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Radio Metal   

Plus zombie qu’humain ?



Rob Zombie, voilà un nom qui représente beaucoup de choses dans le metal. C’est tout d’abord la création de White Zombie, en 1985, qui sera dissous en 1998. Puis ensuite Rob Zombie (auteur – chanteur – compositeur de White Zombie) en solo qui continue à créer une musique si particulière mêlant l’indus et un goût prononcé pour l’ambiance des films d’horreur des années 30.

D’ailleurs, cette passion pour les films d’horreur l’amène à suivre en parallèle une carrière de réalisateur avec déjà quatre longs métrages, un court métrage et un film d’animation à son actif. Hellbilly Deluxe 2, le dernier album étant sorti le mois dernier nous allons faire un petit retour sur la carrière de ce déjanté.

Rob Zombie : c’est quand même le début d’un mythe pour certains. Rob a créé un univers qui lui est propre. C’est en s’inspirant de son amour pour les films d’horreur des années 30 qu’il a décidé de composer une musique très particulière, mêlant le psychédélique, le heavy et des ambiances sonores inspirées de ses films. Le tout pour nous livrer un metal industriel très personnel.


Tous ces éléments variés sont exacerbés dans ses clips. Il suffit d’en regarder quelques-uns pour comprendre que l’univers de notre ami Rob est non seulement déjanté, mais aussi complètement loufoque.

Tout commence en 1985 avec la création de White Zombie. A cette époque notre zombie préféré est étudiant en art audiovisuel à New York et décide de se mettre à la musique après avoir rencontré sa compère Sean Yseult. Très rapidement, le groupe sort sa première démo puis au total quatre opus jusqu’à rencontrer le succès en 1992 avec l’album La Sexorcisto : Devil Music, Vol. 1. Un album très apprécié. Tellement que KMFDM, une référence dans la scène indus, fera même un remix de «Thunder Kiss ’65».

A partir de là, les succès s’enchaînent pour le groupe. L’album suivant Astro-Creep : 2000 fait aussi un carton et reçoit même des récompenses notamment pour le clip de «More Human Than Human». Un an après cet opus paraît Supersexy Swingin’ Sounds – remix album. Un disque exclusivement composé de remix. Malheureusement deux ans plus tard, à cause d’une mésentente grandissante entre les membres du groupe, le split est annoncé et Rob Zombie continue sa carrière en solo avec un groupe portant son nom de scène.

Rob continu de composer et sort son premier album solo, Hellbilly Deluxe en 1998. Un opus bien accueilli avec deux singles et un remix de la chanson «Dragula» qui apparaîtra même dans le premier Matrix. Cet album y est celui où l’univers créé par Rob et ses compères est le plus poignant. On peut considérer que c’est un concept album tellement l’ambiance qui s’en dégage est homogène. Encore une fois, les clips sont des petites merveilles et retranscrivent bien l’ambiance des chansons.


La galette suivante, The Sinister Urge – dont le nom est inspiré du film éponyme de Ed Wood – sera un peu plus heavy que Hellbilly Deluxe. Certains titres rappellent un certain Alice Cooper sur la période Hey Stoopid ou Brutal Planet. Les créations visuelles de Rob, si elles sont un poil plus déjantées, sont vraiment à rapprocher de l’univers d’Alice.

En 2002-2003 ses deux principaux collaborateurs dans Rob Zombie, à savoir Tempesta et Riggs, quittent le groupe. Au même moment Rob se consacre à la réalisation de deux longs métrages : La Maison des 1000 Morts et The Devil’s Reject. Le premier film est bien accueilli par les fans car l’humour est toujours présent à côté de la dimension gore de la réalisation. Le suivant, quant à lui, est une «fausse» suite du premier, est plutôt bien reçu par les fans du genre.

Rob se consacre ensuite de nouveau à la musique et engage John 5, ancien guitariste de Marilyn Manson, pour le seconder. Le premier album ensemble, Educated Horses, est accueilli de façon mitigée car beaucoup plus rock, moins indus et direct. En effet, cet album met moins en avant l’ambiance fantasmagorique de l’univers de Rob Zombie. C’est donc partiellement une déception d’autant plus que notre serviteur annonce clairement qu’il compte se consacrer plus au cinéma qu’à la musique à partir de cette sortie…

A ce moment-là, les fans ont cru comprendre que la fin du groupe était proche. Mais le voilà qui revient en 2010 avec un nouvel album : Hellbilly Deluxe 2. Alors comment accueillir cet album ? Eh bien, en fait il s’avère que ce disque, sans être vraiment mauvais, n’est pas un retour aux sources tant attendu. Il dérive vers une musique qui, si elle a encore quelques touches d’industriel, se tourne de plus en plus vers le stoner et le rock n’roll. C’est donc encore une fois une déception pour les fans du Rob version martial.

Sur une carrière de 15 ans cette année il y a eu beaucoup de succès mais aussi nombre de déceptions. Les albums de White Zombie sont très inégaux et sortent vraiment du lot seulement La Sexorcisto : Devil Music, Vol. 1 et, dans une moindre mesure, Astro-Creep : 2000. Seulement deux opus sur huit. Les autres sont très discutables au niveau des compositions. Avec Rob Zombie on a affaire à deux albums vraiment extraordinaires et deux très mitigés. Sans parler des opus de remix qui, pour beaucoup, n’apportent absolument rien.


Mais on pardonnera à notre «zombie» préféré les écarts et déceptions musicales qu’il nous a apporté tant certains opus, ainsi que ses films, ont pu nous combler en parallèle. Malgré tout, un petit effort pour nous pondre pour 2011-2012 un album de la qualité d’un Hellbilly Deluxe, ou même dans la veine de The Sinister Urge, serait plus que bienvenue.

En attendant on guette la sortie de son prochain film. Halloween II n’est d’ailleurs toujours pas sorti en France alors que Rob planche sur un nouveau projet, The Blob, encore un remake d’un classique du cinéma d’horreur.



Laisser un commentaire

  • Rob me fait dire qu’il n’y aura pas d’excuse mais qu’il accepte un combat dans le prochain Celebrity Deathmatch contre le Capitaine lui même ! Le Capitaine Spaulding est-il prêt à défendre son point de vue avec ses poings ?

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  • Toujours pas d’erratum ?

    C’est quand même après avoir croisé toute la smala du Captain Spaulding’s Bizarre Freaky Circus que le p’tit père Rob a pensé à ses personnages de House of 1000 Corpses et The Devil’s Rejects.

    Quoi ? Mes sources ? La famille du Captain elle-même. Et croyez-moi, vous n’allez pas aimé les contre-dire. Héhéhé !

    [Reply]

  • Je ne peux cautionner !

    Ce mec a tout pomper au Captain Spaulding’s Bizarre Freaky Circus.

    [Reply]

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