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Interview   

Pain Of Salvation se réinvente comme il respire


A l’instar de Devin Townsend, Pain Of Salvation, et plus particulièrement son meneur Daniel Gildenlöw, fait partie de ces artistes avec lesquels nous ne ratons jamais une occasion de nous entretenir. Le genre d’artistes passionnants, originaux, créatifs, qui semblent réussir tout ce qu’ils entreprennent. Voici assurément des musiciens qui redonnent sa définition au terme « progressif » en se renouvelant sans cesse, cherchant de nouveaux moyens d’être créatifs, même en revenant sur leur ancien répertoire. C’est précisément ce que propose cette année Pain Of Salvation avec Falling Home : bien plus qu’un album de réarrangements acoustiques de chansons issues de leur répertoire passé et de reprises, c’est un véritable remodelage qui est opéré.

Gildenlöw nous parle de cette entreprise, qui symbolise l’état d’esprit sans barrière du combo, et qui intervient après une période de troubles en raison des problèmes de santé du frontman. Mais voilà, Pain Of Salvation est fin prêt à reprendre là où il s’était arrêté, avec son line-up encore tout frais, visant la suite de l’aventure qui risque bien de prendre encore un nouveau tournant.

« Je n’ai pas eu une aussi bonne impression à propos d’un line-up depuis vraiment très longtemps. On paraît être plus fort que jamais. »

Radio Metal : Plus tôt cette année tu as subi une série d’opérations après avoir contracté une infection de fasciite nécrosante. C’est d’ailleurs ce que Jeff Hanneman de Slayer avait contracté et qui l’avait empêché de jouer pendant ses dernières années. Ça a dû être effrayant ! Comment as-tu vécu cela ?

Daniel Gildenlöw (chant & guitare) : C’était effrayant, c’est certain, mais lorsque tu le traverses tu penses uniquement à survivre et t’en sortir. Ce n’est qu’avec le recul que tu te rends compte de ce que tu as traversé. Il y a un ou deux mois, il y a eu des moments où ça m’est revenu et j’ai été submergé d’émotion en repensant à ce que j’avais traversé. A l’époque c’était juste une question de survie, chaque jour [petits rires], sachant que tu as tes enfants et ta femme à la maison. C’était difficile pour nous tous. Des temps difficiles, c’est clair.

Était-ce une de ces expériences qui pourrait te pousser à reconsidérer les priorités dans ta vie et vivre à fond ?

[Il réfléchit et rigole] Je crois que j’ai essayé plusieurs fois d’en arriver à ce point de départ. Une fois que tu y es, tu as ce type de sentiment, que tu vas vraiment changer, mais je me souviens d’avoir déjà dit ça avant. Je ne m’attendais pas à ce que ça dure. J’ai vu tous ceux qui ont traversé ce genre de situation où tu ne peux pas t’empêcher de voir ta vie sous un autre jour, et j’en ai entendu tellement d’entre eux dire qu’ils vont tout changer et puis un an plus tard tout est de retour à la normale. Mais il est évident que tu emportes quelque chose avec toi et ça, bien sûr, c’est important.

Avec ce sérieux problème de santé, comment es-tu parvenu à travailler sur ce nouvel album acoustique avec Pain Of Salvation ?

Pendant ces mois il m’était totalement impossible de travailler. L’album était grosso-modo terminé. C’était presque agaçant : lorsque j’ai pu me poser pour essayer de commencer à travailleur un peu, vers la fin mai, presque six mois s’étaient écoulés depuis que j’ai été à l’hôpital et c’était la première fois que je pouvais ne serait-ce que m’assoir devant un ordinateur, et j’ai réalisé à quel point l’album était proche d’être entièrement bouclé dès la fin décembre lorsque j’ai arrêté pour faire un petit break pour Noël qui s’est finalement changé en six mois. Mais d’un autre côté, ça aurait été démoralisant d’ouvrir le projet à la fin mai pour se rendre compte qu’il restait encore beaucoup de boulot, donc j’étais à la fois content qu’il ne restait pas grand-chose à faire pour finaliser les dernières parties.

L’idée de Falling Home est venue lorsque tu as pensé à enregistrer un concert acoustique que le groupe a donné en Allemagne en 2012, mais apparemment ça n’a pas marché. Que s’est-il passé ?

Quelque chose n’allait pas avec… Je crois que c’était un problème de synchronisation entre différentes interfaces audio. La moitié des canaux n’avaient finalement pas été enregistrés. Il n’y avait donc rien à faire. On s’est senti vraiment mal sur le moment.

Tu as qualifié le travaillé réalisé sur Falling Home de « véritable challenge d’un bout à l’autre. » Dirais-tu que ça équivaut à la quantité de travail d’un album studio normal ?

Lorsque nous avons commencé à travailler dessus dans un environnement de studio, l’album au complet a pris une toute autre direction et a évolué vers quelque chose de totalement différent de ce petit truc facile que c’était supposé être au départ. Donc ouais, nous avons investi autant d’effort, de temps, d’énergie et d’amour là dedans que n’importe quel album studio normal. Bon, c’est un album studio, c’est juste que c’est acoustique et nous revisitons certaines vieilles chansons… Mais quiconque l’entendra se rendra compte à quel point il est unique et que ça ne se résume pas à de vieilles chansons revisitées.

Comment comparerais-tu Falling Home à l’album live 12 :5, qui était également constitué de réarrangements acoustiques de vos chansons ? Comment comparerais-tu l’approche des réarrangements entre les deux ?

Ce sont deux créatures différentes, je trouve, peut-être bien davantage différentes que ce que nous envisagions au départ. Tout d’abord, 12 :5 est un enregistrement live, ce qui est quelque chose de complètement différent. Lorsque tu enregistres en studio, tu as des possibilités totalement différentes pour obtenir le son que tu recherches. Je voulais obtenir quelque chose sans compromis et qui sonnait très chaleureux et analogique. Je ne voulais pas ce son acoustique typique avec ces guitares acoustiques clinquantes et, tu sais… Je voulais qu’il y ait des tripes et pouvoir botter le cul des gens, ce qui lui donne un feeling très différent de l’album 12 :5, c’est clair.

« Stress » semble débuter avec un clin d’œil au « Immigrant Song » de Led Zeppelin » joué à l’orgue Hammond façon Deep Purple…

[Rires] Ouais…

Était-ce là le but, en fait ?

Non ! Je ne m’en étais pas rendu compte ! Quelqu’un d’autre me l’a fait remarquer au cours d’une interview la semaine dernière. Je ne m’étais même pas rendu compte que c’est en fait la même mélodie. Je pense que nous voulions juste accentuer la quinte diminuée à la manière des années cinquante. Pour moi, ça sonnait plus comme un truc des années cinquante. Mais, ouais, c’était marrant de se rendre compte de ça. C’est une très bonne mélodie ; c’est une bonne chose, donc appelons simplement ça un hommage ! [Petits rires]

« De nos jours, il y a tellement… Je ne veux pas employer le terme ‘tricherie’ mais je dois le faire. […] Il n’y a vraiment aucun moyen, pas même dans le metal progressif, de différencier les mauvais des bons musiciens parce qu’il y a tant… Tu sais, le jeu est dissimulé. »

Vous avez une reprise en version jazz très osée du « Holy Diver » de Dio, avec quelques touches de reggae…

[Rires]

Comment en avez-vous eu l’idée ?

Le truc c’est que nous avons eu un certain nombre de traditions dans le groupe qui remontent aux premières années. A cette époque, lorsque nous étions vers la fin de l’adolescence et dans nos vingtaines, nous passions énormément d’heures en salle de répétition et, à un moment ou un autre, par ennui et parce que nous étions infatigables, nous commencions à jouer l’une des chansons avec un tempo extrêmement élevé, en la revisitant ainsi. Et cette tradition s’est avec les années changée en une autre tradition où, au lieu de ça, nous jouions les chansons avec un groove jazzy en shuffle, et je me souviens avoir joué la chanson « ! (Foreword) » issue de l’album Entropia avec un genre de groove et d’harmonie vocale jazzy en shuffle. C’est une tradition que l’on traine depuis un bon moment. Et il y a quelques années il nous a été demandé de participer à un événement local qui se passe ici dans notre ville. Ils font cette fête annuelle où ils invitent un certain nombre de groupes et d’artistes, et il y a un thème pour la soirée et le thème cette année était le metal des années 80. Il était donc assigné à chaque groupe et artiste un album duquel ils devaient reprendre trois chansons. Nous nous sommes retrouvés avec l’album Holy Diver de Dio, et nous en étions content, je veux dire que c’est un album avec lequel nous avons tous grandi et nous connaissions tous les chansons et tout. Je me suis dit qu’essayer ce genre de groove et d’harmonie vocale jazzy en shuffle sur cette chanson serait un truc marrant à faire. Surtout si tous les autres allaient jouer des reprises de metal typiques, ce serait sympa si un groupe de metal venait pour jouer une version jazzy de « Holy Diver ». Nous l’avons donc fait et j’ai aimé cette version. C’était en gros exactement le même arrangement que nous avons désormais sur l’album. En ayant joué cette chanson une fois dans un bar local en face de, soyons réalistes, un public pas mal éméché, sous des conditions très rudimentaires avec une scène ouverte et en y montant pour juste jouer trois chansons et repartir, je me suis dit que cette version méritait mieux que ça. Lorsque nous avons commencé à parler de ce concert acoustique, ça nous a paru naturel de dire : « Faisons ça à nouveau ! Nous avons fait du bon boulot avec ça ; faisons-le dans un autre contexte. » Naturellement, lorsque nous avons commencé à enregistrer l’album dans un environnement studio, ça paraissait encore mieux de faire ça, car nous pouvions faire bien plus comme nous le voulions pour le son et dans la manière de jouer. C’était donc un choix naturel.

On dirait en fait que vous voyez les chansons plutôt comme une sorte de pâte à modeler que vous pouvez malaxer et remodeler sous n’importe quelle forme…

C’était à peu près la même chose pour « Stress ». C’était l’une de ces chansons qui sont un peu comme la grande baleine blanche, c’était le Moby Dick [rires] pour ce qui est de ce groove en shuffle, car la chanson en elle-même ne se prête pas facilement à être jouée en shuffle. Toute la structure et les fondations de cette chanson sont composées de mesures cassées, de quintuplés et de différents rythmes joués sur différents instruments les uns par-dessus les autres, et essayer de tourner ça en shuffle sur le vif est très complexe [petits rires]. Nous en avions donc parlé plusieurs fois, plutôt pour rigoler parce qu’il était improbable de pouvoir réussir à en faire un shuffle, mais là nous nous sommes dit : « C’est le moment, faisons-le ! Prenons ‘Stress’ et faisons-en un shuffle ! » C’était je crois la dernière chanson qu’il restait que nous n’avions pas encore joué d’un bout à l’autre en shuffle. Je veux dire que nous avions même joué « Handfull Of Nothing » en shuffle en répétition.

Tu as déclaré que vous vouliez « cacher la mécanique sous le capot, pour ainsi dire. » Dirais-tu que faire de la démonstration technique trop évidente tend à distraire l’auditeur de l’essence même de la musique ?

Il n’y a rien de mal à faire de la démonstration si c’est ce que la chanson réclame. Je n’aime pas que ce soit fait dans le seul but de faire de la démonstration. En l’occurrence, je trouve que ce rendu de « Stress » est un bon exemple : il est bien plus complexe de la jouer comme ceci que de jouer la version originale. C’est donc une chanson très complexe mais la plupart des gens qui l’écouteront ne se diront pas de prime abord que tout ce que nous cherchons à faire c’est quelque chose de compliqué, ils verront d’abord l’humour et l’amour que nous avons pour cette manière de jouer la chanson. Pour moi, c’est comme ça que ce doit être. Il faut lui donner du contenu. Tu dois commencer avec le contenu et ce que tu veux exprimer, et ensuite tu peux ajouter quelle que soit la complexité nécessaire au rendu de la chanson sur laquelle tu travailles.

La reprise de Lou Reed « Perfect Day » tend à avoir un feeling similaire au « Hallelujah » de Leonard Cohen que vous avez repris par le passé. Est-ce que ces deux chansons ont un lien pour toi ?

Il y a un certain… Je ne sais pas, il y a… J’essaie de trouver le bon mot pour cette émotion… Il y a quelque chose de similaire d’un point de vue émotionnel… Ce genre de don de soi, d’une certaine manière… Comme le fait de s’abandonner à quelque chose mais le faire la tête haute. Je ne sais pas. J’imagine que c’est quelque chose qui les relient. Mais ça aussi c’était une coïncidence : on m’a demandé de la chanter à un mariage et j’ai vraiment aimé la chanson. Assez vite après l’avoir chanté au mariage, nous avons commencé à parler de ce concert acoustique et ça m’est venu assez naturellement en tête comme étant une chanson qui aurait du sens d’être reprise sur l’album.

La chanson « Ashes » est sans conteste votre grand classique. Est-ce qu’il y a une raison particulière pour son absence de Falling Home ?

[Petits rires] Je n’y ai pas pensé. Je suppose que ça doit arriver de temps en temps. Elle n’a pas été mise de côté volontairement. Je sais que nous avons joué avec lorsque nous avons commencé à parler de faire un concert acoustique. J’imagine que j’ai estimé ne pas avoir trouvé de manière naturelle et qui aurait du sens de faire cette chanson. Parce qui si nous avions dû ajouter cette chanson à l’album, il aurait fallu que nous retirions quelque chose d’autre, c’est toujours le dilemme quand on fait un album. Tout ce que tu rajoutes signifie que tu dois retirer autre chose. Je pense que cette fois-ci elle s’est perdue [petits rires] à cause des autres chansons que nous voulions faire.

« Je veux revenir aux sons plus heavy et trouver un moyen d’amener le son de Perfect Element et Remedy Lane dans une nouvelle ère. »

La chanson éponyme qui clôture l’album est une nouvelle chanson ; en gros c’est juste deux guitares et deux chanteurs. Est-ce juste toi et Ragnar Zolberg ?

Oui, exactement.

Est-ce que cette chanson a été écrite spécifiquement pour cet album ?

Non, nous l’avions écrite et enregistrée quelques mois plus tôt. A partir de toutes ces chansons que nous avions enregistrées, j’essayais de trouver le dénominateur commun, le sentiment qui englobait tout l’album. Je n’avais pas de titre pour l’album qui me satisfaisait et j’ai toujours envie d’avoir une chanson sur les albums qui soit celle autour de laquelle l’album tourne ou vers laquelle il mène, la chanson qui donne l’impression de rentrer à la maison. Et j’ai toujours le sentiment de naturellement avoir une de ces chansons. Je penchais vers « Perfect Day » mais j’avais encore l’impression que quelque chose manquait à l’album. Et j’en suis venu à penser à cette chanson que nous avions enregistré qui aurait tout aussi bien pu avoir été écrite pour l’album parce qu’elle est uniquement acoustique, avec seulement deux voix. Elle avait le titre parfait pour l’album également, donc j’ai appelé Ragnar et dit : « Que dirais-tu de la mettre sur l’album de Pain Of Salvation ? » et il a trouvé l’idée super. Voilà pourquoi nous l’avons fait. J’ai juste réduit un peu la réverbération pour que ça colle à l’album.

Est-ce que Ragnar est en fait devenu un membre permanent de Pain Of Salvation ?

Ouais, il est clairement un membre permanent du groupe.

Gustaf Hielm joue la basse à présent, et il a en fait déjà été dans le groupe à ses tout débuts. Qu’est-ce que ça fait de rejouer avec lui ?

C’est sympa. C’est pareil pour Daniel [Karlsson], D2, le claviériste, ils gravitent autour du groupe depuis 2007, donc il fait partie de la structure du groupe depuis longtemps aussi. Ça donne d’une certaine manière le sentiment d’un nouveau vieux groupe [petits rires]. Je n’ai pas eu une aussi bonne impression à propos d’un line-up depuis vraiment très longtemps. On paraît être plus fort que jamais. Tout le monde sait ce que c’est d’être dans l’industrie musicale et ce ne sont que des multi-instrumentistes qui ont tous commencé à s’intéresser à la musique à un très jeune âge. Il y a un feeling différent de celui que nous avons eu par le passé.

Depuis Road Salt Two les rangs du groupe ont changé et accueilli de nouveaux membres. Et un album acoustique n’est peut-être pas ce à quoi les gens auraient pu s’attendre pour être présenté au nouveau line-up. Mais dirais-tu qu’en fin de compte ça met mieux en avant les qualités des musiciens que tu as aujourd’hui qu’un album électrique normal, dans la mesure où tu ne peux pas te cacher dans un contexte acoustique ?

Ça se pourrait. Je veux dire que j’ai toujours enregistré les albums sans… [Il hésite] Tu sais, de nos jours, il y a tellement… Je ne veux pas employer le terme « tricherie » mais je dois le faire. On voit tellement souvent des grosses caisses samplées et des trucs quantifiés. Il n’y a vraiment aucun moyen, pas même dans le metal progressif, de différencier les mauvais des bons musiciens parce qu’il y a tant… Tu sais, le jeu est dissimulé. Il y a tant de couches de production de nos jours. Nous avons toujours enregistré ainsi, même nos albums électriques : nous ne quantifions pas, nous n’utilisons pas de batterie samplée, tout est ce que nous avons joué… Ça a toujours été comme ça, mais je suppose que pour les fans et les auditeurs il parait plus évident que ceci est, tu sais, vraiment joué. C’est le genre d’albums pour lesquels les gens se rendent compte plus facilement que c’est joué au naturel. Donc de ce point de vue, j’imagine que ouais, ce pourrait être une bonne introduction pour que les gens puissent voir ce que ces gars peuvent accomplir.

Au cours d’une interview précédente tu nous as dit à propos de l’orientation typée années 70 des deux albums Road Salt que tu vas « probablement en avoir ras-le-bol aussi et passer à autre chose. » Alors, est-ce que ça y est, tu en as ras-le-bol ? Penses-tu que le prochain Pain Of Salvation s’aventura à nouveau dans une autre direction ?

J’aime toujours le son des années 70 mais, ouais, comme je le prévoyais à ce stade, je ne veux pas rester là pour ce qui est du son de Pain Of Salvation. J’ai le sentiment d’en avoir fini avec ça. Je veux toujours conserver cette intensité et cette intimité, ou proximité si tu préfères, dans la musique et avec les instruments pour toutes productions qui se profilent sur notre horizon. Mais je veux revenir aux sons plus heavy et trouver un moyen d’amener le son de Perfect Element et Remedy Lane dans une nouvelle ère, trouver un nouvel habillage pour ça.

Est-ce que vous avez commencé à travailler sur le prochain album ? Quand peut-on s’attendre à le voir arriver ?

Nous prévoyons d’entrer en studio le second semestre de l’année prochaine. Donc Ragnar et moi allons commencer à jeter un œil sur toutes les idées que nous avons et ensuite commencer à travailler sur l’album. J’ai des tonnes et des tonnes d’idées, comme d’habitude. Ce n’est qu’une question de trouver lesquelles nous voudrons utiliser pour le prochain album, essayer de dénicher l’album dans la matière que nous avons.

En janvier 2013 tu as donné quelques concerts acoustiques avec Anneke Van Giersbergen où vous aviez recréé un salon sur scène. Comment cette idée a-t-elle germée ? C’est assez unique !

Nous parlions déjà de ça en 2010, je crois, et nous en avons à nouveau parlé pour les tournées Road Salt, mais nous nous sommes dit que ça ne collerait pas à ces tournées. Je me souviens d’être avec le gars du son et le gars des lumières, Barney, assis dans un café d’aéroport, en train de dessiner des brouillons d’un agencement de salon sur des nappes. Ça ne s’est pas fait pour les albums Road Salt mais lorsque nous avons commencé à parler de faire un enregistrement studio en acoustique, l’idée nous à frappé : « Nous faisons un album studio acoustique, nous devrions faire une tournée pour ça. » Et ensuite Barney a commencé à taper avec ses mains sur la table et a dit : « Et ce sera la tournée du salon ! » Ça nous est donc venu naturellement. C’est une idée que nous avions en fait en tête depuis quelques années. C’était la tournée idéale pour faire ça. Nous nous sommes vraiment amusés.

Ne souhaiterais-tu pas développer ta collaboration avec Anneke ?

Ouais, nous avons parlé de faire quelque chose ensemble, c’est certain. Nous verrons donc ce qu’il adviendra dans le futur. J’ai aussi apprécié Arstidir ; il y avait une bonne entente. C’était une super collaboration entre personnes et de styles de musiques, je trouve.

Interview réalisée par téléphone le 6 novembre 2014 par Metal’O Phil.
Retranscription, traduction, fiche de questions et introduction : Spaceman.

Site internet officiel de Pain Of Salvation : www.painofsalvation.com.



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