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Live Report   

Parisian Incantation


Le stoner instrumental n’est pas un genre qui fait des émules, alors quand la fine fleur du style se pointe à Paris, ça ne se refuse pas !

«You really got me…» Ca doit sûrement vous dire quelque chose… Des années après le succès du groupe de son père, The Kinks, Daniel Davies, tente l’aventure musicale avec son groupe, Year Long Disaster dans lequel on retrouve également, Rich Mullins bassiste de KTB.

Artistes:Karma To Burn-Yeah Right !!-A Year Long Disaster
Lieu :Paris (France)
Salle :Nouveau Casino
Date :02-04-2010
Public :environ 300 personnes


A Year Long Disaster

YLD verse dans un stoner qui sonne très rock. Les riffs bâtissent chaque chanson et en parallèle l’intensité se fait très présente dans le chant. Pourtant, lorsque le groupe arrive et commence à jouer sur scène, on peut sentir une certaine timidité, quelques instants de flottement, le temps de trouver sa place. Et tout doucement, Daniel Davies devient habité par son chant ardent qui regorge d’émotions pour ne plus faire qu’un avec sa guitare. C’est véritablement lui le centre d’attention, sans, cependant, oublier la section rythmique qui fait un excellent travail de fond.

Faisant la promotion de son second album, Black Magic All Mysteries Revealed sorti il y a peu. Une tendance discrètement affichée de prendre d’assaut les ondes ? Year Long Disaster devrait réussir son pari avec une base musicale intéressante.


Yeah Right!!!

La musique de Karma To Burn est assez particulière pour être reconnue à la première écoute. Son importance se fait donc immédiatement sentir chez Yeah Right!!!, groupe francilien qui s’essaie avec courage à cette catégorie du rock/metal. Les riffs reviennent à intervalles réguliers, la basse est lourde, la batterie efficace, et la voix sur la fin bien sentie. Les titres font référence à des personnages de fiction de cinéma (Sergent Elias, Private Luke Martin), il n’y a pas besoin de faire de discours entre les morceaux, la guitare parle pour elle-même.

Impossible donc de ne pas penser à KTB, il y a cependant ce petit côté rock plus prononcé notamment grâce à des riffs plus condensés. Sans doute pour avoir déjà fait la première partie de KTB, Yeah Right!!! bénéficie d’un accueil sympathique, mais la chaleur de leur musique y est aussi pour quelque chose. A suivre de près !

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Yeah Right!!!

Retour des ouest-Virginiens sur les terres françaises. Lorsque les portes ouvrent un peu après 19h, il n’y a pas foule. C’est au fur et à mesure de la soirée que le Nouveau Casino va gentiment se remplir jusqu’à obtenir une audience éclectique venue pour subir une onde de riffs plus groovy les uns que les autres.

Venu promouvoir la sortie de leur 4ème méfait, Appalachian Incantation (Napalm Records), on aura pu constater le premier effet « riff-cool » de KTB. La découverte des nouveaux morceaux – («41» et «Waiting For The Western World») – en live n’entache en rien le fait d’adhérer instantanément. Ces gars-là ont en eux le secret d’un stoner puissant, terriblement accrocheur qui provoque immédiatement un effet de circumduction contaminateur. Et le contraste est d’autant plus saisissant qu’il n’y a sur scène qu’un power-trio, pour le coup le terme leur sied bien, un veil ampli « Orange » (entre autres) et un backdrop. Rich Mullins, toujours à la basse, paraît être légèrement plus motivé que dans YLD, sa basse semblant être le prolongement naturel de ses doigts, il la fait résonner avec une lourdeur typique du style. Rob Oswald et son regard d’homme des cavernes illuminé frappe ses fûts avec une telle persuasion que même lorsqu’on connaît d’avance le coup de cymbale on peut exulter intérieurement !


Karma To Burn

Quant à William Mecum, et son profil de tout un chacun, il rappellera au public de temps à autre son contentement d’être à Paris, n’exprimera pas plus de joie extérieure, fixera sans arrêt l’ampli de gauche comme s’il avait peur que celui-ci déguerpisse, fera partager sa sueur aux premiers rangs en secouant sa tête sur ses riffs et donnera, au final, une prestation à l’image de sa musique. Le dialecte de KTB ne paie pas forcément de mine, quoique l’imagerie a toujours été inspirée et pourtant, il en ressort une force interne éruptive à l’instar des titres comme «35» qui clôt le concert, «19», «32», «20» et autres numéros gagnants principalement tirés de Wild Wonderful Purgatory (1999) et Almost Heathen (2001)


Karma To Burn

A noter enfin l’exécution du nouveau morceau Waiting for the Western World featuring Daniel Davies de Year Long Disaster. L’impression fait ressortir les adeptes de l’école stoner instrumental et ses opposants. La marque KTB est toujours là dans les riffs, mais le morceau en lui-même ne sera pas aussi intéressant sans le chant. Les deux sont donc essentiels… pour le dit-titre, pas forcément pour KTB, mais ça c’est une question de goût…



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