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Interview   

Rick Smith fait la lumière sur Torche


Torche est assurément un groupe singulier. Difficile de croire que tout n’a pas été dit en matière de musique tant les artistes contemporains donnent souvent l’impression de tourner en rond. Mais peut-être est-ce la sensation que provoque l’invasion massive des groupes en devenir, favorisés par les facilités de communication, d’enregistrement, de distribution, etc. qu’offre le monde d’aujourd’hui. Le talent n’est plus qu’un détail. Il suffit qu’un artiste ouvre une brèche créative pour qu’immédiatement des centaines d’autres s’y engouffrent comme des charognards. L’original se retrouve noyé dans la masse des copies carbone et l’impact de son œuvre réduite à néant.

Torche fait partie de ces originaux. Mais fort heureusement le groupe est encore seul sur son terrain de jeux. Doit-on pour autant s’attendre à une mode prochaine? Difficile à dire. Qui voudrait d’un sludge grassouillet serti de mélodies pop ? Ce n’est pas vraiment ce que l’on pourrait considérer « dans l’air du temps ». Mais l’air change vite de nos jours…

Toujours est il que nous, à Radio Metal, on kiffe Torche. Ça tombe bien, on a justement reçu un carton d’invitation pour écouter Songs For Singles, leur nouvel EP, et tailler le bout de gras avec le batteur Rick Smith.

Entretien.

« Nous voulons jouer des chansons un peu pop, avec des parties accrocheuses qui mettent la banane aux gens. »

Radio Metal : Salut, Rick ! Comment vas-tu ?

Rick Smith (batterie) : Ça va, merci. Je me trouve dans une station-essence, je faisais le plein quand tu as appelé. J’ai dû rentrer dans la voiture pour t’entendre !

Okay, alors es-tu prêt à répondre à mes questions?

Oui!

En 2008, Juan Montoya a quitté le groupe – un départ attribué à des différends musicaux. Peux-tu nous expliquer en détail ce qui s’est passé ?

En gros, tout le monde dans le groupe se heurtait à lui sur la route. Faire de la musique avec quelqu’un est une chose, vivre avec quelqu’un toute l’année dans un van en est une autre. Nous avions tous des problèmes personnels avec lui, et Steve plus que quiconque. Dans le cas de Steve, les problèmes étaient également d’ordre musical. Pendant longtemps, Steve et Juan ont été les seuls à participer au processus de composition, et c’est devenu une lutte de pouvoir. Lorsque nous aimions tous quelque chose, Juan était généralement le seul à se prononcer contre. C’était ce genre de trucs, rien de grave ou de dramatique. En résumé, Juan et Steve ne s’entendaient plus très bien.

Depuis cette année, un nouveau guitariste, Max Johnston, vous accompagne en tournée. Pourquoi avez-vous ressenti le besoin de faire appel à un guitariste en tournée plutôt que de continuer en trio ?

En fait, nous sommes à nouveau un trio. Le nouvel EP que nous nous apprêtons à sortir a été enregistré en tant que trio. Nous avons fait deux tournées avec un quatrième membre, Max Johnston, mais il ne participera pas à la prochaine. Nous allons partir en tournée avec High On Fire aux États-Unis, puis nous irons en Europe en novembre, et nous jouerons en tant que trio. À notre retour, nous avons l’intention d’essayer d’intégrer un quatrième membre. Il s’appelle Andrew, il vient de Saint-Louis. Si tout se passe comme nous le voulons, ce sera génial. Il y avait longtemps que nous voulions travailler avec lui.

Outre un split avec Boris, Songs For Singles est votre première sortie en tant que trio. Vous avez déclaré que Torche composait et enregistrait beaucoup plus vite maintenant que lorsque Juan faisait encore partie du groupe. Comment l’expliques-tu ?

Nous écrivons nos chansons de la même façon que lorsque Juan était encore avec nous. Lorsque Juan faisait encore partie du groupe, la plupart du temps, l’un des deux guitaristes et moi-même nous retrouvions pour essayer de faire de la musique. Ensuite, nous le présentions au reste du groupe. C’est plus ou moins ce qui se passe encore aujourd’hui. La chanson du split avec Boris, « King Beef », est un titre très étrange pour nous. Ce n’est pas du Torche typique. Je ne dirais pas que c’est un bon exemple de la façon dont nous composons en tant que trio. Le nouveau disque, Songs For Singles, en revanche, est un exemple parfait de ce que Steve, John et moi-même pouvons faire. C’est toujours Torche, mais sans l’influence de Juan. Avec ce disque, je pense que beaucoup de gens constateront que l’influence de Juan n’avait pas un impact aussi important que ça sur l’écriture. Ce nouvel album est aussi varié que les précédents et comporte beaucoup des mêmes éléments. Il y a peut-être moins de soli de guitare, mais la guitare est tout de même présente. Mais je ne pense pas que l’écriture ait tellement changé.

À l’origine, vous deviez sortir un album, pour lequel vous aviez écrit une douzaine de chansons. Pourquoi avoir choisi de sortir un EP à la place ?

Nous avons choisi de sortir un EP car nous avons retiré quatre chansons du disque. Les quatre titres que nous n’avons pas inclus étaient ceux dont nous n’étions pas sûrs. Nous n’arrivions pas à les placer au milieu des autres titres, nous ne savions pas vraiment s’ils collaient avec le reste de l’album. Mais en dehors de ça, les chansons étaient terminées, elles étaient bonnes, et Steve aimait ses lignes vocales. Pour certains des titres, les vocaux ont été écrits en studio et enregistrés tout de suite après, et personne n’était vraiment satisfait du résultat. On a simplement décidé de se passer de ces chansons. Mais il n’est pas impossible que nous tentions de sortir un deuxième EP au début de l’année prochaine. Nous espérons que ça se fera lors de l’écriture du prochain album.

Jonathan Nuñez, votre bassiste, a déclaré que les chansons que vous aviez composées étaient trop denses, et que vous aviez dû procéder à des coupes pour vous adapter aux lignes vocales et réaliser des arrangements plus simples. Peux-tu confirmer ?

Je n’ai pas beaucoup assisté à l’enregistrement des plages vocales. Je me suis contenté d’enregistrer la batterie, et je suis revenu lorsque les guitares ont été terminées. J’ai manqué pas mal des enregistrements pour le chant. Mais je sais que Jonathan a eu une grande influence concernant les vocaux et les arrangements. Il fait beaucoup de choses en studio, il a un peu l’oreille du producteur.

Penses-tu que les chansons sur cet EP soient plus complexes que ce que vous avez pu faire par le passé ?

J’imagine que ces nouvelles chansons sont un peu plus difficiles à jouer. Il s’y passe plus de choses, les riffs sont plus agressifs, la batterie est plus présente… Parfois, les lignes vocales ne sont pas sur le même ton que la guitare, ce qui rend les choses un peu difficile pour Steve. Malgré tout, nous devrions être capables de jouer l’album du début à la fin d’ici au début de la prochaine tournée. Les nouvelles chansons sont plus musicales et un peu plus complexes que les précédentes. C’est une bonne progression, je trouve. Nous n’avons pas vraiment de but précis, dans ce groupe, nous allons un peu où nous voulons. Le nouvel album pourrait très bien être super simple ! Je ne sais pas ce que nous ferons après. On aime bien changer tout le temps.

« Je veux que nos pochettes, notre merchandising et tout ce qu’on retrouve sur nos T-shirts et nos albums soient totalement différents de ce que font les autres groupes de metal. Je ne pense pas que nous soyons à notre place dans un genre unique, et par conséquent, je veux que nos artworks soient différents. »

Hydra Head Records a sorti une première version du titre d’ouverture : « U.F.O ». Celle-ci contient les vocaux de David Lee Roth pour le tire de Van Halen « Running With The Devil ». Apparemment, cela s’est fait sans que le groupe ne soit au courant. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

En fait, je crois que c’était une blague. Un ami à nous, Tony, a réalisé une sorte de démo pour cette chanson – il apparaît en guest, pour ainsi dire. Son travail était assez cool, mais Steve n’a pas voulu l’utiliser. Finalement, Tony nous a envoyé un titre en nous demandant de lui dire ce que nous pensions du chant. Il avait mis la voix de David Lee Roth sur la chanson. Nous avons trouvé ça drôle, et j’imagine que Steven l’a gardée et l’a envoyée à Hydra Head. Ils ont dû apprécier, eux aussi, et ils l’ont sorti sur un sampler pour rire.

Que signifie le titre « Songs For Singles » ? Est-ce une façon de souligner le côté accrocheur des chansons et de suggérer que tous les titres auraient pu devenir des singles ?

À l’origine, lorsque nous avons renoncé à sortir un album et opté pour l’EP, nous avons pensé que nous pourrions peut-être sortir tous les titres en tant que singles. Nous avons envisagé de sortir un titre par mois pendant quatre ou cinq mois. Comme ça, même si certaines chansons n’étaient pas terminées, nous pouvions toujours sortir les autres. Hydra Head a pensé à sortir quatre éditions limitées différentes avec tous les titres, comme de vieux 45 tours. J’espère que ça se fera, mais on ne peut pas être sûrs.

Peut-on dire que Torche est le fruit d’une union entre deux styles différents, avec la lourdeur du sludge d’un côté et l’aspect entraînant de la pop de l’autre ? J’ai entendu des gens qualifier votre musique de « stoner pop » ou de « Beach Boys doom » !

Tout à fait. C’est notre objectif. Nous voulons jouer des chansons un peu pop, avec des parties accrocheuses qui mettent la banane aux gens. D’un autre côté, nous avons tous grandi en écoutant du metal et du heavy. C’est un très bon équilibre : on peut donner dans le heavy et avoir un côté agressif sans pour autant se prendre au sérieux. On veut juste que le public passe un bon moment. Je dirais que notre son est un hybride entre la lourdeur du sludge et du stoner, et la pop ou le rock traditionnel. On essaie de mélanger tout ça pour faire de la bonne musique.

La pochette de l’EP ressemble à une carte d’invitation à un mariage ! Est-ce une façon d’officialiser l’union entre les deux genres que vous associez dans votre musique ?

Concernant la pochette, nous voulions nous différencier de nos précédents albums. Tous les autres avaient des pochettes très complexes. Nous nous sommes dit que, étant donné que le disque était plus complexe, il nous fallait un artwork plus simple. J’imagine qu’on peut y voir une ressemblance avec une invitation à un mariage. À la base, on voulait en faire quelque chose qui ressemblerait à une carte de Saint Valentin. L’artwork est seulement là pour marquer une différence. Je ne peux pas parler que pour moi, mais je veux que nos pochettes, notre merchandising et tout ce qu’on retrouve sur nos T-shirts et nos albums soient totalement différents de ce que font les autres groupes de metal. Je ne pense pas que nous soyons à notre place dans un genre unique et, par conséquent, je veux que nos artworks soient différents. Nous avons tourné avec pas mal de groupes dont le merchandising avait un côté très metal. Je veux que nos produits soient un peu moins sérieux.

Es-tu en train de dire que vous essayez volontairement de vous démarquer des autres groupes ?

Le gros problème, c’est que nous sommes souvent mis dans le même panier que les groupes de metal mais nous plaisons également à un public qui ne s’intéresse pas à ce style. Je ne dis pas que nous déchaînons les amateurs de pop rock commerciale, mais les gens qui écoutent autre chose que du metal et du rock peuvent apprécier notre musique. Le nouvel EP va vraiment nous distinguer des groupes rock et metal. C’est toujours heavy, mais l’écriture est différente des albums précédents. Il y a beaucoup moins d’influences metal et beaucoup plus d’influences rock. On essaie de continuer à faire du Torche. Steve a développé son propre son et un style d’écriture très personnel au fil des années.

Avec votre style hybride, n’est-ce pas trop difficile pour vous de trouver votre public ? Je veux dire : vous n’êtes pas assez sludge pour les fans de sludge, trop heavy pour les fans de rock alternatif…

On évolue sur un terrain un peu glissant. Lorsqu’on joue avec certains groupes, leurs fans nous détestent, et avec d’autres, on est adorés ! La meilleure tournée que nous ayons faite, c’était avec Harvey Milk et Coheed And Cambria. Harvey Milk est un groupe très varié : ils ont beau être très heavy, ils comptent aussi beaucoup d’éléments de rock classique. Cela fait d’eux un groupe unique. Nous avons également tourné avec Boris aux États-Unis, et c’était génial. J’ai le sentiment que le public qui nous accueille le mieux est celui qui vient voir des groupes éclectiques. Les gens sont plus ouverts : ils aiment la musique heavy, et nous sommes bien assez heavy sur scène. Les albums, c’est une chose, mais en live, nous sommes beaucoup plus heavy et plus bruyants. C’est beaucoup plus représentatif de notre son. Parfois, il est difficile de capturer cette atmosphère en studio. Mais il y a un vrai mélange des genres : pour certains, nous faisons du rock indé, et pour d’autres, nos chansons sont trop metal. Il y en a aussi pour penser qu’elles ne le sont pas assez ! Ça arrive, il y aura toujours des hauts et des bas. Tout le monde ne nous aime pas, mais c’est comme ça. Avec le temps, nous avons trouvé notre public, et nous avons reçu un très bon accueil dans le monde entier. Où que nous ayons tourné, l’accueil a été bon. Nous sommes reconnaissants au public de prendre le temps de faire attention à nous.

« Je crois que le vinyle est le seul format que le public achète, du moins aux États-Unis. […] Aujourd’hui, le public est habitué aux MP3 : les gens achètent les MP3, et ceux qui veulent vraiment posséder une version physique achètent le vinyle. […] Si nous ne proposions que des versions CD de nos albums, nous ne vendrions pratiquement pas de merchandising en tournée. »

Comme tu l’as dit tout à l’heure, « King Beef » est un titre plutôt expérimental pour Torche. Les vocaux sont plus agressifs que d’habitude. D’où vous est venue l’idée de cette chanson ?

En fait, lorsque Boris nous a annoncé que nous allions faire un split ensemble, ils avaient dans l’idée de faire une chanson heavy. Nous avons donc décidé de faire la même chose, mais nous ne savions pas trop quelle direction prendre. Les titres de « Songs For Singles » montrent bien le genre de choses que nous écrivions à l’époque où nous avons été approchés pour le split. Nous nous sommes donc dit que nous allions composer une chanson heavy et totalement différente. À l’époque, j’étais très influencé par la musique industrielle, et je voulais que la batterie soit puissante et ait ce côté industriel. Et Steve avait de très bonnes idées pour une chanson heavy. Le titre a été plus ou moins bricolé, et il existe plusieurs versions avec des fins alternatives. Pour être honnête, je préfère largement une de ses versions à celle que nous avons sortie. Mais effectivement, c’est un titre très étrange pour nous, et pourtant, il nous est venu presque sans effort. C’était presque comme se retrouver tous ensemble pour jammer. Certaines personnes aiment beaucoup cette chanson. Ce qui n’est pas mon cas, je dois dire !

Allez-vous sortir cette version alternative dont tu viens de parler ?

J’espère que oui. En fait, je me suis efforcé de convaincre les autres membres du groupe de sortir la seconde moitié de la chanson en tant que titre à part entière, car elle est complètement différente de l’original. J’aimerais vraiment l’utiliser, mais je ne sais pas si ça va se faire. Ces gars-là sont assez difficiles à convaincre : une fois que quelque chose est mis de côté, malheureusement, c’est oublié à jamais, pour eux. C’est ce qui s’est passé pour beaucoup de matériel.

Seriez-vous intéressés par l’idée d’explorer ce côté expérimental à nouveau dans de prochaines chansons ?

Je suis toujours intéressé par l’expérimentation en ce qui concerne notre son. En fait, je l’encourage généralement, je passe mon temps à dire que nous devrions être plus expérimentaux. Nous nous amusons beaucoup avec les idées expérimentales. Nous n’avons pas de but spécifique : le processus d’écriture est assez libre lorsque nous nous laissons aller à l’expérimentation. Mais je suis intéressé si les autres gars le sont. J’encourage ce genre d’initiative tout le temps, et on en parle beaucoup. Récemment, nous avons évoqué le groupe Being, de Miami, en Floride. Nous venons de sortir un album pour eux ; c’est un super groupe. Certains de ses membres ont déjà jammé avec nous dans d’anciens groupes et dans Torche. Nous avons évoqué la possibilité de collaborer avec eux sur un album. Ce serait un truc assez expérimental, avec deux batteurs, deux guitaristes, deux bassistes… Il n’est pas impossible que ça se fasse, on verra.

Vous avez tourné avec Kylesa, et on a vu un de leurs batteurs jouer avec vous sur scène lors du Hellfest 2009. On dirait que vos deux groupes sont très amis. Avez-vous pensé à une collaboration sur un projet ?

Nous n’avons jamais parlé de ça avec eux. Kylesa est un groupe très investi, ils n’arrêtent pas de tourner et d’enregistrer des albums. Ils sont pratiquement tout le temps sur la route. Je ne sais pas si un tel projet pourrait voir le jour entre deux groupes éparpillés aux quatre coins du monde. Nous avons déjà évoqué la possibilité de collaborer avec d’autres groupes, mais ça n’a rien donné. Et nous n’avons jamais envisagé quoi que ce soit avec Kylesa. Leur batteur m’a remplacé sur la première tournée européenne de Torche parce que je ne pouvais pas me libérer. C’est un très bon ami, nous nous connaissons depuis des années. En fait, je crois qu’il a été pris chez Kylesa grâce à nous. Ils ont entendu parler de lui grâce à ce remplacement.

Vous avez sorti de superbes éditions vinyles de vos albums, avec des coloris différents. Le format vinyle est-il important pour vous ?

Je crois que le vinyle est le seul format que le public achète, du moins aux États-Unis. Les gens n’achètent que ça, ici. On ne vend pratiquement plus de CD. Aujourd’hui, le public est habitué aux MP3 : les gens achètent les MP3, et ceux qui veulent vraiment posséder une version physique achètent le vinyle. Le format vinyle est donc très important, pour nous : si nous ne proposions que des versions CD de nos albums, nous ne vendrions pratiquement pas de merchandising en tournée.

Qu’est-ce qui vous pousse à sortir d’aussi belles éditions ?

Nous voulions faire quelque chose d’esthétiquement agréable. Il fallait absolument que nos disques soient très colorés pour sortir du lot. Lorsque les gens se rendent dans un magasin de disques, ils ont le choix entre des milliers d’albums, et ceux qui partent comme des petits pains, ce sont ceux dont le package et l’artwork sont les plus attirants. C’est à ça que les gens font attention. Ces idées sont surtout venues du label Robotic Empire, qui a réalisé les vinyles. Ils voulaient absolument concevoir des packagings hallucinants. Et Hydra Head se débrouille également très bien. Nous avons eu la chance de tomber sur des labels qui ont l’envie et les moyens de faire en sorte que nos vinyles soient des objets incroyables. Sans eux, nous n’aurions rien pu faire, même si nous avions nos propres idées. Nous avons également eu la chance de collaborer avec des gens géniaux, comme John Baizley, de Baroness, qui a participé à l’EP In Return. Aaron Turner d’Isis a réalisé le design et le packaging de Meanderthal, version CD et version vinyle. Nous avons eu pas mal d’aide. L’artwork et le packaging ont toujours été très importants, pour nous.

Ton jeu est assez tribal. D’où cela te vient-il ?

Je dirais que je suis inspiré par les Melvins, et oui, je suppose que ça peut être en quelques sortes qualifié de tribal. Pour mon jeu avec Torche, une partie est influencée par des groupes comme les vieux Killing Joke, Black Sabbath, Melvins, Zeppelin, Hendrix… Je m’inspire de pas mal de batteurs. Mais chez Torche, mon style découle souvent de ce que me demande Steve : je dois jouer de façon aussi solide, fluide et continue que possible. Généralement, il aime bien que je marque le rythme aussi fort que possible. Je finis donc par lui jouer un rythme en 4/4 avec un côté tribal et pas mal de toms. Steve est très influencé par des groupes comme Crash Worship, des groupes très orientés batterie. Mon style doit beaucoup à Steve, qui veut que je joue comme les batteurs de ce genre de groupes. Il voulait une session rythmique très tribale, très heavy. Tout n’est pas sur ce modèle, mais c’est le cas sur beaucoup de titres. J’essaie juste de taper très fort !

Interview réalisée en Août 2010 par phoner

Myspace Torche : http://www.myspace.com/torche



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