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Le Blog Du Doc   

Radio Metal – 52, rue Sébastien Gryphe – 69007 Lyon


La rue Sébastien Gryphe est une rue qui fait perpétuellement travailler notre imagination, c’est l’une des raisons qui fait qu’au fil du temps nous nous y sommes vraiment attachés. Située à Lyon, ville d’accueil de la plupart des membres du staff RM, la rue Sébastien Gryphe est devenue l’épicentre de notre action métallique.

Il faut bien saisir que cette rue est complètement à part au sein de notre Lyon La Bourgeoise et je vous en parle aujourd’hui car la démarche de Radio Metal ne pouvait qu’être décalée en évoluant dans un contexte aussi… décalé.

Vivante. La rue Sébastien Gryphe est diablement vivante. A Lyon, le 7eme arrondissement est un quartier qui s’est amélioré au fil des années. Pourtant, à l’image de Perrache, redorer le blason de cet arrondissement nécessite de la part des collectivités beaucoup de moyens mais force est de constater que la ville de Lyon s’y échine efficacement. Résultat : le quartier craint quand même bien moins qu’avant et la faiblesse des loyers pratiqués dans cet arrondissement contribue à faire venir une population jeune qui le rend plus gai et animé.

Au fil du temps nous sommes devenus amoureux de la rue Sébastien Gryphe… à tel point qu’on se verrait mal ailleurs ! Enfin surtout Metalo et moi-même car nous sommes les permanents de la radio qui côtoyons cette rue depuis le plus longtemps, à la différence de Spaceman qui ne se rend au studio qu’entre midi et deux et le soir. Donc l’homme de l’espace ne « profite » pas autant que Metalo, Animal et moi-même du « spectacle » quotidien donné par la rue Sébastien Gryphe.

« Spectacle » n’étant vraiment pas un terme usurpé quand on parle de la rue mentionnée ci-dessus.

Déjà nous sommes à une intersection de voies car la rue Sébastien Gryphe est perpendiculaire à la rue de la Thibaudière. Des fenêtres de nos studios, c’est d’ailleurs cette intersection que nous voyons le mieux. Pour info, quand les voitures arrivent de la rue de la Thibaudière elles peuvent franchir directement la rue Sébastien Gryphe car elles sont obligées de tourner à droite, la gauche étant en sens interdit. Il n’y a pas de marquage au sol côté Thibaudière et c’est donc une priorité à droite que doivent respecter les voitures qui viennent à fond les ballots de la rue Sébastien Gryphe.

Une situation qui prête un peu à confusion parce que ces dernières ont une tendance naturelle (et compréhensible) à croire qu’il y a un stop à la fin de la rue de la Thibaudière pour les voitures qui viennent de là… alors que non ! En une journée, on entend donc une vingtaine de klaxons ou de cris effectués par les automobilistes. Mais à notre grand regret, nous n’avons pas encore assisté à un accident….

Par contre des vélos à contre-sens sur les trottoirs, des camions de 15 tonnes qui n’arrivent pas à prendre le virage évoqué plus haut, des voitures venant de la rue Sébastien Gryphe prenant directement (!) le virage à droite en sens interdit (!!) pour remonter intégralement (!!!) la rue de la Thibaudière : ça oui, on a vu.

Mais les voitures ne représentent pas le mieux ce qui fait vraiment le charme de la rue Sébastien Gryphe, à savoir ses SDF. En effet qu’on sorte du métro, qu’on se rende à la Poste, à la boulangerie, au Monoprix ou je ne sais où on aura de toute façon affaire dans le 7eme à beaucoup de SDF. C’est notamment dû au fait qu’on trouve un foyer important de sans-abris, Notre-Dame des Sans Abri, situé… rue Sébastien Gryphe bien sûr !

Ainsi nous avons nos petits chouchous comme « le zombie » surnommé ainsi par Metalo le moqueur car notre homme marche TOUT LE TEMPS au milieu des rues et JAMAIS sur les trottoirs ou comme ce vieille homme aux chevelure et moustache blanches qui reste TOUT LE TEMPS debout dans la rue en regardant à droite et à gauche ce qu’il s’y passe (un mec comme ça c’est plus efficace qu’un flic pour ceux qui habitent ici !) ou encore comme ce jeune homme d’origine africaine, à l’histoire personnelle qu’on imagine aisément troublée, qui parle TOUT LE TEMPS à lui-même à haute voix, en hurlant parfois. Ce dernier peut même être assez violent car une fois où je m’étais pointé au studio hyper tôt un weekend il avait une bière à la main qu’il a fracassée de toute ses forces contre le sol à 30 mètres de moi…

Animal fait comme ici sur une commande de ma part !

En fait cette rue est sans doute l’une des plus rock n’roll du centre de Lyon.

Automobilistes ne comprenant pas le code de la route, SDF passifs ou actifs, ne manque plus qu’un petit mot sur les bars qui sont présents dans notre rue. L’emploi du terme « bar » est déjà un parti pris pour évoquer réellement la plupart de ces bistrots sans âme et charme qui peuplent le quartier en question. Récemment j’ai même découvert un bar rue Saint-Michel – pas très loin de nos studios – et quand j’ai passé la tête dedans c’était tellement sombre que j’ai eu peur ! Mais vraiment peur quoi ! Heureusement le Court-Circuit, nouvel établissement situé à quelques mètres des studios, vient de voir le jour et il est très bien (surtout quand on voit ce qu’il y a dans le quartier !).

Et comme tout est une question d’atmosphère, comment ne pas évoquer ce qui caractérise le mieux notre fameuse rue : je veux bien sûr parler de la pisse.

A toute heure vous pourrez avoir le plaisir de sentir la si rafraîchissante odeur de pisse coutumière de la rue Sébastien Gryphe. D’ailleurs quand vous arpentez la rue tôt le matin vous remarquerez facilement au sol ces grands lisérés noirs qui partent des murs pour venir se terminer sur les trottoirs (où j’ai d’ailleurs aperçu il y a quelques jours un joli préservatif, usagé bien sûr sinon je ne vous en parlerai pas) : le signe indubitable qu’un « gars du quartier » avait visiblement une envie pressante. A moins que ce ne soit la justicière de la rue Sébastien Gryphe, ce qui serait par contre étonnant.

Mais il est vrai qu’encore récemment j’ai croisé un gars en sortant des studios qui faisait ses besoins contre un mur vers 18h ce qui m’a du coup rappelé une autre anecdote. En effet une fois où j’étais resté au studio vraiment tard – du style 2h du mat’ – un mec vient pisser contre notre propre vitre des studios RM, constate que je suis dedans, me regarde à l’intérieur et me dit complètement bourré « ah merde désolé hein !!! ».

Bref l’évocation de toutes ces histoires me fait maintenant venir une question qui résumera bien l’ensemble de la diarrhée verbale présente dans ce blog du 28 janvier 2011 :

Et si venir pisser rue Sébastien Gryphe était en fait une tradition adoptée par tous les résidents du 7eme arrondissement de Lyon ?



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  • Habitant moi-même rue d’Anvers (soeur jumelle de la rue Sébastien Gryphe, pour son agréable odeur de pisse, je suis même étonnée que les trottoirs ne soient pas attaqués par l’acidité de ces milliers de litres d’urine…), je peux corroborer cette description pittoresque de ce cher quartier! J’aime autant dire qu’il fait bon rentrer à 4h du mat’…

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  • Merci pour se moment de poésie, ca donne envie de pisser dans cette rue atypique.
    …euh « passer » je voulais dire.

    D’autres gens on vécu dans des rues un peu « spéciales »?
    Perso, là où je crèche en temps qu’étudiant, on a une voisine qui lance ses ordures par là fenêtre, à la médiévale, dans un grand fracas de bouteilles et en surprenant les piétons qui manque de se les prendre (mon pote, en sortant de chez moi, à bien faillit y passer).
    On a aussi « la fumeuse » qui reste 24h/24 sur le seuil de sa porte à fumer et qui ne se déplace même pas quand les enfants rentre à pied de l’école (véridique! l’un d’eux à développé une technique unique pour l’enjamber presque sans qu’elle n’ai à le remarquer).
    Il y a également l’ivrogne sans domicile ni visage, tellement buriné par l’alcool qu’il à complètement perdu l’usage de sa bouche et un semblant de faciès humain.
    Et c’est à peu près tout à part la grand mère qui s’est fait saignée dans sa baignoire par son fils l’année dernière.
    Je ne déconne pas! Moi qui ne voulais pas croire un pote qui disait l’endroit mal famé…

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  • Rahlala, cette rue est magique.

    Il faut aussi ne pas oublier La Gryffe, la librairie anarchiste dont l’arrière boutique a servi de QG à nombre de révolutions avortées. Trollune dont les bandes hirsultes et chevelues envahisse les rues avec leur odeur de « j’ai pas eu le temps de me doucher depuis 3 joursy’avait raid sur WoW » vers 2h du mat, quand l’arrière boutique de magasin à fini d’encadrer différents jeux de roles. A titre personnel, je pourrais presque écrire une nouvelle dessus tellement il s’y est passé des trucs. Un mix sauvage des Flatmate (un groupe de Dubstep signé en angleterre) au 2eme de l’appart juste en face des studios, un barbacue organisé sur le toit (!!!) de l’immeuble, 4 portes après celle de RM (mais vraiment sur le toit, câlé de part et d’autre de la pente /\, vers la cheminée) et d’autres trucs qu’il ne fait pas bon raconter dans des lignes.

    Mais ce blog à tout à fait raison, cette rue est unique.

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  • Ah, les traditions mictionelles…

    Ça me rappelle une anecdote – si tu permets Doc’ – à l’époque où je bossais à Paris, il y a de ça plus de 25 piges maintenant.
    C’était un soir, en sortant du boulot avec mes potes de l’époque, dans le 18e arrondissement de Paris (qui, en terme d’animation, vaut largement le 7e de Lyon !), on était à pied pour aller rejoindre le métro et on voit un gus sur le trottoir qui était appuyé contre une bagnole et avait l’air un peu … fatigué dirons-nous.
    En fait, en s’approchant de lui, on se rend compte qu’il pissait contre la bagnole justement. J’avoue que ça nous a un peu scié mais mon pote a eu une réaction assez « drôle ».

    Il s’approche de la voiture en sortant un trousseau de clés de sa poche et dit « Hum, excusez-moi… ». Là, le gus, se retourne et, pris de panique (et de honte aussi), se met à bafouiller et range son « matériel » dans son pantalon très vite mais sans avoir pris la peine de terminer ce qu’il était en train de faire ! Et il bredouille, avec du coup une grosse auréole au niveau de son entrejambe « Désolé, monsieur, je ne savais pas ! ». Et mon pote lui dit « Oh, ne vous en faites pas, ce n’est pas ma voiture ! ». Et là, on est tous morts de rire.

    Je sais, pas très charitable me direz-vous… en même temps, en dehors du fait qu’il soit légalement interdit de pisser dans la rue, le faire directement contre une bagnole, c’était un peu osé, non ?

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    Morgor

    Excellente réaction du pote! J’adore ^^

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