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Éditorial    Radio Metal   

Radio Metal au Hellfest 2012 : changement de plan


Dans une dizaine de jours, déjà, débuteront les hostilités du Hellfest à Clisson. Eh oui ! Si vous n’avez pas encore vos billets, il serait temps de vous bouger ! A moins que vous n’ayez choisi d’autres festivals européens cette année… Il faut dire que, d’année en année, le metalleux est plutôt gâté avec des affiches de plus en plus belles qui fleurissent à travers le continent, y compris en France. Voilà pourquoi cette année, Radio Metal sera un peu partout et, bien entendu, le Hellfest reste la grosse destination à ne pas manquer pour le média qui est le nôtre.

Cela fait maintenant cinq ans que nous nous rendons dans le vignoble de Clisson et nous ne nous en lassons pas. Nous avons d’ailleurs toujours cherché à vous en donner plus chaque année. C’est ainsi qu’en 2010 nous avions couvert le festival de manière totalement inédite, à la fois avec un fil rouge sur le site en vous le faisant vivre autant depuis les coulisses que depuis le terrain pour un regard décalé, doublé d’interventions « flash Hellfest » à l’antenne intervenant à n’importe quel moment de la journée, et avec un compte rendu détaillé a posteriori. Cela avait représenté un boulot monstre, notamment pour Metal’O Phil qui était resté quasi 24h sur 24 dans nos studios pendant trois jours pour réceptionner nos infos et réaliser les prises d’antenne. Mais le résultat était inégalable et en valait les efforts.

En 2011, nous avons essayé de trouver un accord avec l’organisation du festival pour pousser le volet radio plus loin encore, avec notamment un plateau sur place et des retransmissions de concerts. Un accord qui n’a malheureusement pas pu être trouvé, l’organisation jugeant que cela n’en valait pas l’effort et les moyens à mettre en place. En revanche, ils nous ont offerts, en contrepartie, plus de moyens pour réaliser un travail de reportage plus poussé encore, avec des accréditations supplémentaires et trois pass backstage. Le résultat, ceux qui nous ont suivis l’année dernière le connaissent bien car vous avez été très nombreux à réactualiser le site à chaque minute pour nous lire ! Certes, nous avions délaissé le volet radio car il n’était pas question de bloquer une fois de plus un de nos collègues dans nos studios de Lyon au lieu de le faire travailler directement sur place. Le choix a donc été de davantage pousser le système de fil rouge avec des mises à jours minutes par minutes, plus de détails, plus d’anecdotes, d’images inédites et insolites, etc. C’était encore une fois un travail qui nous a valu de sacrées suées mais on peut dire que, aujourd’hui, le résultat obtenu constitue l’une de nos plus grandes fiertés et une référence pour nos couvertures de festivals futures, si les moyens nous sont donnés.

Et malheureusement, et là est l’objet du présent billet, nous serons dans l’obligation de vous proposer un reportage moins poussé cette année sur le Hellfest alors que nous avions bel et bien pour objectif initial de continuer sur notre lancée. Pour la première fois nous n’aurons d’autre choix que d’en proposer moins dans notre manière de couvrir le festival que durant les deux années précédentes. Ne vous attendez pas pour autant à ce que nous baissions les bras. Nous couvrirons le festival de manière plus classique, soit, en somme, avec un fil rouge sur le site avec des mises à jours toutes les heures ou deux heures (certes, on est loin de la cadence furieuse de l’année dernière), en faisant tout de même un fort usage des réseaux sociaux Facebook et Twitter, et un compte-rendu a posteriori.

Nous savons que nombre d’entre vous attendaient de voir comment nous allions nous surpasser cette fois-ci, mais le fait est que le Hellfest, cette année, s’est trouvé dans une situation délicate avec un changement de site et beaucoup d’inconnues. Des inconnues, entre autres, qui se sont répercutées, visiblement, sur les moyens qui nous ont été octroyés. Des moyens dont nous avons, qui plus est, été informés seulement trois semaines avant le début du festival, ce qui nous a laissé peu de temps effectif pour nous organiser sur nos méthodes de travail.

Radio Metal dans les coulisses du Hellfest 2011.

Dans les fait, d’après nos contacts presse, aucun média n’aura accès aux coulisses en raison du changement de site. Ce qui ne nous permettra pas de vous faire vivre la vie du festival depuis l’intérieur, comme cela a été le cas en 2010 et 2011. La seconde barrière est le nombre d’accréditations accordées à cause, d’après nos contacts encore, du nombre croissant de médias. Nous aurons un pass en moins que l’année dernière, alors que le festival compte deux scènes et une quarantaine de groupes de plus… Un choix restrictif sur lequel nous nous questionnons forcément, notamment compte tenu de la place prise aujourd’hui par Radio Metal dans le paysage médiatique du metal en France (d’après nos pronostics, nous aurons dépassé le nombre de fans du Hellfest sur Facebook d’ici la fin de l’année). Sachant que tout pass supplémentaire demandé – justifié pour le travail que nous souhaitons réaliser – devra être payé de notre poche.

Tout ceci contrairement à un média comme Rock Hard, autre média de référence, si ce n’est LE média de référence en France – pour qui, soit dit en passant, nous avons un immense respect – qui, a priori (encore d’après nos contacts chargés de promotion), ne paiera pas ses pass supplémentaires, et ce bien légitimement. Mais le fait est, outre qu’ils sont le premier média français, qu’ils sont partenaires officiels du festival, comme nous le faisait remarquer notre contact pour justifier la différence de traitement. Ce qui amène à la question que tout le monde nous pose sans cesse, car voyant des similitudes entre les deux structures (éclectisme, le fait d’être partis de rien, le développement, etc.) : pourquoi Radio Metal n’est-il aujourd’hui pas partenaire du Hellfest ? Au risque de décevoir, je vais, à titre personnel, vous donner la réponse que je donne systématiquement : bonne question mais, très sincèrement, je n’en sais rien. Tout ce que nous avons sont des spéculations que nous nous garderons, pour l’heure, de partager. Ce n’est qu’affaire de choix qui se doivent d’être respectés. Donc inutile de continuer à nous poser la question, sachant que nous ne sommes bien évidemment jamais réfractaires à un partenariat sain avec de telles structures complémentaires faisant, comme nous, vivre le metal en France. Mais l’indépendance a aussi du bon, si vous voulez mon avis.

De toutes manières, pour nous, cela n’a jamais été un frein à quoi que ce soit dans la mesure où le festival a toujours porté une attention particulière à nous donner les moyens de réaliser la couverture unique du festival que nous vous avons proposé… jusqu’à ce jour.

Nous savons que la majorité d’entre vous, lecteurs et auditeurs, sera déçue de ne pas retrouver cette année un travail au moins équivalent à ce que nous avions pu fournir les deux années précédentes. Voilà pourquoi nous estimions vous devoir des explications préalables, sans vraiment blâmer les dirigeants du festival, pour qui un média web spécialisé, même du poids de Radio Metal, n’est certainement pas une priorité dans le contexte auquel ils font face cette année.

Il faut, en sus, comprendre que le Hellfest évolue et devient une plus grosse machine d’année en année, augmentant sa capacité (35000 festivaliers par jour sont attendus cette année) et se rapprochant de plus en plus, de fait, du mode de fonctionnement de mastodontes tels que le Download ou le Rock AM Ring. Ceci, nous le ressentons notamment vis-à-vis de la relation que nous entretenons, en tant que média, avec eux, avec des intermédiaires que nous n’avions pas forcément avant. Une ironie, certains feront remarquer, si l’on se remémore la volonté de Ben Barbaud – fondateur du Hellfest – de maintenir une dimension humaine dans la philosophie de son festival. Mais peut-être est-ce inévitable lorsque le succès pousse le projet à dépasser son créateur. Il est clair que, aujourd’hui, le Hellfest est devenu une institution qui s’est construite une image forte à travers le monde et est parvenue à fidéliser un très large public. Un public faisant confiance au soin apporté, et avéré, à la qualité des affiches et au sentiment de fête qui règne dans l’enceinte du festival. Un festival qui peut se suffire aujourd’hui de sa réputation. Véritable signe d’accomplissement.

Après, il nous a été garanti que cette année la zone presse aura été réaménagée pour vraiment pouvoir travailler dans des condition optimales – il faut dire que les années précédentes, l’espace dans le bus presse était confiné, encombré et les connexions internet pas toujours fiables. Un espace presse rapproché des backstages, également, pour plus d’accessibilité auprès des artistes. Tout ceci est, bien sûr, la théorie et nous verrons comment cela va se dérouler sur place avec des moyens humains et une liberté d’action qui restent, néanmoins, limités à nos yeux.

Il est clair que savoir que nous ne serons pas en mesure d’offrir le travail que nous avions en tête et faire ne serait-ce qu’aussi bien que l’année dernière est déjà un semi-échec pour nous. Mais, comme nous n’aimons pas rester sur les échecs, vous pouvez compter sur notre acharnement pour nous donner à fond dans une couverture « classique » du festival et suivre un fil rouge répondant aux standard de qualité auxquels vous avez été habitués de notre part. Et, quoi qu’il en soit, quelque chose me dit que d’autres festivals pourraient bien nous permettre de réitérer l’expérience du reportage sur deux fronts – autant en coulisse que sur le terrain – façon fil rouge comme nous l’avions fait avec succès au Hellfest 2011.

Sur ce, on vous donne tous rendez-vous les 15, 16 et 17 juin prochains pour la grande fête du metal !



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