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Interview   

Regarde Les Hommes Tomber / Hangman’s Chair : quand la tour rencontre le pendu


On pense ce qu’on veut de la boisson énergisante, on ne peut que saluer l’initiative de Redbull, avec son Redbull Music Festival, où Fortifem – un duo d’artistes graphistes à l’univers singulier, plébiscité par de nombreux groupes – a été mandaté pour créer une soirée comme aucune autre sur le thème du tarot avec trois collaborations inédites : Nostromo et Dehn Sora, Regarde Les Hommes Tomber et Hangman’s Chair, puis Alcest et Perturbator.

Après nous être intéressés à la collaboration entre Nostromo et Dehn Sora, nous avons également interrogé Tony de Regarde Les Hommes Tomber – symbolisé par la carte de la Tour – et Medhi de Hangman’s Chair – symbolisé par la carte du Pendu – à quelques minutes de leur set. Deux groupes foncièrement différents, même s’ils partagent un amour pour la musique sombre, et c’est bien là tout l’intérêt de la rencontre qui se sera mutée en véritable messe noire. Dans l’entretien qui suit, les deux musiciens nous parlent de cette collaboration exceptionnelle, préparée alors que l’un était en studio pour enregistrer son troisième album et que l’autre finissait la tournée de son dernier album.

A noter que cette interview était originellement prévue pour le format vidéo. Suite à un problème de son, nous avons décidé de la proposer à l’écrit.

« Ça déboîte, parce que j’ai l’impression que le concept, nous l’avons mangé. Nous sommes entrés dans le truc jusqu’au bout, et je suis vraiment content de ce que nous avons fait. Ça nous a permis de réveiller des choses. Il y a une magie qui s’est passée. »

Radio Metal : Quel est votre ressenti par rapport à Red Bull qui se lance dans le metal ? Est-ce que ç’a été une bonne nouvelle pour vous ? Avez-vous eu peur ?

Tony (guitare) : Je n’ai pas d’idée particulière. En fait, par rapport à cette date, nous avons fait confiance à Fortifem, parce que nous, avec Regarde Les Hommes Tomber, nous les connaissons depuis des années. Mais c’est vrai que Red Bull, je sais pas toi…

Medhi (batterie) : Ouais, nous n’avons pas un contact direct par rapport au projet. Je vois déjà que Red Bull sont très implantés dans des événements comme ça, mais pas dans le metal, effectivement. C’est la première fois que je vois ça. Donc pour cette initiative, je pense qu’on peut leur dire merci, c’est super de faire ça, parce que ça nous permet de jouer dans une salle prestigieuse comme ça, d’être présents sur un événement où il y a une belle promo, avec pas mal de moyens… Nous, pour ça, nous sommes vraiment contents que Red Bull investisse là-dedans, donc c’est bien. Effectivement, Tony a plus le contact avec Fortifem, et quand il nous a proposé cette date, nous n’étions que ravis de faire ça. L’initiative de Red Bull, on ne peut que la saluer, parce que c’est bien de faire ça. Alors que ça continue, c’est très bien. Ça nous permet de jouer dans des endroits prestigieux et d’avoir de la visibilité, surtout.

Quel est le concept de la soirée ?

Tony : Ce qui est drôle, c’est que le concept, nous ne le connaissons pas forcément complètement. Mais en tout cas, le truc, originellement, c’était que Fortifem voulait proposer un festival en mettant aussi en valeur leur travail, avec tout un thème autour des cartes de jeu du tarot. Le truc, c’est qu’ils avaient proposé à Alcest, Nostromo et à nous, Regarde Les Hommes Tomber, de collaborer avec un artiste, le temps d’un set, et ça sera juste un one-shot. L’objectif, je pense que c’est aussi un kiff perso, un peu comme les collab que tu retrouves au Roadburn, aux Pays-Bas. C’est de se dire qu’on va faire collaborer des groupes, un peu comme le fait Walter [Hoeijmaker]. Je pense qu’il y a aussi une grosse part de kiff perso, et puis on a la chance d’avoir Red Bull derrière qui subventionne tout ça, et ça nous permet de faire un événement qui est assez unique. Et ce qui est bien, sur cette date, c’est que nous nous connaissons tous à peu près, et c’est mortel de se retrouver là et de jouer. C’est trop cool !

Vous avez quand même deux univers musicaux complètement différents. Comment vous en êtes-vous sortis pour réaliser ce mélange ?

Medhi : Je t’avoue que c’était assez lunaire pour moi quand Tony m’en a parlé au début. Nous avons déjà collaboré avec des artistes comme James Kent de Perturbator, mais pour un album, donc tu vas en studio, tu prépares quelque chose… C’était une approche complètement différente. Là, pour une collaboration live, et une date unique, il a fallu déjà en causer, ouvrir les yeux, comprendre un petit peu, s’asseoir autour d’une table et parler de tout ça ! Effectivement, nous sommes deux extrêmes, mais qui sont liés indirectement quelque part. Nous avons un peu le même background, nous venons de la scène hardcore, chacun a pris ses chemins. L’approche et le travail étaient super intéressants là-dessus. C’est pour ça que j’ai tout de suite dit oui à Tony quand il nous a proposé. C’était cette approche-là, ce défi, ce challenge, de passer au mixeur nos deux univers, et d’en sortir un set de quarante-cinq minutes. Là, c’était super intéressant. C’était beaucoup de boulot, de logistique, etc.

Tony : C’était du taf, il y a eu beaucoup de taf en termes de logistique, mais moi, j’ai trouvé qu’artistiquement, ça s’est super bien passé ! Quand Fortifem m’a proposé ça, j’ai dit oui direct, mais en termes de timing, c’était l’enfer ! Nous, nous étions en studio à ce moment-là, eux étaient à Las Vegas, donc c’était assez dur de se capter. Mais en fait, nous avons super bien bossé, à partir du moment où nous avons réussi à accorder du temps libre pour le faire. Après, le fait de croiser nos univers, il y a des trucs un peu en rapport sur le côté musical dans Hangman’s Chair, avec les arpèges, nous en avons énormément aussi, mais aussi sur le son, sur la reverb. Aussi, j’ai toujours kiffé l’attitude de Hangman’s Chair. C’est-à-dire qu’il y a un truc réel, ça se ressent dans la musique, ça se ressent sur scène, et nous, ça nous correspond de là où nous « venons », quand nous étions gamins dans les concerts. Et ça, je pense que c’est ce qui a fait que ça a matché. Parce que ça aurait pu très mal se passer, parce que nous ne nous connaissions pas vraiment…

Mehdi : Tu peux vite te retrouver face à une espèce de premier dilemme, c’est-à-dire que la connexion ne se fasse pas. Là, du coup, humainement, ça a coulé, et musicalement, nos univers se sont retrouvés assez facilement. Ça peut sembler bizarre, nous avons nous-mêmes été surpris que ça marche aussi bien ! Du coup nous sommes contents d’être là ce soir pour faire ce set ensemble.

Du coup, ce n’est pas du jam, ce soir, c’est du préparé ?

Non, c’est complètement travaillé. Nous avons réussi à nous caler. Ils sont de Nantes et nous de Paris, donc il a fallu accorder nos emplois du temps. Comme t’a dit Tony, eux étaient en studio pendant un mois, donc ils avaient la tête dans leur album. Nous, nous étions encore en train de finir notre tournée avec Banlieue Triste, donc il a vraiment fallu trouver du temps, nous avons trouvé ça, nous avons calé ça comme des grands, et au bout de trois, quatre sessions de répète et une bonne résidence, en avant !

« Avec nos groupes, nous avons une certaine liberté. Nous ne sommes pas là à vénérer un truc et à nous dire : ‘Je veux sonner comme ça, je veux respecter tels codes.’ Je pense que c’est pareil pour Hangman’s Chair. »

Combien de temps a-t-il fallu pour que le projet naisse ?

Tony : C’était quelques discussions avec Mehdi au téléphone. Nous nous disions : « Ouais, on va faire ça, on va faire ça. » C’était en mai. Après, il ne faut peut-être pas tout dévoiler, mais en gros, ça s’est fait très rapidement, et nous, dès la première répète, nous nous sommes dit que ça allait marcher. Après, nous avons taffé avec de super pros, nous avons été accueillis comme des rois.

Mehdi : Du coup, la magie a vraiment opéré. Donc nous sommes contents de ce truc, nous sommes un peu stressés, c’est une espèce de stress positif, genre nous avons vraiment envie de révéler ce truc. Ça déboîte, parce que j’ai l’impression que le concept, nous l’avons mangé. Nous sommes entrés dans le truc jusqu’au bout, et je suis vraiment content de ce que nous avons fait. Ça nous a permis de réveiller des choses. Il y a une magie qui s’est passée.

Qu’est-ce que cette soirée va vous apporter ?

Un mal de tête, frère ! [Rires] Non, à quel niveau ?

Au niveau professionnel, au niveau ressenti de la musique, au niveau scène metal en France ?

Tony : Je ne sais pas. Déjà, quand on m’a proposé le truc, j’ai dit : « OK, c’est excellent, c’est le Trianon, Perturbator, Alcest… Génial ! » Après, le truc, c’est que nous ne nous sommes concentrés que sur notre taf, sur la musique, parce que c’était hors de question pour nous de nous pointer avec un truc pas correct, mais c’était une bonne pression. Après, c’est cool de jouer avec Perturbator, ce sont des vieux potes, Alcest, nous sommes vite fait en connexion, Nostromo aussi, Dehn Sora… En tout cas, je trouve que c’est bien d’être là. Nous faisons partie du projet et nous sommes fiers de ça.

Mehdi : Concernant ce que ça peut amener, c’est de la visibilité. C’est filmé par Arte, il y a du Arte Concerts derrière, il y a de la visibilité. Nous ne partons pas sur un truc du genre : « Ouais, c’est promotionnel ! », parce que vraiment, nous nous sommes vraiment concentrés sur le fruit, sur la base. Tout ce qui entoure ce projet, c’est que du bonus. Mais moi, je n’y pense pas.

Tony : De base, le truc, c’est que pour Regarde Les Hommes Tomber, c’était une galère. Le projet était mortel, mais nous nous étions dit que nous n’y arriverions jamais vis-à-vis de notre studio, car nous étions en studio pour le troisième album en juillet. En fait, ça l’a fait. Après, on verra, peut-être qu’on aura de super bonnes retombées grâce au live sur Arte, mais nous n’en sommes pas là. Nous sommes concentrés sur la musique.

Mehdi : Nous voulons vraiment que le set se passe. Nous avons vraiment bossé sur ça, nous nous sommes concentrés sur la base.

Fortifem ont fait la pochette des deux albums de Regarde Les Hommes Tomber. Du coup, as-tu une relation un peu particulière avec eux ?

Tony : Oui, ce qui est drôle, c’est que Fortifem sont pour moi forcément liés à Regarde Les Hommes Tomber. Nous avons travaillé avec eux dès le départ du groupe parce que nous cherchions un graphiste. Moi, j’avais plein d’idées en termes d’univers graphique, parce que j’étais fan d’Emperor, j’ai découvert Gustave Doré par Emperor, et par hasard, j’avais vu des graphistes qui retravaillaient des gravures de Gustave Doré, donc ça s’est fait comme ça. Après, nous avons collaboré, ça a super bien marché, nous avons eu de très bons retours sur tous les artworks du premier album, pareil sur le deuxième. Nous travaillons encore avec eux pour le prochain. Nous avons une relation particulière, oui ! Ce qui est drôle, c’est qu’avant, nous ne nous connaissions que par mail. J’ai passé cinq ans à Paris, et là, nous avons commencé à faire un peu la fête et vraiment voir les Fortifem en vrai.

Le ressenti du public ce soir va-t-il forcément être positif ? Il ne s’attend pas du tout à voir une collab comme la vôtre…

Mehdi : C’est une bonne question, encore une fois. Franchement, je ne vois pas trop à quoi les gens s’attendent, je n’ai pas trop cogité à ça. Nous en avons sûrement parlé quand nous nous voyions… Ils ont vu les affiches, tout a été expliqué comme quoi ça serait des collab, mais du coup, proposer quelque chose comme ça, comme nous allons le faire, je ne sais pas, je ne pense pas qu’ils s’attendent à ça.

Tony : Ça va peut-être être un délire un peu égoïste, mais nous, nous avons un objectif, et après, nous avons voulu nous faire kiffer. Sachant que si jamais ça nous plaît, ça plaira forcément au public.

Mehdi : Oui, il y a vraiment un auto-kiff là-dessus, nous avons vraiment apprécié ce moment de partage avec les gars. Nous sommes arrivés à quelque chose dont nous sommes satisfaits. Je pense que nous allons transmettre quelque chose de sympa. Quelque chose de sympa va se passer.

« Avec Regarde Les Hommes Tomber, nous avons passé plusieurs mois la gueule dans le guidon à composer le troisième album. […] Nous avions bossé comme des cinglés, et la répète que nous avons faite avec eux, nous avons abordé ça en mode : ‘Ça va être du taf’, etc. Mais en fait, ça a été une bouffée d’air frais de dingue ! »

Mehdi, avec Hangman’s Chair, vous êtes représentés comme le pendu. Ça vous semble logique ?

Oui. Je trouve ça bien parce que c’est tout ce qui tourne autour de notre univers, l’autodestruction, le suicide, pousser les gens dans leurs pires retranchements… Ça fait partie de notre thématique. Donc quand j’ai vu Fortifem qui sont partis sur une carte représentant un pendu en dessous de la tour Eiffel, je n’ai rien eu à dire, j’étais très content ! Ça représente notre univers de base, tout ce qui concerne l’autodestruction.

Si vous deviez faire une collab avec un autre groupe, genre un groupe de pop, ça serait qui ?

[Réfléchit] C’est vaste aussi comme question, je n’y ai pas pensé ! Je n’en sais rien !

Tony : Je sais pas, PNL ? [Rires]

Mehdi : [Rires] Mais pourquoi pas ! Des trucs comme ça, hybrides, complètement fous, je sais pas. Nous, dans le passé, nous avons déjà collaboré pour faire des morceaux un peu spé, avec M83, avec des gars de Team Ghost qui sont plus dans le shoegaze, des choses comme ça. Nous pourrions toujours continuer à faire ça parce que ce sont vraiment des bons gars. Nous avons fait un morceau avec James de Perturbator… Nous sommes très ouverts tant que ça reste cohérent, et qu’il y a un truc qui matche. Il faut vraiment que ça matche, il faut qu’il y ait une magie tout de suite dans le regard. C’est ce qu’il s’est passé avec les gars de Regarde Les Hommes Tomber, et c’est ce qu’il s’est passé tout au long de notre petite carrière de zicos. Nous avons toujours prôné d’abord le contact et l’énergie des deux côtés pour arriver, pourquoi pas, à faire quelque chose. Une collaboration, c’est cool. Ça nous donne des idées. Nous nous disions même : « Pourquoi pas même enregistrer ce qu’on a composé pour ce soir ? » C’est un truc pour lequel nous ne fermons pas du tout la porte, au contraire.

Du coup, la musique a un potentiel infini ? Par exemple, Regarde Les Hommes Tomber peut faire autre chose que du Regarde Les Hommes Tomber…

Tony : C’est clair. Après, nous, chez Regarde Les Hommes Tomber, il y a un concept, il y a tout un truc, toute une histoire autour du groupe. Tout est très réfléchi. Même si entre nous c’est extrêmement chaotique et que tout est basé sur la musique, ce que nous voulons présenter est très réfléchi. Pour revenir à cet événement, nous avons fait confiance à Fortifem. Je leur fais entièrement confiance. Ils nous offrent l’opportunité de faire une collaboration. C’est comme avec tout art, c’est en fonction des contraintes, tu vas essayer de te libérer et de faire quelque chose de vraiment mortel, et c’est ce que nous avons fait avec Hangman’s Chair. Je crois qu’avant, nous n’avions jamais réfléchi à aucune collaboration, ça ne nous était même pas venu à l’esprit. Mais c’est vrai que c’est génial de faire ça. Et après, ce qui est intéressant, c’est que tu revisites tes morceaux, tu redécouvres une ambiance… Ça ne peut qu’être enrichissant, mais il faut que ça se passe bien. Moi, franchement, ça me ferait chier de collaborer avec un mec en lui envoyant des trucs par mail. J’ai besoin d’être avec eux, dans la pièce, de les regarder dans les yeux, et de sentir le truc. Ça n’a aucun intérêt sinon.

Malgré vos musiques lugubres, avez-vous des mots positifs à donner aux jeunes metalleux qui sont là ce soir ?

Mehdi : Aucune… Non je plaisante ! D’apprécier ce que nous proposons. L’intérêt, c’est l’échange, comme nous le faisons toujours avec Hangman’s Chair en concert. C’est pour ça que quand nous sortons de scène, nous sommes contents d’avoir partagé quelque chose. Il y a quelque chose qui se passe, il y a une magie. Moi, c’est ça que j’attends ce soir sur ce set, cette espèce de combo, d’avoir un retour. Je ne l’attends pas, mais s’il y est, c’est cool. Après, un mot positif… Ce n’est pas mon fort [rires].

Tony : Je ne sais pas si j’ai un mot positif… Après, si tu veux, moi, c’est le genre de truc que j’aimerais voir en tant que public.

Mehdi : Ce n’est pas faux ! Outre le projet de collaboration que nous faisons ce soir, j’adore aller dans des concerts, des festoches qui mélangent ce genre de groupes, comme nous. Par exemple, il y a le Roadburn, le Tyrant Fest pour parler d’un truc français, bien sûr c’est un festival obscur, occulte, etc., mais nous y jouons, Regarde Les Hommes Tomber y jouent, et nous avons joué avec des groupes mille fois plus obscurs que nous… J’adore les gens qui ont cette approche-là du concert, de proposer quelque chose comme ça à un public, c’est cool. Ça me saoule de jouer à un truc total doom. Donc j’aime bien ce genre de concert.

Tony : Moi je pense qu’avec nos groupes, nous avons une certaine liberté. Nous ne sommes pas là à vénérer un truc et à nous dire : « Je veux sonner comme ça, je veux respecter tels codes. » Je pense que c’est pareil pour Hangman’s Chair. En fait, à la base, nous, nous voulons nous faire plaisir personnellement, et puis bien faire les choses aussi. Nous ne voulons pas faire un truc foufou, nous voulons faire un truc qui nous plaise, et si ça nous plaît, ça plaira aux autres.

Ça serait intéressant de continuer sur cette lancée et que dans d’autres festivals, en plus de vos noms, vous ayez vos noms en duo…

Mehdi : [Rires] Pourquoi pas, dans le futur, si des promoteurs commencent à nous faire tourner ensemble, ça serait avec plaisir !

Tony : Oui, après, il faut que ça plaise aussi !

Mehdi : Ça, c’est encore autre chose, ce n’est pas de notre ressort. Pour rebondir sur ta question, je trouve ça cool que les affiches mélangent des styles et des univers différents.

Tony : Tu vois, personnellement, avec Regarde Les Hommes Tomber, nous avons passé plusieurs mois la gueule dans le guidon à composer le troisième album. Donc la première fois que nous avons taffé avec Hangman’s Chair, c’était pendant le studio au mois de juillet, le temps d’un week-end, et nous étions toute la semaine en studio. Avant, nous avions bossé comme des cinglés, et la répète que nous avons faite avec eux, nous avons abordé ça en mode : « Ça va être du taf », etc. Mais en fait, ça a été une bouffée d’air frais de dingue !

Est-ce que vous avez mis un peu de votre troisième album dans la collab ?

Plus ou moins, de manière cachée…

Mehdi : [Rires] Oui, pour pas tout révéler, il a fallu assaisonner…

Tony : Il y a de petits hommages, on verra si les gens guettent.

Interview réalisée en face à face le 25 septembre 2019 par Yoann Gloaguen.
Introduction : Nicolas Gricourt.
Retranscription : Robin Collas.

Facebook officiel de Hangman’s Chair : www.facebook.com/hangmanschair.
Facebook officiel de Regarde Les Hommes Tomber : www.facebook.com/rlhtband.



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