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Live Report   

Patrick Rondat vend son âme à Satan



Artistes : Patrick RondatSatan JokersDiesel Dust
Salle : Ninkasi Kao
Ville : Lyon
Date : 10-11-2009
Public : 300 personnes

Photos : Seb


I’m a poor lonesome cowboy…

Le concert débute donc avec les Diesel Dust qui jouent un gros hard rock bien efficace. Le public est bien présent, ce qui nous rassure, car le nombre de préventes annoncé était très faible (on parlait d’une petite centaine de personnes à peine). Il y a du monde sur scène : quatre guitares et même un harmonica ! L’ambiance est en adéquation avec le look des musiciens : des tatouages représentant des chefs indiens aux chapeaux de cowboys en passant par les traditionnels pantalons de cuir. On a l’impression de rouler à moto aux states ou d’être dans un bon bar de Cowboys. Côté musique, certaines chansons tiennent plus de la ballade de Bon Jovi, mais le public reste chaud malgré tout. Les quelques problèmes de justesse du chanteur n’altéreront pas la bonne humeur générale dégagée par le combo.


Patrick Rondat

Une heure après le début de la soirée, c’est Patrick Rondat qui monte sur scène. L’intro « Welcome To The Donkeys Island » retentit et le groupe attaque le premier morceau du dernier album en date. Patrick Rondat est le plus attendu de la soirée et beaucoup parmi les 300 personnes présentes ce soir se sont déplacés pour lui. Le guitar hero vient nous présenter son metal progressif ambiant, marqué par la technique de l’aller-retour. En plus des passages techniques, des montées et descentes de gammes au médiator, les aspects aériens et mélodiques propres au style de Rondat sont également présents. Sur scène, l’homme a su se créer un univers propre, notons que l’éclairage est en symbiose avec la musique. La setlist est aussi sans surprises : une majorité de titres d’An Ephemeral World (2004), suivis de l’épique « Amphibia », joué dans son intégralité.


Bon concert de la bande à Rondat

On sent les musiciens en parfaite osmose, tout le monde sourit et est parfaitement en place. Patrick laissera même ses compères faire la démonstration de leurs talents à plusieurs reprises sur le devant de la scène. Afin qu’ils puissent aussi avoir leur moment de gloire.

Le concert se termine avec « Burn Out », « Barbarians At The Gates » et « Vivaldi Tribute ». Les guitaristes les plus pointilleux auront noté quelques faiblesses techniques en fin de concert de la part de Monsieur Rondat. Notamment sur les parties en sweeping. Il sera malgré tout applaudi par tous pour la qualité artistique de ses compositions.

Setlist

Welcome To The Donkeys Island
Donkeys Island
Tethys
Ephemeral World
Born to Buy?
Amphibia (Part 1 à Part 6)
Burn Out
Barbarians At The Gates
Vivaldi Tribute



Satan Jokers en live

Nous manquerons malheureusement plus de la moitié du concert des Satan Jokers pour réaliser une interview d’un Patrick Rondat affable et sympathique. Il en profitera d’ailleurs pour faire un petit coucou à Metal’o Phil à l’antenne d’Anarchy X !

Satan Jokers est la réponse française au hard rock / heavy metal des années 80, quelque part entre Motörhead (pour la musique) et Judas Priest (pour la voix). Le groupe en fait beaucoup, particulièrement Renaud Hantson (chant) et Pascal Mulot (basse). Le chanteur communique avec le public, lance quelques vannes, et fait preuve d’auto-dérision après s’être trompé dans les paroles : « J’ai honte de me tromper parce que là, devant, y’a un gars qui chante toutes nos chansons par c?ur depuis le début du concert !». Renaud évoquera le passé controversé du groupe et avoue qu’ils avaient pris le melon à la fin des années 80…

Le groupe est très rodé (sauf pour les paroles visiblement !) et, même si parfois Pascal Mulot en fait parfois trop (il est très en avant dans le mix), la prestation des Satan Jokers est vraiment convaincante.

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Renaud Hantson

Le trio « Silicone Baby », « Professionnelle », qui parle de sexe virtuel et enfin « L’Enfer C’Est Ici/Dictacteur/Guerilla/L’Enfer C’Est Ici (final) » (qui donnera d’ailleurs l’occasion à Renaud de lancer une pique à Nicolas Sarkozy que le public ne relèvera pas…) passe comme une lettre à la poste.

Le concert se termine par un b?uf dantesque avec Rondat et ses musiciens sur trois reprises : « Purple Haze » (Hendrix) sur lequel Renaud prendra les baguettes tout en continuant à chanter, « Knockin’ On Heaven’s Door » (Dylan) et enfin « Breaking The Law » (Judas Priest).

Concert au final très sympathique où régnait la bonne humeur et le professionnalisme ! A revoir.


It’s A Jam !
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