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Interview   

PAIN : ENTRETIEN AVEC PETER TÄGTGREN


Radio Metal : Le dernier album de PAIN, « Psalms of Extinction », est sorti l’année dernière. Pourtant un tout nouvel album, Cynic Paradise, a vu le jour le mois dernier. Comment gardes-tu le rythme?!

Peter Tägtgren
: Je n’en sais rien ! Quand on a des idées, il faut les faire sortir. Il me restait beaucoup d’idées après Psalms of Extinction , j’ai même commencé à travailler sur le nouvel album avant que Psalms of Extinction ne soit sorti. Ça m’est venu très naturellement, je n’ai pas eu à me forcer.

Tu as eu une crise cardiaque il y a quelques années. Tu n’as pas peur que le rythme incessant des tournées, des compositions et des sorties d’album puissent causer le même genre de problème ?

Ce n’était pas vraiment une crise cardiaque, mon c?ur s’est simplement arrêté. Mais je ne pense pas que ça puisse se reproduire.

Pour cet album, tu as collaboré notamment avec Anette Olzon, chanteuse de NIGHTWISH. Peux-tu nous en dire un peu plus sur la chanson que tu as enregistrée avec elle, « Follow Me » ? As-tu composé cette chanson spécialement pour Anette ?

L’autre chanson à laquelle elle a participé, « Feed Us », a été écrite pour elle. C’est elle que j’avais à l’esprit en composant, mais je n’arrivais à rien avec la musique, et les paroles étaient un peu bancales. Je lui ai dit de poser d’abord sa voix sur « Follow Me », car cette chanson était déjà composée. Tout ce que nous avions à faire, c’était de modifier les lignes de chant. Après, nous avons essayé « Feed Us ». Une fois qu’elle a posé sa voix dessus, c’est devenu beaucoup plus facile pour moi de terminer la chanson.


(Peter) : « (Avec Anette de Nightwish) nous discutions beaucoup, c’est ce qui arrive quand on prend l’habitude de boire une bière ou de traîner avec les groupes avec lesquels on tourne. C’était très sympa, et nous avons naturellement pensé que nous pouvions faire quelque chose tous les deux. »

As-tu eu l’idée de cette collaboration lors de la tournée de PAIN avec NIGHTWISH, au début de l’année ?

Oui. Nous discutions beaucoup, c’est ce qui arrive quand on prend l’habitude de boire une bière ou de traîner avec les groupes avec lesquels on tourne. C’était très sympa, et nous avons naturellement pensé que nous pouvions faire quelque chose tous les deux. Quand je suis rentré chez moi, j’ai commencé à travailler sur une chanson. Ça m’a suffisamment inspiré pour tenter de faire quelque chose de différent.

En parlant de NIGHTWISH, nous étions présents au concert de Paris en avril. Dans le public, un grand nombre de personnes semblaient adhérer à votre musique. Comment l’expliques-tu ? La plupart des gens étaient venus entendre du metal symphonique, et pourtant, le public s’est montré très réceptif à la musique de PAIN…

Je ne l’explique pas ! Nous étions ravis. Nous avons tourné ensemble en Europe pendant huit semaines, et dès que nous sommes arrivés en France, quelque chose a changé. C’était incroyable. J’espère que tout le monde viendra nous voir en tête d’affiche, en février.

Dans une précédente interview pour Radio Metal, tu as déclaré que tu devais être dans un état d’esprit très particulier lorsque tu composes un album pour PAIN. Comment te glisses-tu dans cet état d’esprit ? En quoi la composition d’un album d’HYPOCRISY est-elle différente ?

Pour PAIN, je dois être plus positif. Ce qui m’entoure doit être plus calme, je dois être de bonne humeur. Avec HYPOCRISY, c’est la même… mais de façon différente ! C’est un peu difficile à expliquer. J’ai besoin d’ondes positives lorsque je compose pour PAIN, des ondes qui me donnent l’inspiration et me poussent à continuer.

Penses-tu à ce côté groovy et dansant lorsque tu composes un album pour PAIN, ou cela te vient-il naturellement, sans que tu t’en rendes compte ?

Le rythme joue un rôle important chez PAIN. Que ce soit « Follow Me », très typée « euro metal », ou « Nailed to the ground », le rythme est quelque chose de très important.

Après quelques albums au son très proche, on dirait que tu as cherché à faire de nouvelles expériences avec « Cynic Paradise ». Partages-tu ce point de vue ? Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

Un peu. Pour cet album, je suis revenu au metal industriel que je faisais il y a dix ans. Mais après avoir terminé six ou sept chansons, je me suis rendu compte qu’elles sonnaient toutes pareil. J’ai donc essayé de nouveaux trucs. Prenez « Have A Drink On Me » ou « No One Knows » : ces chansons sont très différentes du reste. Elles sont là pour donner un autre ton à l’album.

J’avais justement une question concernant “Have A Drink On Me”, une chanson très rock’n’roll avec des guitares slide que PAIN n’avait encore jamais utilisées. Voulais-tu changer de style et t’amuser un peu ?

Oui, mais je voulais également donner une saveur différente à l’album. Cette chanson est destinée à faire la fête, c’est du rock de base. Je n’avais encore jamais une chanson comme ça, mais c’était excitant. Quand je compose, je fonctionne à l’expérimentation. Je ne sais jamais comment une chanson va tourner avant qu’elle ne soit complètement terminée.

Pour le prochain album, as-tu l’intention de faire de nouvelles expériences ou de continuer dans la même veine ?

Je n’en sais rien. Je vais probablement essayer de continuer les expériences, même si ce ne sont pas de gros changements. Il faut que la musique intéresse l’auditeur. Personne n’a envie d’entendre “Shut Your Mouth” dix fois de suite. Il me semble important que l’album soit intéressant à écouter. Je n’ai pas envie de sortir un album identique au précédent, je veux du changement. Parfois, le changement ne ravit pas les fans, et il est difficile de savoir où aller. Je me contente de suivre mon instinct, et j’espère que le public appréciera.

Entretien réalisé le 21 novembre 2008
Traduction par Saff’

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