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Chronique   

Place Vendôme – Thunder In The Distance


Michael Kiske a beau être l’un des plus grands chanteurs que le heavy metal ait connu, avoir inspiré une génération entière de vocalistes, avoir engendré avec Helloween certains albums fondateurs du genre, sa carrière post-Helloween n’en est pas moins terne. Si ce n’est un Unisonic vivifiant et – serait-on tenté de dire – inespéré, en compagnie de son ancien acolyte Kai Hansen. Il faut croire que Kiske ne se suffit pas à lui-même et ne rayonne qu’accompagné d’un compositeur digne de ce nom. Et Place Vendôme n’est qu’une pièce à conviction de plus appuyant ce constat.

En même temps, que peut-il sortir d’un projet créé, à l’origine, à l’initiative du patron d’un label, en l’occurrence Serafino Perugino, président de Frontiers Records ? Que peut-on attendre d’une série de chansons offerte par une clique de compositeurs disparates (Magnus Karlsson, Timo Tolkki, Alessandro Del Vecchio, etc.) ? Finalement, tout est déjà sur le papier. Thunder In The Distance est un album AOR stéréotypé – Frontiers Records oblige, le label italien s’étant fait sa renommée dans ce créneau – si ce n’est un emballage qui revendique la modernité par des synthés aux sonorités électroniques. Les chansons se tiennent par des ficelles qui ont fait leurs preuves mais sans grand éclat, il fallait s’y attendre : les compositeurs ne vont pas jouer leurs meilleurs cartes sur un projet auquel ils ne participent que de loin. L’interprétation est professionnelle, carrée et propre mais ne fait pas de vagues, si ce n’est un Uwe Reitenauer plutôt impliqué à la guitare. La production est pour sa part particulièrement léchée, c’était sans doute le but de choisir un bassiste, Dennis Ward, reconnu pour ses talents en tant que producteur.

Le plus confondant reste encore de constater à quel point Kiske, dont la voix n’a pourtant pas perdu de sa superbe, s’embourbe une fois de plus dans le kitsch. Comme ces chœurs 80s assénant un « I just wanna take you higher » sur « Talk To Me », cette ballade « Can’t Rain Forever » qui fait grincer des dents dès ses premières notes ou ces quelques sons synthétiques un peu balourds ici et là. Et les quelques riffs efficaces (« Fragile Ground ») et entêtantes mélodies (« Lost In Paradise ») ne suffisent pas vraiment à contre-balancer la guimauve dans laquelle cet album quelque peu formaté se noie.

Ci-dessous la lyric-vidéo du titre ‘Power Of Music’.

Album Thunder In The Distance, sortie le 1er novembre 2013 chez Frontiers Records.



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  • Unisonic est un projet sympa mais faut pas se leurrer les gens n’attendent que les reprises d’Helloween en live ! et quand on entend Kiske enterrer tout le monde sur un march of time on ne peut que les comprendre !

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  • Pourquoi pas en remplacant de La Brie dans Dream Theater? 🙂

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  • On est d’accord c’est kitch, proche des deux précédents donc totalement inintéressant comme 85% de la carrière post citrouille du sieur Kiske.

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