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On Nous Prend Pour Des Cons   

Pourquoi je n’ai pas voulu parler de la dernière connerie de Vince Neil


Si vous suivez scrupuleusement les News Express, vous n’avez donc pas manqué hier cette brève rapportant les propos de Vince Neil au sujet de son récent passage par la case prison. Une nouvelle intrinsèquement corrompue dès la base par le fait que le chanteur était interviewé par sa petite amie du moment.

La première réaction de mon humble personne au moment où j’ai appris cette info qu’il allait falloir relayer (ce qui fut fait par l’Homme de l’Espace) a été : « qu’il crève ! » Oui, c’est pas gentil. Ouh, le vilain Animal !

Plusieurs éléments se trouvent aux racines de cette réaction vive et viscérale. Premièrement : le calvaire d’avoir lu l’autobiographie de l’intéressé – la pire chose que j’ai eu à lire au cours des derniers mois – m’avait convaincu que le blondinet défraichi ne méritait pas qu’on s’intéresse autant à lui. Deuxièmement : ce que j’y ai trouvé.

« C’était le 15 juin 1986. Ils m’ont collé dans une prison calme et vétuste de Torrance pour faire mes trente jours de détention – la maison d’arrêt de Gardena. Quand je me suis retrouvé là, je suis vite devenu « auxi » – un traitement de faveur. […] Le sergent de l’équipe de nuit jouait son gros dur, mais tous les autres passaient leur temps à me demander des photos et des autographes. […] D’être auxi me donnait droit à certains privilèges – la télé et des visites. Le weekend, les surveillants m’amenaient des hamburgers et des packs de bière. […]

Un après-midi, une blonde, fan de Mötley, a réussi à pénétrer dans la prison. Le sergent de l’équipe de jour m’a accordé un droit de visite d’une heure en cellule. Besogner une superbe fille en décolleté et en short en jean très court façon Daisy Duke sur la couchette en métal de la cellule, je ne pense pas que beaucoup de taulards y aient eu droit.

Une chose est sûre, c’était salace. Je crois bien ne jamais avoir vu une fille aussi excitée.

Avec la remise de peine pour bonne conduite, j’ai repassé les portes de la prison au bout de dix-huit jours. »

(Extrait de Tatoos & Tequila, Vince Neil et Mike Sager, éditions Camion Blanc, 2010, pp. 262-263.)

Voilà ce qu’il a dû « souffrir » pour avoir causer en 1984 la mort de Razzle, batteur de Hanoi Rocks, et avoir handicapé deux autres personnes parce qu’il conduisait saoul. Et après avoir récidivé l’an dernier, il a été condamné à une « peine » de quinze jours de prison pour excès de vitesse et conduite en état d’ivresse. Il est sorti au bout de dix jours. Et s’ils étaient semblables à ces dix-huit jours de 1986, nous pouvons douter qu’il ait eu une leçon à tirer de tout ça.

Mais quand Vince Neil nous dit avec son air de gosse qui a fait une bêtise et qui nous promet qu’il ne recommencera plus que « ça n’arrivera plus », on a du mal à le croire. Il a (encore) fait une connerie et on l’a envoyé en vacances payées par le contribuable américain. Ce n’était pas comme se dorer la pilule aux Bahamas mais s’il avait dû purger une peine de six mois d’emprisonnement comme le prévoit au maximum la loi du Nevada dans de pareils cas, comme d’autres ont pu en purger, on serait peut-être plus convaincu par les propos de cet ado de cinquante ans.

Le rock’n’roll est éternellement jeune mais Vince Neil est éternellement jeune et con. Inutile d’en parler plus, c’était déjà trop.



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  • retrouver sa haine pour Vince Neil (quand on le déteste) à la lecture de son autobiographie est très flatteur pour les traducteurs!!!

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  • bon, déjà , il serait mytho le vince que sa m’étonnerais pas, mais mr animal, j’espere que vous aussi n’avez jamais prit la voiture sous l’emprise de l’alcool dans votre jeunesse.ce qui c passé et dramatique, sa aurait put arriver a tous le monde,par contre,la prison n’apporte rien; et meme si il a eu des faveurs ,je pense que c un peut romancer..

    [Reply]

    Mais grave ! Quelle idée, voyons, de mettre des gens qui commettent des délits en prison !

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