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CR De Festival   

Paris Extreme Fest samedi 27 Mars, Scène HardCore


Commençons par saluer Garance qui est à l’origine de cette belle initiative. Le festival en a proposé pour tous les goûts et tous les âges – imaginez l’écart entre un Discharge et un Dark Funeral – et a permis à nos oreilles de bien se déboucher pour profiter du chant des oiseaux revenus en ce tout jeune printemps.

« C’est pour nous, tous les styles sont les bienvenus » comme le clame le dos du tee-shirt du festival. Ce qui est vrai avec trois jours, trente groupes, trois scènes, une punk, une hardcore et une metal. C’est beaucoup. Trop ? Il est vrai que les premiers groupes ont joué devant plus de photographes que de public et que Arch Enemy a assuré sa prestation devant une salle qui s’était déjà vidée. Ils ont quand même commencé leur prestation dimanche soir à 23h45 !

Dernier point avant de renter dans le vif des prestations de chaque groupe, remarquons en toute objectivité que le public a été très calme le premier jour à part pour les têtes d’affiche, très violent sur la journée hardcore mais sans réelle émulsion globale et qu’il a fallu attendre la journée metal pour voir un public réveillé, réceptif et qui bougeait !

Paris Extreme Fest samedi 27 Mars, Scène HardCore

Lieu : Elysée Montmartre
Public : 800 à 1000 personnes

Reports : Lost

Photos Scène Hard core :

8Control – KnuckleDust – Skarhead – Stife – Agnostic Front : Lost

True Valiance – Primal Age – Devil Sold His Soul – TRC – Providence – Natsy – Do Or Die – The Arrs : Nicolas Gaire


8Control

Il est midi et c’est devant un nouveau parterre vide que les toulousains de 8Control ouvrent le bal de la journée hardcore. Le groupe existe depuis 1997 et sont manifestement plus tournés vers la scène que vers le studio. En effet, ils n’ont que trois réalisations à leur actif dont leur dernier EP trois titres, You Should Have Care en téléchargement gratuit. Car c’est leur credo aux toulousains de mettre leur musique à disposition gratuitement. Et côté musique, ils assurent pas mal avec un hardcore de bonne tenue, lourd et poisseux à souhait. Côté prestation, ils ne se démontent pas et Eric, le chanteur montre des vrais talents de leader, descendant dans le pit des photographes pour être en contact avec le public qu’il remercie d’être venu si tôt. Les autres membres du groupe ne sont pas en reste et se défoncent aussi pour marquer les esprits. Qu’ils se rassurent, c’est réussi. Ils auront même droit à quelques violent dancers ce qui ne sera pas le cas pour tout le monde. Leur créneau horaire est évidemment plus celui de l’amuse-gueule mais c’est vraiment quelque chose de très consistant tant musicalement que scéniquement que les hardcoreux de la ville rose nous auront servi pendant ces vingt minutes avec cinq titres très efficaces.


Primal Age

De Toulouse à Rouen, il n’y a qu’un pas et c’est au tour de Primal Age d’entrer dans l’arène. Pour faire les présentations, disons que les rouennais proposent une musique plus brutale, plus crade, un mélange de hardcore et de metal qu’ils ont immortalisé sur deux albums. Le chant de Didier tantôt guttural, tantôt hurlé voire strident est pour beaucoup dans la tessiture de la musique de Primal Age. On penserait presque à Randy Blythe de Lamb of God. Leur premier opus date de 1999 puis le groupe s’est arrêté avant de redémarrer au milieu des années 2000. Fin des présentations.
Leur passage au Paris Extrem Festival s’inscrit dans le Gearwheels Of Tour 2K10 qui les voit sillonner la France et l’Europe pour promouvoir leur album The GearWheels Of Time prévu pour Avril 2010. Le groupe exécute correctement ses morceaux. Didier bouge, se couche même sur les retours pour chanter. Thomas, un des guitaristes, assure un impact visuel indéniable avec ses dreadlocks et démontre une certaine attitude, une vraie présence sur scène. Sauf que le reste du groupe est trop discret et que leur set ne décolle pas. Comme s’ils avaient gardé le frein à main serré. Il n’y a même aucun violent dancer dans le pit. Pour du hardcore, c’est un signe que la sauce n’a pas pris.


True Valiance

Passer de la Normandie à Londres est d’une logique imparable et True Valiance démarre son show vers 13h10, heure de Paris. Andy, le chanteur, délivre un message pacifique en guise d’entrée en matière. Comme quoi la musique violente peut ne pas véhiculer un message de violence. L’Elysée se remplit doucement et avec la prestation des anglais, quelques violent dancers réapparaissent. Les cinq anglais existent depuis 2006 et ont dans leur besace un mini-cd, Hooked On Revenge, dont quasiment tous les titres seront joués ce soir. Ceci dit, le groupe attaque par deux reprises, l’une de Sentence et l’autre de Earth Crisis. Ils feront même un clin d’?il aux metalleux de Slayer. Mais malgré tout cela, la prestation reste moyenne et ne déclenche pas l’hystérie des foules. Musicalement, les anglais ne révolutionnent pas franchement le genre. C’est du hardcore, il n’y a aucun problème, bien exécuté mais sans touches qui permettent de garder leur prestation en mémoire. Mettons tout de même à leur crédit le retour des violent dancers dans la fosse. Il est 13h30 quand les anglais regagnent les loges.


Devil Sold His Soul

Nous restons en Angleterre pour un nouveau set de vingt minutes mais nous changeons de genre pour passer au screamo des Devil Sold His Soul. Arrêtons-nous un instant pour préciser que l’appellation screamo désigne un mélange emo et punk/hardcore pour obtenir une musique reprenant le lyrisme emo et le son dégueulasse du punk. Merci Maître Capelo. DSHS existe depuis 2004, a sorti l’album A Fragile Hope en 2007 et leur dernier méfait est un split album avec le groupe Tortuga qui date de 2009. La musique qu’ils proposent est clairement metal sans lien de prés ou de loin avec le hardcore. Les six anglais proposent des passages mélodiques, même atmosphériques parfois et le public n’est pas réceptif. Pour preuve, la foule est moins présente que pour le groupe précédent. Imaginez, il y a un clavier sur scène ! Le chant est éructé avec une voix éraillée haut perchée. Ce qui est gênant avec DSHS ce soir, c’est cette impression que Ed, le chanteur, met toute son énergie à sortir cette voix particulière et qu’il en oublie de mettre l’ambiance, de communiquer. Donc nous assistons à une nouvelle prestation live plus que moyenne et à une fin des plus bizarres : après la dernière note du dernier morceau, le groupe quitte la scène, sans au revoir, ni merde ni rien. Ils se barrent tout simplement. Etrange.


TRC

L’Angleterre reste à l’honneur avec les explosifs TRC, i.e The Revolution Continues. Et quand on dit explosif, avec TRC le mot prend tout son sens. Le set a du mal à démarrer, manifestement en raison de problèmes techniques, mais une fois démarré, il n’y a plus de retour arrière possible. Le groupe arrive en conquérant, contrairement aux précédents. Mené d’une voix de fer par ses deux chanteurs, il prend l’Elysée Montmartre d’assaut. Tout est monté d’un cran : le son est plus fort, la foule est plus compacte, plus agitée, la prestation plus percutante, la musique plus originale avec ces deux chanteurs au flot presque rap parfois. Chris et Anthony vont directement au contact des fans en descendant dans le pit des photographes. Anthony passera même un moment dans la fosse où les violent dancers sont revenus en nombre. D’ailleurs, il aura du mal à regagner la scène en raison des caissons que les chanteurs ont disposé sur scène pour prendre un peu de hauteur ! La musique est ultra lourde, ultra speed. Là, nous avons quelque chose de nouveau avec des solos assez heavy finalement. Thomas, le bassiste, ne porte-t-il pas un tee-shirt Megadeth ! Chris remercie le public en français et s’excuse en anglais de ne pas parler plus le français justement Il applaudit le festival et demande même au public d’applaudir Providence qui passe après. Sympa de soutenir nos frenchies. On en regrette que le temps imparti soit si court, vingt cinq minutes, tellement la prestation est énorme. Vous en voulez encore ? Précipitez-vous sur leur CD Destroy & Rebuild. Quant à ce soir, les groupes suivants vont vraiment devoir assurer !

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Providence

Assurer ? Cela ne pose pas vraiment de problème aux parisiens de Providence. Ces gars sont des brutes sur scène et offrent, comme souvent, une prestation qui décoiffe appuyée par leur hardcore au son puissant. Tous les musiciens donnent de leur corps et arpentent la scène pour fournir un set avec une grosse énergie. Ils sont tout sourire, nous emmènent dans leur liesse festive et bordélique et c’est bien agréable. TonR assure pleinement son rôle de leader et secoue le public. Il descendra même dans le pit pour être au contact des fans. Le public apprécie. Il faut dire que tous les ingrédients d’une bonne prestation de Providence sont là : la déconne et l’humour avec leur intro prolo ou leur clin d’?il au morceau Eye Of The Tiger de Survivor, l’énergie avec des musiciens qui ne se ménagent pas et ce côté appartenance avec l’envoi des flyers Paris Hardcore. Les anglais de TRC ont terminé vers 14h35, le set de Providence est plié à 15h15. Courte mais intense, leur prestation aura été un des bons moments du festival. Leur hardcore « déconne » fait vraiment mouche. Ils disent venir des bas-fonds crasseux de Paris et bien félicitons-nous qu’ils en soient sortis pour nous botter le cul !


Nasty

A 15h30, les belges de Nasty montent sur scène. Ils sont quatre, leur musique est lourde, sale, elle suinte en quelque sorte. La voix est très gutturale, on se rapproche du death. Musicalement, cela le fait plutôt bien avec des passages très lents, pesants. Matthi, le chanteur, assez bavard durant le set, met à l’aise le public en lui disant « Feel Free to Dance » (« N’hésitez pas à dancer »). Etonnante invitation dans ce contexte. A propos de danse, il y a toujours quelques violent dancers dans le public. Un public qui contient quelques fans du groupe qui chantent sans problème quand le chanteur leur tend le micro. Par contre, le bas blesse au niveau prestation et le contraste est d’autant plus marqué que les deux prestations précédentes ont été plus qu’agitées. Le chanteur a beau arpenter la scène de long en large, c’est sans grande étincelle, sans grand charisme. Et que dire du guitariste qui est resté tout le set durant le pied posé sur son retour ! A se demander même si son pied a bougé d’un millimètre. L’accroche du programme du festival indiquait que Nasty réduirait le pit en cendres. Ils terminent à 16h00 et force est de constater que le pit n’est pas en cendres. Dommage, la musique était là pourtant.


Do Or Die

Nous continuons notre visite du plat pays avec les belges francophones de Do Or Die. Autre formation à deux chanteurs, ils sévissent depuis 1999, ont livré cinq albums dont le dernier Pray for Them date de 2008. Le backdrop installé au fond de la scène en reprend d’ailleurs la pochette. Leur prestation démarre doucement en raison des derniers réglages techniques nécessaires. Il est 16h20 et leur musique d’introduction type Carmina Burana démarre mais une fois le groupe lancé, plus d’ambiguïtés, ce genre de fioritures grandiloquentes n’ont plus cours. Nous sommes dans de l’ultraviolent avec des voix stridentes, hurlées. Tout le groupe attaque et participe à la prestation. Manifestement, Chris, l’un des chanteurs, n’est pas satisfait de la réaction du public. « Allez, Paris, bougez-vous le cul, vous êtes en train de dormir ! » invective-t-il les fans. Et franchement, on ne peut que lui donner raison. La mollesse du public, aux violent dancers près, est vraiment étonnante aujourd’hui. Le chanteur croyait le public parisien plus actif que cela et ne se gêne pas pour le lui dire. Il le remerciera quand même car il rappelle que sans public, le groupe ne serait pas là. Sympas, avant leur dernier morceau, les belges demanderont de saluer The Arrs et Agnostic Front, les Parrains du hardcore. Finalement, le public se réveillera sur ce dernier morceau en formant un beau circle pit et saluera le groupe dont les efforts pour secouer le public auront finalement payés.


The Arrs

The Arrs débarque sur scène à 17h00 au milieu de ce plateau hardcore. Changement notable : les lumières sont plus élaborées que pour les combos précédents et l’utilisation de stroboscope ou d’effets de contre-jour renforcent l’impact visuel de la prestation. Assurément cette touche metal qu’apporte le groupe et qui veut qu’un concert soit autant un spectacle sonore que visuel. Comme à son habitude, The Arrs propose une prestation musclée menée tambour battant par son chanteur, Niko, toujours impressionnant de puissance et de percussion. Le groupe ne se laisse pas démonter par un public clairement plus clairsemé que précédemment ; Les fans de hardcore n’aimeraient-ils pas le metal ? Peu importe, The Arrs envoie la sauce et Niko coiffé de ses dreadlocks communique même avec les festivaliers malgré le peu de temps imparti et les exhorte au stage diving. Et comme l’a fait Do Or Die, il essaie de secouer ce public qu’il trouve particulièrement calme, mou et il ne se gêne pas non plus pour le lui dire. Sur scène, Paskual, guitare, et Jérôme, basse, imposent leur présence physique. Pierre, guitare, est plus discret. En sept morceaux majoritairement issus de Héros / Assassins complétés de titres de Trinité et de l’inévitable Passion, le groupe propose une prestation très enlevée qui verra Natha, le chanteur de Lokurah, les rejoindre pour assurer les ch?urs sur un titre. Au bout de trente minutes, Paskual, Pierre et Niko quittent la scène laissant Jérôme et Toki mettre le point final à ce concert qui aurait sûrement bénéficié d’un meilleur accueil lors de la journée Metal.


KnuckleDust

Aprés l’entracte, Kickback ayant été annulé, nous retournons en Angleterre et au hardcore pur et dur avec KnuckleDust. Ami lecteur, tu auras remarqué que KnuckleDust est le dixième groupe à se produire aujourd’hui et que pour l’instant nous n’avons vu aucun américain. Preuve est donc faite que ce style n’est plus qu’une affaire américaine. Pour en revenir aux anglais du moment, un point notable les concernant est qu’ils sont restés les quatre même membres depuis leur création en 1996. Pierre au chant, goguenard, amateur de Guinness et aux airs latinos, Wena, guitariste au physique imposant, Nic à la basse et Ray à la batterie ont sorti quatre opus dont le dernier, Promises comfort Fools, date de 2007. La pause n’a pas changé grand chose à la donne côté public qui a toujours du mal à exploser. Ceci dit, nous pouvons cette fois-ci nous poser la question côté groupe. Musicalement, leur hardcore aux relents punk ne révolutionne pas le genre même s’il tient la route. Mais Pierre, nonchalant, détaché ne fait pas monter la sauce non plus. Certes, il tend le micro aux fans qui ne se gênent pas pour chanter, certes il descend dans la fosse des violent dancer entraînant une nuée de fans qui l’assaille mais à part ces actes ponctuels, sur la durée du set, il ne se positionne pas en frontman. Même l’invité qui les rejoint sur scène, le chanteur de True Valiance semble-t-il, n’est pas clairement annoncé. Et c’est après une demi heure d’un set pas très convaincant que les anglais quittent l’Elysée.


Skarhead

Les américains de Skarhead démarrent leur prestation sur une petite guitare toute calme avant de balancer le gros son. Le premier titre est un instrumental qui plante le décor avant l’arrivée des deux chanteurs, Danny Diablo, barbu, sweet capuche et casquette, et son acolyte, Ceekay Jones, chapeau et tee-shirt « Paris je t’aime ». Ceekay finira torse-nu laissant découvrir le tatouage qui prend tout son dos : une magnifique tête de mort. Skarhead, side-project de Danny Diablo, existe depuis 1995 et revient en force et en forme avec un album au titre explicite « Drugs, Music & Sex » sorti en Novembre 2009. Le festival retrouve une prestation explosive et qui s’appuie sur une musique qui sort du lot, variée, qui flirte parfois avec le ska. Nous aurons même le droit à un petit passage des Cars, le groupe de Ric Ocasek. Les deux chanteurs occupent l’espace, les guitaristes nous offrent des duels inaudibles. Sur scène, c’est un peu le souk, Danny ne sachant plus très bien combien de morceaux restent à jouer mais cela donne une ambiance désordonnée sympa. A propos de désordre, le groupe prolonge son set malgré les signes de l’organisation. C’est fun et cela fout le souk. Fuck the rules, non ? Finalement, leur set se termine vers 20h20 au bout de trente-cinq minutes et on ne prend pas de risque à dire que Skarhead, dont les membres viennent de Brooklyn, New-York, mais aussi de Porto Rico, a quelque chose de plus que les autres. Les applaudissements du public sont d’ailleurs là pour l’attester.


Strife

Après une mise en place difficile au niveau derniers réglages, Strife débarque et balance son hardcore corrosif. Il est 20h35. Le premier titre n’est pas terminé que le chanteur Rick Rodney est déjà dans la fosse à faire chanter les fans. Le ton est donné, les rounds d’observation n’ont pas lieu d’être. Musicalement, là aussi, la chose est de qualité avec cette voix abrasive de Rick mais aussi les ambiances et les rythmes variés des différents morceaux. Le groupe n’a pas de nouvelle galette récente et base sa setlist sur son album de référence In This Defiance sans oublier Angermeans, son dernier de 2001, ou One Truth, son premier de 1994 dont le «Trough And Trough» clôturera leur set. Rick passera d’ailleurs ce dernier morceau dans la foule, porté même par la foule. Lui qui a assumé son rôle de frontman et qui sans en faire trop a imposé son charisme peut bien se reposer un peu, non ? Mais, le chanteur n’est pas le seul à porter la prestation du groupe. Le bassiste Chad est bien barré, se penchant au maximum sur la foule pour entrer au contact de ce public qui est clairement plus dense et plus réceptif. Les guitaristes sont aussi impliqués et invitent les fans au stage diving. Un seul stage diver réussira à passer à travers les mailles de la sécurité qui veille au grain. Rick remerciera le public et rappellera que l’on se fout de la forme et de la longueur de vos cheveux, que vous soyez hardcore, ou metal, « We are One ». Strife a reçu des applaudissements nourris et mérités pour une des belles prestations de cette journée.


Agnostic Front

Agnostic Front tourne et tourne encore et toujours. Nouveau Casino en tête d’affiche en Août dernier, Elysée Montmartre avec Biohazard en décembre 2009 et à nouveau l’Elysée ce soir en tête d’affiche dans le cadre du Paris Extreme Festival. Et bientôt le HellFest ! Croyez-vous que leurs fans se lasseraient ? Que nenni ! Ils répondent une nouvelle fois présents à l’appel des Parrains du hardcore new-yorkais. En fond de scène, le backdrop noir et blanc avec les rangers symbolise leur actualité et la réédition en vinyle de United Blood et de Victim in Pain, l’album de leur début qui fête ses vingt cinq ans. Et oui, vingt cinq ans que les vétérans Roger Miret et Vinnie Stigma sortent des albums et foulent les scènes du monde entier. Et pas uniquement de la Côte Est à la Côte Ouest. A tout seigneur, tout honneur, c’est par un titre de Victim In Pain que le groupe ouvre le bal, immédiatement suivi de «For My Family» de leur opus Warrior datant de 2007. D’un bout à l’autre de la discographie en quelque sorte. Dès ce deuxième morceau, le public est invité à chanter, public qui est enfin présent et qui réagit dès que Roger chante : « From the east coast to the west coats » ou qui forme le circle pit sur demande. Le schéma est connu, rodé mais efficace et apprécié. La setlist touche un peu à toutes les époques, alterne mid tempo ou titres plus speed. «Crucified» ou «Gotta Go» par exemple sont des moments forts avec un groupe qui envoie et un public qui reçoit. Vinnie avec son air goguenard et sa guitare camouflage en poussera même une petite. Roger avait prévenu le public avant de laisser son guitariste entonner une pauvre chanson : « Vous voulez une chanson pourrie ? ». Invité à applaudir et à lever les bras pour accompagner le guitariste dans son exercice, le public s’exécute avec joie. Roger présentera le groupe mais est-ce bien utile : Pokey à la batterie, Joseph James à la guitare, Mike Gallo à la basse et Vinnie à la guitare. Le groupe termine sur Addiction et aura montré que même si le hardcore est désormais international les maîtres du genre restent new-yorkais. Rendez-vous à Clisson !

A retenir pour aujourd’hui : TRC, Providence, Skarhead, Strife et Agnostic Front.




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