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Révélation High Hopes   

Radio Metal et Metalorgie présentent DeathMatch : Révélation High Hopes


En ce début d’année vous avez besoin d’un petit remontant, histoire de vous remettre d’aplomb et d’attaquer au mieux cette décennie qui se profile ? Le groupe DeathMatch a ce qu’il vous faut : un son bien gras, et une violente envie de vous faire du bien ! Telle une posologie médicinale, l’EP sorti ce 27 janvier est le remède à tous vos maux. Leurs compositions vous emmèneront tout droit dans le dur, et c’est à gros coups de riffs ravageurs que leur son « power-lifté » vous rentrera dans la tête, en vue de vous soulager de toute pression. Les trois amis ne font pas dans la dentelle, ça martèle les fûts à tout va, et les pauvres cordes subissent les assauts brutaux des guitaristes. Non, il ne s’agit pas d’un chaotique capharnaüm : ce joyeux bordel, ou plutôt cette joviale frénésie déployée par les trois compères, sonne plutôt bien et l’effet est immédiat !

Il faut dire que ces musiciens n’en sont pas à leur premier essai. Tel le phœnix, DeathMatch naît des cendres de Supremacy, premier groupe du frontman et du batteur, projet qui s’était fait une place sur la scène metal après avoir sillonné les routes durant une dizaine d’années. Erreur de jeunesse, choix trop peu marqués ou au contraire trop forts… Quoi qu’il en soit, les trois compères ont décidé de faire table rase du passé et d’attaquer 2020 sur les chapeaux de roues. Gage de qualité et du sérieux de la formation, leur EP Get In The ring a beau encore être en gestation que nombre de concerts sont déjà annoncés, dont un aux côtés des piliers du metal français Lofofora !

Mais qu’est-ce qui différencie DeathMatch d’un autre groupe ? En quoi ce groupe mérite–t-il une attention particulière de la part de nos lecteurs et auditeurs ? Eléments de réponse avec Fabien, leader de cette formation, qui a répondu à nos questions en toute sympathie et transparence.

« Nous évoluons dans un metal plutôt trashy et groovy, mais cela reste difficile encore à définir. Chacun a son propre avis sur la question finalement. Certains pourraient appeler cela du doom, du stoner ou même du classique ! Après tout peu importe, l’important est que ces personnes se retrouvent pour partager un bon moment sans forcément se prendre la tête à mettre des groupes dans des cases bien définies. Laissons à chacun la liberté de choisir. En tout cas, il était primordial de retrouver comme base l’univers qu’était le metal dans les années 90, avec les groupes comme Machine Head, Pantera ou même Lamb of God, cela a tellement changé depuis, mais cela revient avec nos morceaux […]. Comme tu as pu le voir dans les paroles, nous sommes très engagés sur les problèmes de la société et notamment sur les effets qu’elle a sur chacun de nous. Aujourd’hui on a beaucoup de mal à dissocier le réel du virtuel. DeathMatch, c’est prendre conscience, se poser des questions sur tout ça. Prendre le temps de définir la souffrance, sous ses différents aspects, se battre et montrer que rien n’est joué d’avance. C’est pour cela que nous avons choisi l’image du boxeur pour illustrer ce sentiment. La vie nous met à l’épreuve, à nous d’accepter ses défis […].

Notre précédent groupe, Supremacy, a été un véritable apprentissage, que ce soit au niveau musical, dans la communication, avec les partenaires, c’est un blase qui a marqué toute ma jeunesse, d’autant plus que d’être avec ses amis nous stimulait à devenir les « metalstar » de demain. Des sommes astronomiques ont été injectées pour la vie ou survie de ce groupe, mais cela s’est mal terminé avec notre label. C’est pour cette raison que j’ai décidé de stopper le groupe. La communication n’était que descendante et le fait que celui-ci, qui possédait nos droits sur sept années, en jouait, nous a démolis au sens propre comme au figuré. J’ai failli tout arrêter, trop d’illusions, de fatigue… Bref, tous ces sacrifices qui nous ont éloignés du but essentiel de la musique : la jouer par passion et non pour la réussite. Ce groupe est un moyen de renaître, je vais à l’essentiel pour transmettre des messages qui me tiennent à cœur, et comme tu as pu le constater, ceux-ci concernent l’individu au sein de la société. Le morceau « Starting From Scratch » est fait pour tourner la page, et s’attarder sur le présent. Si on le prend au mot, c’est clore un chapitre pour en ouvrir un nouveau, d’ailleurs il a été tout juste écrit après la fin calamiteuse du précédent groupe. C’est comme un travail d’introspection, il faut à un moment précis passer à l’étape suivante sous peine de stagner.

L’EP Get In The ring, comme son nom l’indique, signifie qu’il faut se connaître soi-même et prendre sa vie en main pour avancer. A l’heure actuelle, il est bien difficile de savoir pourquoi nous sommes faits, et tel un pion, tu réalises une tâche sans forcement te dire à quoi elle va te servir. Les gens se comparent sans cesse, avec pour idéal l’argent, une maison et une famille. Or le jour où la vie te met un uppercut, et que tu dévales la pente, c’est directement la descente aux enfers ! Tu sais, je pourrais en parler des heures de ce sujet tant l’être humain me fascine. Si tu prends les textes sacrés, bibliques ou autres dans le genre, tu verras que la souffrance est un passage obligatoire. Si tu l’évites, elle finira par te rattraper. Il faut savoir tomber pour se relever, faire un pas en arrière puis deux en avant. C’est comme cela que l’on progresse, que l’on apprend à se connaître et à accepter certaines choses. Sans obscurité il n’y a pas de lumière. Soit tu te lamentes sur ton sort, tout en étant rempli de rêves, soit tu te bouges le cul et tu vas mettre des droites à la vie pour qu’elle t’apprenne en retour. Le titre « Stormy Sky » montre clairement ce sentiment, se relever et se battre […].

Avec Get In The ring, DeathMatch a, maintenant, les armes pour se défendre. Nous allons commencer par nous remettre en scène dans la région (nb : Midi-Pyrénnées), et ensuite on ira proposer notre son ailleurs. Notre point culminant reste ce « match » avec Lofofora courant mars, mais nous avons bien l’intention de taper encore plus fort avec notre groove et par l’efficacité de nos riffs ! »

Prochain combat : celui de leur affiche avec Carthagods, groupe d’heavy tunisien, le 8 février prochain à Toulouse.

Basse, chant : Fabien
Guitare : Red
Batterie : Jacques

Vous pouvez suivre l’actualité du groupe sur sa page Facebook ainsi que sur sa chaîne Youtube.



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