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Éditorial   

Pete Way : l’OVNI parti vers les étoiles


Et la longue liste de la grande faucheuse continue de défiler… Cette fois-ci, il s’agit d’une légende du rock, tout simplement. Cette fois-ci, c’est Pete Way, légendaire bassiste survolté d’UFO qui s’en est allé. Le vieil adage sex, drugs and rock n’ roll n’aura jamais eu autant de sens qu’à travers ce grand bonhomme à la dégaine voûtée martelant sa basse Gibson Thunderbird portée à la hauteur des genoux, toujours vêtu de fringues à rayures, damiers et autre. Tout un concept repris par d’autres, comme Steve Harris ou Nikki Sixx, qui auront su repérer le potentiel scénique du personnage. Un musicien reconnu et respecté par tout le monde du hard rock/heavy metal pour ce qu’il aura apporté à la musique en général. Ce gars restera une icône.

Un passé glorieux à travers les albums d’UFO de la première époque space rock, puis de ceux qui deviendront des classiques comme Phenomenon (1974) jusqu’au live mythique Strangers In The Night (1979), avant de quitter le groupe trois albums plus tard, Pete ne supportant pas les claviers et le saxophone d’un Neil Carter fraîchement embarqué dans l’OVNI et pourtant talentueux. UFO ne survivra pas très longtemps sans lui, juste le temps de deux albums.

Et là tout va très vite. Fin 1982, il se lance dans un projet avec le glorieux ex-pistolero de Motörhead « Fast » Eddie Clarke et ils nomment leur projet efficacement Fastway. Des blocages dus à son contrat avec Chrysalis l’empêchent de développer l’association et il finit par quitter Eddie Clarke en lui laissant le nom du groupe. Pete a aussi le temps de coproduire le premier album d’un groupe new-yorkais haut en couleur et très énergique qui écume les clubs de la ville depuis près de dix ans, Twisted Sister. Le pied à l’étrier pour un groupe qui fera parler de lui pendant un moment. Il embarque ensuite avec Ozzy Osbourne durant la tournée Diary Of A Madman pour dépanner son pote en rade de bassiste. Son inimitié avec Tommy Aldridge aura raison de cette association surprenante.

Pete décide alors de monter un nouveau combo sous son propre nom, enfin presque, Waysted le bien nommé. Quatre albums dont un EP sortis dans les années 80 avant une reformation dans le début des années 2000. Les changements de line-up vont être encore plus fréquents que dans Rainbow mais le groupe verra défiler de grands noms comme Paul Raymond, Andy Parker, Paul Chapman et se fera remarquer par la découverte d’un chanteur hors pair, l’Ecossais Fin Muir. A ce titre, l’album The Good, The Bad And The Waysted (1985) reste un monument du rock.

La suite se fera par la reformation d’UFO en 1995 (si on omet la semi-reformation sur High Stakes & Dangerous Men) avec un Walk On Water à la hauteur des attentes et grâce à l’alignement des planètes favorable au retour de l’équipage ayant donné ses lettres de noblesse à l’époque bénie de la fin de Seventies, Michael Schenker en tête. Il quittera de nouveau son groupe de cœur une dizaine d’années plus tard. Ne pas omettre le projet Mogg/Way qui produira deux albums hautement recommandables à la fin des années 90 et qui mettra en avant l’association de ces deux vieux briscards avec d’autres anciens mercenaires aguerris, mais aussi avec de jeunes talents de la guitare comme George Bellas et Jeff Kollman. Du très bon.

Ensuite les ennuis de santé commencent car le corps commence à réagir à tous ces excès de vie. Le poids du gaillard joue au yoyo (cette photo à l’arrière de Edge Of The World de Mogg/Way !). Problèmes au foie puis à la prostate et malheureusement cet accident aux conséquences fatales. Quelques apparitions scéniques et un album avec Schenker, une bataille juridique avec Fin Muir autour de la propriété du nom Waysted feront encore parler de lui.

Pete a brûlé la vie de toutes les manières excessives possibles, c’était sa manière irraisonnable d’exister. Pour l’anecdote, il rencontrera Bon Scott, un autre grand buveur devant l’Eternel, la nuit de sa propre mort à Londres le 19 février 1980, non sans avoir descendu quelques verres avec lui et Paul Chapman lors de cette nuit maudite.

Il va y avoir bientôt plus de stars du rock là-haut qu’en ce bas monde…

Pete Way est mort ? Non, c’est une erreur, Pete Way est immortel car son œuvre est inoubliable et continuera longtemps à tourner sur les platines.

Merci Pete.



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  • « Pour l’anecdote, il rencontrera Bon Scott, un autre grand buveur devant l’Eternel, la nuit de sa propre mort à Londres le 19 février 1980 »

    Je vais être tatillon mais dans cette phrase on parle de la mort de Pete, pas de celle de Bon.

    « … la nuit même de la mort de ce dernier » serait plus correct 😉

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