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Interview   

Ouverture d’un chapitre étoilé


Un petit bijou. Voilà comment on pourrait qualifier ce Darker Chapter… And Stars – Part 1, ep composé de 6 titres aux mélodies rock/metal inspirées dans lesquelles l’auditeur retrouvera également des touches celtiques. Originaire de Montpellier Eilera, avant d’être un groupe, est surtout le nom de la chanteuse avec qui nous nous entretiendrons ce soir vers 20h30 dans le cadre de l’émission High Hopes.

High Hopes étant, comme chacun sait, le programme de Radio Metal dédié aux artistes qui débutent même si, pour le coup, Eilera n’en est pas à son premier essai puisqu’elle a déjà publié un album démo (Facettes en 2003), un EP (Precious Moments) et un album intitulé Fusion qui a vu le jour en 2007.

Mais nous le savons, beaucoup parmi vous ne connaissent pas la musique d’Eilera et c’est bien notre mission que de remédier à ce gros problème ! A ce soir donc.

Interview :

Tu as récemment sorti un EP 6 titres, Darker Chapter… And Stars Part 1, mais tu n’en es pas à ton coup d’essai. Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore ?

Pour aller dans les grandes lignes, on a commencé en 2003 avec le guitariste Loïc Tezenas avec qui je travaille depuis le début. A l’époque, il était dans Kalisia et pour ma part je faisais partie de Chrysalis. Un fois réunis, nous avons sorti une première démo, Facettes, qui nous a permis de signer avec Spinefarm en Finlande. A partir de là, on leur a donné un EP 4 titres nommé Precious Moment et Fusion, notre premier album. Et cette année, nous sortons notre nouveau bébé, Darker Chapter… And Stars que nous sortons cette fois-ci en digital sur notre site (www.eilera.com).

Tu parles du label finlandais Spinefarm. Il est clair que ce pays est très lié à Eilera. Est-ce que la Finlande est un pays qui t’a toujours intéressée ou en es-tu venue à cette situation juste à cause de cette signature ?

J’ai un peu suivi mon instinct en ce qui concerne la Finlande. Lorsque j’y suis allée la première fois, on ne parlait pas du tout de Spinefarm, Eilera était encore un petit groupe à cette époque. Au démarrage, j’y suis allée par rapport à mes goûts personnels puis il s’est trouvé que j’ai eu la chance de faire des rencontres qui m’ont amenées à une signature. C’était vraiment un peu du hasard à la base.

« Single Passeport Please » est un morceau très accrocheur et très court. Serait-il le hit de cet EP ?

En effet. Même moi il m’accroche ! En fait, cette idée de faire quelque chose d’un peu plus rentre-dedans vient de la dernière série de concerts que l’on a fait. En live, il est facile de se rendre compte de ce que l’on a envie de délivrer dans la production suivante.

Tu disais que ce nouvel EP était disponible en digital. Quel rapport entretenez-vous avec ce support. Peux-tu également nous parler de la promotion particulière qui est liée à cet album ?

Quand j’ai commencé à penser à cet album, nous étions sans label. Deux options s’offraient devant moi: soit je restais les bras croisés à passer des coups de téléphone pour démarcher un nouveau label, ce qui aurait sans doute pris beaucoup de temps, soit je me remettais au travail. J’ai choisi la seconde option car j’avais vraiment envie de me remettre à la musique le plus vite possible avec ou sans label, avec ou sans moyens. Sans compter que j’étais impatiente et avait la tête remplie d’idées. Je me suis dit que l’on rentrait dans une ère nouvelle, que le marché de la musique était en pleine mutation. J’ai toujours préféré être devant que derrière donc je me suis dit qu’il ne fallait pas hésiter à utiliser autre chose. Quitte à utiliser le digital, autant en tirer le maximum d’avantages dans le sens où je n’avais pas envie de faire un album vide où il ne contient qu’un single d’intéressant comme on voit beaucoup aujourd’hui. Lorsque je sors un album de 10 morceaux, je veux que cela soit 10 vrais morceaux et non du remplissage. J’ai aussi toujours beaucoup prêté importance au visuel, j’aime travailler ce domaine afin de créer un univers pour chaque morceau. Le digital a pu m’offrir tout ça: allier à la fois la musique, un texte propre et un visuel pour chaque morceau. C’est dans cette optique là que l’on a travaillé avec le support digital.

Est-ce par inspiration de la démarche d’autres artistes que vous connaissez et appréciez ou avez-vous eu cette idée seuls ?

Non, cela a vraiment été spontané. Mon idée était de faire quelque chose d’Eilera.

Penses-tu qu’à l’heure actuelle se retrouver sans label est pénalisant ou est-il facile pour un artiste de rebondir et se débrouiller seul ?

C’est possible mais cela reste tout de même difficile. Si l’on vit de façon aisée, on est clairement amené à réussir sans label. Ce qui donne encore du pouvoir aux labels et maisons de disques et elles le savent, c’est l’argent. Un artiste peut être aussi bon qu’il l’est, s’il n’a pas de promotion, personne ne le connaîtra. S’il n’a pas de promotion, il ne vend pas. S’il ne vend pas assez, il ne peux pas tourner suffisamment et ainsi de suite. C’est vraiment un cercle vicieux. C’est pourquoi il est important de soutenir les artistes que l’on aime qu’ils soient avec ou sans label: il faut arrêter de le pirater, il faut le soutenir, il faut être avec. Peut-être que lorsque les gens auront cet état d’esprit, un artiste arrivera à s’en sortir sans maison de disques.

Pourquoi ne pas avoir choisi de rentrer peut-être dans une maison de disques moins huppée que Spinefarm une fois le deal terminé ? Pourquoi ce choix d’autoproduction ?

Ce n’est pas que je n’ai plus envie de travailler avec quelqu’un., c’est simplement que j’avais envie de me retourner. Je ne voulais pas me précipiter dans un choix que j’aurais pu regretter par la suite. Il faut prendre en compte que les signatures sont souvent pour 3, voire 5 albums. Après Spinefarm, j’étais dans une transition dans ma vie personnelle: j’avais donc besoin de me retourner mais surtout de créer. C’est ce que j’ai fait. Maintenant, j’espère retrouver un contrat. On s’est amélioré, évolué, avons encore beaucoup de choses à donner avec une équipe solide autour de moi. Le temps est venu de se lancer dans la recherche.

L’EP est intitulé Darker Chapter… And Stars Part 1, ce qui nous laisse envisager un Part 2. Elle arrive quand la deuxième partie alors ?

Elle arrive (rires) ! Elle sera là en octobre normalement.

La musique celtique est très présente chez Eilera. Peux-tu nous parler de ton rapport avec ses sonorités celtiques ?

La musique celtique a comblé un trou dans ma façon d’aborder la musique. Je dois ça à ma famille qui m’a emmenée un jour en Irlande et qui m’a fait découvrir ce pays et la culture. Depuis, l’Irlande et la musique celtique ne m’ont pas quitté. A l’époque, j’étais encore dans Chrysalis et j’avais commencé à intégrer de la musique celtique, cela ne date pas d’aujourd’hui donc. J’étais vraiment dans les pionniers je pense sur cet aspect. La musique celtique correspondait également très bien aux ambiances que j’ai abordé avec Eilera, du coup je l’ai gardée depuis. C’est vrai que l’on est souvent perçu en Folk Metal ou Celtic Metal. Pour moi, cela reste simplement une couleur de ma musique. Elle ne se résume donc pas qu’à la musique celtique. Cette dernière restera néanmoins car c’est l’un de mes premiers amours.

Y a-t-il des dates de concert qui se profilent à l’horizon ?

J’espère que l’on fera des dates après la sortie de la seconde partie, après octobre. Je pense que dans les environs de novembre/décembre, on fera des dates. De toute manière, cela sera sur notre myspace dès que possible.

As-tu un dernier mot à ajouter ?

Je souhaite la bienvenue à tout le monde dans l’univers d’Eilera. Profitez bien de votre été, allez aux festivals, profitez du rock et à bientôt sur scène !



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  • et pour les curieux, procurez vous son 1er Mini CD avec son groupe + Metal : CHRYSALIS !! Vraiment déjà excellent !!

    CHRYSALIS – Between strenght and frailty – Mini CD

    seulement 2 Euros + port chez ADIPOCERE !! pourquoi se priver.

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  • hate d’ecouter sa ce soir 🙂

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  • Screaming for Metal dit :

    Excellent!!!
    Belle découverte, merci à vous…
    Profitez-en pour découvrir une petite perle française du gothic métal lyrique à chanteuse en allant sur la myspace de ADRANA… c’est aussi un bon groupe à découvrir…

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  • Tiens, je vois que tu y as enfin jeté une oreille à ce nouvel EP d’Eilera. Il me semble t’avoir déjà dit que c’était de la tuerie ;)! Mais le veinard, il va l’avoir à l’antenne alors qu’il n’a même pas été capable de découvrir cette petite perle auditive en temps voulu 🙂 🙂 (mieux vaut tard que jamais)

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  • Belle claque en écoutant les morceaux, du très bon son !
    Un petit bijou en effet.

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