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Radio Potins : les vacances de l’actu


Il existe quelques moments dans l’année où rien ne semble vouloir émerger de l’actu, où tout semble être d’un inintérêt abyssal. Des news nous viennent, mais sans la moindre profondeur à creuser pour en faire un article, ni même un début d’info qui vaudrait une News Express tant elles ne vont rien changer dans notre/votre vision de la carrière d’un groupe et d’un artiste. La dernière fois que la chose s’est produite, en novembre dernier, période de Thanksgiving pour les Américains, on vous a même décrit notre désespoir face à cette atrophie. Aujourd’hui, pas question de se plaindre, on va vous faire souffrir avec nous.

L’été est souvent une période de vache maigre inévitable ; comme monsieur et madame Tout-Le-Monde, les artistes partent en vacances, ont autres choses à faire que de s’enfermer dans des studios d’enregistrement ou des salles de concerts mal aérés et nous laissent nous débrouiller avec ce qui tombe du bord de leur table de pique-nique. Par conséquent, si vous ne vous intéressez pas aux problèmes domestiques de membres d’Anthrax, de Poison ou de Rage Against The Machine, passez vite votre chemin. Par contre, si vous êtes de ceux qui ne peuvent s’empêcher d’ouvrir le magazine à potins de leur copine, de leur mère ou de leur tante avec un air de « Non, non, ça ne m’intéresse pas, je ne savais tout simplement pas quoi faire de mes dix doigts, de mes deux yeux et de mon temps de cerveau disponible », alors n’hésitez pas, lisez la suite…

Ha, on vous y prend ! Vous aimez ça les potins ! Eh bien, tenez, prenez ! Vous l’aurez voulu, vous l’aurez eu.

Premièrement, dans la catégorie « Les artistes ne vendent pas que des disques », je demande Brad Wilk, batteur du groupe Rage Against The Machine qui vend sa turne à Malibu. Oh, rien de bien exceptionnel, une bicoque au bord de la plage (photo ci-dessus) avec deux chambres et trois salles de bain réparties sur 255 mètres carrés, construite en 2001, achetée 1,9 million de dollars en 2003 et revendue aujourd’hui un peu moins de 2,7 millions. Évidemment, comme tout artiste engagé, l’argent ira aux bonnes œuvres. Enfin, on n’en sait rien, on suppose, ce ne sont que des potins.

Deuxièmement, toujours dans la même catégorie, Adam « Nergal » Darski, frontman de Behemoth, véritable star en Pologne, principalement grâce à son procès pour offense religieuse, puis pour avoir été membre du jury de The Voice, commence à devenir une marque en soi. Une marque à laquelle d’autres marques peuvent avoir besoin de s’allier pour affirmer un côté dangereux et anticonformiste. C’est donc ce que fait la marque d’energy drink néo-zélandaise Demon qui a choisi Nergal pour être son porte-parole en Pologne, en apparaissant dans les campagnes publicitaires pour cette boisson où le chanteur incarnera un personnage nommé Holocausto. En Pologne, un boycott se préparerait déjà contre cette alliance démoniaque, nous apprend le site Truemetalhead.com. Il est donc rentable d’être un chanteur de metal extrême en Pologne. Nergal vient déjà d’entrer à la 63e place dans le classement Forbes (qui classe généralement les plus grosses fortunes du monde) des personnalités polonaises avec seulement 87.000 euros (369.000 zlotys) en banque, d’après le magazine. On adore, on en rêve, on passe à autre chose…

Passons donc à quelque chose de plus glamour, donc carrément plus pipole avec Bret Michaels qui s’est séparé de sa fiancée, Kristi Gibson, la mère de ses deux filles, mettant un terme à une histoire de 18 années. « Même si le couple s’est séparé, il reste d’excellents amis et impliqués ensemble dans l’éducation de leurs deux filles » nous dit-on, C’est toujours mieux que de voir comment se déroule la vie de couple de Charlie Benante, batteur d’Anthrax. Vendredi dernier, Charlie et sa femme Sandra ont été arrêtés (voir photos ci-dessus) à Elkhart (Indiana) pour « violence domestique devant un enfant ». Un nouveau scandale viendrait encore entacher la réputation d’un musicien avec une affaire de violence conjugale. Plus ou moins. D’abord, il faut savoir que la victime a avant tout été Charlie. Le batteur ferait-il donc partie de cette minorité (souvent oubliée) des hommes battus ? On n’en est pas non plus à sauter à une telle conclusion. Un communiqué de son avocat explique que « cette altercation qui l’a conduit aux urgences pour une entaille à l’arrière de la tête qui a nécessité plusieurs agrafes » est arrivé alors qu’ils étaient venu assister au match de base-ball de leur fils. Les mots ont volés entre le couple mais aussi un « compagnon mâle » de madame dont on ne sait trop quel est son rôle dans l’affaire. Madame a fini par frapper monsieur au visage, ce dernier l’a repoussé avant de partir avec sa fille, Mia, 6 ans, et madame l’a attaqué par derrière, le frappant à plusieurs reprises derrière la tête avec son portable.

Bon, je me rends compte que je m’ennuie moi-même à vous raconter ça, je vais donc passer à quelque chose de plus violent parce qu’une attaque au téléphone portable, là, je ne peux pas, je ne peux plus.

« Le massacre de l’été n’a pas eu lieu ». Voici exactement comment on pourrait titrer une telle info. Ca s’est passé hier, 30 juillet, à Tampa, en Floride, qui comme chacun le sait est la capitale du death metal américain mais était aussi, cette fois, une étape dans la tournée Summer Slaughter (en VF : le massacre estival ; affiche ci-dessus). Au départ de ce nouveau dossier : une rumeur selon laquelle quelqu’un aurait menacé de tirer sur le chanteur de Job For A Cowboy. La police et la sécurité du concert ont donc dû interrompre le show et évacuer la salle quelques heures pour rechercher des armes, après quoi la fête a pu reprendre. Le chanteur de JFAC a déclaré à Blabbermouth, pour clarifier tout ça : « Un message a été envoyé au barman disant qu’un homme avec deux couteaux et un pistolet allait s’en prendre au public pendant notre concert. On a appelé la police et après que les précautions appropriées ont été prises, le show a pu reprendre […]. Personne n’a été blessé et tout le monde est sain et sauf. »

Même si on ne déconne pas avec les violences en concert qui ont laissé trop de mauvais souvenirs à beaucoup trop de monde, c’est finalement du bruit pour rien. Circulez, y’a rien à voir. Alors, si on veut de la vraie violence, avec des mecs avec des couteaux qui tranchent dans le vif, il faut se rendre à un concert de Tenacious D.

Attendez ! Quoi ?! Si je vais à un concert de Tenacious D, je m’attends à bien des choses mais certainement pas à de la violence ! Je m’attends à une ambiance potache, bon enfant, amicale. Eh bien, pas à Las Vegas où les mecs sont chauds comme le sable du désert alentour et ont le sens de l’ironie – à défaut d’avoir celui de la camaraderie – puisqu’au moment où le groupe jouait sur scène le titre « Friendship », des mecs dans le public ont sorti des lames et au moins une personne a été blessée. Le D a donc dû écourter le concert d’une demi-heure, passant tout de suite à « Tribute ». C’est pas cool, oui, mais c’est tout.

Bon, maintenant, comment on conclut un article pareil ? Eh bien, on va prendre une douche pour se débarrasser des miasmes collant à votre peau pour se diriger vers quelque chose de plus intéressant. En tout cas, on est content d’avoir pu partager avec vous un peu de tout ce dont on voudrait ne jamais vous parler. Mais quand faut bouffer de la crotte, on est toujours prêt à partager. Non, ne nous remerciez surtout pas pour ça. On se retrouve très bientôt pour quelque chose de plus musical. On l’espère.



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