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RAISMESFEST 2009



Festival : Raismesfest 2009[/urlb]
Lieu : Raismes
Date : 12 et 13-09-2009
Public : 4 000 personnes environ

Ce sont les joies du plein air : nous sommes encore à 1km de l’entrée du Raismesfest et nous profitons déjà des premiers titres du concert de Stormzone.

Ne cherchez pas, vous n’y trouverez rien de révolutionnaire, là n’est pas l’objectif. Avec son heavy metal allégé à la sauce FM, Stormzone s’adresse au premier public cible du Raismesfest : les fans de heavy et de metal old school.

La musique et la prestation des anglais sont, certes, efficaces, mais aussi conventionnelles au possible, inspirant une rebutante sensation de déjà-vu. De plus, les titres ont la fâcheuse tendance d’être inutilement longs.


Neonfly

On augmente un peu le tempo avec le combo franglais (deux des membres sont français) de Neonfly et son heavy/speed mélodique. Une musique et une attitude scénique enjouée (pour ne pas dire niaise) à outrance qui n’est pas sans rappeler les lives de Dragonforce. Encore une fois, pas de grande originalité, mais une prestation sincère avec notamment un frontman chaleureux et énergique. Un chanteur qui montrera néanmoins quelques limites vocales sur les parties aigues les plus exigeantes.


Battlelore

Battlelore n’a pas une réputation de grand groupe de scène. Le fait est que les finlandais pratiquent un style difficile à adapter en live. Sur disque, l’alternance entre le groove d’un death metal guerrier à souhait et les parties plus apaisantes est tout à fait pertinent. En cela, Battlelore est un groupe unique sur la scène du metal médiéval épique. Sur scène, ce va-et-vient n’est pas très bien maîtrisé. Chaque élan de dynamisme généré par un bon gros riff est cassé par un refrain lancinant et du coup frustrant. Si sur album, on apprécie la timide voix de la chanteuse qui apporte chaleur et proximité, en live, le manque de variété et surtout d’énergie du chant ennuie. Surtout s’il est desservi par le son…comme cela fut le cas samedi. Les deux chanteurs ont en effet peiné à se faire entendre dans les parties mélodiques. Un état de fait qui, forcément, déprécie cet aspect du groupe et ne permet d’apprécier que la facette la plus agressive. Parlons maintenant de l’interprétation. Effectivement, Battlelore, c’est pas des bêtes de scène. La plupart des musiciens se contentent de faire leur boulot en jouant les méchants. Cela dit, le plaisir qu’ils ont à jouer ensemble est perceptible. La prestation est carrée, mention spéciale au batteur et son jeu simple, mais percutant et métronomique. Au chant, le frontman Tomi Mykkänen fait le show, contrairement à Kaisa Jouhki, l’atout charme du groupe, qui a trop tendance à se reposer sur l’imposante présence de son binôme masculin. Côté visuel, le spectacle mériterait aussi d’être plus travaillé. Quelques déguisements, un peu de maquillage, une épée… c’est un peu léger ! La setlist ravira néanmoins les fans, couvrant toute la discographie du groupe et incluant même un nouveau morceau. Mention spéciale à l’énorme « Storm Of The Blade » qui invoquera comme il se doit les instincts guerriers de la fosse. Pas si mal donc, mais ça pourrait être beaucoup mieux.


Ramone et Pedro

Changement total d’univers, direction la scène découverte pour un peu de Terroir Metal ! Ramone et Pedro, c’est pas des rigolos ! Ils sont six, ils viennent de Lille, ils sont extrêmement sérieux et sont composés d’un guitariste, d’un batteur, d’un chanteur, d’un clavier, d’un bassiste et d’un mec qui ne fout rien. En effet, la formation compte dans ses rangs un individu du nom de Paquito, dont le rôle est de se déguiser, de faire le mariole sur scène et occasionnellement, d’exécuter de virtuoses soli d’air guitar. Totalement inutile. Absolument génial. Ramone et Pedro, ce sont les Didier Supers (en beaucoup mieux joué cela dit) de ce Raismesfest avec leur mélange entre chanson française, musette, punk et metal à l’humour délicieusement lourd. Du rock des campagnes avec des compos néanmoins d’un intérêt strictement musical quelque peu limité, encore que certains refrains restent bien en tête. Mais on s’en fout. Ramone et Pedro, c’est à faire découvrir à ses potes en soirée, à voir en concert pour délirer. Le frontman est excellent, une grande gueule comme on les aime. Les autres membres du groupe ne sont pas en reste puisque l’interaction scénique entre eux est permanente. Le set est constitué pour moitié de compos, dont le déjà culte « Joli Curé En Porte Jarretelles » (mention spéciale au jeu d’acteur de Paquito, interprétant le rôle avec une finesse des plus exquises) ou « Ne Me Brûle Pas », qui relate la tragique mésaventure d’un individu ayant déposé de la matière fécale sur un tapis. On trouve également des reprises de titres de chanson française à la sauce punk avec un chant hurlé déjanté. Rien à dire, le show est festif à souhait. Dans la fosse c’est le bordel, un moment de franche rigolade. Un concert d’une spontanéité absolue, bien moins préparé qu’un concert d’Ultra Vomit et tout aussi fun.


Ultra Vomit

Après cette mise en bouche, direction la grande scène. Comme à l’accoutumée, les nantais sont grimés en roadies et font mine de préparer le matériel. L’occasion pour eux de balancer quelques riffs par ci par là, comme par exemple un extrait de « One » de qui vous savez. Signalons, en ouverture de concert, la disparition de la reprise metal de la Panthère Rose, remplacée par le thème de Batman. En revanche, l’entrée en scène grandiloquente, les violons, les poses ridicules, clins d’?il aux plus clichesques groupes de heavy metal, sont toujours au rendez-vous.
On constate que, si la setlist reste sensiblement la même, le show a quelque peu évolué. F?tus et ses compères ne se contentent pas de ressortir les mêmes vannes de concert en concert, heureusement.
A l’instar de Manowar, le groupe invitera sur scène un spectateur, Thomas surnommé par la suite le « Pauv’ Connard », à chanter « Une Souris Verte ». Il se fera par la suite virer et insulter, dans la joie et la bonne humeur. A noter également les débuts de Manard (qui, avec sa barbe, ressemble de plus en plus à Mike Portnoy) en tant que frontman ainsi qu’une reprise de « Face A La Mer » de Calogero à la sauce Gojira (Calojira).
Si on devine que le show et les répliques sont préparés, le spectacle reste poilant. Ultra Vomit déchaînera la foule comme aucun autre groupe lors de ce Raismesfest. L’impact fédérateur de tubes tels que « Quand J’Etais Petit », « Boulangerie Patisserie », « Mountains Of Maths » ou le très demandé « Je Collectionne Des Canards (Vivants) » font d’Objectif : Thunes un album culte en France.


The Real Nelly Olson

Pas de place pour les mid tempo avec le groupe suivant. The Real Nelly Olson, c’est un hard rock garage / punk nerveux à l’extrême avec une chanteuse vraiment en colère. Dans la biographie du groupe, on peut lire « ce groupe, c’est presque une thérapie » : Kler Chacal semble avoir fait de l’extériorisation son cheval de bataille. Sèche et énergique à la limite de l’hystérie, cette prêtresse du pétage de plombs incitera la foule à, je cite, « extérioriser » et envoyer un message de haine à tous ceux qui « vous ont cassé les couilles ». Et des couilles, Kler Chacal n’en manque pas, assurément. C’en est même usant à la longue. Pas de rock’n roll festif ici. The Real Nelly Olson c’est un rock dûr, colérique et intense qui crève l’abcès. C’est le craquage nerveux après une journée, une semaine, une année pourrie.
Thérapeutique, certes. Mais épuisant.


Pat Mc Manus

Dire qu’il y avait du potentiel serait un euphémisme. Pat Mac Manus (ex- Mama Boys) est un virtuose de la guitare, c’est incontestable. Gordon Sheridan et Paul Faloon, respectivement bassiste et batteur, l’accompagnent avec feeling. Les lignes de basse et les parties de batterie sont fort simples, mais Dieu que ça groove ! Quant aux compos, rien à dire, un bon blues hard rock classique faisant la part des choses entre l’accroche et une dose de virtuosité souvent inspirée.
Nous avons eu droit à un show musicalement varié, entre le blues, le rock’n roll, le rock progressif et même un morceau très festif au violon que l’on aurait très bien pu entendre dans un bar médiéval irlandais ! Pat Mac Manus a également rendu le spectacle ludique par la démonstration de talents plutôt insolites : il joue les mains dans le dos, utilise un archer (clin d’?il à Jimmy Page), crée des sons originaux, etc.
Et c’est là que le bât blesse. A trop vouloir en faire, le virtuose irlandais en a… trop fait ! Les improvisations du monsieur sont certes débordantes de feeling, mais aussi effroyablement longues. Au point d’ennuyer, voire irriter quand, à chaque morceau, Pat Mc Manus se lance dans un solo de cinq minutes.
Dommage car, pour finir sur une note positive, le plaisir qu’ont eu ces trois hommes à jouer ensemble était palpable et communicatif. Jamais le sourire n’a quitté leurs lèvres. Il y a des équipes pour lesquelles l’entente est telle que cette jubilation contamine l’auditeur/le spectateur. Et ce fut le cas. Alors on pardonne.


Abinaya

S’il y avait eu un écran comme sur la grande scène, les mecs Abinaya l’auraient crevé. Les chouchous parisiens d’Andreas Kisser (Sepultura) signent ici l’une des meilleures prestations scéniques du festival avec leur show ultra visuel.
Abinaya, c’est un rock/metal moderne à grosse guitares, sévèrement burné et qui incorpore des percussions tribales.
Si le style d’Abinaya est unique, le set s’avèrera cela dit quelque peu répétitif, à l’image de leur album « Corps ». Trop de rythmique tue la rythmique, le groupe se concentre essentiellement sur cet aspect et délaisse parfois les mélodies. Autre bémol, le chant, qui manque par moments de justesse.
Néanmoins, le show en lui-même fait rapidement oublier ces défauts. Abinaya, ce sont quatre mecs sûrs d’eux qui ont la prestance et la classe des plus grands. Mention spéciale au percussionniste Nicolas Héraud, qui apporte une touche d’esthétisme en se livrant à une véritable chorégraphie à la croisée entre les arts martiaux et la danse (probablement de la capoeira), captivant irrésistiblement l’attention.
Un groupe à suivre !


Axxis

Retour au heavy, style de prédilection du Raismesfest avec les allemands d’Axxis, qui réalisent un des concerts les plus enthousiastes de ce festival.
Et ce, notamment grâce à un Bernhard Weiss chaleureux et blagueur. Ne maîtrisant pas le français, le frontman utilisera une feuille de papier avec des phrases en phonétique. Un papier que son interprète aura, vous l’aurez deviné, truffé de coquilles. S’inspirant à son tour d’Eric Adams (Manowar), notre modèle à tous, Bernhard invitera une spectatrice à monter sur scène et à jouer des percussions sur deux morceaux.
Le heavy / power metal à tendance FM des allemands, sans être original, contient son lot de tubes de bonne facture. Pas trop joyeux, pas trop niais, juste ce qu’il faut de positif pour vous mettre une pêche d’enfer! Sans être particulièrement génial, Axxis nous fait passer un excellent moment grâce à un show convivial. Marre de rechercher en permanence la révolution musicale, la nouveauté, marre de chercher à comprendre de nouveaux styles! Axxis, c’est un heavy efficace qui ne fait pas avancer le schmilblick, à écouter avec décontraction.


Michael Schenker Group

Ce qu’il y a d’ennuyeux avec les Schenker, c’est qu’on ne sait jamais lequel est lequel. Les frères Scorpions se ressemblent, ont les mêmes gestuelles sur scène et jouent du même instrument. Faut dire qu’ils ne nous rendent pas la tâche facile !
Michael Schenker est, contrairement à son frère Rudolf, guitariste lead et a quitté les Scorpions ainsi qu’UFO pour se consacrer à son propre groupe MSG. Nous avons ici affaire à un style à cheval entre le hard rock et un heavy metal traditionnel old school.
Malgré le feeling de Michael Schenker et la sympathie du frontman, les chansons rentrent par une oreille et ressortent de l’autre. Il manque à MSG un jeu de scène percutant pour faire vivre des compositions, il faut l’avouer, très conventionnelles. La sauce ne prend pas, le public reste de marbre et c’en est fini de cette première journée.


Aone

Premier groupe de la grande scène de ce dimanche 13 septembre, Aone est une formation de metal progressif lillois alternant, comme pourrait le faire un The Old Dead Tree, des parties calmes et des parties plus violentes. Les vocaux sont un étrange, mais réussi, mélange entre Alice in Chains et Gojira. Cette dernière influence est frappante d’un point de vue vocal, mais aussi au niveau de l’esprit des parties death metal, à la fois intensément violentes et atmosphériques. Des parties sur lesquelles se greffera de manière surprenante, mais tout à fait pertinente, une guitare acoustique lancinante.
Une prestation intéressante avec des ambiances qui absorbent le spectateur et qui prennent aux tripes.


Obszon Geschopf

Place à Obszon Geschopf, un show puissant d’indus nauséeux et hypnotique comme on les aime. Les compos sont répétitives à l’excès, les riffs sont basiques et obsédants. L’absence de progression au sein des titres crée un malaise permanent et emprisonne l’auditeur dans un véritable malaise. Les titres paraissent interminables. Un malaise alimenté par un jeu de scène malsain, sans être spécialement violent : les musiciens se jettent des regards de haine, se crachent dessus, se frappent, se bousculent. Mention spéciale au chanteur, possédé, aux mimiques excellentes et carrément obscènes par moments. Ou alors votre serviteur a rêvé et son micro avait juste besoin d’être récuré…
Bref, un show sans concessions, qui fera fuir les allergiques aux samples ou à l’aspect simpliste des riffs et de la composition, inhérent au style. Les autres seront possédés à leur tour.


Machine Gun

Le concert de Machine Gun arrive à point nommé. Une ambiance rock’n roll bon enfant, c’était ce qu’il fallait pour sortir de ce malaise jubilatoire provoqué par Obszon Geschopf. Machine Gun est un groupe belge de reprises d’AC/DC. Au programme, d’incontournables classiques tels que « TNT », « Back In Black », mais, bonne surprise, la présence de titres récents comme « Rock N’ Roll Train », single issu du dernier album Black Ice.
Les reprises sont on ne peut plus fidèles, notamment au niveau vocal. D’un point de vue scénique, c’est exactement ce qu’on était en droit d’attendre : un concert bon enfant, des musiciens qui prennent leur pied et un public forcément réactif. Le show se conclura par un « Highway To Hell » de rigueur.


Dylath Leen

Les français de Dylath Leen sont, avec Wild Karnivor, le groupe le plus brutal du week end. Le plus extrême ? Discutable : dans leurs styles respectifs, The Real Nelly Olson et Obszon Geschopf ont fait preuve d’un jusqu’au bout-isme et d’une intensité qui n’a rien à envier au metal extrême.
La setlist fera honneur au très bon Semeïon, dernier album en date, qui mélange un death mélodique à l’ancienne à un death plus moderne dont la complexité rythmique et les ambiances peuvent, encore une fois, rappeler Gojira. La capacité de Kathy Coupez de passer instantanément du chant death au chant clair est impressionnante. Dommage qu’elle ait été desservie par un son moyen, ne permettant pas d’apprécier les parties mélodiques et planantes des chansons : c’est le même cas de figure que Battlelore. Si la petite scène avait un son correct, le son de la grande scène a montré ses limites chez les groupes les plus énervés.
Séquence émotion : Dylath Leen a choisi le Raismesfest pour fêter ses dix ans d’existence. A cette occasion, le groupe fera venir sur scène plusieurs invités dont Ludovic Loez (SUP). Une dimension émotive qui apportera une légère plus-value à un concert au final franchement classique.


Beyond The Labyrinth

« Ils ont joué hier soir chez eux en Belgique. Et directement après, ils ont pris leur voiture pour venir se produire devant vous ce soir, voici Beyond The Labyrinth! » C’est de cette fort belle manière que sera introduit ce quatuor de heavy progressif à touches FM. On notera au sein du line up la présence d’un claviériste… invisible !
Globalement, mis à part une guitare qui ne sonne pas toujours très juste et des compos qui ne révolutionnent pas le genre, la prestation est agréable et les mélodies accessibles rendent la durée des morceaux tout à fait digeste. On pense parfois aux morceaux les plus tubesques de Shadow Gallery. Le titre « In Flander Fields », qui traite de la vie de tous les jours durant la Première Guerre Mondiale, retient l’attention. Le sujet est traduit en musique d’une manière fort intelligente, à travers une power ballade dont la tonalité tragique reste très mesurée, suggérée. Le morceau s’avérera néanmoins un peu long. Mais peut-être est-ce pour insister sur cette dimension routinière que le thème de la chanson évoque ? Mention spéciale également à « Caught In The Game » qui alterne entre des couplets mid tempo et un refrain speed fort efficace et tubesque.
Signalons pour conclure que, de tous les groupes présents lors de ce Raismesfest, Beyond The Labyrinth remportera la palme du pantalon de scène le plus hideux. Bravo donc au chanteur et à son pantalon moulant rouge à rayures noires !


Karelia

Karelia, qui s’est imposé en tant que première partie française officielle des Scorpions, est le groupe le plus attendu par votre serviteur. Les alsaciens ont l’habitude de composer un album d’avance. Ainsi, alors que l’excellent et original Restless sortait en 2008, son successeur était déjà en cours d’écriture. C’est donc ravis à l’idée d’entendre de nouveaux morceaux que nous nous rendons devant la scène principale et apercevons l’imposant nouveau batteur du groupe. Nous croisons également des personnes du fan club qui se sont déplacées exprès pour l’occasion. Malheureusement, le show s’arrête au bout de 30 secondes. Les guitares sont inaudibles et les nombreux samples qu’utilise le groupe ne se déclenchent pas. Matthieu Kleiber annonce quelques minutes plus tard que le concert ne pourra avoir lieu du fait de problèmes techniques insolubles dans le temps imparti. Rageant : on s’impatientait de découvrir ce nouveau visage de Karelia.


The Last Embrace

Du fait de l’annulation du concert de Karelia, les spectateurs se déportent immédiatement vers la petite scène et assistent aux balances de The Last Embrace, annoncé comme un mélange d’Anathema, Pink Floyd, Tori Amos ou encore Opeth.
Parler de l’influence d’Anathema est on ne peut plus pertinent : un morceau du set fera d’ailleurs penser au titre « Flying ». Le nom de The Gathering vient également à l’esprit. La présence scénique de Sandy ainsi que son chant rappelle Anneke Van Quivoussavez : chaleureuse, charismatique, jamais dans l’excès mais néanmoins pertinente dans des parties vocales plus énervées.
Après le fiasco Karelia, le rock atmosphérique des parisiens apaise sensiblement les esprits.


ADX

Ami lecteur, tu vas enfin avoir l’occasion de prouver qu’à Radio Metal, ils racontent vraiment n’importe quoi ! En effet, les thrasheux d’ADX préparent à l’heure actuelle un DVD qui rassemblera diverses prestations live dont celle du Raismesfest. La setlist est donc un compromis entre les grands classiques nécessaires et les nouveaux morceaux issus de « Division Blindée », dont le morceau titre, et excellent, mid tempo « Livide ». A noter aussi la présence d’une reprise de la bamba! Pour l’occasion, le groupe a même préparé quelques effets pyrotechniques.
Compte tenu de ce contexte, c’est d’autant plus drôle de voir la bande débarquer sur scène et arrêter le concert pour cause de souci technique. Ils prendront néanmoins la chose avec une décontraction des plus totales et en profiteront pour se lancer des vannes avant d’enfin envoyer la sauce avec le classique « Caligula ». Le ton est donné, ce concert sera le plus convivial du festival : un show de rock n’roll à l’ancienne, spontané comme on les aime. Tellement bon que l’on peut l’apprécier sans aimer la musique.
ADX, c’est une bande de grands gamins qui font du rock et qui se vannent en permanence. C’est aussi un groupe extrêmement soudé : Phil (dont la voix pourrait être un mélange entre Bernie Bonvoisin et Blaze Bailey) interagit continuellement avec les autres musiciens. Que des grandes gueules qui, néanmoins, ne se marchent jamais sur les pieds. Personne ne se met en avant plus qu’un autre.
ADX, c’est avant tout une formidable équipe qui nous donne une belle leçon d’unité.


Pain

C’est avec un étrange effet de voix permettant à Peter Tägtgren de singer Rob Halford que Pain investit les lieux. Et c’est très logiquement que le concert est ouvert par le premier titre de Cynic Paradise, « I’m Going In ».
Que l’on aime ou pas la musique de Pain, on est en droit de s’attendre à un concert enjoué étant donné le terrible potentiel dansant des compos. La setlist est prévisible, mais efficace et bien agencée. Tous les hits y figurent : « Bitch », « Same Old Song » o u encore le Rammsteinien « Shut Your Mouth » qui concluera le concert. Le mid tempo « Hate Me » constituera un judicieux temps mort au milieu du set. Sur le papier, c’est donc un bon concert.
Néanmoins, premier constat, un constat d’ailleurs récurrent sur le Raismesfest cuvée 2009, le son n’est pas terrible. La batterie, notamment la grosse caisse, est bien trop forte, ce qui transforme les rythmiques de Pain en gros beat technoïde primaire agaçant. De plus, l’absence totale ne serait-ce que d’un semblant de jeu de scène casse l’ambiance. Les morceaux s’enchaînent à la va-vite et les musiciens se contentent d’être là, de jouer, et de headbanguer de temps à autre. Notamment Peter Tägtgren, qui semble croire que sa simple présence suffit à déchaîner la foule.
Le groupe n’a finalement que ses compos pour lui et s’en contente, ce qui a pour conséquence un concert sans vie.


Epica

La préparation de la scène par les roadies est un rituel auquel votre serviteur ne manque jamais d’assister. Un moment qui constitue dans un sens une infime incursion dans les coulisses d’un groupe. On jalouse les roadies comme des privilégiés qui, non seulement ont la chance de rencontrer les artistes, mais aussi de toucher à tous les instruments, voire en jouer! Sur scène, ces instruments sont comme vides, inanimés, attendant que leurs maîtres viennent leur donner vie. Comme si seul un “être élu” pouvait réussir à faire sortir un son correct de cette grosse boiboite pleines de boutons.
Un rituel qui sera, pour cet ultime concert du Raismesfest 2009, considérablement rallongé du fait de divers soucis techniques. Pour l’anecdote, le clavier n’était pas stable, ce qui a nécessité la création d’une cellule de crise des roadies autour de la chose. Amusant.
Passons sur l’entrée en scène ridicule des hollandais. On croirait voir les poses d’Ultra Vomit, sauf qu’ici, c’est du premier degré. Le concert débute donc, après une demi heure d’attente, par “The Obsessive Devotion”, qui confirme malgré sa longueur, qu’il s’agit d’un excellent titre d’ouverture. On constate également qu’Epica est de plus en plus à l’aise et pertinent sur des parties plus extrêmes. On ne peut nier les progrès scéniques de Simone et plus globalement de la formation, encore un peu timide il y a quelques années. Le nouveau guitariste, très à l’aise semble avoir très rapidement trouvé sa place au sein du groupe.
Epica n’est cependant pas épargné par le chat noir de la grande scène. Le concert sera interrompu pendant quelques minutes, permettant au nouveau batteur de faire une démonstration de ses capacités. Un solo, pour sa défense, totalement improvisé mais quelque peu indigeste. D’autant plus que le garçon avait déjà passé une bonne vingtaine de minutes à réaliser des breaks pendant la demi heure d’attente avant le concert…
Mis à part ces problèmes indépendants de la volonté du groupe et un son toujours pas fameux, Epica réalise un show carré, professionnel. Comme on pouvait s’y attendre, la dimension grand spectacle visuel est également au rendez-vous. Sur “Chasing The Dragon” par exemple, des danseuses avec de longues griffes en flammes, probablement empruntées à Edward aux mains d’argent, rejoindront les autres sur scène. Un beau spectacle visuel.
Quant à la setlist, conformément à l’esprit Metal Symphonique hollywoodien du groupe, elle est diversifiée et permet de ne pas s’ennuyer. Les fans apprécieront le folk “Quietus”, le classique “Cry For The Moon” ou encore le cinématique “Chasing For The Dragon”.
Si on n’atteint pas le niveau d’un ADX, Epica s’est sensiblement amélioré sur le plan scénique. Ce concert a constitué un bon bouquet final au festival, encore que, une fois n’est pas coutume, quelques extras n’auraient pas été de trop !




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