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Live Report   

Papa Roach traverse les générations


Ce concert de Papa Roach aurait dû se tenir depuis bien longtemps. Ce soir-là, les Foo Fighters avaient leur Bercy, Marilyn Manson son Zénith, Deftones son Bataclan et Papa Roach son Olympia. C’était il y a deux ans et après les tragiques événements de Paris, tous ces concerts furent annulés. Petit à petit, les groupes sont revenus vers la Capitale et il était donc temps que le public prenne un coup de nostalgie avec les Américains de Papa Roach dans cette salle mythique qu’est l’Olympia.

Alors, pendant que Seether propose un set efficace au Bataclan et qu’Ultra Vomit se fait plaisir dans un Trianon complet (ah les concerts à Paris en octobre/novembre…), la file est également longue devant l’Olympia. Avec la sortie en mai dernier de son nouvel album, Crooked Teeth, Papa Roach revient à Paris avec la volonté d’en découdre. Comme au temps de ses jeunes années, mais avec cette fois une discographie plus variée qui aura en conséquence fait venir des publics différents.

Artistes : Papa RoachWaxx
Date : 13 octobre 2017
Salle : Olympia
Ville : Paris [75]

Waxx

À l’origine, nous devions avoir deux premières parties ce soir. Mais Frank Carter & The Rattlesnakes a malheureusement annulé sa venue à cause d’un souci personnel. Waxx se retrouve donc seul pour occuper un public parisien venu en nombre. Ce guitariste venant d’internet est surtout connu pour ses nombreuses participations dans différentes vidéos YouTube. Cette année, beaucoup parmi vous l’ont découvert grâce au Hellfest où il a filmé une reprise du tube d’Aerosmith « Walk This Way » dans le bus Gibson avec divers artistes qui a fait le buzz. Il y a quelques mois a vu le jour sa première chanson, courte et purement instrumentale. On pouvait donc bien se demander à quoi allait ressembler une prestation du jeune homme pour ouvrir Papa Roach. Et ce n’est donc pas seul que Waxx, réalisant par la même un rêve de beaucoup d’artistes, marchera sur ces mythiques planches. Un batteur, un chanteur et un DJ aux platines l’accompagne. Et pas n’importe quel DJ puisqu’il s’agit ici du DJ officiel du Hellfest : DJ Mike Rock. Waxx propose un set relativement original basé sur plusieurs reprises de classiques du metal (Metallica, RHCP, RATM…), des improvisations, sans oublier sa création originale avec laquelle il ouvrira le concert.

Le public est très énergique dès les premières notes et fait en sorte que Waxx garde un souvenir inoubliable de cette date. On a tout de même quelques regrets sur le set. Notamment que le talent du guitariste ne soit pas plus mis en avant avec des enchaînements de solos, le rendu donnant une sorte de melting pot qu’un DJ aurait finalement pu servir seul. On notera également un manque de communication envers le public (ni bonjour ni au revoir) mais Waxx a toutefois parfaitement fait le travail d’une première partie : à savoir chauffer le public. Ça bouge et ça crie, l’audience est donc prête pour Papa Roach.

Papa Roach

Il est l’heure. Un grand drap noir se dresse devant la scène pour cacher les préparatifs. Et quand le coup d’envoi est donné, Papa Roach débarque ! À partir de « Crooked Teeth », on est parti pour 1H30 de rage aussi bien sur scène que dans le public. Car la foule n’aura pas arrêté pendant le set de bouger et d’encourager le groupe à tout donner. Les Américains leur rendent bien avec « Getting Away With Murder », « She Loves Me Not », « Born For Greatness » ou « Traumatic ». Même le rappel est généreux avec cinq titres, dont « Blood Brothers », le fameux « Last Resort » et on finira par « …To Be Loved ». Au chant, Jacoby Shaddix se jette dans la foule pour ressentir au plus près l’amour de ses fans. Les musiciens sont concernés avec notamment un Jerry Horton dynamique à la guitare. La musique de Papa Roach est cathartique, aussi bien dans les paroles que dans les mélodies. Alors même si le fond peut paraître assez innocent et sans réelle profondeur, lorsque l’on regarde le visage des spectateurs, on ne peut que constater les sourires nombreux. On comprend alors que l’engouement autour de ce groupe est avant tout dû à sa communication joyeuse et sa capacité de filer la banane.

Véritable hériter de la musique américaine des années 90, Papa Roach est un mélange efficace de nu-metal, avec ses influences rap, et de mélodies très abordables. Cette accessibilité en rebutera encore certains mais la formation américaine s’en contrefiche puisque, vingt ans après son premier album, elle suscite toujours autant de ferveur comme l’aura montré l’Olympia copieusement garnie. D’autres artistes viendront se greffer à la soirée dans la setlist. Pendant « American Dreams », c’est en effet « Another Brick In The Wall » de Pink Floyd qui viendra faire chanter le public. Et pour parler à tout le monde, le groupe jouera même une reprise du célèbre titre de Blur, « Song 2 ».

Papa Roach

Mais le moment le plus marquant sera « Forever » que Papa Roach choisira de conclure avec « In The End » de Linkin Park, suivi d’un hommage à Chester Bennington. Un vrai moment d’émotion qui verra, par exemple, cette jeune fille blonde du balcon pleurer à chaudes larmes pendant qu’elle tentait de chanter… Difficile, en effet, d’être hermétique à ce qui s’est passé à cet instant magique. Papa Roach aura livré une prestation pleine de joie et de dynamisme devant un public qui connaissait pratiquement toutes les paroles sur le bout des doigts. Un très bon moment en somme.

Setlist Papa Roach :

Crooked Teeth
Getting Away With Murder
Between Angels And Insects
Face Everything And Rise
Geronimo
Born For Greatness
She Loves Me Not
Scars
Periscope
Gravity
Song 2
Traumatic
Forever
American Dreams
Lifeline
Help
Non Of The Above
Blood Brothers
Dead Cell
Last Resort
…To Be Loved

Report et photos : Matthis Van der meulen.



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