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Live Report   

Powerwolf : Les prêcheurs sont dans la place


Ce jeudi 10 septembre, l’un des rendez-vous de l’année pour les fans de power metal et de pagan se tient au Trabendo, à la porte de Pantin. Les Allemands de Powerwolf sont de passage pour un show affichant complet. Programmé à la Maroquinerie, le concert s’est retrouvé sold-out et a été déplacé dans le dix-neuvième arrondissement de Paris pour une soirée remplie d’énergie et de vikings aux bracelets de cuirs. Arrivé sur place à 18H30, soit une heure avant le concert, une file d’attente aux couleurs des prêcheurs du heavy metal s’étale sur près de deu -cents mètres et se rallonge minute après minute. Une fois arrivé dans la salle, Xandria est déjà sur les planches devant une fosse active qui bouge déjà et secoue la tête.

La soirée s’annonce en conséquence éminemment épique.

Artistes : PowerwolfOrden OganXandria
Date : 10 septembre 2015
Salle : Trabendo
Ville : Paris [75]

Xandria

Xandria
Xandria est un groupe de metal symphonique allemand aux influences plus que poussées de Nightwish. Cinq membres sur scène, les synthés en bande-son diffusés sur les enceintes, une chanteuse charmante en grande tenue d’apparat : tous les codes du groupe finlandais (et donc du genre) sont confirmés. Mais détrompez-vous, trolls de l’extrême, les compos du combo sont vraiment agréables à l’écoute et visuellement le groupe a une vraie prestance sur scène. Outre ses rythmiques assez heavy et une voix maîtrisée atteignant des octaves perchées, Xandria utilise également des plages de synthés discrètes qui apportent une plus-value aux compos.

On note par ailleurs les influences ici et là de différents combos : un peu Maiden dans les riffs de guitare lead, un côté pagan sur certains refrains ou des mini bass drops sur les breaks. Des détails qui rendent intéressante la prestation du quintet. Le public quant à lui est survolté et accompagne sans aucun souci le groupe dans son monde. Le show de trente minutes se termine sur le très heavy « Valentine » qui fait bouger les têtes avant qu’Orden Ogan, groupe très attendu par les fans du genre, ne fasse son apparition.

Setlist (source setlist.fm):

Nightfall
Blood On My Hands
Unembraced
Stardust
Voyage Of The Fallen
Cursed
Valentine

Orden Ogan

Orden Ogan
Après un changement de plateau assez rapide, le quartet monte sur scène acclamé par la foule. Vêtus de sortes d’armures vikings modernes, tatouages aux bras et cheveux longs au vent, les Allemands aux allures viriles commencent le set avec « F.E.V.E.R » et son chant clair, solennel, entraînant. Ni une ni deux, le public scande le chant pagan, bières levées en se tenants par l’épaule, avant de partir pogoter le copain le plus proche sur les riffs endiablés du groupe. Mélangeant pagan, power metal et death mélodique, la musique d’Orden Ogan ravit les fans comme les novices et nous offre un show de qualité malgré une scène restreinte qui empêche les membres de bouger comme ils le souhaitent.

Les morceaux s’enchaînent avec une aisance remarquable. Des échanges de solos de guitares remplis de notes, des refrains majestueux, un chanteur/guitariste charismatique en la personne de Seeb qui appelle la foule à chanter avec lui, le tout donne une soirée qui se poursuit sur les chapeaux de roues. Un show qui lui aussi aura duré trente minutes – premières parties obligent -, dont le seul bémol fut l’énergie platonique de certains morceaux. Le set était beau et bien exécuté mais manquait néanmoins cet impact scénique et ce mouvement que l’on retrouvera chez le groupe suivant, Powerwolf.

Setlist Orden Ogan (source setlist.fm):

F.E.V.E.R
Deaf Among The Blind
We Are Pirates
Ravenhead
The Lords Of The Flies
Here At The End Of The World
Sorrow Is Your Tale
The Things We Believe In

Powerwolf 1

La messe Powerwolf peut commencer !
Les tentures gigantesques de Powerwolf sont maintenant dressées et une scène magnifique se dresse devant elles. Une batterie est surélevée avec à chacun de ses côtés un synthé caché par des aigles majestueux aux ailes déployées. Ces derniers ont la tête tournée vers le batteur, créant ainsi une scène à la symétrie parfaite. Les lumières s’éteignent, laissant le quintet dénué de bassiste (on vous avait dit que ça ne servait à rien un bassiste !) faire son entrée fracassante. Acclamés haut et fort par le public, les rois de la soirée arrivent avec un sourire aux lèvres avant de commencer avec le morceau éponyme de leur dernier album, « Blessed and Possessed ». Ça pète de partout, c’est génial et très bien exécuté mis à part ce solo de guitare raté au possible. Ce n’est que le premier morceau et pourtant la folie dans le public ultra chaud est totale. Le combo est visiblement très heureux d’être là et l’osmose entre Powerwolf et son public est palpable dans ce Trabendo surchauffé. Chanson après chanson, l’énergie n’arrête jamais de monter alors que le groupe enchaîne des morceaux du dernier album comme des anciens, sans manquer ces titres incontournables comme « Resurrection By Erection » ou encore « We Drink Your Blood ». Falk, le pianiste, saute dans tous les sens lors des passages sans synthés et comme à son habitude vient se placer aux côtés d’Attila (chant) pour invectiver sans micro un public survolté. Car si le show est un régal visuellement, avec un son à la hauteur, on retient avant tout de cette prestation l’interaction constante avec le public.

Powerwolf 2

Roel surplombe la foule le sourire aux lèvres
Il est clair qu’en termes de show le groupe sait y faire et ne rencontre ainsi aucun souci pour faire chanter la salle sur ses refrains ô combien fédérateurs. Les membres du combo sont très joueurs et répondent constamment par des blagues aux « Je veux t’embrasser » d’une foule acquise. Équipé d’un encensoir fumant et d’une réverb’ biblique sur son micro, Attila, chanteur au charisme incontestable, annonce le thème de la chanson suivante – « Are you possessed ? Are you possessed ?! » et le public de répondre à l’unisson « YEAH ! YEAH ! » à chaque fois – en posant la question à la manière d’un curé sur du gospel, montant d’un demi ton à chaque répétition et atteignant un pic vocal impressionnant pour arriver sur le dernier morceau du set, « Lupus Dei « . Dernier ? Evidemment que non ! Un rappel de trois titres sera exécuté sans aucun problème, laissant une audience fatiguée mais heureuse rentrer chez elle le sourire aux lèvres. Une foule qui aura pour mission de ne pas oublier l’ordre imposé par le frontman, un ordre simple et efficace : « Mes amis. Demain, sortez et prêchez le heavy metal ».

C’est promis Powerwolf. C’est promis.

Setlist Powerwolf (source setlist.fm):

Blessed And Possessed
Coleus Sanctus
Amen & Attack
Cardinal Sin
Army Of The Night
Resurrection By Erection
Armata Strigoi
Solo de batterie
Dead Boys Don’t Cry
Werewolves Of Armenia
Let There Be Night
In The Name Of God (Deus Vult)
We Drink Your Blood
Lupus Dei

Rappels :

Sanctified With Dynamite
Kreuzfeuer
All We Need Is Blood

Live report : Valentin Istria
Photos : Laurent Pelmar



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