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Interview   

PORCUPINE TREE : ENTRETIEN AVEC COLIN EDWIN




Radio Metal : Comment s’est passée la tournée avec Anathema?

Colin Edwin (basse) : Ca s’est très bien passé, c’était la seconde partie.

Il semblerait qu’une solide amitié s’est forgée entre vous et Anathema. Et ce de par les tournées communes ou votre collaboration dans la production du nouvel album d’Anathema. Est-ce qu’une collaboration musicale peut-être envisagée?

Je ne sais pas. Qui sait? En fait, on a déjà tourné avec eux en 2005 et ça a toujours été très positif, mais oui, pourquoi pas.

Qu’est ce que vous attendez de votre concert ici au Hellfest devant un public orienté vers des musiques plus extrêmes que la vôtre?

Ca peut être étonnant, mais j’ai tendance à penser que les gens qui aiment le métal sont relativement ouverts d’esprit. De plus, le métal n’est pas une définition aussi étroite que certains le pensent, donc je suis assez confiant quant à notre prestation ici. Nous avons déjà joué au Download Festival l’année passée qui est réputé pour son public assez extrême. Pour nous c’est aussi bon car nous touchons de nouvelles personnes.

Allez-vous adapter votre playlist au public avec des titres plus agressifs?

Oui, je pense que nous allons jouer des chansons plus rapides. Durant les festivals, en général, on ne cherche pas à faire quelque chose de très subtil mais avant tout à faire réagir le public. Donc ce sera des titres adaptés, oui.

En parlant de Fear of Blank Planet, votre dernier album, comment s’est passée votre collaboration avec Robert Fripp and Alex Lifeson ?

En fait, avec l’avantage de notre technologie actuelle, la collaboration se fait de façon assez minime. On peut envoyer un fichier à quelqu’un qui travaillera dessus et le renverra ensuite, donc on peut travailler sans vraiment rencontrer la personne. En travaillant ainsi, la personne en face a aussi beaucoup plus de liberté car elle n’a personne autour pour lui dire d’essayer ceci ou cela. Le résultat est aussi très bon, nous connaissions déjà Robert pour avoir tourné avec lui aux Etats Unis quelques fois. Concernant Alexis, il est venu à quelques-uns de nos concerts au Canada. C’est quelqu’un de très gentil, et il était intéressé de collaborer avec nous.

Pour vous, c’était un rêve qui se réalisait?

C’est définitivement très flatteur quand quelqu’un de leur statut s’intéresse à nous. Ca fait du bien à notre ego ! Enfin, il y a parfois deux côtés à avoir ce type de guests dans un album: parfois c’est bien de n’être que nous quatre à travailler ensemble, en même temps ça fait aussi du bien d’avoir des avis extérieurs.

Est-ce que c’était une façon pour vous de retourner vers vos débuts de rock progressif?

Non, je ne crois pas. Je pense que c’est plus une affirmation de notre style que nous arrivons encore à faire après tout ce temps.



Colin :  » Nous ne pouvons pas vraiment savoir de ce qui va sortir avant que nous nous mettions au travail, mais je pense que nous sommes tous ouverts à essayer de nouvelles choses. Musicalement, nous sommes très intéressés par la musique extrême car ce sont des choses que nous n’avons pas forcément l’occasion de toujours entendre.« 

Depuis “Lightbulb Sun” il y a un vrai côté métal dans la musique de Porcupine, allez-vous vous inspirer encore plus des groupes extrêmes de metal dans le futur?

Nous ne pouvons pas vraiment savoir de ce qui va sortir avant que nous nous mettions au travail, mais je pense que nous sommes tous ouverts à essayer de nouvelles choses. Musicalement, nous sommes très intéressés par la musique extrême car ce sont des choses que nous n’avons pas forcément l’occasion de toujours entendre. Je ne saurais vous dire ce qu’il va se passer dans le futur, mais ça pourrait être sympa d’essayer quelque chose de totalement acoustique.

Quels groupes de metal extrême écoutez-vous?

Je suis un grand fan de Fantomas, même si ce n’est pas vraiment du metal extême. J’aime les choses surprenantes.

Tous les membres de Porcupine Tree ont des projets parallèles, pensez-vous que c’est ce qui rend le groupe plus fort ?

Oui, je pense que ça aide. Le fait de devoir passer beaucoup de temps ensemble en tournée peut mener à une certaine lassitude, et donc c’est soulageant pour nous tous de faire quelque chose de différent parfois. Du coup, quand on se retrouve après avoir fait une pause et avoir pris assez de temps pour faire ce qu’on avait à faire de notre côté, on s’en retrouve plus soudés.

Le conseilleriez-vous aux autres groupes?

Ca dépend des groupes. Un groupe est composé de différentes personnalités, et ça pourrait ne pas forcément être bénéfique au groupe. Pour nous, le temps passé ensemble est autant important que les moments où nous sommes séparés.

Pendant longtemps, Steven Wilson refusa d’utiliser le terme « metal progressif » pour décrire la musique de Porcupine Tree car à l’époque cette dénomination se limitait à de la musique très technique. La force de Porcupine Tree se trouve dans son atmosphère et la complexité de ses structures. Mais vous voyez-vous comme de bons musiciens au sens technique?

Je ne me suis jamais vraiment posé la question en fait. Un groupe peut-être formé de musiciens excellents mais qui ne vont pas bien ensemble. Pour moi le but est de créer une atmosphère dans la musique et d’emporter le public avec nous. Selon moi c’est plus important que de rester là et de réfléchir sur ma technique sur scène. Puis c’est vrai que le mot « progressif » a été un mot assez péjoratif pendant un certain temps, mais il semble que ce n’est plus le cas.

Entretien réalisé le 21 juin 2008 à Clisson
MySpace Porcupine Tree : myspace.com/porcupinetree




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