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Chronique   

Pestilence – Obsideo


Quel remue-ménage dans les rangs de Pestilence depuis sa reformation il y a quatre ans ! En même temps, le groupe hollandais n’a jamais brillé par la stabilité de son line-up, et qu’importe, Patrick Mameli a toujours été là en capitaine, orientant le navire, lui donnant un cap, assisté de son fidèle second, l’autre Patrick. Et preuve que la barre est bien tenue : Pestilence en est déjà à son troisième album en seulement quatre ans. Et Pestilence continue sa progression – ou évolution, c’est selon. Beaucoup de fans old-school de la première moitié de carrière auront sans doute du mal à parler de « progrès » à l’écoute d’Obsideo.

Les finesses et la dynamique progressive de Testimony Of The Ancients et Sphere ne sont définitivement plus à l’ordre du jour. Pestilence reprend ici son escalade de la violence. Un renvoi à la brutalité de Malleus Maleficarum, en quelques sortes, même si la forme et le fond ont davantage les caractéristiques de notre époque. A commencer par les quelques arrangements synthétiques qui ont pris un coup de jeune. Mais aussi et surtout par l’utilisation de guitares huit cordes, instrument mis à la mode par Meshuggah (même si Mameli se défendra de ne serait-ce que connaître le groupe). Un moyen pour Pestilence d’élever le niveau de la lourdeur et de l’agression. Autant le dire, Obsideo pèse sur l’estomac à son écoute, prenant la forme d’un death technique un peu bas du front. Autant le groupe se montre toujours sophistiqué dans sa maîtrise et sa technique, autant il se montre primaire dans ses intentions. Et les sonorités djent, apportées de facto par ces rythmiques martelées sur la huitième corde, ne manqueront par de hérisser les poils des plus hermétiques à cette « dérive » moderne.

Pestilence n’en conserve pas moins certains atouts, comme ces plans ébouriffants de technique, ces riffs dissonants, ces solos jazzy et ces ambiances ésotériques mystérieuses. Et puis Mameli rappelle une fois de plus à notre bon souvenir qu’un bon chant death est avant tout un chant éructé, si ce n’est vomi. Mais voilà, certains préféreront avaler cet album par petites bouchées pour éviter d’endurer des lourdeurs voire une indigestion.

Ci-dessous le titre « Necro Morph » :

Album Obsideo, sortie le 12 novembre 2013 chez Candlelight Records



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