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RAISMESFEST 2008


Festival : Raismesfest 2008
Lieu : Raismes (France)
Date : 13/14-09-2008


Voici un concert très attendu avec Y&T car le groupe de hard rock californien ne s’est plus produit en France depuis 1983, en première partie de OZZY OSBOURNE. Il fait froid, la pluie s’arrête quand l’intro de « Forever » commence. Le premier choix du groupe est « Huricaine », puis vient « Black Tiger », « Dirty Girls », ou encore « Midnight In Tokyo »…bref que des classiques ! Le morceau « Fly Away », est lui plus récent. Il date de 1995 et fait penser à du Deep Purple. « Le temps est venu pour Mean Streak » s’exclame Dave Meniketti, et le son de sa Gibson retentit. C’est parti ! Avec « Y’ll Cry For You », le morceau instrumental est particulièrement bien choisi : simplement magnifique ! Dave Meniketti fait pleurer sa guitare à la perfection. Il faut quand même dire que les Yesterday & Today ne sont pas n’importe qui ! Formé en 1974, ce groupe a influencé les plus grands artistes de hard et a vendu plus de 4 millions d’albums à travers le monde : respect ! Avec « Pretty Prison » le public du Raismesfest a même droit à un solo de batterie impressionnant de Mike Vanderhule. Une vraie démonstration technique. Le concert se termine sur « Forever ». La boucle est bouclée.

Tous les styles du répertoire d’Y&T ont été passés en revue ce soir. Du hard pêchu et racé, des sublimes ballades, des blues qui donnent des frissons comme le morceau « I’ll Cry For You » ou des chansons plus orientées « hard FM ».

Dans son ensemble le son a été très bon malgré un léger manque de puissance. Ce concert fut une mise en bouche de très grande qualité avant Saxon.


Saxon sur scène : un vrai plaisir !

Nous voilà au dernier concert de cette première journée de ce festival. Après un excellent concert de Y&T, nous attendons donc de pied ferme Saxon qui, depuis plus de 20 ans, répond toujours présent sur scène. La pluie ne fait plus son apparition mais le froid persiste. Les pieds gelés dans un champ de boue, nous comptons sur le concert pour nous réchauffer ! 23h30, les premières notes retentissent. Il s’agit d’« Attilla The Hun » du dernier album qui ouvre le show. Etonnant : Biff n’est pas vêtu de son éternel manteau en cuir ! Mais cela ne l’empêche pas de jouer avec le public comme à son habitude. Le public du Raismesfest assiste à un concert classique avec une tripotée de succès, ceux qui ont forgé ce mythe vivant qu’est Saxon. Parmi ceux-ci on note la présence de « Motorcycle Man », « 747 (Stranger In The Night) » ou encore « Prince Of The Night ». Les Saxon n’oublient cependant pas le dernier album avec “ Attilla The Hun” ou encore “I gotta rock to Stay Alive”). Alors que Biff s’amuse avec le public sur «Wheels Of Steel », Paul Quinn casse une corde, ce qui ne nuit pourtant pas à la qualité du morceau. 00h15, le concert s’achève par « Demin And Leather » et Biff nous annonce qu’il y aura un nouvel album pour janvier 2009.

Pour résumer un bon concert mais sans surprise. Avec Saxon on a l’impression de revoir un bon film mais qui reste toujours le même… Le combo avait dans tous les cas un très bon son et contrairement à Y&T la puissance était au rendez-vous. Fait exceptionnel : très bonne organisation ! Et oui c’est assez rare en France ! Non c’est un blague mais il arrive parfois qu’effectivement…

Setlist :

Attila The Hum
Motorcycle Man
Let Me Feel Your Power
747 (Strangers In The Night)
To Hell And Back Again
Strong Arm Of The Law
Heavy Metal Thunder
Dogs Of War
I Gotta Rock To Stay Alive
Witch Finder General
Princess Of The Night

Rappels :

Wheels Of Steel
Crusader
Denim & Leather

Un des grands spectacles de ce festival était sans aucun doute le concert de Die Apokalyptischen Reiter sur la grande scène. Malheureusement très (trop) méconnu du public français, Die Apokalyptischen Reiter est l’un des grands groupes de la scène allemande dont la musique est aussi unique qu’indescriptible. Les rythmes sont accrocheurs, les riffs énergiques et la musique du combo garde une certaine mélodie. De quoi faire plaisir à tout le monde !


Fuchs (chant) de Die Apokalyptischen Reiter !

Fuchs, le chanteur du groupe, arrive sur scène avec un sourire énorme, visiblement ravi d’être là. Il discute et partage avec son public malgré la barrière de la langue. Quoi qu’il en soit, la musique ainsi que l’énergie des membres du groupe suffisent pour convaincre le public et l’entraîner dans la « Reitermania » à l’aide de leurs plus grands succès tels que « Revoluzion », « Reitermaniacs » ou encore « Riders on the Storm ». Le chanteur saute, grimpe sur les enceintes et joue avec le public, parfois accompagné du Dr.Pest, le claviériste du groupe, affublé d’une tenue SM et muni d’un fouet.

Outre une musique entraînante, la proximité avec le public va plus loin. Fuchs désigne une femme dans le public qu’il entraîne avec lui sur scène, il danse avec elle et finit par l’attacher aux côtés du Dr.Pest. Ces jeux vont loin, le concert se termine avec une course de bateaux pneumatiques dans la foule parmi des canons à mousse, prenant ainsi des airs de grande fête. Le public du Raismesfest a été conquis… Et ce sera sans aucun doute bientôt au tour de la France avec la sortie de leur nouvel album « Licht » enfin distribué en France.


Würm live !

Le temps de reprendre ses esprits (et de se débarrasser de la mousse), on entend au loin des petites notes un peu éléctro rapidement rattrapées de riffs bien virils. Il s’agit du groupe Würm, un combo de la région parisienne qui est pour nous la première bonne découverte de la journée avec leur musique entraînante et leur style affirmé. Malgré la petitesse de la scène et les… 50 personnes présentes, le groupe se donne à fond et possède entièrement la scène. S’il fallait absolument les cataloguer, on pourrait sans doute ressentir des influences de Deftones et de Black Bomb A. A découvrir.


Soul Doctor : une prestation convaincante !

De retour sur la grande scène, le présentateur annonce un de ses grands coups de c?ur : Soul Doctor. Le chanteur, Tommy Heart a été sacré meilleur chanteur par le magasine Blast. Ca promet. Monsieur Heart arrive sur scène avec un sourire éclatant et un brushing à la hauteur de son pantalon en cuir moulant. Objectivement, le groupe offre un bon spectacle, les quelques fans présents semblent apprécier. Malheureusement il n’y a pas foule, comme vous l’avez compris, devant la grande scène pendant ce concert. Néanmoins l’énergie du groupe et sa motivation face à un public très peu réceptif est d’autant plus louable.


Amartia : un peu de douceur dans ce monde de brutes !

Amartia occupe ensuite la scène découverte pour une petite demi-heure et sera le second acte à voix féminine du festival. Avec une réputation déjà assise dans le Nord, le combo prévoit de sortir son nouvel album en octobre de cette année. Musicalement, Amartia nous offre un métal à chant féminin aux touches progressives, affirmant un style bien personnel et un chant maîtrisé avec brio. Seul hic… les gestes saccadés de la chanteuse pour accompagner la musique finissent par agacer. Au point de rendre difficile le suivi du concert ? Presque !


La Belgique était présente !

La Belgique est représentée en ce dimanche par le groupe Machiavel. Il faut dire ce qui est, le groupe ayant été fondé en 1976…les membres du groupe ne sont pas des plus jeunes ! Malgré tout, la prestance et l’énergie du groupe est étonnante et comblera même ceux qui ne sont pas fans du style Hard Rock un peu pop. Justement la musique est efficace, quoiqu’un peu répétitive. Un défaut qui rendra un concert entier sûrement pénible pour les non-amateurs. Mais l’énergie offerte par le groupe fut quand même à la hauteur de leur réputation (quatre disques d’or dans leur carrière, ce n’est pas négligeable !).


Super concert de Korpiklaani !

Le public du Raismesfest semble s’être réveillé à la fin de la prestation de Machiavel pour s’agglutiner devant la grande scène dans l’attente du groupe de folk-metal finlandais : Korpiklaani. Une réelle fièvre folk s’empare alors du festival, la foule se met à chanter le fameux « Beer Beer » et à hurler des mots finnois lorsque le backdrop du groupe est monté Et quand le groupe vient finalement sur scène, les barrières se mettent à trembler, si bien que la sécurité doit venir les maintenir pour éviter tout débordement ! Le combo quant à lui est heureux, danse, sourit et passe son temps à remercier le public pour son accueil. Après quelques chansons, la foule bouge toujours autant mais sans débordements. Les chaînes, chenilles, danses folkloriques, pogos légers étaient bel et bien présents …mais toujours dans une ambiance bon enfant.


Une vraie fête !

Plus qu’un concert, c’est une réelle fête que Korpiklaani nous a offert ce soir à Raismes. Histoire de bien clôturer la soirée et de ravir tous leurs fans, le groupe se rend même au stand merchandising après le show pour signer des dédicaces… Coup mal calculé car vu leur popularité, ils y sont restés plus d’une heure !


Winterland : un groupe plein d’avenir.

Winterland clôture les concerts de la scène découverte pour ce festival. Groupe français doté d’un énorme potentiel, Winterland pourrait être considéré comme les héritiers de l’hexagone du groupe de speed métal symphonique Sonata Arctica. Ils possèdent une complicité scénique et une énergie incroyable malgré, ici encore, le délaissement de cette petite scène, faute sans doute de la dédicace de Korpiklaani au même moment.


Prestation convaincante d’Uli Jon Roth.

On nous annonce un grand spectacle une fois un écran géant monté sur les côtés de la grande scène, un savant mélange entre Beethoven et le métal, une sorte de messie : Uli Jon Roth, ancien guitariste du groupe cultissime Scorpions. Et, en effet, c’est un spectacle étonnant que nous a offert un des papis de la scène rock/métal ce soir là en jouant notamment pour la première fois sur scène certaines chansons de son dernier opus : « Under A Dark Sky » faisant partie de son concept musical « Sky Of Avalon » dont le premier et seul opus fut sorti en 1995. Uli Jon Roth, accompagné sur scène de deux guitaristes et deux chanteurs talentueux, mélange tranquillement heavy et classique. Pari réussi car Uli Jon Roth et ses collègues ont su nous transporter dans un monde nouveau pendant plus d’une heure, nous montrant sans l’ombre d’un doute l’étendue de ses talents… A ne pas comprendre le manque de médiatisation de ses ?uvres.


Gamma Ray : un groupe de live avant tout !

Alors que la nuit est complètement tombée, le froid s’installe sur la ville de Raismes. Le public se resserre et se rapproche de la grande scène pour attendre la tête d’affiche du festival, Gamma Ray. Après une bonne demi-heure, Gamma Ray entre enfin en scène, le public applaudit à tout rompre. Dans les volutes de fumée et sous les lumières bleutées et orangées, les musiciens montent sur scène et Kai Hansen fait à son tour son apparition, très décontracté, jouant et chantant tout en mâchouillant son chewing-gum. Avec Gamma Ray, c’est une déferlante musicale heavy mélodique qui s’abat sur le Château de la Princesse à Raismes. Le père Kai a la pêche, les rythmiques sont lourdes et puissantes, les bourrinements de Dan Zimmerman sur ses grosses caisses fracassent l’atmosphère, les riffs et les solos sont grandioses, un grand moment musical ! Le son est bon (meilleur que pour les autres concerts convenons-en), même si parfois, on peine à entendre distinctement la voix si caractéristique du chanteur.

Des titres du nouvel album (Land Of The Free part. II) sont joués dont « Empress » qui ravit tous les fans de heavy.

Le public reprend les refrains à l’unisson, Kai Hansen n’hésite pas à le faire participer (notamment sur « Heavy Metal Universe »), et se dit être content d’être là. Kai est également heureux de voir autant de monde « in the middle of the night in the middle of nowhere » ! Finalement, c’est un set de plus d’une heure et demie (avec rappels) que nous proposent les Allemands ce soir-là, ce qui conclut en beauté le dixième anniversaire du Raismes Fest.


Raismesfest 2008 : une très bonne ambiance !

Conclusion du fest ? Une organisation impeccable, même si on pourrait déplorer une programmation légèrement en dessous des années précédentes ainsi qu’un son pas top sur la scène principale pour les concerts de l’après-midi. Malgré tout, le Raismesfest est, et reste, un festival de grande qualité et à taille humaine. Ce qui ne le rend que plus chaleureux.



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