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Live Report   

PAUL GILBERT AU NINKASI KAO DE LYON


Artiste : Paul Gilbert
Lieu : Lyon (France)
Salle : Ninkasi
Organisateur : Eldorado
Date : 07-11-2008
Public : 400 personnes environ


Paul Gilbert, un formidable guitariste !

Le best of de Paul Gilbert sorti en 2003 s’intitulait « Paul The Young Dude ». Voila ainsi le guitariste fort bien résumé. Paul, c’est un gamin, un gosse, un môme, un sale morveux. Paul est sur scène comme dans une cour de récré. Paul, c’est le leader d’une petite bande de copains prêts à faire les 400 coups et amuser les camarades de classe.

Justement, voici notre petit Paul qui débarque accompagné de sa troupe, le sourire fier. Il affiche l’attitude de l’élève se produisant devant les parents d’élèves au spectacle de fin année. Il va enfin prouver que, lui, c’est un « artiste » môssieur ! Que les maths, l’histoire ou la géographie ce n’est pas son truc. Lui, son truc c’est faire le pitre devant l’assistance.


Monsieur Paul Gilbert !

Malgré une discographie bien fournie, Get Out Of My Yard, sorti en 2006, était le tout premier album entièrement instrument de Paul Gilbert. Il faut croire qu’il a pris son pied avec ce dernier puisque très vite il remet le couvert avec Silence Followed By A Deafening Roar, ici encore entièrement instrumental. Il était donc normal de s’attendre de cette tournée à des shows très orientés guitare et donc plutôt conventionnels de la part d’un guitar hero. Mais ceci est sans compter sur le fait que Paul Gilbert n’a rien de conventionnel. Il va une nouvelle fois nous le prouver ce soir.

Ce n’est pas vraiment une surprise, mais la première partie sera uniquement instrumentale, faisant la part belle aux deux derniers opus. Quel plaisir de se délecter de ces jams endiablés ! Il va sans dire que le petit virtuose a su admirablement s’entourer. Un bassiste proprement hallucinant de technique ; un partenaire avec qui Paul semble prendre beaucoup de plaisir à partager le devant de la scène. Un batteur au groove imparable. Une claviériste qui n’est autre que la femme du chef et qui le seconde à merveille. Il est d’ailleurs amusant de voir le guitariste les yeux remplis d’admiration lorsque celle-ci s’exécute en solo et rire comme un benêt pendant ses impressionnantes envolées mélodiques. Le couple gratifiera d’ailleurs l’assistance d’un petit moment de douceur tout en volupté avec la « Suite Modale ». D’ailleurs, dans cette première partie de concert, tous les grands moments des deux derniers albums y passent (« Hurry Up », « Norwegian Cowbell », « The Gargoyle », etc.). Paul en profite également pour ressortir certains morceaux instrumentaux des précédents opus tels que le terrifiant « Jackhammer » affublé de son traditionnel solo de batterie et le groovy « Burning Organ » où chaque musicien s’en donne à c?ur joie. Ce premier set s’achève sur l’imparable « Technical Difficulties », une des trois bombes de Racer X interprétés ce soir.


Silence Followed By A Deafening Roar

C’est après quelques minutes de rappel que le second set démarre en trombe sur « Green Tinted Sixties Mind », une reprise de Mr. Big que personne n’osait espérer. Même si Paul Gilbert n’est pas Eric Martin, force est de constater que « ça le fait grave ! » Particulièrement avec les ch?urs de ces acolytes impressionnants de justesse. S’ensuit une reprise du « Red House » de Jimi Hendrix : assurément le moment fort du concert. Une interprétation sans faille, que ce soit à la guitare comme au chant, suintant le feeling, dans une ambiance intimiste teintée de rouge. Quel bel hommage rendu à ce guitariste qui reste, encore à ce jour, une des plus grandes idoles de Paul. Le concert se clôt sur deux titres rock au rythme on ne peu plus infectieux : Mr. Skin, un classique du groupe Spirit, et l’inévitable tube « Down To Mexico ». Paul en profitera d’ailleurs pour narrer à l’assistance ses souvenirs d’enfance, lorsqu’alors âgé de 7ans, il se mit à taper le rythme comme un fou dans la camionnette de son père sur le titre de Spirit diffusé à la radio. A croire qu’il n’a pas grandi depuis cette époque. Tout compte fait, il apparaît clairement, et particulièrement au cours de ce second set, que malgré des prouesses techniques hallucinantes, la musique proposée par ce « jeune mec » reste légère, foncièrement rock et, avant toutes choses, extrêmement fun.


Paul Gilbert aime rire, son public aussi !

Avant de quitter la scène, les musiciens saluent le public et Paul s’adonne au traditionnel lancé de médiators. Manque de bol, un de ceux-ci se retrouve à voler à l’envers pour atterrir sur scène aux pieds du guitariste ; le voilà alors bêtement reparti dans un fou rire…

Paul Gilbert : assurément le parfait anti dépresseur.

Setlist :

Hurry Up
The Curse Of Castle Dragon
Silence Followed By A Deafening Roar
Eudaimonia Overture
Norwegian Cowbell
Scarified (Racer X cover)
Suite Modale
The Gargoyle
I Cannot Tell A Lie
Jackhammer
Bronx 1971
Burning Organ
Technical Difficulties (Racer X cover)
Green Tinted Sixties Mind (Mr. Big cover)
Red House (Jimi Hendrix cover)
Viking Kong (Racer X cover)
Mr. Skin (Spirit cover)
Down To Mexico



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