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Live Report   

Papa Roach à Paris : Un excellent concert, rien de plus.


Papa Roach et la France, une histoire gagnante assurément ! Novembre 2013, Trabendo complet. Janvier 2015, Trianon complet. Et une autre date est prévue le 16 novembre, à l’Olympia cette fois-ci. Cette année les fans de Jacoby Shaddix et sa bande seront donc comblés. Notons d’ailleurs au passage sur ce sujet que le public est très jeune ce soir. Son nouvel opus, F.E.A.R., à peine sorti, Papa Roach convie ces derniers dans cette belle salle de spectacle parisienne pour, à n’en pas douter, un concert bourré d’énergie. Dans leurs valises, les Américains amènent les jeunes japonais de Coldrain qui évoluent dans un registre souvent désigné comme post hardcore. Vous voilà bien avancés ? Disons qu’ils proposent un mélange de chants criés et clairs, de mélodies et de guitares lourdes. C’est plus clair ? Non ? Mettez-y du vôtre aussi ! Pensez Enter Shikari, Falling In Reverse, un zeste de metalcore et vous aurez une vue de ce que peut être la musique des Japonais.

Et en attendant de les découvrir tranquillement dans votre canapé, venez voir avec nous comment nos cinq gars ont ouvert cette date du Fear Everything And Rise Tour.

Artistes : Papa RoachColdrain
Date : 7 mars 2015
Salle : Trianon
Ville : Paris [75]

Coldrain

Les Japonais qui investissent la scène du Trianon à 19h30 reçoivent un bon accueil du public. Masato et sa bande proposent une prestation de qualité, énergique, soutenue par un son de très bonne facture. Le public, nombreux, motivé à la base, salue ce qu’il voit et ce qu’il entend. ‘Time Bomb’ secoue en effet la fosse tout comme ‘No Escape’ sur lesquels les spectateurs sautent. « You guys are fuckin beautiful » dira le chanteur qui précisera qu’il s’agit de leur troisième passage à Paris. Le mélange de gros son, de grosses voix et de mélodie réussit à toucher les fans présents. Toutefois le style assez basique des Japonais est à la mode oserons-nous dire et seuls le temps et le public diront si le groupe se détache de la mêlée. Côté public, nous avons déjà un petit indice ce soir. Il faut avouer que le combo a envoyé un bon coup de poing avec un Masato qui aura bien oeuvré pour qu’il atteigne les spectateurs. En trente minutes, le job est fait, la salle est chaude et déjà presque intégralement remplie, les spectateurs auront applaudi à chaque sollicitation. Cela promet pour la suite.

Jacoby de Papa Roach : la star de la soirée

Des « Papa Roach ! Papa Roach ! » résonnent dans un Trianon qui vient d’envoyer du Motörhead ; le public attend ses idoles et le montre. 20H45, les Américains entament leur prestation avec ‘F.E.A.R’ puis enchaînent avec ‘Getting Away With Murder’ avant de décocher leur imparable hit ‘Between Angels And Insects’ dans une salle déjà surchauffée. En trois titres, un immense flux d’énergie submerge le Trianon. Trois titres qui permettent à Jacoby Shaddix de mettre tout le monde d’accord : il a une présence impressionnante, occupe tout l’espace et s’impose en frontman incontestable. Et en bon frontman, il demandera un wall of death dès le troisième titre. L’introduction de ‘Harder Than A Coffin’, soutenue par les applaudissements du public, calme un instant les esprits avant que le riff acéré ne reprenne le dessus et que tout explose. Son chant rappé, ses passages saccadés en font un titre très intéressant que le public salue. Juché sur sa célèbre plateforme, Jacoby fait hurler les fans aux anges.

Le chanteur remercie les spectateurs, demande qui a le dernier album avant que le groupe ne lance ‘Broken As Me’. L’accueil du public montre que les fans adhèrent à la récente production des Américains. Sur scène, Jacoby attire donc tous les regards, assure son rôle de leader à 200%. Jerry Horton à la guitare et Tobin Esperance à la basse sont largement plus discrets, occupants leurs côtés. Trop en retrait peut-être, nous y reviendrons. Le public entonne spontanément des « Papa Roach ! Papa Roach ! » pendant les quelques secondes que le groupe met à lancer ‘Forever’. Le titre qui alterne calme et chaos est apprécié du Trianon ; en effet, le public soutient naturellement ce morceau de ses applaudissements et en chante les paroles.

Des musiciens discrets

Jacoby precise que le prochain morceau est très ancien, que le groupe ne l’a peut-être même jamais joué sur scène. Il s’agit de ‘Tight Rope’ dont le rythme reggae nous emmène dans une autre ambiance. Beau titre, plus tranquille, qui permettra de constater deux choses. Une, le public mange dans la main du chanteur ; il suffit de voir les fans lever et balancer les bras à l’invitation de Jacoby pour s’en convaincre. Deux, Jacoby a un sacré timbre de voix et un sacré coffre. Après avoir présenté Jerry qui décochera le solo du morceau, le chanteur fera à nouveau chanter la foule qui saluera avec force de bruit la rareté que lui offrent les Américains. ‘Kick In The Teeth’ secoue la foule, même le sol du Trianon bouge (vrai de vrai !) et Jacoby va dans les barrières de sécurité au plus prés de ses fans avant de nous livrer quelques clés sur son intimité. En effet, il précisera à la foule qu’il s’appelle Jacoby Shaddix, qu’il aime la nourriture mexicaine, les gros seins, les gros culs, sa femme, ses enfants et ce public. Il s’adressera aux spectateurs du balcon pour s’assurer que tout va bien aussi de ce côté-là.

Sur ‘Thrown Away’ morceau pas joué depuis des lustres dixit Jacoby lui-même, le chanteur jouera avec la foule la séparant virtuellement en deux, une moitié représentant son côté maléfique, l’autre représentant son bon côté. Le titre, très agressif, très rap et très apprécié du public. « Do we have warriors in the house ? » demande le maître de cérémonie qui ne relâche jamais la pression, debout sur sa plateforme, maintenant son public en éveil constant. Le titre ‘Warriors’ avec son refrain accrocheur, secoue la foule qui applaudit tandis que Jacoby saute encore et toujours. ‘Still Swinging’ remuera encore une fois le sol de ce Trianon qui tient toujours debout malgré la déferlante de ce soir. ‘LifeLine’ remporte également un gros succès mais il est déjà l’heure des rappels. ‘Last Resort’ ouvre le bal et montre à quel point ce soir de nombreux fans connaisseurs sont présents comme le public chante les paroles de ce titre à l’unisson. Impressionnant. Excellent passage de ce concert. Tout comme ‘Scars’ « Faites du bruit pour ColdRain ! Faites du bruit pour vous-mêmes ! Cela a été génial ! » s’écrie encore le chanteur avant de rappeler leur prochain passage à l’Olympia en novembre. ‘…To be Loved’ introduit par les célèbres « hey ho, let’s go » des Ramones montre que salle et groupe débordent encore d’énergie. Tellement débordante, cette énergie ira même jusqu’à secouer les charmantes serveuses du bar qui s’adonnent au headbanging derrière leur comptoir !

Le mot du concert : én-er-gie !

Décoiffante la prestation des Américains, même si un peu courte. Et qui fait du bien par où elle passe assurément. Toutefois, il n’y a rien eu de plus ce soir. Jacoby assure seul toute l’animation scénique et il le fait très bien, le problème n’est pas là. Le point qui pourrait être gênant, c’est que dans cette configuration, le reste du groupe est relégué au second rang. C’est peut-être dommage. Ensuite, il aura manqué un grain de folie qui aurait donné un supplément d’âme à la prestation. Au Trabendo, Jacoby n’avait pas hésité à aller à plusieurs reprises dans la foule, ajoutant justement ce truc en plus qui rend un concert plus exceptionnel qu’un autre. Peut-être les consignes de ce soir étaient différentes. Peut-être que Jacoby n’a pas senti le truc. Peut-être. Ce qui est sûr, ce soir, c’est que nous avons assisté à un excellent concert. Rien de plus. C’est déjà beaucoup !

Set List Coldrain :

The Revelation
Evolve
Six Feet Under
Time Bomb
The War Is On
Voiceless
No Escape

Setlist Papa Roach :

FEAR
Getting Away With Murder
Between Angels and Insects
Where Did The Angels Go
Harder Than A Coffin Nail
Blood Brothers
Broken As Me
Forever
Tight Rope
Kick In The Teeth
Hollywood Whore
Thrown Away
Warriors
Still Swinging
Lifeline

Rappels :

Last Resort
Scars
…To Be Loved

Live report : Lost (avec Philippe Dory).
Photos : Lost.

A voir également :

Galerie photos Papa Roach.
Galerie photos Coldrain.



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