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Chronique   

Pro-Pain – The Final Revolution


S’il y a bien une chose que Gary Meskil ne fera jamais, c’est laisser une place au doute. Ou faire des compromis. Pro-Pain, c’est son bébé, et hors de question de lui dire ce qu’il doit en faire. Le hurleur chauve et barbu le sait très bien, c’est pour ainsi dire inscrit en lui. Profond.

Profond, c’est un peu le qualificatif principal utilisable pour parler de The Final Revolution, le nouvel opus de Pro-Pain. Profond, parce que Meskil et ses potes vont chercher loin la substantifique moëlle de ce qu’est Pro-Pain. Jamais totalement hardcore, n’assumant pas son côté thrash, mais profondément metal. Il n’y a qu’à écouter « Southbound » : l’exemple typique du fourre-tout stylistique. Et pourtant c’est propre, pas foutraque pour un sou. Efficace en diable, « Problem-Reaction-Solution » achèvera de convaincre : vrai morceau de hardcore sale et dans-ta-face, saupoudré d’un solo de guitare que ni Anthrax, ni Carnal Forge n’auraient renié…

Là où Straight To The Dome avait surpris plus d’un fan du groupe par son côté – justement – très thrash, The Final Revolution corrige le tir, laisse une grande part à l’introspection et renoue avec les primitifs de Pro-Pain, époque The Truth Hurts ou Contents Under Pressure. Il y a du très bon dans cet album ; l’enchaînement du titre éponyme de « Can’t Stop The Pain » et d’ « All Systems Fail », pourtant très éprouvant pour l’auditeur (10 bonnes minutes à fond la caisse), recèle des trésors de précision et de rage parfaitement exploitées. De même, « Under The Gun », le titre concluant cet album dense et fielleux, a toutes les capacités de devenir un hit à hisser au rang des « Foul Taste Of Freedom » ou « Make War Not Love ».

Ce qui est difficile quand on aime Pro-Pain, c’est vraiment de constater que malgré tous les efforts du groupe, on ne distingue pas tant de titres phares. Les albums – très denses, très travaillés, mais surtout très agressifs – laissent, après une écoute sans pause, un sentiment étrange d’avoir écouté un excellent morceau de hardcore… de 45 minutes. C’est étrange, mais c’est aussi la grande force de Pro-Pain ; là où d’autres groupes sont identifiables par un ou deux morceaux, Pro-Pain lui se distingue par une marque de fabrique. The Final Revolution n’en est peut-être pas une, ni le dernier tour de Meskil & friends. Mais une chose est sûre, celui qui y survivra, aura des chances de l’adorer.

Ci-dessous le clip de « Deathwish » :

Album The Final Revolution, sortie le 25 novembre 2013 chez SPV



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  • Pro-Pain est une valeur sure du hardcore qui tâche. Ce groupe mérite clairement une meilleure réputation au même rang qu’un Hatebreed, vu la qualité de leur son.

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  • Je l’attend avec impatience. Pro Pain, un groupe qui n’a pas la réputation qu’il mérite, et c’est bien dommage!

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