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Révélation High Hopes   

Radio Metal et Metalorgie présentent Odeum : Révélation High Hopes


A l’heure des premières flambées, voire des premières chutes de neige, les apôtres du bon goût aiment prendre le temps de se poser, une boisson chaude à la main, l’esprit divaguant avec en fond sonore Radio Metal ! Et si vous remplaciez la station (momentanément, bien sûr) par l’album Behind The Fear d’Odeum ? Prévu le 10 janvier 2020, ce premier disque de la formation française vous invitera à faire le point et vous emportera dans ses compositions symphoniques d’une justesse et d’une précision incroyables.

Il aura fallu cinq ans pour définir cet univers musical, ce qui souligne le degré d’exigence des musiciens. De prime abord, l’auditeur pourrait croire que ces compositions, mixant à la fois la fantasy et le symphonique, amènent une atmosphère légère et suave. Or, au fil des minutes écoutées, on se rendra compte que l’atmosphère proposée se veut à la fois plus lourde et plus pesante.

L’ajout de certains instruments, tels que les cuivres, donne un effet 3D à l’ensemble et aide au délassement et à la réflexion. Il faut dire qu’entre celui qui vient du Conservatoire, de l’école de musique ou le féru d’heavy metal, la cohésion entre les membres est palpable. L’alliance produite entre la structure heavy et ces arrangements orchestraux apporte une force émotionnelle indéniable sur l’ensemble du disque que nous vous invitons à écouter d’une traite ! Le disque étant écrit tel un scénario, il est préférable de suivre ce conseil pour ne pas perdre le fil de l’histoire et profiter de chaque particularité conceptuelle de l’album.

Ainsi, pour approfondir davantage le sujet, qui de mieux que le frontman, Romain Lhoste, pour évoquer cette création artistique ? Nous l’avons interrogé sur la question et partageons ici ses réponses au discours direct.

« Odeum est un concept qui apparaît en 2012, mais ne se concrétise qu’en 2017. Pourquoi ? Simplement pour inviter les auditeurs à se divertir, se changer les idées et oublier les tracas de la vie quotidienne, ne serait-ce que quelques instants. Au travers de cette communauté, ce sont les notions de partage et de passion qui font foi. Je souhaite montrer que, même en partant de rien, chacun peut être libre d’essayer, de créer, proposer et de partager. Au commencement, il s’agissait, d’abord, d’un modeste projet développé dans une chambre, et en 2014, j’ai eu la chance de rencontrer Nils, qui deviendra le bassiste et narrateur. Cette première rencontre a vraiment chamboulé le contexte d’Odeum, car, malgré la timidité du projet, nous avons mis une énergie monstrueuse pour proposer notre vision de la musique. Peu après, Baptiste (guitare et chant) a rejoint la partie en proposant d’effectuer les arrangements. Il me semblait important d’avoir un œil neuf sur le sujet car, étant claviériste, la partie metal n’était pas la plus simple à composer. Les deux compères ont donc repris les arrangements de l’album pour donner le côté dur et atypique que l’on souhaite partager aujourd’hui, tout en respectant l’univers que je souhaitais mettre en exergue.

J’ai commencé à composer en 2012, mais il y avait des sujets qui sortaient de mon esprit, que je n’arrivais pas à transposer, il manquait quelque chose. Ce projet, je n’aurais pas pu le faire aboutir sans mes collègues. Ils m’ont aidé à reprendre confiance en moi ainsi qu’en mes ébauches. Ils m’ont conforté à un moment où je n’y croyais pas, par leur présence et conseils, et telle une chrysalide, j’ai pu éclore artistiquement parlant. Leur arrivée m’a permis de mettre la touche finale à l’univers que je m’étais imaginé depuis sept années. Sur la question des influences, les années se sont écoulées et les rencontres et influences ont permis de parfaire le projet. Aujourd’hui, je pense que l’on pourrait qualifier Odeum de « Metal Orchestral », avec comme inspirations Devin Townsend, Ayreon, Haken, Insomnium, Fleshgod Apocalypse, Leprous, HIM, Whispered, etc. Cependant, je ne suis pas trop à l’aise avec la notion de « style » car tout évolue à chaque instant.

Notre futur album Behind The Fear introduit trois notions importantes pour moi : la naïveté, l’amour et la raison. Ainsi, on y découvre deux types de population. Premièrement, le village du candide, où d’apparence, tout n’est qu’amour inconditionnel d’autrui, liens sincères et profonds. Deuxièmement, nous retrouverons les habitants de la montagne, dirigés par un protagoniste dépourvu d’émotions, de sentiments, souhaitant imposer un monde froid, cartésien, sans amour. L’hypocrisie sera relevée par ce dernier au fur et à mesure de l’épopée, car finalement, le petit village paisible laissera une villageoise mourir sans rien faire. Le désenchantement sera au rendez-vous. Si je devais transposer ça au monde moderne, je dirais qu’il est nécessaire de ré-apprendre à penser par soi-même, et non se laisser emmener vers la simplicité. Nous avons cette chance d’apprendre, d’être curieux, de découvrir, alors profitons-en.

Dans les compositions, de par nos différentes connaissances, nous avons pu insérer un bon nombre d’instruments, passant de la guitare aux cuivres sans oublier les vents. Tout cela apporte davantage de nuances dans les compositions. C’était parfois fastidieux, mais grâce à ces heures passées à écrire, supprimer, recommencer, j’ai pu définir les contours de l’univers que l’on voulait vous faire découvrir, et ainsi vous proposer, aujourd’hui, cette aventure. Vous remarquerez qu’au milieu de l’album, le titre « We Are The Future » apporte une véritable transition : l’avant–après. Il faut prendre conscience car tout peut s’effondrer si on ne prend pas le temps de réfléchir.

Tu évoques le dernier titre de treize minutes. Je ne me suis pas mis de contrainte sur l’écriture. J’invite les auditeurs à se perdre dans ce titre pour amener une logique de réflexion de chacun. J’ai vraiment laissé la plume me guider. Je me suis dit qu’à six minutes ça pouvait être un risque mais je me suis laissé totalement guider. L’avoir composé durant un moment spécifique de ma vie m’a transfiguré également.

Pour terminer, je dirais que le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui semble être de plus en plus faux. Si on reprend la pyramide de Maslow, on constate qu’aujourd’hui, nos besoins physiologiques et de sécurité sont quand même bien satisfaits. Cependant, les étapes d’après, « le besoin d’appartenance » et le « besoin d’estime » se traduisent aujourd’hui par des likes, des photos où tout est beau. Seul hic : où est la réalité ? Je propose juste que « we are what we are ». Nous avons le droit de galérer, d’être tristes, d’être heureux, d’avoir peur, d’être timides, d’oser d’être nous. C’est ce qui fait notre force. Prenons le temps de se découvrir. Le vrai altruiste n’est pas forcément celui qui aura des milliers de fans, mais celui qui sera présent. La lumière de l’artwork est initialement une sorte de fluide généré par la confrontation des deux visions, détruisant tout sur son passage. Elle est personnifiée par la « Gardienne », neutre, garante de la protection de la nature et de l’environnement. Derrière ce personnage, nous explicitons que, même si nous détruisons notre magnifique planète, la Terre se reconstruira ou évoluera avec ou sans nous. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ? C’est juste. Cependant, aujourd’hui, l’espoir ne suffit plus pour vivre. Il est temps de passer de passifs à actifs. Nous avons le monde dans nos mains, du micro au macroscopique. »

Line-up :

Romain Lhoste : clavier
Nils Delaye-Boloh : basse
Baptiste Bois : guitare

Découvrez Odeum sur son site internet.



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