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Chronique   

Rancid – …Honor Is All We Know


Depuis près de 25 ans, Rancid, l’un des plus grands groupes de skacore électrisant la scène punk rock, de sa verve et de son groove tonifiant, revient avec son nouvel et huitième album …Honor Is All We Know, enregistré et produit par Brett « The Legendary Starbolt » Gurewitz, guitariste de Bad Religion et producteur de longue date de Rancid. Avec Lars Fredericksen (Lars Fredericksen And The Bastards), Tim « Timebomb » Amstrong (The Transplants ; Operation Ivy) au chant et à la guitare ainsi que Matt Freeman à la basse et Branden Steineckert (The Used) à la batterie depuis 2006, le groupe assoit une formation soudée, bien que leurs prolifiques projets parallèles soient la raison du retard de l’opus, annoncé à la base pour fêter les 20 ans du groupe trois ans plus tôt.

Dés les dix premières secondes, on sait à quoi on a à faire. « Back Where I Belong » annonce d’emblée la couleur. Rancid fait un retour tonitruant, et le refrain entêtant de cette mise en bouche sonne comme un explicatif voire une excuse pour le retard. Retard que le combo semble s’empresser de combler en à peine trente minutes, dans une déferlante de pas moins de quatorze titres qui s’enchaînent, comme seul Rancid sait le faire, mêlant ska enluminé et punk-hardcore. Comme le veut l’univers dans lequel il s’exécute, Rancid harangue les foules avec des titres comme « Raise Your Fist », assurément taillé pour des live à même le planché dans des squats torrides, mais accompagne aussi l’auditeur dans ses virées au skate park (« Collision Course », « Face Up ») ou autour d’une danse de Saint-Guy, d’un pogo ou d’un circle-pit (« Power Inside », « Already Dead »), ou tout simplement d’une soirée bien arrosée (« Evil’s My Friend »), frisant parfois la bouffonnerie (« Everybody’s Suffering » et son clavier ridicule à la Charly Oleg).

La chanson éponyme fait figure de point d’orgue de l’opus, sans pour autant complètement le résumer. Energique, avec des riffs minimalistes, simples (simplistes ?) mais efficaces. Certains diront qu’il y a un fort air de déjà entendu, que le groupe manque de se renouveler, mais pour les néophytes ne connaissant pas Rancid et les jeunes voulant retrouver cette énergie joviale et sans chichi d’un punk festif, cet album peut-être un point de départ idéal. Les aficionados prendront quant à eux un malin plaisir à jouer les ados attardés sur cette bande son pleine de nostalgie.

Ecouter l’album :

Album Honor Is All We Know, sorti le 27 octobre 2014 chez Epitaph.



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  • A corriger : Matt Freeman est dans le groupe depuis le début (1991) !!! C’est le batteur Branden Steineckert qui est arrivé en 2006. Bande de n00bs !!! 😉

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    Spaceman

    Ahah ! C’est du propre tiens. Et dire que l’auteur anime l’émission God Save The Punk 😉

    C’est corrigé. Merci.

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