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On Nous Prend Pour Des Cons   

Pourquoi les musiciens ne devraient pas parler musique : épisode 3


Le troisième et dernier épisode de « Pourquoi les musiciens ne devraient pas parler musique » vous présentera mon chouchou, un cas rare, mais surpassant largement les deux précédents. A titre personnel, ma préférence va à ce dernier spécimen du fait de mon amour, encore plus que pour l’humour vraiment mauvais, pour ce qui n’a aucun sens.

Le sujet que nous étudierons aujourd’hui est le « Basic Instinct » (à ne pas confondre avec le Spauldinique « Basilic Instinct »). Ou, pour les non anglophones, le « On ne pige rien ».

Points forts : cible potentielle : le monde entier ; sous-entend la diversité et/ou l’originalité de l’œuvre

Points faibles :
requiert des compétences en alchimie de par son dosage extrêmement difficile à manier.

Vous avez tous vu ce thriller de 1992 avec Michael Douglas et Sharon Stone, connu pour ses scènes torrides dont une qui nous révèle pendant un quart de seconde une vue sur l’anatomie de l’actrice. Ça y est je vous ai perdus. Promettez-moi de revenir lire la fin de cet article une fois que vous aurez déniché et visionné la scène au ralenti une bonne trentaine de fois. Vous êtes de retour ? Cool, reprenons. Si le film ne galvaude pas son statut de référence par ses scènes cultes et l’excellente représentation de la fascination qu’inspire le personnage de Sharon Stone et que ressent celui de Michael Douglas, le scénario est, quant à lui, une gigantesque arnaque. En effet, mis bout à bout, le résultat est flagrant : l’histoire ne veut rien dire ! Le scénario a plus de tiroirs que toute l’administration française et les multiples rebondissements complexifient tellement l’intrigue qu’au final, le spectateur, par une compréhensive fainéantise, n’essayera pas de tout démêler et partira du principe que le scénario est béton et donc génial car imbitable.

Notre « Basic Instinct » repose sur le même principe. Volontairement ou non, il est une déclaration fourre-tout, incompréhensible, utilisée, le plus souvent maladroitement, par un groupe qui veut se mettre dans la poche le plus d’auditeurs potentiels possible. Et les puristes (pour ne pas dire les fans réac’) et ceux qui souhaitent voir le groupe évoluer. Vous pouvez aussi vous référer aux étiquettes apparaissant sur certains disques et ciblant le tiers de la planète d’un coup : « pour tous les fans de Within Temptation, Behemoth et Metallica ». Mais l’exemple suivant s’avérera plus parlant qu’une dizaine d’autres. Il concerne Blink 182, groupe de punk rock pour séries télé, qui fera son retour mi-2011 avec un nouvel album. Le bassiste Mark Hoppus a, pour notre plus grand bonheur, fait le choix d’en parler. Accrochez-vous :

Ainsi, le prochain Blink 182 sera dans lignée du précédent, mais reviendra au son des premiers et puis il y aura aussi plein de surprises.

Bref, un album qui plaira au monde entier. Finalement, on le tient peut-être enfin, l’album ultime. Il était temps, 2012 se rapproche dangereusement ! Une heureuse fin à cette série et je sais que vous en aviez terriblement besoin. Car cette semaine, on vous a vraiment pris pour des jambons.



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