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Nouvelles Du Front   

Relapse Records et la question digitale


Au moment où Century Media décide de retirer son catalogue de Spotify, Relapse Records souhaite pour sa part innover en utilisant les médias digitaux pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire un outil de promotion de plus en plus indispensable. Dans cette optique, Relapse vient de conclure un partenariat avec le label digital Moshpit Tragedy. Le principe : permettre aux fans de payer le prix de leur choix sur certaines nouvelles sorties de Relapse Records.

Ainsi, pendant les 24 semaines à venir, Relapse Records proposera une fois par semaine un nouvel opus de son catalogue au prix choisi par l’internaute. Le prix de base étant 2,99$. Les premières mises en lignes ont concerné deux volumes de la compilation grindcore This Comp Kills Fascists et on retrouvera à court terme des disques des artistes Jucifer, Buzzoven, Deceased, Leng Tch’e, Bongzilla ou Hemdale.

Relapse Records a sans doute raison de procéder de la sorte car les artistes évoqués plus haut sont peu exposés et ne font pas partie des mastodontes du label ayant déjà une solide fanbase. Mais justement, le label vient également d’annoncer la mise en ligne sur Bandcamp d’une centaine d’albums concernant des groupes connus ou à plus faible renommée comme Death, Red Fang, Black Tusk, Rotten Sound, Mumakil, Nasum et bien d’autres.

Ce qui fait que je suis en train d’écrire ces quelques lignes avec du Black Tusk dans les oreilles (quel titre que ce « Breaking The Backs Of Men »…) et je tenais à vous dire que ça fait du bien ! Mais on se fiche de ces considérations personnelles (enfin tout de même, je ne connaissais pas très bien Black Tusk et n’est-il pas important pour Relapse de savoir que le fait de mettre ce disque en écoute me fait aujourd’hui m’interroger sur l’achat de cet album…?) car l’information principale de cet article est bel et bien que Relapse Records souhaite développer sa stratégie web pour exposer encore plus efficacement ses artistes. Et ainsi trouver un jour son modèle économique.

En conclusion, voici ci-dessus un petit document animé qui, même si l’exactitude des données chiffrées évoquées dessus nécessiterait des mois de travail pour être vérifiée, montre bien l’évolution du secteur musical et le changement inéluctable vers les formats digitaux.



Laisser un commentaire

  • acheter quelque d’immatériel je trouve ca archi débile. jprèfère acheter mon CD et le copier ou télécharger le cd et ensuite l’acheter!

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  • Screaming for Metal dit :

    Au fait, je viens d’acheter sur leur site la dernière autoprod de LORD SHADES, une bombe!!!

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  • Hey! Magnifique article et bravo pour le « camembert qui pue davantage que n’importe quel autre »… A tous ceux qui achètent encore leurs albums avec intégrité après avoir découvert un groupe sur Youtube/Myspace etc… n’oubliez pas que, même si votre démarche est très louable et morale… elle n’est que marginale, dans un style de musique marginal lui même. Ainsi, au sens du « marché de la musique » dans sa globalité elle est quasi-imperceptible… et plutôt à l’agonie (d’ailleurs l’animation du camembert sur 20 ans parle de lui même : on dirait un test psychotechnique du genre « completez la suite logique ») … bref, on aimerait être des millions et représenter un pouvoir d’influence sur cette évolution, mais nous ne sommes que des fourmis sur l’autoroute qui tentons de stopper des semi remorques…

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    Screaming for Metal

    (…) de stopper des semi-remorques… avec la partie la plus sensible de notre anatomie!!!

  • lord professeur dit :

    je suis désolé de ne pas être D’accord avec toi.
    Je trouve personnellement que you tube est un bon moyens d’écouter et surtout de découvrir des groupes. J’aime bien naviguer de suggestions en suggestions, et parfois je trouve un groupe qui me plaît. Et après je vais sur leur site j’écoute et si ça me plaît toujours je vais acheter. J’habite pas dans un village mais saches qu’il est assez difficile pour moi de trouver des cds de petits groupes de Metal. Et c’est là que itunes et autres me sauve la mise. Je pense que je ne connaîtrait que peut de groupe si je n’avait pas ces outils.

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    Screaming for Metal

    Je suis comme toi, myspace, youtube sont aussi mes amis pour découvrir de nouveaux groupes et acheter leur cd ou aller à leurs concerts. Mais mon propos concerne l’après cd, ces groupes, comment vont-ils faire subsister leur créativité dans l’avenir du virtuel?

    lord professeur

    Même avec le CD, les petits groupes ne peuvent pas vivre que de la musique. Le CD sera remplacé seulement avec le numérique, qui s’ameliora toujours en qualité (audio).
    Après on peut discuter du prix reversé aux artistes mais là ce n’est plus un problème au niveau du support mais des maisons de disques.

    Screaming for Metal

    Ce n’est pas l’histoire de vivre ou de ne pas vivre de sa musique, mais en ce qui me concerne je n’achèterai pas du vent.

    Le cd ou tout autre support « palpable » a une existence propre, quelque chose d’inoubliable; Regarde, j’ai une démo du groupe OPUS, un obscur combo français des années 90 auquel j’avais acheté sa démo, j’ai voulu enregistrer son existence sur « spirit of métal », il m’a été refusé car il n’y a aucune indication que ce groupe ait existé sur… le net, et que par conséquent nous ignorons la date de création et la date du split du groupe. Mais ce groupe a existé et j’en ai la preuve physique, un morceau d’animal disparu qu’un archéologue veut réhabiliter dans la mémoire de l’encyclopédie du métalleux.
    Avec la musique digitale, quand la musique d’un groupe ne sera plus disponible, elle aura… disparu, le « listen, jète and forget » en quelque sorte!
    Amitiés métalliques Lord Professeur.

  • Screaming for Metal dit :

    A quel format aurons nous droit, mp3?
    Même une écoute de mp3 avec soit disant son proche du cd, je fais la différence…
    Acheter des titres à télécharger avec risque de coupure bout de ligne 1 méga) pas terrible.
    Le téléchargement, c’est actuellement 0.99€, multiplié par 12 titres, çà fait plus de 12€ le cd auquel il va falloir télécharger le livret (je parle pour les matérialistes comme moi), l’imprimer, avoir un papier type photo, acheter un cd vierge, un boitier… la gueule du prix de revient!!!
    Les maisons de disques se font du fric en Europe occidentale et ceux qui sont en dessous des dirigeants disparaissent peu à peu, cela s’appelle la théorie des dominos, mais tant que çà rentre pour certains!!!
    La preuve c’est qu’il ont toujours refusé de passer la nouveauté à 9.99€…
    Autre chose, les maisons comme spv ou century media expédient leurs production dans les pays de l’est pour les revendre 3.50€ en neuf sur place, c’est donc qu’ils arrivent à en retirer quelque chose!
    Pour un cas comme Nuclear Blast, ils donnent licence à Irond pour les pays de l’est qui vend ces cd 5.50€ sur place, m’étonnerait que ce soit par simple amour de la musique! (au moins cette méthode a quasiment éradiqué la copie pirate car le cd est vendu au prix du bootleg, qualité sonore en plus).
    Que va m’apporter le digital moi qui achète mes disque? Simplement le téléchargement illégal!!! Car c’est aussi le « contact », la matérialisation de l’oeuvre qui me fait vibrer tout autant que son écoute.
    Le support virtuel est trop volatile pour moi, il ne me donne pas envie d’écouter un album, je pense qu’il finira par avoir ma passion pour le métal, et cela, çà me fait peur!
    Par contre sans support physique, je pense que les zicos de styles non formatés pour les grands médias et productions auront encore plus de mal à se faire découvrir et n’auront forcément qu’une carrière éphémère via un youtube ou autre vecteur qui n’a de « social » que le mot.

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