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Interview   

Pagan’s Mind : un nouveau départ pour un nouveau paradis


C’est à l’occasion de la venue de Pagan’s Mind à Lyon, en tournée européenne avec Symphony X, que nous avons eu l’occasion de nous entretenir directement avec le guitariste de la formation norvégienne, Jorn Viggo Lofstad.

Arrivant au terme de ce périple sur le Vieux Continent, il nous parle des quelques plans d’avenir du groupe. Mais notre homme évoque avant tout le présent et ce Heavenly Ecstasy, dernier effort en date du groupe sorti en mai dernier et premier album à être sorti sur le label SPV/Steamhammer. Il s’agissait donc d’une bonne occasion d’en savoir plus sur les conditions de la naissance de ce nouveau-né et sur ce changement de label après près de dix années passées dans la même maison. « Un nouveau départ » pour voir plus grand et avoir les moyens de s’exprimer au mieux sans être un simple produit qui irait remplir un bac de disques.

Mais, en dehors de Pagan’s Mind, Jorn Viggo Lofstad a aussi du bagage à son crédit propre. Nous en avons donc aussi profité pour revenir tout particulièrement sur son passé au sein de Jorn, le groupe du chanteur Jørn Lande. Une époque qu’il se remémore avec fierté, exprimant tout le respect qu’il a pour le leader de son ancien groupe et l’espoir de se retrouver un jour pour refaire de la musique.


« S’il y a bien une chose qu’on veut avoir, c’est la possibilité de sortir un produit de qualité, donc on ne lâchera rien de ce point de vue-là. Limb Music avait rendu tout ça très difficile. Ils ne voulaient nous faire aucune avance pour l’album, on n’avait plus rien pour produire les disques, c’est pour ces raisons qu’on est parti à la recherche d’un nouveau partenaire qui pourrait vraiment nous aider à faire ce qu’on veut. »

Radio Metal : Il y a quelques mois, vous avez signé avec SPV/Steamhammer. Comment décrirais-tu votre collaboration avec eux jusqu’à maintenant ?

Jørn Viggo Lofstad (guitariste) : Je dirais que c’est le jour et la nuit par rapport à ce à quoi on était habitué avant. De 2002 jusqu’au début de cette année, on travaillait avec Limb Music, et évidemment SPV est un label bien plus important, avec un réseau beaucoup plus grand, donc se mettre à travailler avec eux a vraiment été quelque chose de positif pour nous. Ça nous a permis de prendre un nouveau départ.

Vous aviez le choix, pourquoi avoir décidé de travailler avec eux ?

En effet, on a eu de nombreuses propositions émanant de plusieurs labels. L’une des raisons qui ont fait qu’on a choisi SPV est qu’on a Olly Hahn pour manager A&R. Il a beaucoup d’expérience, il adore la musique et il connaît bien les rouages de ce business. C’est une bonne chose d’avoir à nos côtés quelqu’un qui comprend notre esthétique, la direction qu’on veut prendre avec notre musique, la manière dont on se voit, et qui peut nous aider à persévérer dans tout cela. Je dirais que c’est la réputation de SPV et le fait qu’Olly Hahn soit l’A&R qui a fait que SVP est sorti du lot. Tu sais, ils croyaient vraiment en nous.

Est-ce que tu trouves que c’est rare de nos jours de trouver de véritables passionnés de musique dans les labels et pas seulement des businessmen ?

Oui, je trouve. D’abord, ils ne veulent pas te donner d’argent pour pouvoir faire un bon produit. Ça leur va très bien de n’avoir qu’une démo pourrie, ils le vendront de toute façon… Tout le monde sait que dans ce secteur, il n’y a pas beaucoup d’argent, par conséquent c’est l’écriture, le produit fini, la qualité de l’ensemble qui nous importent vraiment. S’il y a bien une chose qu’on veut avoir, c’est la possibilité de sortir un produit de qualité, donc on ne lâchera rien de ce point de vue-là. Limb [Music] avait rendu tout ça très difficile. Ils ne voulaient nous faire aucune avance pour l’album, on n’avait plus rien pour produire les disques, c’est pour ces raisons qu’on est parti à la recherche d’un nouveau partenaire qui pourrait vraiment nous aider à faire ce qu’on veut.

Il y a quelques jours, le chanteur Nils [K. Rue] s’est absenté durant trois concerts… Que s’est-il passé ?

Ce n’est pas plus compliqué que ça : sa petite amie était à la maison – elle est enceinte (il va bientôt devenir papa pour la première fois) – et ne se sentait pas très bien. Elle n’avait personne, donc il a dû rentrer pour pouvoir s’occuper d’elle pendant quelques jours. On a très bien compris, bien entendu. Il y avait plein de choses plus importantes que la musique pour lui à ce moment-là, on a donc demandé à nos amis de Circus Maximus de chanter pour nous. La plupart des personnes qui connaissent Pagan’s Mind connaissent Circus Maximus, donc elles allaient être contentes de voir Michael [Eriksen], et puis ce n’était que pour trois concerts, alors… Mais Nils va bien, il n’y a pas besoin de spéculer sur sa vie ou quoi que ce soit, il avait juste besoin de quelques jours libres, c’est tout.

Comment ce sont passés ces trois shows avec Michael Eriksen de Circus Maximus ?

Oh, c’était génial. Michael et Truls [Haugen] se sont partagé le chant et je trouve qu’ils ont fait un travail formidable. Ils ont vraiment assuré. Ce sont de très bons amis, donc on s’est éclaté, on a vraiment passé un bon moment. Va voir sur YouTube, on y trouve plein de vidéos de ces concerts. Tu verras qu’ils ont fait un super boulot.

« Le principal c’est que, quand on se pose pour écrire des chansons, on soit honnête, qu’on sorte vraiment ce qu’on a envie de jouer et ce qui nous inspire. […] On joue la musique qu’on a envie de jouer et on espère simplement que d’autres aimeront. Ce n’est pas du tout un coup de marketing ou quoi que ce soit du genre. »

Apparemment, l’enregistrement de votre album précédent, God’s Equation, a été éprouvant. C’est pour cette raison que vous avez attendu quelques années avant de commencer à enregistrer un nouvel album. En quoi ce disque a été si différent des autres ?

Je ne sais pas. Je crois que la plupart de nos albums nous ont beaucoup coûté. Ce qui a été différent après God’s Equation, c’est qu’on a fait beaucoup de concerts. Après Celestial Entrance et Enigmatic: Calling, on est parti en tournée, mais ce n’était que quelques shows et quelques festivals ici et là. Après God’s Equation, on a fait à peu près quatre-vingt ou quatre-vingt-dix concerts ; ça fait une grosse différence, et pendant toutes ces tournées, on ne voulait pas se lancer dans un véritable travail d’écriture. Tout ça fait qu’on n’a pas commencé à travailler sur un nouvel album avant l’été 2009. Il nous a fallu un an pour le faire. Il était terminé en octobre dernier mais on n’a pas commencé à chercher un label avant d’avoir fini. On ne voulait pas tout faire en même temps. Pendant qu’on faisait notre musique, on voulait être concentrés sur notre musique, pas sur ce qu’un label aurait à en dire, du coup, on a fini l’album, puis on est allé les voir en disant : « Voilà notre nouvel album, qui le veux ? »

Est-ce que vous allez faire moins de concert, maintenant ?

Non, bien sûr que non ! On a passé dix jours cet été à tourner en Angleterre, en Belgique et au Pays-Bas. On a fait quelques festivals cet été, puis quelques concerts en Norvège. Là, ça fait trois semaines qu’on est en tournée avec Symphony X, ensuite, on rentrera chez nous, on fera quelques concerts en Norvège et on reviendra en Belgique et en Hollande en décembre. L’année prochaine, on fera une tournée aux États-Unis et peut-être aussi quelques shows en Europe, donc bien entendu, on va refaire des tournées et jouer en live. C’est juste qu’on a fait quatre tournées en tant que première partie après God’s Equation, et on ne le refera plus. On va jouer et on commence aussi à écrire de nouvelles choses. On a un objectif : il faut que notre prochain album soit prêt pour janvier 2013. C’est ce que veut notre label, on va donc tout faire pour que ça se fasse.

Votre nouvel album s’intitule Heavenly Ecstasy. C’est un peu un paradoxe, puisque quand on pense au paradis, on en a une image calme et paisible, alors qu’à l’inverse, l’enfer est toujours envisagé comme un endroit plus festif : « ecstasy » fait penser à des drogues etc. Qu’est-ce que ce titre signifie ?

Ça n’a absolument rien à voir avec la drogue, pas du tout ! Pour avoir la réponse exacte, il faudrait en parler à Nils parce que c’est lui qui a trouvé ce titre. Mais tu sais, si on regarde les titres de nos albums, comme Infinity Divine, Celestial Entrance, à chaque fois ils sont liés à des questions divines… C’est une sorte de fil conducteur que l’on suit, tu sais, ce genre de chose épique, inspirée par Stargate et la science-fiction. Je suppose que Nils a trouvé ce titre en pensant qu’il conviendrait bien à la musique. Ça n’a rien à voir avec la drogue ou avec quoi que ce soit de ce genre.

Le clip de la chanson « Intermission » montre le groupe en live, en train d’enregistrer l’album, en tournée. Pourquoi, à ce moment de votre carrière, vous avez décidé de sortir une vidéo aussi intimiste ?

Je ne sais pas… On avait besoin d’avoir un clip très rapidement et on avait plein de super vidéos de tournée etc. donc on s’est dit, pourquoi ne pas tout simplement rassembler tout ça ? Ensuite, on a simplement essayé d’assembler quelque chose qui nous plaisait en espérant que ça plairait à d’autres. On n’avait pas un budget d’un million de dollars pour pouvoir faire une vidéo à la Spielberg, on a donc fait avec ce qu’on avait : un paquet de films cool. De plus pour moi « Intermission » est une chanson assez rock’n’roll, donc je trouve que ça fonctionne plutôt bien avec des images de live.

Vous avez demandé à vos fans sur la page Facebook de Pagan’s Mind quelle serait leur setlist idéale. Est-ce que vous allez vous inspirer des résultats pour modifier votre setlist ?

J’ai vu ça et, évidemment, c’est quelque chose à étudier, mais en réalité lorsque j’ai vu les chansons qui revenaient le plus souvent, j’ai remarqué que c’étaient des chansons qui se trouvent déjà dans la setlist qu’on suit lorsqu’on joue des shows d’1 heure 40. Quand c’est comme ça, on change de setlist presque tous les soirs. En ce moment, on a seulement 45 minutes. Bien entendu, ce que veulent les fans nous importe. On essaie de faire plaisir à tout le monde.

Vous communiquez beaucoup par Facebook. Est-ce que toute cette communication a un impact sur vos ventes de disques ou de places de concert ?

Oui, je pense. Facebook est la manière la plus efficace d’entrer en contact avec les gens, de nos jours. Il faut faire attention à ne pas en abuser, je suppose… On a un ami en Hollande qui s’en occupe et qui nous aide avec la page. On est passé de 2000 à 12000 fans en sept ou huit mois et le nombre est en constante augmentation. C’est vraiment une bonne chose. S’ils le veulent, les gens peuvent nous suivre et voir ce qu’on est en train de faire.

De nos jours, les groupes de metal progressif ont tendance à écrire des chansons plus accrocheuses, moins complexes. Est-ce que tu penses que c’est une manière de s’adapter au fait que ce qu’on appelle la « génération Ipod » n’écoute que des singles ?

Je ne peux pas parler pour les autres groupes, mais en tout cas, je peux dire en toute sincérité qu’on écrit la musique qu’on veut écrire, la musique qu’on aime. On est très fier de ce nouvel album. Je n’ai jamais vu Pagan’s Mind comme un groupe de metal progressif majeur. On a fait des albums progressifs mais maintenant on est plutôt un groupe de metal qui incorpore des éléments progressifs. On ne veut pas devenir ennuyeux. Peut-être que le prochain album sera très progressif, qui sait, mais le principal c’est que, quand on se pose pour écrire des chansons, on soit honnête, qu’on sorte vraiment ce qu’on a envie de jouer et ce qui nous inspire. Si on essayait à chaque fois de refaire le même album en se disant « il faut qu’on fasse ceci et cela », notre musique serait merdique. On joue la musique qu’on a envie de jouer et on espère simplement que d’autres aimeront. Ce n’est pas du tout un coup de marketing ou quoi que ce soit du genre.


A propos de Jørn Lande : « Sur le plan créatif, on s’est immédiatement très bien entendu, et si je n’avais pas eu à faire le choix que j’ai fait, j’aurais pu rester dans son groupe. […] Je pense que je collaborerai à nouveau avec Jørn à l’avenir. J’en suis sûr.« 

Tu as aussi joué avec Beautiful Sin et Jørn. Est-ce que tu peux nous tenir au courant de tes activités en tant que guitariste en dehors de Pagan’s Mind ?

En ce moment, il ne se passe pas grand-chose en dehors de Pagan’s Mind. Beautiful Sin était un projet de notre ami Uli Kusch de Masterplan, Helloween, etc. Il nous a demandé, à Steinar [Krokmo] et à moi, si on voulait lui donner un coup de main et on a accepté. C’était un super projet, c’est dommage qu’on n’ait rien fait en live, mais, qui sait, peut-être qu’on fera un autre album. On en a parlé. C’est vraiment cool, mais tout ce que j’ai fait avec Jørn pendant six ans et demi était beaucoup plus sérieux. C’était un véritable partenariat entre lui et moi, on écrivait toute la musique, on produisait tout, on mixait et on faisait tout ensemble… Devoir prendre la décision de quitter ce groupe en 2008 n’a pas été facile parce que j’y ai vraiment mis tout mon cœur et toute mon âme, mais le fait est que je ne peux pas être partout à la fois. C’est aussi simple que ça. J’adore le groupe Jorn, j’adore les gars et ils me manquent beaucoup, mais tu sais, on ne peut pas tout faire… Au moins, ils continuent et 80% de leur setlist est toujours composée de chansons que j’ai écrites avec Jørn. C’est toujours quelque chose.

Quelque chose dont tu es fier…

Oui, complètement.

D’ailleurs, Jørn Lande a quitté beaucoup des groupes avec lesquels il a chanté. On dirait qu’il a vraiment une idée précise de ce qu’il veut. Tu le connais mieux que tout le monde, je suppose, donc pourrais-tu nous parler de sa personnalité ?

Pour être honnête, je pense que si Jørn avait le choix, il ne s’impliquerait pas dans tous ces projets. Il faut garder à l’esprit que parfois, il faut bien gagner sa vie : il faut qu’il gagne son pain quotidien, donc… Je sais qu’au fond de lui, ce qu’il préfère, c’est le heavy metal classique. S’il avait pu choisir, il aurait aimé gagner suffisamment d’argent pour nourrir tous les musiciens du groupe et lui-même juste en faisant des concerts avec Jørn, mais hélas, ce n’est pas assez. Il doit donc trouver d’autres projets et accepter d’autres offres. C’est compréhensible. C’est un musicien professionnel, il fait ce qu’il faut. Je pense que c’est ce qui explique pourquoi il a participé à toutes ces choses. Je pense que, à l’époque, son implication dans Masterplan était très sérieuse, cela dit. Peut-être que ça a pris une tournure qui ne lui a pas plu. Avec Ark, il a aussi fait de son mieux, il a même fait l’un de ses meilleurs albums avec ce groupe… Mais je pense que depuis 2004/2005, il investit la plus grande partie de son énergie dans le groupe Jorn et maintenant, le projet a pris beaucoup d’ampleur par rapport à ce qu’il était. En tant que personne, je pense que c’est un homme qui a vraiment bon cœur. À chaque fois qu’il commence à écrire, il veut faire la meilleure chanson. C’est un auteur-compositeur fantastique. Ça a vraiment été un privilège pour moi de travailler avec lui. On formait vraiment une bonne équipe, ça me manque beaucoup, mais il parle énormément [rire]. Tous ceux qui ont eu l’occasion de lui parler savent qu’il parle énormément. Mais c’est un mec bien et la musique est vraiment sa passion. Je n’ai que du bien à dire de lui.

Puisque tu as joué avec lui aussi longtemps et que vous n’avez jamais splitté, contrairement à la plupart des musiciens avec qui il a travaillé, penses-tu que tu le comprends mieux que ses autres musiciens ?

Jørn et moi, on n’était pas seulement des musiciens qui jouaient ensemble, on était aussi de très bons amis. Même si je ne lui parle plus tant que ça, je sais qu’il a énormément de respect pour moi, tout comme j’ai énormément de respect pour lui. Voilà ce qu’il en est. Peut-être que dans d’autres groupes, il y a plus de fortes personnalités qui doivent travailler ensemble… Je ne sais pas. Sur le plan créatif, on s’est immédiatement très bien entendu, et si je n’avais pas eu à faire le choix que j’ai fait, j’aurais pu rester dans son groupe. Mais, à l’époque, j’ai choisi Pagan’s Mind et depuis, j’ai continué dans cette voie. Jørn m’a juste dit : « Il faut que tu comprennes que j’ai besoin d’un guitariste qui soit là quand on fait des concerts », et, bien entendu, c’est quelque chose que je comprends parfaitement. Il fallait que je fasse un choix. Sans ça, je serais toujours en train de jouer avec lui. Je ne sais pas. Il y a beaucoup de raisons différentes. Avec Masterplan, il n’écrivait pas une grande partie de la musique et peut-être que le power metal, ce n’est pas vraiment son truc. Jouer [il chante une mélodie] avec la double pédale sur la grosse caisse et tout ça, ce n’est peut-être simplement pas vraiment son truc. Il aime le hard rock classique. Tu sais, l’année dernière il a joué avec Heaven & Hell, et j’espérais vraiment qu’il deviendrait membre du groupe. Il le mérite. Selon moi, c’est le meilleur chanteur qu’il y ait eu depuis 2000. Il mériterait de faire un album de rock heavy classique vraiment bon avec un groupe de ce calibre-là.

Est-ce que tu regrettes d’avoir quitté Jorn et de te consacrer à Pagan’s Mind ?

Bien sûr, mais on ne peut pas tout avoir. C’est comme ça. De plus, j’ai pensé que ce serait plus simple de me remplacer dans Jorn puisqu’on était deux guitaristes et que Tor, l’autre guitariste, est toujours là. C’était moi et Jørn qui écrivions tout, mais on se partageait les solos, tout ça… C’était sans doute plus simple de trouver quelqu’un pour me remplacer dans Jorn que dans Pagan’s Mind. Pagan’s Mind est un groupe de potes qui viennent de la même ville, on ne fait pas les choses de la même manière que Jorn… Comme je l’ai dit, ça n’a pas été facile de quitter Jorn, mais c’est comme ça que ça s’est passé. C’est tout.

Aujourd’hui, est-ce que tu referais ce même choix ?

Oui, je ne sais pas… Oui, non, je ne peux pas regretter. Je ne pense pas que je ferais autrement. Cela dit, je pense que je collaborerai à nouveau avec Jørn à l’avenir. J’en suis sûr.

Interview réalisée le 19 octobre 2011 en face-à-face
Retranscription et traduction par Chloé

Site internet officiel de Pagan’s Mind : www.pagansmind.com



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