moins éclairés auraient répondu sans le savoir, en pensant déguster la pop star en plat principal…

    Un article « facile » qui a suscité des réactions prévisibles…et qui ne m’a pas fait rire du tout…

    Je suis sùr que ton collègue n’est pas un mauvais gars du tout.

    Je veux simplement dire qu’il s’est comporté en petit joueur : plutôt que de rigoler de Bieber à propos d’une vidéo à deux balles, pourquoi ne pas balayer devant notre porte et s’attaquer, par exemple, à du lourd comme METALLICA qui se prétend être le plus grand groupe metal au monde avec un Lar$ balourd derrière sa batterie de casseroles et un jame$ qui chante faux la moitié du temps ???

    Dans cette vie, même en se croyant très malin, on est tous à un moment donné, le con de quelqu’un…

    Ou alors peut-être que Metal ‘O Phil et moi n’avons pas le même sens de l’humour tout simplement…

    A bon entendeur, Radio Metal…

    evicliff

    Non mais… Il est passé le no comment pas besoin de postuler c’est trop tard x’D
    En plus il avait dit que c’était une blague. On est pas obligé de pondre que des truc sérieux, l’humour ça fait du bien aussi.

  • Cradlienne dit :

    Beau témoignage en tout cas, j’espère vraiment qu’ils vous recontacteront s’ils reviennent l’an prochain, et cette fois ci je serais là 🙂

    PS :
    Je les ai twitté y’a quelques jours pour savoir si la date était reporté, ils m’ont répondu :

    no we had to cancel completely … We are back in the states. Uproar Fest this summer here

    [Reply]

  • Ane O'Nyme dit :

    Bonne chance les gars, bravo pour votre détermination et votre courage, je viens de vous découvrir sur Youtube grâce à cet article et vec votre talent je suis sur que vous aurez un Bataclan pour vous tous seuls 😉

    [Reply]

  • Merci pour vos commentaires.
    Bekouz je suis désolé pour toi, je sais pas comment je gérerais une double annulation.
    En tout cas ton message me donne de l’espoir pour la suite. (Godsmack doit repasser en France l’année prochaine, si c’est GDP qui s’occupe de l’orga, j’espère qu’on sera de nouveau programmé pour la première partie).

    [Reply]

    Phil'

    Merci pour le témoignage en tout cas.
    Je sais, c’est facile à dire après coup, mais tout n’est pas à jeter après une déconvenue pareille : la cohésion du groupe, la motivation, l’énergie et le résultat des répétitions semblent en être sortis grandis.
    En tout cas, ça m’a donné envie d’en apprendre plus sur le groupe et la galette. A défaut d’avoir été sous les projecteurs du Bataclan (pour l’instant), RM vous fait une tribune, y’a pire comme lot de consolation. 😉

    C’est vrai, merci à RM pour cet interview.
    On a déjà des retombées sur le facebook, ça fait plaisir.

  • rotopoutre dit :

    « Le contrat prévoyait 150 euros de budget pour le groupe de première partie »

    Il n’y a que moi que ça choque là ?? 150€ au bataclan ??

    Avec notre groupe on fait concerts dans des bars paumés dans une région paumée et c’est ce que l’on gagne pour une soirée ou il y a maximum 20/30 personnes… (sans compter la cuite à l’oeil)

    Ok, ce n’est pas toujours vrai, mais ça nous arrive régulièrement…

    [Reply]

    Phil'

    La situation est différente dans l’exemple que tu cites. Les bars où vous jouez ont tout à gagner à faire venir des groupes chez eux, affluence (certes modeste, mais quand même), ambiance, etc.
    Dans la situation décrite dans cet article, le producteur n’est pas dupe : c’est le groupe amateur qui est demandeur, pas la prod. Comme l’explique le batteur, ils y seraient allés même s’il avait fallu payer. C’est dégueulasse mais c’est la réalité, et Doc a publié un très bon article il y a quelques mois sur le sujet, beaucoup de groupes doivent payer pour se produire en première partie d’un grand nom, malheureusement…

    rotopoutre

    Je vois… Cela n’incite pas vraiment à respecter ce genre de boite de production en tous cas. (sans demander la lune, 150€… quand même, c’est de la mesquinerie…) On en vient à espérer qu’elles se cassent la gueule, une bonne fois pour toute, histoire de repartir sur des bases *un peu* plus saines et équitables.

    Personnellement je n’ai rien contre la production. Offrir ce genre de rêve à des groupes amateur n’est vraiment pas à dénigrer même pour un cachet de cette valeur.
    D’ailleurs notre groupe n’en veut absolument pas à GDP pour l’annulation, le mail a en effet été très bref et assez sec, mais si nous nous mettons à leur place, l’annulation n’a certainement pas dut leur faire plaisir.
    Prévenir toutes les personnes concernée par l’annulation à dut prendre un certain temps.

    bekouz

    déjà ne pas payer pour faire la 1ere partie est bien ,
    les 150€ doivent être un défraiement et non un cachet ,
    j’ai fait 2 autres 1ere parties de groupes important et on a eu un défraiement pour le 1er et rien pour le 2eme…

    Spaceman

    Au contraire, ce qui est surprenant c’est de voir que le groupe s’était vu proposé un cachet ou plutôt un défraiement – même si ce n’était « que » 150 euros – alors que, comme ça a été dit, les premières parties prestigieuses, généralement, se payent, sauf cas de pistons. Il faut avoir en tête que le promoteur et la tête d’affiche (n’oublions pas que celle-ci doit accepter) n’ont strictement aucun intérêt dans le fait de mettre un groupe non signé en première partie d’une affiche prestigieuse – contrairement à un bar qui invite un groupe pour animer sa soirée. Il faut voir ça comme une opportunité pour un groupe méconnu de toucher un large public (sans compter l’exposition médiatique que cela génère) et, de nos jour, quand c’est gratuit, on ne crache pas dessus, cachet ou pas cachet. C’est même, pour le coup, plutôt un bon point pour un gros promoteur comme GDP d’avoir offert cette opportunité au groupe, avec un défraiement qui plus est.

    rotopoutre

    La boite de prod n’y es pour rien pour l’annulation et je suppose qu’ils sont eux aussi bien déçus de ce contre temps, la dessus on se comprend bien… Les aléas ne sont pas des motifs pour en vouloir à une structure qui, il faut le reconnaître, vous donnait une chance de vous produire sur une scène pas facile d’accès.

    La ou, pour moi, il y a problème, c’est quand ou voit le constat dressé par bekouz. (rien de personnel la dedans…)

    Tout travail mérite salaire, même quand celui ci est un plaisir. C’est du temps, et de l’investissement (répétitions, matos, déplacement, risque pris pour le matos dans le transport…).
    Cela est valable aussi pour les « petit » groupe (eux qui, justement, doivent se démerder tout seul…)
    (Et le terme « petit » groupe étant encore à définir, quand on voit comment se comportent de « grand » groupes, mais cela c’est du HS).

    Comment les « petits » groupes voulant émerger peuvent il s’en sortir avec de tels cachets (et ils devraient même s’estimer heureux quand ils ne doivent pas payer pour jouer ??) Donc quand on ne reviens pas dans le négatif niveau thunes après un concert c’est la fête ???

    Cela n’est juste PAS VIABLE.

    Depuis quand on doit payer pour donner de son talent et de sa sueur ?

    Alors ok, on va dire que « c’est comme ça ». (et le pire, c’est que c’est vrai)
    Le fond du problème c’est que tout le monde marche parce qu « il n’y a pas le choix ». C’est ça, ou tu restes dans ton garage non ??

    Si tout le monde joue le jeux, c’est certain.

    remi.h

    @Rotopoutre : Tout a fait d accord. Mon ancien groupe a stagné pendant des années puis s est séparé par lassitude car nous avons toujours revusé les concerts non payés ou au moins non defrayés. Cest a dire presque tous en dehors de notre ville. Vous allez peut etre dire qu on a manqué d ambition, mais quand on gagne pas grand chose et qu on a des enfants, rêve ou pas rêve, je vous jure que cest pas par choix idéologique. Enfin bon… On va dire que si on a pas pu monter un peu, cest parce qu on étaient nuls. L argent n a rien a voir… Ahah…

    Spaceman

    Malgré ce que l’on essaie de nous faire croire avec des émissions de télé stupides, le chemin vers la réussite n’est pas sensé être qu’une partie de plaisir. C’est ce qui fait qu’elle est d’autant plus savoureuse lorsqu’on l’atteint.

    Ensuite, oui tout travail mérite salaire… Lorsqu’il répond à une demande ou un besoin. Et, d’une certaine manière, le travail d’Under The Abyss a payé puisqu’ils se sont vu proposer une opportunité qui aurait pu les aider dans leur projet de carrière. Il ne faut pas inverser l’ordre des choses : comme dans n’importe quel projet, un groupe doit d’abord investir, faire ses preuve et conquérir un public avant d’espérer récolter de l’argent sur son travail. C’est ainsi que vont les choses.

    Il faut bien avoir en tête que, si la date avait été maintenue, ne les connaissant pas, le public n’aurait pas payé pour les voir mais bien pour voir Godsmack. Et si on suit le raisonnement ça ferait du public de plus gros salopards, puisqu’au final, ceux qui profitent du concert c’est eux et non GDP qui n’a aucun gain à mettre le groupe en première partie : avec ou sans elle, la salle aurait été tout autant remplie. Hors, le public n’a rien demandé d’autre que de voir Godsmack et GDP ne fait rien d’autre que d’offrir une exposition à un groupe qui en a diablement besoin.

    Par ailleurs, pensez à un industriel qui distribue gratuitement à l’entrée d’un grand magasin des échantillons de son produit pour le faire connaître (certains louent des emplacements pour ça d’ailleurs). C’est un principe similaire.

    Donc oui, quand on a un projet de groupe sérieux, c’est comme dans n’importe quel projet professionnel que l’on tente de lancer et qui n’a pas encore fait ses preuves : ça implique des concessions, des choix de vie, de l’investissement de temps et d’argent, des risques, etc. Ca s’aborde de manière réflechie et responssable et il ne faut pas s’attendre à ce que quelqu’un investisse dans votre projet à votre place s’il n’y a pas d’interêt particulier. Donc c’est une sacré chance quand il y a des gens qui y croient assez pour vous donner des coups de pouces gratuits comme celui dont aurait dû bénéficier Under The Abyss.

  • Beau témoignage de la dure réalité d’un groupe amateur.
    j’ai vécu une expérience similaire; 1ere partie décrochée (ANTHRAX), puis annulée ensuite…pour finir avec retour en arrière de la prod, pour une confirmation de notre participation… mais entre temps notre chanteur est parti bosser a l’autre bout de la france….. snif….

    [Reply]

  • Confidences touchantes. Il n’y a pas pire sentiment que la déception.

    [Reply]

  • kinchaos.groscon dit :

    je trouve qu’ils ont eu de la chance de voir le mail avant de partir… ca aurait été encore plus dur pour eux

    [Reply]

    kinchaos.groscon

    courage pour vous, un jour vous le ferait exploser le bataclan^^

    nhaff

    si tu lis bien, ils étaient déjà sur paris. Le batteur y habite, ils étaient tous chez lui depuis le vendredi pour répéter

  • Christophe dit :

    Un témoignage bien écrit et très intéressant. Merci à RM de l’avoir partagé. Je souhaite bon courage à ce groupe en espérant qu’ils soient reprogrammés dans les mêmes conditions (ou meilleures) 🙂

    [Reply]

    Arthur

    Encore un groupe de merde amateur qui demande un cachet… Vous aviez rien compris … amateur c’est pour le plaisir , payé c’est pour les pros qui tirent leur salaire et ne font que ça pour vivre de leur zic…

    Dams

    On en parle de ton commentaire aussi ridicule qu’inutile? Le groupe n’a jamais demandé de cachet, c’est bien précisé dans le témoignage que les 150 balles étaient déjà une « bonne surprise » pour le groupe qui s’attendait à ne rien recevoir à la base.

    « Vous aviez rien compris …  » Je crois bien que si il y en a un qui n’a rien compris c’est bien toi !

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