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Interview   

Peter & Sebastian Tägtgren : extraterrestres de père en fils


Peter & Sebastian TägtgrenVendredi dernier nous étions au Nancy On The Rocks, où se produisaient notamment Max et Iggor Cavalera, Apocalyptica, Lordi mais également Pain. Nous avons justement pu croiser Peter Tägtgren et son fils Sebastian (sur la photo ci-contre lorsqu’il était tout petit), qui suit désormais son père en tournée, non seulement en tant que membre de la tribu Tägtgren, mais également en tant que batteur de Pain. En effet, comme nous l’évoquions déjà en août, c’est lui qui a enregistré Coming Home, le dernier opus du combo.

Voici donc une petite interview express à la bonne franquette avec le père et le fils pour, à la fois, présenter ce dernier, qui n’est certes pas encore très rodé à l’exercice, et pour lancer le premier sur un sujet qu’il affectionne particulièrement : les aliens et autres théories farfelues.

Sebastian Tägtgren

« Sur les trois ou quatre dernières tournées que j’ai faites, j’ai beaucoup arrêté de boire […] et maintenant c’est plutôt lui que je dois freiner ! »

Sebastian, tu as enregistré la batterie sur le dernier album de Pain, tu joues également de la batterie sur la tournée actuelle, et tu as écrit une chanson avec Peter sur le dernier album d’Hypocrisy en 2013. Mais tu as également tes propres projets. Peux-tu nous parler un peu de ta carrière personnelle, pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Sebastian Tägtgren (batterie) : A la maison, je suis professeur de batterie, là où j’habite. Et j’ai également un groupe qui s’appelle Triad Of Madness, mais nous n’avons encore rien sorti, mais nous le ferons, dès que possible, quand je rentrerai de cette tournée. Et… Que dire d’autre ?

Peter Tägtgren (chant & guitare) : Jouer de la batterie, jouer de la batterie, jouer de la batterie ! [Petits rires] C’est ce qu’il fait !

Tu avais un groupe du nom d’Infestation, est-ce toujours d’actualité ?

Sebastian : Ouais, il y a quelques temps ! Non, ce n’est plus d’actualité, c’était il y a longtemps ! [Petits rires]

Je sais que tu as été très influencé par Joey Jordison. Peux-tu nous parler de tes autres influences ?

[Réfléchit] Ça change quasiment tout le temps [petits rires]. J’écoute énormément de groupes différents, mais dernièrement c’est essentiellement du death metal technique et autres, des groupes comme Necrophagist et Obscura, Cattle Decapitation, des trucs de ce genre.

Qu’est-ce que ça te fait de travailler avec ton père, ça ne t’a pas fait trop bizarre au départ ?

Non, je ne pense pas que ça fasse bizarre.

Peter : Non.

Sebastian : Ça m’a semblé plutôt naturel [petits rires].

Peter : Ouais, parce que nous avons tellement travaillé ensemble sur le nouvel album de Pain, donc c’est… Tu sais, c’est ce que nous faisons, je suppose !

Et aussi, puisque tu es musicien depuis avant même qu’il soit né, il a toujours connu ce style de vie…

Ouais, il a grandi avec beaucoup de musique. Donc il était libre de choisir ce qu’il voulait. Donc il a commencé à choisir qu’il voulait jouer de la batterie. Il a commencé sur ma batterie, et ensuite je lui ai acheté un petit kit, enfin, pas un petit kit, mais un kit bon marché, pour voir s’il allait approfondir ou pas. Et ensuite quand j’ai vu qu’il s’y consacrait beaucoup, je lui ai acheté un vrai bon kit. Et il a toujours continué depuis !

En studio, comme tu nous l’as dit dans une précédente interview, c’était assez pratique que ce soit lui qui enregistre la batterie. Etait-ce vraiment le facteur clé de la décision ?

A la fois oui et non. Tout d’abord, il est prêt. Il est prêt à le faire. Donc j’ai pensé que c’était une bonne occasion pour lui d’être lancé. Et aussi, ouais, c’est pratique, parce qu’il a probablement entendu les chansons presque autant que moi, parce que je les joue toujours quand je les écris, donc il les entend tout le temps. Donc c’était très facile, alors que David [Wallin, qui a enregistré et tourné avec Pain récemment] ne les avait pas entendues du tout, parce qu’il vit loin de nous. Je ne savais pas quand les prises batterie se feraient, je les décalais plus ou moins tout le temps, au mois prochain, puis le mois prochain, puis le mois prochain, parce que je n’étais pas vraiment prêt. Donc il se tenait prêt, en quelque sorte, ce qui est pratique.

Est-ce que le fait d’avoir Sebastian avec toi t’a fait écrire différemment ?

[Réfléchit] Non, pas vraiment. Je pense que l’album est de toute façon un peu différent. Et je pense que c’est simplement venu naturellement, tout du moins de mon côté. Et le jeu de Sebastian là-dedans, peut-être que je le… pas que je le retenais, mais j’essayais de le faire jouer de manière plus professionnelle, etc., et ensuite ne pas faire trop de choses. Je veux dire que tu peux entendre la différence dans l’album, c’est une question d’être professionnel en studio, et laisser la musique parler d’elle-même ! Et en live, donne tout !

Même si David a fait un super boulot avec Pain, Sebastian, tu as vraiment amélioré les chansons de l’album, y compris les anciennes chansons, sur cette tournée.

Sebastian : Merci !

Peter : Ouais, c’est ce que je pense aussi. C’est un peu plus moderne, je pense. C’est pas de la musique de vieillards !

Est-ce que ça change quelque chose en tournée, pour toi, d’avoir ton fils avec toi sur la route ?

Sur les trois ou quatre dernières tournées que j’ai faites, j’ai beaucoup arrêté de boire. Je veux dire, je n’ai pas complètement arrêté, mais au lieu de boire six jours par semaine et d’être sobre une journée, c’est l’inverse. Peut-être que je bois juste une fois par semaine, et ensuite je me détends simplement. Donc c’est facile, tu sais, et maintenant c’est plutôt lui que je dois freiner !

Sebastian : [Rires]

Peter : Parce qu’il pense que c’est tout le temps amusant !

Ouais, il découvre ce monde là ! Est-ce la première fois que tu prends part à une aussi grosse tournée ?

Sebastian : Ouais ! Et jusqu’ici c’est… c’est super ! [Petits rires] J’aime vraiment ça.

Est-ce que ça a confirmé ton envie de faire ça toute ta vie ?

Ouais !

Peter Tägtgren

« J’en avais un peu marre des trucs typiques de death metal qui se faisaient. Donc j’ai commencé à parler de dimensions et de trucs comme ça. »

Je voulais également parler un peu de ta passion pour les aliens, etc. Parce que tu as énormément écrit à ce propos avec Hypocrisy (“Roswell 47”, “Abducted”, “The Arrival”…). Est-ce que c’était un exutoire en quelque sorte ?

Peter : J’en avais un peu marre des trucs typiques de death metal qui se faisaient. Donc j’ai commencé à parler de dimensions et de trucs comme ça, et ouais, toutes sortes de trucs fous, sur l’album The Fourth Dimension, déjà. Parce qu’après le premier chanteur [Magnus Bruberg] qui a fait deux albums, qui avaient beaucoup d’influences sataniques etc., j’étais plus genre : « Il a dit ce qui devait être dit, maintenant il faut que je fasse autre chose. »

C’est presque la première fois que tu écris sur ce genre de thème avec Pain…

Seulement sur une chanson ! Ouais, mais c’était une histoire tellement passionnante, donc il fallait que j’en parle. Je ne pouvais pas attendre Hypocrisy, le prochain album. Donc j’étais là, « il faut que j’écrive là-dessus », parce que je pensais que c’était une théorie intéressante. Ça ne veut pas dire que ce soit vrai ou non, mais c’est… comme pour ceux qui lisent Le Seigneur Des Anneaux ou quelque chose comme ça ! Ça t’ouvre juste un peu l’esprit.

J’ai entendu que la CIA ou le FBI auraient des camps d’entraînement sur la lune et sur Mars…

Non, c’est la Marine. Mais ouais, c’est ce qu’ils disent. Il y a tellement de… Tu dois filtrer pas mal de conneries, bien sûr. Mais ne serait-ce pas fantastique si nous avions été là-bas depuis 1940 ? Et ils parlent toujours des nazis qui auraient fondé une civilisation dissidente, ce qui veut dire qu’ils se seraient séparés des nazis que nous avons connus. Les scientifiques nazis seraient partis au Pôle Sud et au Pôle Nord, pour travailler sur de la technologie. Et il a été dit que vers la fin des années 1800, en 1890 ou quoi, il y avait une femme qui était télépathe et [petits rires] pour une quelconque raison elle a accédé à toute cette technologie et l’a présentée aux scientifiques allemands, et ensuite bien sûr, ils sont devenus les nazis dans les années 1930 et tout ce truc, et bla-bla-bla, et ça s’est développé. C’est une super histoire ! Si c’est vrai ou pas, je n’en sais rien.

Ouais, on ne peut jamais savoir !

Non, enfin, peut-être qu’on saura bientôt, je ne sais pas.

Mais c’est toujours intéressant de lire des choses, et ensuite tu t’en fais ta propre idée.

Ouais, il y beaucoup de choses qu’il faut prendre avec des pincettes, parce que beaucoup de trucs sont juste des conneries !

Certains disent que la plupart des technologies que nous avons pourraient être héritées des aliens, est-ce que tu crois à ce genre de trucs ?

[Réfléchit] Oui et non. Mais, je veux dire, il y a aussi tout un débat sur une civilisation à l’intérieur de la Terre, qui serait des milliers d’années en avance sur nous – ce n’est pas une théorie. Genre, il y a des terriens normaux, mais qui ont décidé de vivre dans des cavernes [lumineuses]. C’est vraiment dingue, si je l’explique ! Mais certains disent qu’il y a un petit soleil à l’intérieur du centre de la Terre, et tout vit autour de ce soleil, à l’intérieur. Et ils sont des milliers d’années en avance sur nous. Donc je ne sais pas… Je te raconte juste ce que j’entends toujours !

Interview réalisée en face à face le 4 novembre 2016 par Aline Meyer.
Retranscription et traduction : Aline Meyer.
Introduction : Nicolas Gricourt.

Site internet officiel de Pain : www.painworldwide.com

Acheter l’album Coming Home.



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  • caius marius dit :

    j’ai rencontré peter et son fils sur la dernière tournée de pain à lyon et ce que je peux dire c’est qu’ils sont bien cools, peter m a dailleurs dédicacé toute la discographie d’hypicrisy, what else ?

    [Reply]

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