ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Radio Metal va vous mener à la baguette !


Eh oui, les batteurs envahissent l’antenne de Radio Metal ! Les auditeurs ayant écouté l’émission Anarchy X de mardi ont pu, en effet, entendre une intervention surprise et en direct de Gene Hoglan, l’actuel batteur de Fear Factory, Tenet, Dethklok et Mechanism, ancien Strapping Young Lad, Death, Testament ou encore Dark Angel. Mais le petit échange que nous avons eu avec Gene – dit la pieuvre – mardi soir n’était qu’un teaser pour annoncer l’émission de demain soir. En effet, The Atomic Clock – c’est un autre de ses surnoms – sera là à 22h, ce jeudi 8 juillet, en direct pour parler plus en profondeur de son DVD pédagogique ainsi que d’autres sujets.

L’émission sera par conséquent rallongée pour l’occasion, le contenu prévu étant particulièrement dense. Oui, car avant cela, à 20h30 nous recevrons également Franky, batteur de Dagoba, pour défricher Poseidon le prochain et très attendu nouvel opus du combo. A la clef, vous pourrez découvrir en exclusivité un tout nouveau titre issu de ce dernier. Et on peut d’ores et déjà vous dire que les Marseillais ont décidé d’envoyer du lourd !

Forcément, vu la conjonction des événements, nous n’avons pas résisté à demander à Franky s’il souhaitait se joindre à notre petite sauterie avec Gene pour un « face à face » entre cogneurs. Une invitation qu’il a aimablement acceptée.

Alors, amis batteurs, accordez vos toms, polissez vos cymbales et enfilez vos baguettes car cette émission s’annonce particulièrement rythmée !

D’ailleurs, vous, auditeurs, êtes cordialement invités sur le chat pour poser vos questions à Franky ou Gene Hoglan en cours d’émission. Alors, saisissez votre chance !

Interview de Franky (seul)

Avant de parler du nouvel album, quel est le bilan de votre précédent opus, Face The Colossus ?

C’est un album qui nous a permis de nous exporter un peu plus en dehors de la France. C’est un album qui a également été plus apprécié à l’étranger qu’en France et c’était le dernier chez Season Of Mist, le second en contrat chez eux. C’est un album qui a peut-être déstabilisé les fans de départ de Dagoba en France qui étaient habitués à des choses un peu plus radicales, un peu plus efficaces, un peu plus direct. C’est vrai qu’avec Face The Colossus, on savait avant d’enregistrer qu’il y aurait quelques petites prises de risques, quelques évolutions un peu plus grandes que par le passé, notamment avec un titre que l’on pourrait qualifier de ballade plus rock et un côté bien plus atmosphérique en général. On s’attendait à avoir des réactions mitigées mais on l’assume complètement. Avec le recul, c’est quand même un album qui a très bien marché et qui nous a permis de jouer énormément en Europe. Comme je le disais, l’album nous a ouvert la porte vers d’autres pays, de gros festivals européens comme le Summerbreeze ou le Graspop. Il était également le second mixé par Tue Madsen. Aujourd’hui, la page se tourne sur le chapitre Face The Colossus et nous repartons vers d’autres pistes.

Pourquoi n’êtes-vous pas restés chez Season Of Mist qui est quand même un label plutôt convoité en terme de qualité ?

Tout s’est bien passé avec eux sur les précédents albums. D’ailleurs, les gens qui y travaillent sont des amis de longue date. Je pense que c’est plus une fin de collaboration naturelle qu’une réelle envie de dire « non, on ne veut plus travailler avec vous ». Dans les deux parties, on a vraiment fait avancer Dagoba et amené de superbes retombées pour Season Of Mist. Mais on sentait qu’il fallait du nouveau, une nouvelle équipe pour ce quatrième album. Quand on arrive en fin de contrat comme ça, on pouvait très bien négocier pour reconduire, Season Of Mist était peut-être intéressé pour ça mais on n’en a pas vraiment discuté. On a eu la belle proposition de XIII Bis sur laquelle on a senti une grosse motivation de leur part. On s’est dit qu’il fallait essayer. Il n’y a vraiment aucune rancœur avec Season, on avait juste envie de changement.

Sur cet album, tout était assez compact et massif en terme de son et de mix, on avait même l’impression que la batterie se noyait un peu à certains moment. Quel regard portes-tu sur ton son de batterie sur cet album ?

Effectivement, d’un point de vue strictement personnel, je trouve le son de Face The Colossus trop dense, trop chargé, trop d’accumulation de couches. Et effectivement, je ne suis pas fan du son de la batterie. Comme il s’agit de l’album précédent et que je ne suis pas trop adepte de la langue de bois, j’avoue qu’il ne s’agit pas de mon son de batterie favori. Je pense que ça fait partie de la déstabilisation de certains fans des débuts qui trouvaient que l’album était trop chargé en atmosphère à la place de l’agressivité et de côté tranchant. Je pense qu’un peu plus de guitare piquante et un peu plus de batterie claquante auraient donné une autre gueule aux chansons. On me dit souvent en concert que le son des titres de Face The Colossus explosaient bien plus en live que sur CD. C’est sur ce coup-là où je suis un peu déçu car l’album aurait mieux marché avec un son se rapprochant What Hell Is About ?. On a fait une confiance aveugle à Tue Madsen sur cet album-là, producteur que j’adore et respecte, parce que le son sur What Hell Is About ? avait un son parfait selon moi. Je trouvais que le dosage entre agressivité et parties symphoniques était parfait. Sur Face The Colossus, le côté symphonique a pris pas mal le dessus et j’aurais préféré avoir plus les éléments principaux, qui sont pour moi batterie, guitare, basse et voix, plus tranchants.

N’est-ce pas un peu le risque de faire appel à un producteur renommé dans le sens où on est plus apte à lui faire entièrement confiance sans réellement participer au processus et de ne découvrir le résultat qu’à la fin ?

C’est vrai que c’était un peu le risque. A cette époque-là, on était plus jeune. La première fois qu’on a été au Danemark pour What Hell Is About ?, on a tout fait avec lui, de la prise, au mix, au master. Donc, c’était un mois intense chez lui. Lui, il avait déjà fait des disques comme RevolveR de The Haunted qui a un son terrible, de Mnemic. Tous ces albums-là qui nous ont fait aller chez lui. On avait donc beaucoup de respect et étions impressionnés par le bonhomme qui est très sympathique, a une culture metal parfaite et une oreille de folie. C’est vrai qu’après, pour les négociations, cela devient plus compliqué. On n’est pas vraiment dans la position de force où c’est nous qui lui imposons à faire tel réglage ou tel réglage, que ça lui plaise ou non. Après, un mix a 10 000 interprétations selon les goûts. Face The Colossus a été très bien accueilli à l’étranger par les fans de metal atmosphérique et/ou symphonique. Mais c’est vrai qu’avec un producteur de renom, on négocie plus que ce qu’on impose.

Avez-vous pu pallier à ces manques avec Poséidon ?

Je t’avoue que oui. C’était une vraie régalade de A à Z. On savait en entrant chez Dave Chang que nous allions faire un retour gagnant et fracassant sur un mix direct, agressif et tranchant. Il fallait que ça claque à mort. Le dosage est cette fois bien plus metal qu’atmosphérique ou symphonique. Je suis certain que les fans des débuts se reconnaitront vraiment dans Poséidon. Ceux qui aimaient le son bien plus metal, bien plus power seront ravis d’écouter ce nouveau mix. Je trouve que le dosage cette fois est vraiment parfait et les gens qui ont pu écouter le titre proposé en exclu sur Metallian auront pu s’en rendre compte. Tout le groupe est vraiment satisfait de ce mix-là, c’est vraiment ce qu’il nous fallait.

Tu dis que cet album plaira aux fans des premiers opus mais va-t-il plaire à ceux qui ont apprécié Face The Colossus ?

Je pense aussi. Pour moi, cet album est un peu un best of de ce que Dagoba sait faire de mieux. On retrouve toujours ces refrains accrocheurs avec des voix claires. Je ne pense pas trop me mouiller en disant que quelques titres peuvent se révéler être de bons « tubes » metal, comme « Replica » de Fear Factory. Il y a des parties très agressives bien sûr mais aussi des parties atmosphériques que l’on retrouvait sur Face The Colossus mais en mieux dosé. C’est là où je rejoins les fans qui nous voient en concert qui réapprécient cet album en leur donnant même envie de l’écouter de nouveau au calme chez eux. Ceux qui ont apprécié le côté symphonique de Face The Colossus le retrouveront sur Poséidon en encore mieux mixées, c’est-à-dire pas de façon excessive. Ils l’ont donc apprécié après coup et ce sont ces personnes-là qui auront le bonheur de retrouver une recette similaire mais mieux dosée. On a eu vraiment envie de conserver ce qu’on a fait sur les 3 albums mais avec un travail un peu plus fait… Plus Dagoba à son apogée. Sans vouloir paraître prétentieux, je dirais qu’ on a réussi à proposer le meilleur dosage des 3 albums précédents.

On remarque à l’écoute de Poséidon qu’il y a autant de synthé que sur le précédent mais mixé différemment. Cette fois, j’ai l’impression que cela sonnait plus indus’…

Exactement. Si tu l’as écouté, tu as vraiment bien compris ce qu’on a voulu faire. Il y a autant de synthé mais est beaucoup plus subliminal. Il ne passe pas devant les murs de guitare ou les murs de batterie car il n’y a pas raison d’être. Pour moi, il ne fallait pas arrondir les angles. On aime les parties de synthé, mais de façon bien dosées. On a bien réussi notre pari sur ce coup-là. On aime les mixs riches qui qui vont plus loin que la base guitares/basse/batterie. Par contre, cela devient un challenge de bien mixer et que cela reste super agressif. Nos bases sont quand même dans le power metal. A la première écoute, il faut que ça explose, donne envie d’headbanguer et mette un carnage dans le fosse. Ensuite, on adore les samples et des titres comme « It’s All About Time » avec Vortex sur What Hell Is About ? sont à mon sens le meilleur exemple que tous ces élément bien dosés peuvent vraiment être excellents.

En parlant de carnage, on retrouve pas mal de samples ressemblant à des déflagrations tout le long du disque. Était-ce vraiment une volonté de votre part dans le but de « péter la gueule » à l’auditeur (rires) ?

On voulait faire un retour fracassant et très agressif. L’album est pour moi très percussif. C’était totalement voulu de notre part. On a l’impression qu’il y a des moments où la mini-chaîne va exploser ou qu’on va se prendre le marteau dans la tête. Si tu l’as senti comme ça, c’est que l’on a réellement gagné notre pari.

Je parlais du côté indus’… Sur certains passages, on peut remarquer des sons très similaires à une batterie passée sous des filtres ou une batterie électronique. As-tu prévu quelque chose comme des pads électros pour les prochains live pour retranscrire ces passages ?

Bien sûr. Depuis nos débuts, on a pris l’habitude d’essayer de restituer notre musique au maximum de tout l’album au sample près. On fait en sorte d’intégrer tout ce qu’on peut, soit avec un sampler, soit d’autres techniques comme des pads de batterie. J’aime bien jouer tout ce qui est possible de jouer avec mes 4 membres. C’est sûr que l’on va mettre des trucs infaisables sur samples pour que je puisse jouer la partie principale. Après, tout ce qui est possible d’être joué réellement, je le joue vraiment en live.

Ce nouvel album se nomme Poséidon, en rapport à la mer. Est-ce un peu une ode à la bouillabaisse ?

Pas réellement (rires) ! Il faut plus le voir comme un voyage de pirates au bout du monde. On voulait vraiment avoir un côté aventurier, une sorte d’album concept où tu écoutes l’album dans le bon ordre des chansons, le livret illustre bien chaque titre avec une mappemonde montrant un lieu culte comme le Triangle des Bermudes auquel se réfère chaque chanson. Une corrélation forte en l’image et le son. D’ailleurs, c’est vrai qu’on a pris des photos à Marseille où l’on a l’impression, si on ne les retouche pas trop, de voir un groupe à la pêche ou qui mange de la bouillabaisse en plein soleil. Cela peut paraître aussi pour ceux qui ne connaissent pas spécialement cette ville un port de pirates ou une zone rocailleuse maritime de tel ou tel pays.

Poséidon est le Dieu de la mer alors pourquoi avoir choisi de représenter ce titre par un bateau ?

Avec Face The Colossus, on a pris l’habitude de travailler avec Cecil Kim qui a notamment pris part à God Of War donc plutôt connu dans l’univers du jeu vidéo, même si je ne suis pas le plus calé là-dessus. Il a l’habitude de proposer des pochettes en panorama, c’est à dire qu’il faut déplier le recto et verso pour voir la pochette entière. Il nous propose à la base des tableaux. Donc, le recto n’est qu’une moitié de la page. Je trouve ça un peu dommage mais bon… En fait, le bateau n’est qu’un tiers de la pochette. Après pourquoi un bateau quand l’album s’appelle Poséidon, il n’y a pas de sens ou de liens à chercher là-dessus, il n’y en a pas réellement à proprement parler. Peut-être une ode à Poséidon car nous naviguons sur la mer à la limite.

La mythologie est quand même présente chez Dagoba: le colosse, Poséidon… Aurez-vous des aspirations différentes pour la suite comme Star Wars ?

On n’y réfléchit pas vraiment longtemps à l’avance. C’est vrai que cette fois, on a eu le concept de pirates et ce côté dieu de la mer avant de composer. Pour le prochain… Nous n’avons aucun interdit, aucune barrière. Mais on n’a pas envie de s’enfoncer spécialement dans la mythologie, même si on aime bien ça. C’est vrai que d’un coup, on pourrait passer sur quelque chose de peut-être plus futuriste, plutôt électro et donc, pourquoi pas Star Wars ? Non, on n’a pas de ligne figée chez Dagoba.

On remarque un léger effet de mode au niveau du thème de la piraterie avec des groupes comme Alestorm. Vous êtes-vous inspirés de cette tendance pour Poséidon ?

Je connais ces groupes mais juste de nom. Je t’avoue que je ne reconnaitrais même pas une photo d’eux. En toute honnêteté, on n’a pas du tout été influencé par tel ou tel autre groupe. Même si cela fait un peu kitsch, peut-être qu’un film comme le tout premier Pirates de Polansky ou l’attitude de Johnny Deep ou Chris Richards dans Pirates des Caraïbes nous ont plus influencés. De plus, on est quelques uns dans le groupe à aimer le look bandana, un peu pirate rock’n’roll, comme on retrouve dans beaucoup de groupes de hard rock ou de glam que l’on écoute énormément et avec lesquels on a grandi. On ne peux pas vraiment dire que l’on a suivi une mode, on l’a juste ressenti comme ça. On se sent bien dans nos baskets avec ce concept. Je pense qu’on a bien trouvé notre créneau.

Pourquoi le H de Dagoba a-t-il disparu ?

Il n’a jamais été là dès le départ. C’est vrai que textuellement, on retrouve ce H à la fin dans Star Wars. Au départ, on voulait un nom en trois syllabes se finissant par A comme les groupes de thrash. C’est le chanteur qui l’a intégré en référence de Star Wars. Puis, par souci ou par peur d’une future attaque des créateurs du film, on a préféré enlever le H. Personnellement, je trouve de mon côté que c’est mieux visuellement sans le H car cela sonne comme Pantera ou Sepultura…

Un petit mot sur « Black Smokers », le titre inédit que vous dévoilez en avant-première ? J’ai eu l’impression en écoutant l’album qu’il s’agissait du titre le plus accrocheur qui le composait.

En effet. D’ailleurs, c’est un titre où on va tourner un clip et aussi l’outil auquel on va communiquer le plus je pense. Effectivement, on peut appeler ça un single.

Quand sortira Poséidon déjà ?

Le 30 août.

Vous avez un programme de tournée plutôt sympa qui s’annonce puisque vous allez jouer avec Mnemic et Arkaea, qui est un groupe composé d’anciens membres de Fear Factory, c’est ça ?

C’est ça, oui. On avait déjà joué avec Fear Factory à l’époque où il y avait Herrera, Burton C. Bell, Wolbers et Stroud. On a donc été très content de savoir qu’on jouerait avec Arkaea car c’est un groupe composé de musiciens que l’on respecte beaucoup. Je t’avoue que je n’ai pas encore écouté l’album mais on m’en a dit beaucoup de bien. Je pense que cela sera une belle affiche sur une tournée européenne.

As-tu été obligé de te dépasser au niveau de ton jeu de batterie pour ce nouvel album ?

Oui, j’ai beaucoup travaillé la vitesse et l’endurance. Pour donner un idée et en étant un peu plus technique, sur les précédents titres de Dagoba, je pouvais aller jusqu’à environ 210 bpm. Sur Poséidon, on trouve des passages allant jusqu’à 220 ou 230 bpm. Il a vraiment fallu que je travaille les mollets pour pouvoir tenir. Le côté agressif fait que ça demande des conditions physiques et une certaine endurance. Au démarrage, j’avais un jeu très power metal, maintenant, je peux dire que mon jeu tend plus vers le metal extrême pour grappiller plus de vitesse à mes pieds.

Tu seras dans une vingtaine de minutes avec Gene Hoglan. J’ai cru comprendre que c’était un de tes batteurs préférés ?

C’est vraiment un de mes héros. Quand je parle de metal extrême ou de batteur génial sur des styles très, très agressifs, son jeu sur les deux albums de Death sont vraiment monumentaux. Il y a tout un paquet d’éléments dans son jeu que j’essaie de voler pour les intégrer dans Dagoba. Son jeu est vraiment fantastique car je trouve qu’il apporte de la finesse dans l’agressivité, c’est pourquoi j’essaie de transmettre cela dans Dagoba. Je ne parle même pas de Strapping ou Dark Angel. J’ai commandé son DVD pour en savoir plus. Pour moi, cela reste un des meilleurs batteurs metal. D’ailleurs, tous les batteurs qui ont un peu de goût ne pourront pas dire le contraire.



Laisser un commentaire

  • Spaceman / RM dit :

    @JO: ça arrive très bientôt!

    [Reply]

  • On peut choper la traduction de L’interview ou ???
    Thanks …

    [Reply]

  • VIVE DAGOBA !!!! pour une fois qu’on en parle 😀

    [Reply]

  • Margoth/RM dit :

    « n’était qu’un teaser pour annoncer l’émission de demain soir. »

    >> Bande de vendus va 🙂 :)… Bon au moins, c’était un peu plus classe que la vidéo des Murderdolls ou les teasers de 30s pour annoncer des clips ou des albums comme ça a l’air d’être la mode dans le monde de la musique ^^

    [Reply]

  • Arrow
    Arrow
    Def Leppard @ Hellfest
    Slider
  • 1/3