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REPERKUSOUND 2008 A L’EUREXPO DE LYON


Artistes chroniqués: Infectious GroovesGrimskunk Psykup Fishbone Benighted Eths ISP
Festival : Reperkusound
Lieu : Lyon (France)
Salle : Eurexpo
Date : 25-04-2008
Public : 2 000 personnes environ


ISP « Will Rocket You »

Après un long périple en bus pour parvenir à la salle, l’équipe de Radio Metal commence enfin sa soirée avec le groupe ISP. Un combo qui nous balance un punk/métal bien couillu et sympathique. Musicalement, ce n’est malgré tout pas très original. Le problème avec le punk rock et ce type de combo, c’est qu’on a vraiment l’impression d’entendre toujours les mêmes chansons…Quand bien même, les musiciens se déchirent et c’est tout à leur mérite. Mention spéciale à Rico, le chanteur de ISP, qui a passé la moitié de son set dans (!) la fosse. Vous avez déjà vu un chanteur participer au pogo tout en éructant ? Pas facile hein ?! Et bien pourtant il l’a fait, et sans dommages physiques ! Dans cet ordre d’idée, très bonne énergie dégagée par Jérôme, le guitariste du groupe. Bref une bonne prestation live de ce combo.


Candice, prêtresse de Eths

On passe dans la grande salle pour revoir Candice et nos amis de Eths. Le groupe, comme la majorité des autres combos, commence son concert 15 minutes en avance. Eths est l’un des meilleurs groupes français en live, tout simplement. Le show est donc carré et très travaillé. Les marseillais savent parfaitement retranscrire l’ambiance malsaine de leurs cd’s. En plus, Eths dispose de moyens importants (lumières, son etc.) et s’en sert à bon escient. Le combo commence indiscutablement à avoir l’expérience de la scène et ça se ressent. Par rapport à notre dernier live report, Eths a réussit à éliminer les temps faibles de son show. Côté musique, Teratologie est bien sûr à l’honneur avec notamment le très bon « NaOCl ». Candice nous montre, une fois de plus, toute sa panoplie vocale et son aura renforce la dimension mystique du set. Compos malsaines et ambiances diaboliques : un concert de Eths est une cérémonie funeste orchestrée par Candice, la jolie prêtresse. A revoir de toute urgence.


Benighted, un groupe qui monte, qui monte…

Retour dans la 2e salle pour le show de Benighted. On passe donc à une musique beaucoup plus brutale ! Benighted pratiquant, comme chacun sait, un death métal très agressif. Les musiciens s’amusent sur scène et montrent au public lyonnais leur très haut niveau technique. Alors bien sûr, là encore, faut aimer la musique pratiquée…Mais bon à l’auditeur/spectateur de faire un (gros) effort pour apprécier la zik du groupe. C’est vrai que si l’on est fan d’Aqme (NDLR : Aqme était un des 1ers groupes du festival) et qu’on ne connait pas Benighted, la découverte peut s’avérer un peu…brutale ! D’ailleurs, même quand on connait bien le groupe, le caractère redondant des compos matraque le cerveau…alors vous imaginez la réaction d’un spectateur qui ne connait pas du tout ! Pour revenir au show donné par le groupe, on est étonné que les Benighted est si peu de moyens. Notamment les 3 spots rouges/bleus qui ont accompagné la prestation du groupe lyonnais…Franchement on avait l’impression d’assister à un concert dans une boîte de nuit réservée aux moins de 15 ans. Il ne manquait plus que « Les Démons de Minuit » en fond et Spaceman se retrouvait sur la piste de danse ! Alors bon…dommage pour le groupe qui parvient quand même à assurer dans toutes les conditions. Eric, le bassiste de Benighted, n’étant pas le dernier à aller au combat !


Fishbone ou la folie du live

Il est déjà 22h30 quand Fishbone entre sur la grande scène du Reperkusound. Pour ceux qui ne le savent pas, Fishbone est un groupe qui date de 1979. Autant vous dire que ce sont des vieux de la vieille. Pourtant quelle énergie déployée ! La musique des afro-américains est un mélange de ska, de rock et de toutes sortes de cuivres. L’excellente réputation live de Fishbone (NDLR : le combo est en en effet considéré comme l’un des tous meilleurs, voire le meilleur, groupe de live du monde) n’est pas usurpée. Les musiciens n’hésitent pas à faire du stage diving et à jouer avec un public réceptif malgré une certaine surprise. Là encore Fishbone n’est pas Aqme ni Benighted et c’est toute à l’honneur de Mediatone, l’organisation du concert, d’être parvenu à proposer au public une affiche si diversifiée.

Si l’on revient à nos moutons, la prestation de Fishbone part dans tous les sens. La présence des cuivres donnant, on le comprend aisément, une vraie dimension festive au set. Angelo Moore se donne à fond, s’amuse avec le public, et n’hésite pas à faire admirer son torse huileux de transpiration ! A la guitare, nous avons à faire à un musicien à la coupe seventies genre Jackson 5. Ce mec assure grave et on sent qu’il a du métier. Faut dire qu’avec Spaceman on l’avait croisé dans les loges sans le reconnaître parce qu’on avait 2 de tension ! Pourtant c’est bel et bien une star ce Rocky George ! Rocky George les amis…le fabuleux guitariste qui a notamment évolué au sein de Suicidal Tendencies. Et bien Rocky joue maintenant dans Fishbone et c’est très bien ainsi. Le groove ne pouvait donc qu’être au rendez-vous avec Fishbone et ses talenteux musiciens. La prestation s’est avérée malheureusement un peu courte, comme Infectious Grooves plus tard, dommage. Mais, que voulez-vous, c’est le principe du festival aussi !


Fishbone, nous vous aimons tous !

On repasse vers la scène moyenne pour le concert de Psykup. Psykup c’est un métal qui se veut déjanté. Le groupe bénéficie d’un son meilleur que les autres combos ayant joué sur cette scène.

Petite parenthèse à ce propos : dans cette salle le plafond est extrêmement bas ce qui, forcément, confine le son. Rappelons en effet que cette salle de concert, Eurexpo, n’est justement pas une salle de concert…D’habitude on y organise des foires et des événements qui n’ont rien à voir avec la musique. Ce qui fait que les conditions ne sont pas du tout adaptées aux concerts. Résultat : le son est 15 fois trop fort sur la scène moyenne. Pénible.

Psykup, voilà un groupe dont on commence à parler sérieusement. C’est une musique assez barrée, de type SOAD pour les changements de rythmes, mais qui parvient malgré tout à conserver un côté original. Quand bien même, la prestation live du groupe a été moyenne. Les musiciens bougeaient assez peu et la musicalité n’était, étonnamment, pas au rendez-vous. La communication avec le public était aussi très limitée. De la difficulté de jouer après Fishbone…


Grimskunk, la découverte de la soirée

Sur la petite scène, c’est Grimskunk qui envoie du lourd au même moment. Ce groupe est totalement inconnu en France alors que les mecs ont un gros succès au Canada. Nous avons eu droit à un concert excellent devant une salle quasiment vide. Vraiment dommage pour ce groupe qui pratique pour le coup un métal/rock totalement hybride et super intéressant. Grimskunk c’est un cocktail détonnant de mélodies hyper pop, de séquences agressives à l’esprit punk, de claviers déjantés et toujours très finement utilisés…bref ça vaut vraiment le déplacement. Allez jeter un ?il sur leur Myspace. Ces mecs ont un vrai talent de compositions. Ils ne font pas dans la dentelle et puis de toute façon un frontman sosie de Josh Homme (leader de Queen Of The Stone Age) chantant derrière son clavier (!) et ayant le t-shirt des canadiens de Montréal ne peut pas être mauvais ! Grimskunk à été la très bonne surprise de la soirée. A revoir absolument sur scène et à écouter de toute urgence !


Mike Muir sans son crew

Il est déjà 0h15 quand Infectious Grooves monte sur scène ! Infectioooooous Grooooooooves comme dirait Spaceman, gros fan du combo californien. Mélange de funk et de métal, la musique de la bande à Mike Muir est taillée pour la scène. Car oui Mike Muir est sur scène et c’est un événement. Malgré des problèmes récurrents au dos (NDLR : Un show a notamment été annulé en Espagne), Mike assure du tonnerre. Comme son « crew » !

Car oui mes amis, avec Infectious Grooves vous comprenez toute la dimension que peut comporter le terme « crew ». Pour les incultes, on appelle « crew » le staff des musiciens (potes, roadies etc.) présents lors des concerts. Et le « crew » d’Infectious vous l’imaginez comment ? Une nébuleuse avec baskets aux pieds et chaussettes remontées ? Des américains gros et gras avec des bandanas sur la tête pour faire les malins comme Mike Muir ? Des mecs portants des lunettes rondes old school qu’Huggy les bons tuyaux aurait lui-même refusé ? Et bien le « crew » d’Infectious : c’est tout ça en même temps !

Et c’est un sacré spectacle !

Sur le volet musical on a eu droit à un très bon set. Bien sûr, la set-list ne convaincra pas tous les fans car la prestation était trop courte (moins d’une heure). Pour autant, le vrai fan d’Infectious n’a pu que savourer ce show. Par la qualité des musiciens d’abord.

C’est peut-être le 1er constat à faire. Les musiciens du combo californien ont une technique assez ahurissante. Le batteur à un jeu littéralement monstrueux. Ca va vite, c’est précis, ça claque et…ça groove bien évidemment ! « Groove » étant, sans surprise, le terme le plus adapté pour évoquer la musique d’Infectious. Concernant Eric Moore, on peut noter que c’est quand même l’un des meilleurs batteurs du monde. Il est capable de naviguer dans les sphères métal, jazz ou funk avec une aisance remarquable et c’est un vrai plaisir de l’écouter. Idem pour le bassiste, Steve Brunner, un jeune surdoué. Mike Muir est pour sa part à la hauteur de son talent vocal. Le mec en impose et se donne à fond malgré ses problèmes physiques évoqués plus haut.

Donc Infectious ça bouge bien sur scène et, surtout, la musique proposée par le groupe est de grande qualité. Très bonne ambiance aussi où le showman Mike Muir n’hésite pas à communiquer avec son public pendant les chansons en évoquant même notre Président de la République : « Sorkossie » !

Lors de la prestation d’Infectious on aura pu noter un public acquis à la cause des Américains. D’ailleurs, à la fin du set, une dizaine de personnes seront invitées à monter sur scène pour chanter et danser avec la bande à Mike : un sacré souvenir ! Infectious Grooves a donc partagé un très bon moment avec son public. Un public français qui a toujours soutenu les groupes de Mike Muir. Il n’est donc pas étonnant de voir le père Muir déambuler dans la salle et discuter avec ses fans après le show. Un très bon esprit assez rare pour être souligné.

Le Reperkusound se termine pour nous après la performance d’Infectious Grooves. Sick Of It All, la tête d’affiche du festival, commençant sa prestation scénique à 2H du matin. L’Equipe de Radio Metal tient pour finir à féliciter Mediatone, l’organisation, pour cette affiche éclectique. C’est seulement la 3e édition du Reperkusound et force est de constater que l’orga est bien haut point à tous les niveaux.

Donc à l’année prochaine !

Live Report : Doc’



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