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Live Report   

Phil Campbell And Co’ : Une belle histoire de bâtards !


La vie après Motörhead continue pour Phil Campbell toujours accompagné de ses Bastard Sons. Après un premier EP sorti en 2016, le gang a sorti en début d’année un premier album, The Age Of Absurdity, qu’ils viennent défendre face à une Boule Noire qui a répondu présent. Pour ouvrir le bal, Phil a convié d’autres bâtards, français ceux-ci, officiant sous le doux nom de Partouzzzze Bastards. Une histoire de bâtards en quelque sorte.

Partouzzzze Bastards, un nom que l’on ne prend pas forcément au sérieux de prime abord. C’est vrai, quatre Z quand même, est-ce bien raisonnable ? Malgré ce net handicap, la formation servira une prestation bien envoyée, saupoudrée de déconne. Le groupe attaque par deux reprises bien senties des Australiens d’Electric Mary avant de présenter son propre répertoire, dont un titre, « Mister Kill », dédié à Lemmy Kilmister. Sur scène, l’attitude est là. L’humour, le second degré aussi.

Artistes : Phil Campbell And The Bastard Sons – Partouzzzze Bastards
Date : 19 Mars 2018
Salle : La Boule Noire
Ville : Paris [75]

Histoire d’eau

Julien, au chant, parle de sa veste brodée par sa mère, crache délicatement de l’eau dans le cou de Denis, le bassiste, ou cache les yeux du guitariste Yves. Certes potache, mais certainement pas prise de tête. Le concert se déroule sans encombre, les spectateurs peuvent en profiter avec un très bon son et, contre toute attente, les Partouzzzze Bastards sont sommés d’arrêter là leur prestation, à leur plus grande surprise. En effet, un homme manifestement en charge des affaires de la tête d’affiche les avertit assez brutalement que c’est fini. Le groupe finit donc un peu en catastrophe sur la reprise de Motörhead, « R.A.M.O.N.E.S ». En coulisses quelques échanges témoigneront de l’énervement du combo français.

Setlist :

Let Me Out (reprise d’Electric Mary)
One Foot In The Grave (reprise d’Electric Mary)
Kick Me Out
The Words
Sing Alone
Lower Ground
Mister Kill
R.A.M.O.N.E.S (reprise de Motörhead)
In Winter
Gazoline (reprise d’Electric Mary)
Insane

Jolie déco, non ?

Peu avant 21H, « Highway Star » de Deep Purple résonne dans la salle, les lumières s’éteignent et le très bon « Big Mouth » démarre le concert de Phil Campbell et de ses fils illégitimes. Après un titre du dernier album, les reprises de Motörhead arrivent. « Rock Out » est particulièrement apprécié. Sur scène, Phil est tranquille comme à son habitude, nonchalant et tout sourires. Neil Starr, au chant, prend bien son rôle de figure de proue en main. Les autres musiciens restant un peu moins mobiles à l’exception de Todd qui montera sur une des deux plateformes disposées devant la scène pour exécuter quelques solos. Ceci dit, la scène n’est pas grande et limite la liberté de mouvement des musiciens qui assurent une présence certaine ; personne n’est là pour faire de la figuration.

En fond de scène, un drap flanqué du nom du groupe comme sur la pochette de The Age Of Absurdity décore l’ensemble de jolie manière. D’autres dessins dans le style de la pochette décorent les amplis. Touche finale, le crâne barbu orne la grosse caisse. « Paris, make some noise for Phil Campbell!” demande le chanteur qui n’aura de cesse de motiver les fans qu’il fera participer et chanter sur un très réussi « Get On Your Knees ». Il jouera à diviser la salle en deux équipes, celle de Phil et celle des fils. « Do you love the Ramones » intervient à son tour Phil avant de lancer l’excellent « R.A.M.O.N.E.S », nouvelle reprise de Motörhead, dont les fans auront donc pu profiter deux fois ce soir. Le guitariste rappellera qu’il a écrit ce titre avec Lemmy ; inévitablement, l’esprit du bassiste plane sur cette soirée.

Un homme heureux

« Ringleader » enchaîne, dans le même style pied au plancher pour le plus grand plaisir d’une salle qui affiche complet. Toujours aux commandes, Neil indique que le groupe arrive directement de Venise, demande si tout le monde est OK avant que le combo ne lance un « Dark Days » agréablement plus lourd que sa version studio. Un joli moment d’émotions intervient ensuite quand Phil dédie les prochains morceaux aux membres disparus de Motörhead – le « line-up » originel entre autres ! Et d’enchaîner sur « Silver Machine », reprise de Hawkwind. « Ace Of Spades » qui suit rencontre en toute logique un franc succès.

Avant de quitter la scène pour la pause rappel, le chanteur dit au public que si celui-ci en veut plus, il lui suffit de le dire, le groupe ne sera pas loin, en coulisses. Et les fans d’entonner des « Hey ! Hey ! ». Il est autour de 22H quand le groupe revient et lance « Just Coz You Got The Power » sur lequel Neil fera à nouveau participer la salle. « Rock’n’Roll » assez jouissif, excellent, est très apprécié. Une reprise de David Bowie et un « Going To Brazil » expédié terminent assez promptement la fête. Il est 22H15 et l’on se dit que l’on en aurait bien repris un peu plus même si, sans rien révolutionner, la qualité de la prestation était clairement là avec des morceaux issus de la discographie de Motörhead mais faisant aussi honneur aux productions de Phil Campbell And The Bastard Sons. Un équilibre intelligent dosé pour une belle soirée rock’n’roll sur laquelle aura plané l’esprit de feu Lemmy. Légende oblige !

Setlist :

Big Mouth
Freak Show
Deaf Forever (Motörhead)
Rock Out (Motörhead)
Cradle To The Grave (Motörhead)
Welcome To Hell
Take Aim
Born To Raise Hell (Motörhead)
Get On Your Knees
R.A.M.O.N.E.S (Motörhead)
Ringleader
Dark Days
Silver Machine (reprise de Hawkwind)
Ace Of Spades (Motörhead)
High Rule
Just Coz You Got The Power (Motörhead)
Rock’n’Roll (Motörhead)
Heroes (reprise de David Bowie)
Going To Brazil (Motörhead)

Report et photos : Loïc « Lost » Stephan.



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