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Live Report   

Le retour parisien de Firewind


Cela faisait cinq ans que Firewind n’était pas venu faire bouger les salles françaises. Gus G était bien occupé avec les tournées du groupe d’Ozzy Osbourne, ainsi que sa carrière solo avec laquelle il a produit deux albums dans le laps de temps, mais le temps est venu de prendre soin de son groupe, qui s’est enfin relevé du départ d’Apollo Papathanasio (Spiritual Beggars) en trouvant en la personne d’Henning Basse son nouveau chanteur.

Originellement prévu au Petit Bain il y a quelques mois, le groupe a préféré attendre la sortie de son huitième album, Immortals, afin d’en faire correctement la promo avec ce passage au Backstage. Pour accompagner le groupe, c’est la formation grecque Scar Of The Sun et les Suédois de Manimal qui auront eu cette opportunité.

Une plus petite salle que prévu donc, pas pleine d’ailleurs, mais ce n’est malgré tout pas une raison pour que les prestations soient moins énergiques, au contraire pourrait-on même penser.

Artistes : Firewind – Manimal – Scar Of The Sun
Date : 22 février 2017
Salle : Backstage
Ville : Paris [75]

Comme il est de coutume, nous avons droit à une petite setlist pour les groupes ouvrant. Ainsi démarre Scar Of The Sun avec un chanteur, vêtu de lunettes rondes rappelant un univers steampunk, qui tente de se faire une place sur une scène assez étroite parmi ses quatre partenaires. Même si le public n’est pas des plus réactifs au style du groupe, le set reste énergique et on y trouve un mélange de heavy/power avec beaucoup d’influences lorgnant vers le metalcore/djent. Les riffs sont efficaces, avec cet aspect fédérateur qui à tout pour faire passer un bon moment au public. Avec notamment la présence d’un chanteur qui croit à ce qu’il chante et qui donne beaucoup d’énergie, même si les cinq membres, avec une batterie envahissante, ont tendance à se marcher dessus lors de leurs déplacements.

Le public, même si assez réservé, offre tout de même au groupe l’accueil qu’il mérite, malgré ce côté un peu mécanique qui se fait ressentir par les applaudissements. Quelques blancs ont également lieu lorsque les chansons sont liées par une piste audio, le public ne sachant pas s’il s’agit d’un seul titre ou non, préférant s’abstenir de tout applaudissement. Et même si on s’aperçoit vite que le Backstage fait partie des meilleurs expériences sonores dans ce genre de configuration, le set souffre malheureusement de sons imprévus désagréables. On constate sur le visage du chanteur qu’il s’agit bel et bien d’un souci et que ce dernier est assez perturbant pour lui et ses acolytes. Malgré la qualité musicale, l’engouement ne sera donc pas totalement présent.

Setlist Scar Of The Sun (via setlist.fm) :

Among Waters And Giants
An Ill-Fated Wonder
Versus The World
Ode To A Failure
Sand
The Truth About The Lies
Gravity

Mais le vrai coup de cœur de la soirée (peut-être même plus que Firewind, au final), c’est Manimal. Jouant un heavy traditionnel, c’est sur ce concert que la foule commencera à s’activer et faire bouger le Backstage. Ce qui cloue dès le départ est la voix du chanteur Samuel Nyman qui n’a rien à envier à un Rob Halford, tellement elle fait remonter les souvenirs de Painkiller ou autre Screaming For Vengeance. Visuellement, il s’avère plus proche de ce que Bloodbound peut proposer, avec la présence des cornes dans la gestuelle, le cuir, les clous, les bagues. Un fait qui concerne uniquement le chanteur, car toute la troupe arbore un maquillage, mélange de Kiss, Alice Cooper et Danzig.

On est happé par la puissance des morceaux et l’énergie, la bonne humeur et le sourire du groupe sur la scène, même si le guitariste et le batteur se trouvent être beaucoup plus sobres dans leur jeu, restant dans cet aspect du metal qui cherche ce visuel de méchant garçon. On apprécie davantage la mise en scène avec le dernier morceau où le chanteur s’affiche vêtu de sa plus belle camisole, tel, encore une fois, Alice Cooper. Au final, ce fut un vrai plaisir de voir Manimal sur scène, et d’écouter ce heavy authentique et traditionnel.

Setlist Manimal (via setlist.fm) :

Trapped In The Shadows
Shadows
The Dark
The Darkest Room
Psychopomp
Human Nature
Incivible
Irresistible

Les Parisiens sont bouillants donc ça s’excite lors de la mise en place de la scène en chantant les titres de Firewind. D’ailleurs aucun album n’a été oublié, même s’il y a évidemment une grande préférence pour Immortals que le groupe est venu défendre. Album concept parlant de mythologie et du passé de notre civilisation, les Perses contre les Spartiates « mais vous avez peut-être déjà vu le film », nous dira Gus G plus tard dans le concert.

Un à un les membres du groupe arrivent sur scène avec un Gus G qui rentre en dernier sous l’ovation du public. Bob Katsionis s’installe derrière son clavier, la guitare à la main également. Il est assez impressionnant de voir quelqu’un capable de gérer à la fois les solos de guitares et ceux de clavier durant les plus grands moments de bravoures du concert. Surtout que monsieur Katsionis est très proche du public, et régulièrement lorsqu’il aperçoit un membre de l’assistance avec un téléphone à la main en train de le filmer, il lui emprunte l’appareil afin de mieux immortaliser sa prestation et d’offrir au spectateur une vidéo unique en son genre.

Au chant, Henning Basse (qui avait déjà officié en live au côté de Firewind en 2007, fréquenté Gus G de 2014 à 2016 lors de ses tournées solo, et qui prête définitivement sa voix pour le dernier album) accompagne tout naturellement la tournée du groupe. Et malgré la présence du guitar hero qu’est Gus G, vers qui tous les regards sont rivés, Henning arrive à faire sa place dans le groupe et conversera régulièrement avec l’audience. Finalement ce sont tous les membres qui trouvent leur place dans la formation même si le bassiste reste assez en retrait mais gardant toujours le sourire et la fougue dans son jeu.

Évidemment, Gus G, fidèle à sa réputation, sert de nombreux solos, y compris des duels entre lui et le clavier. Gus allant même pour le dernier morceau se mêler à la foule pour une dernière envolée guitaristique. Tout est joué à la perfection. La participation du public est bonne, notamment avec la présence de purs fans du groupe. Certains s’étonneront peut-être que Gus G ne se réserve pas une plage solo à lui sous les projecteurs, mais ce serait omettre que Firewind est un groupe, quand bien même la communication mise sur son nom et son CV.

Malgré un concert démarré légèrement en retard, on sort content de la prestation des groupes, sans faux pas de leur part, malgré les soucis techniques de Scar Of The Sun qui n’entachait en rien le plaisir. On est surtout ravis de Manimal, ravageur et qui montrait ce dont le heavy metal pure souche était capable. Mais musicalement, le groupe le plus abouti reste Firewind, avec une setlist plutôt vaste. Un Firewind heureux d’être de retour à Paris, se permettant quelques écarts, comme un Gus G prenant dans ses bras et embrassant une peluche Pikachu dans le public.

Une ambiance heavy comme on les aime, dans une salle conviviale, bien qu’assez calme, mais les cœurs étaient tout de même là pour se faire entendre.

Setlist Firewind (via setlist.fm) :

Ode To Leonidas
We Defy
Head Up High
Few Against Many
Between Heaven And Hell
Back On The Throne
Hands Of Time
Wars Of Ages
Lady Of 1000 Sorrows
World On Fire
The Fire And The Fury
Mercenary Man
Tyranny

Rappels :
Lie And Die By The Sword
Falling To Pieces



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