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Interview   

Rival Sons : le chant du coeur


« Chaque artiste aimerait plus que tout au monde être aussi authentique et unique que possible, nous voulons tous nous voir ainsi, mais tu rendras forcément hommage à tes influences » nous avoue le chanteur de Rival Sons – qui a sorti en juin dernier son nouvel album Great Western Valkyrie – Jay Buchanan dans l’entretien ci-dessous. Et des influences, il y en a qui semblent évidentes dans sa musique, en particulier tout le rock n’ roll british des années 70. Pourtant la sensibilité musicale du frontman remonte à bien plus loin, à la musique native américaine, comprenant le blues et la vieille musique soul, et à son enfance lorsque sa mère lui chantait des chansons à son chevet. De son propre aveu il avait même certains à priori sur le rock n’ roll avant de commencer à travailler avec ses compères de Rival Sons et garde encore aujourd’hui une image superficielle de la musique rock.

L’authenticité, une notion qu’il chérit plus que tout dans cette musique qui le « submerge » et qu’il va jusqu’à qualifier de « narcotique ». Ça ne fait aucun doute Jay est habité par son art et on comprend mieux à la lecture de ses réponses la transe qui semble l’envahir lorsqu’il se trouve être sur les planches, les yeux fermés, à chanter ses chansons.

« Ecouter [ma mère] chanter étant enfant, je pouvais entendre l’honnêteté dans sa voix. Sa voix sonnait comme la vérité à mes oreilles. […] Chanter d’une quelconque façon inférieure à ça est inacceptable. »

Radio Metal : Le bassiste Robin Everhart a quitté le groupe l’année dernière et s’est déclaré ne pas être « un guerrier de la route et que le mode de vie rock n’ roll n’est pas pour lui ». Est-ce que le mode de vie de Rival Sons et être sur la route avec vous si difficile ?

Jay Buchanan (chant) : Eh bien, pour sûr, selon moi, la difficulté est toute relative. Donc, si tu regardes les difficultés dans notre mode de vie… Je veux dire que la chose la plus difficile pour Robin était d’être constamment en transit. Tu sais, tu es toujours en route pour aller quelque part, ou venant de quelque part. Et Robin n’était pas à l’aise avec ce mode de vie éphémère, qui est pourtant ce que nous devons faire. Donc, évidement, c’est difficile. Mais ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas gratifiant. C’est clairement gratifiant. Mais je pense que ça demande beaucoup d’attention pour maintenir une stabilité en tournant autant.

Robin était dans le groupe depuis le début. Comment Rival Sons a donc réagit à son départ ?

Ouais, tu sais, le fait qu’un de nos membres décide de partir était un dilemme difficile à affronter, car nous avons été côte à côte avec cette personne dans les tranchées, car au final c’est un combat, c’est notre combat, c’est nous contre le monde à essayer de se faire un nom et jouer notre musique tous les soirs. Et lorsqu’il a décidé que ça n’allait plus lui, il y a eu un peu d’incertitude, du genre : « Wow, qu’est-ce qu’on va faire ? » Immédiatement, Dave Beste a été contacté. Je connais Dave depuis longtemps, et j’ai beaucoup de respect pour son travail et son art, nous savions que ce serait le bon type. Donc le fait qu’il rejoigne le groupe a changé 25% de l’équation, et Dave Beste colle parfaitement. Et pour ce qui est de l’évolution [du groupe] depuis que Robin est parti : c’est le même groupe, mais avec un peu d’énergie différente, parce que 25% de cette énergie est différente, c’est une personne différente. Le groupe s’entend très bien, j’ai le sentiment que ce dernier album, Great Western Valkyrie, est un très bon album ; c’est une collection de chansons très concise et cohésive. Je crois que l’énergie qu’apporte Dave est très complémentaire.

Quel a été son apport à l’album ?

Oh, c’est pareil : il est le bassiste, donc il écrit les parties de basse. L’essentiel de l’écriture c’est à moi de la faire, et ensuite à Scott [Holiday, guitariste] d’écrire les riffs, mais nous faisons tous l’arrangement. Nous arrangeons les chansons typiquement comme un groupe. L’arrangement est un travail très collaboratif, et je pense que les sentiments créatifs de Dave Beste sont manifestes sur l’album. Lorsque tu regardes une chanson comme « Belle Starr », elle a commencé à partir d’une idée de Dave Beste. Tu sais, nous participons à une énergie collective et c’est ce qui fait que les choses fonctionnent. La contribution de Dave, du simple fait d’être là et d’être une bonne voix de la raison lorsque nous sommes en pleine création de cette collection [musicale], fait une énorme différence par rapport à lorsque Robin était avec nous. Robin est une personne différente, donc pas essence, ce sera différent.

Tu as dit que « chaque fois que nous décidons de faire un album, l’expérience finit par être […] [le] même studio, la même ville, le même processus sur place à composer et enregistrer. » Avez-vous besoin du confort d’un environnement et d’un processus familier pour faire un album ?

Non, vraiment pas. Je ne sais pas si ça à voir avec ça. Le paramètre le plus important pour que nous allions à Nashville est de travailler avec Dave Cobb. Il est le producteur auquel nous voulons faire appel. Nous avons une excellente relation avec lui et nous avions l’habitude d’enregistrer avec lui lorsqu’il vivait à Los Angeles. Mais ensuite il a déménagé à Nashville, alors nous l’avons fait à Nashville car c’est le gars avec qui nous voulons travailler. Nashville est une super ville, ça ne fait aucun doute. Ils l’appellent « music city », et c’est la vérité : toute la ville tourne autour de la musique. C’est un peu une utopie pour le musicien. L’atmosphère est bonne là-bas. Je n’aimerais pas vivre à Nashville mais c’est un bon endroit à visiter.

Les titres de chansons sur l’album sont accompagnés de textes entre parenthèses. Quel en est le sens ?

J’ai vraiment décidé de faire ça simplement pour jouer sur les mots. Je suis un grand fan de la manière dont les choses s’agencent graphiquement, lorsque tu regardes les mots et comment ils s’alignent pour faire une phrase. J’aime étudier la manière dont les choses apparaissent symétriquement ou asymétriquement, et la manière dont les phrases sont construites, et le rythme qu’elles contiennent, le phrasé, la structure syllabique… Donc lorsque je rassemblais les titres pour l’arrière de l’album, je trouvais intéressant de donner un équivalent au véritable titre de la chanson pour la mise en page graphique. C’est la même chose que lorsque je fais des visuels pour nos t-shirts, notre merchandising… Le fait d’assembler des mots, la manière dont ils s’encadrent, dont ils se complémentent visuellement… Je prends mon pied avec ça.

« [Le rock n’ roll] est tellement archaïque qu’il est excitant de considérer ce format et d’essayer d’y insérer ta propre créativité, c’est comme restaurer une voiture. »

Comme tu l’as dit, Dave Cobb a une fois de plus travaillé avec le groupe sur la production. Comment décrirais-tu votre relation avec lui ?

Ça ne fait aucun doute dans mon esprit qu’il est le meilleur producteur pour ce groupe. Nous avons fait cinq albums à ce jour, et nous les avons tous faits avec Dave. Il comprend vraiment l’identité du groupe, et il ne nous pousse pas à faire quoi que ce soit qui nous mettrait mal à l’aise. C’est une bonne personne vers qui se tourner. D’un point de vue créatif et dans ses sentiments, il a une approche de la musique et du son très décontractée et instinctive. C’est précisément ce que je recherche. Je lui fais confiance. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’a jamais tort, évidemment que parfois c’est le cas. C’est un être humain et nous nous querellons et nous nous affrontons sur différentes choses. C’est le boulot des grands créateurs, de défier l’artiste. Et il nous défie. Il est là pour faire ressortir quelque chose de nous, alors que nous sommes peut-être trop fainéants pour le faire ressortir nous-même. Il y a ça, et ensuite il y a le bon équipement. Il possède le matériel sur lequel nous préférons enregistrer : ces bandes magnétiques et sa console, ses compresseurs, ses microphones… Il sait ce qu’il fait et nous préférons sa patte à celle des autres, c’est certain.

Et quel est son apport à la musique ? Car comme avec Pressure & Time, Dave Cobb est crédité sur Great Western Valkyrie…

Oh ouais, Dave Cobb est un guitariste fantastique et parfois lorsque nous sommes bloqués à différents endroits, il arrivera et dira : « Les gars vous faites ça… Avez-vous essayé ci ou ça ? » Il aide parfois pour les arrangements musicaux sur certaines chansons. Et il est parfois là lorsque le groupe rencontre un peu de difficulté ou un manque d’inspiration ; il est comme un berger, c’est ce que fais un bon producteur. Un berger fait attention à ce que le troupeau se déplace dans la bonne direction.

Le considérerais-tu comme le cinquième membre du groupe ?

Il n’est vraiment pas le cinquième membre du groupe [rires], car il est le producteur ! Lorsque nous faisons des albums, nous le faisons avec lui, mais nous passons la majeure partie de nos vies… Personnellement, j’écris des chansons tous les jours, tu sais, c’est compulsif chez moi, et je ne pense pas à Dave, et lorsque nous jouons live chaque soir, lorsque nous sommes dans le bus et lorsque nous voyageons, je ne pense pas à Dave. Mais lorsque nous faisons des albums, je pense à Dave, il est là et je lui fais confiance. Jusqu’ici il a été un super collaborateur, il est le gars qu’on va voir pour faire des albums. J’ai confiance en son opinion objective.

Tu sembles toujours être en transe lorsque tu chantes sur scène. Que se passe-t-il en fait dans ta tête dans ces moments-là, lorsque tu chantes les chansons ?

Tu sais quoi ? Même si je le comprenais vraiment, probablement que je ne te le dirais pas… [Rires] Je ne sais pas ce que c’est ! C’est juste que la musique est un medium tellement puissant, il englobe tellement d’énergie et tellement d’émotion que je préfère simplement me concentrer sur la musique. La plupart du temps, je ferme les yeux… Mon esprit et mon cœur sont vraiment concentrés sur la musique, à communiquer avec les gars dans le groupe et essayer de prêter attention à l’instinct naturel qui ressort de la musique. Et donc, lorsque les gens me demandent : « Est-ce que tu as pris du LSD ? », ou bien : « Est-ce que tu es sous l’effet de champignons ou d’ecstasy ? » Eh bien, pour la plupart du temps, je garde le fun pour après le concert, car la musique est un narcotique déjà assez puissant en soi, et le mélanger avec d’autres choses ne marche pas toujours bien. La musique submerge notre corps, elle submerge les gens, tu peux le voir dans le public. La musique peut te mettre en larmes en seulement quelques secondes. Donc la seule chose que je veux faire, c’est présenter mon respect envers cette énergie, quelle qu’elle puisse être.

J’ai lu quelque part que ta grand-mère te chantait toujours le soir. A-t-elle en fait été une source d’inspiration pour toi ?

Eh bien, mes deux grands-mères des deux côtés, mes grands-mères maternelles et paternelles chantaient mais c’était vraiment, plus que tout, la voix de ma mère qui m’apaisait. L’écouter chanter étant enfant, je pouvais entendre l’honnêteté dans sa voix. Sa voix sonnait comme la vérité à mes oreilles, et ça sonnait comme de l’amour. Et j’ai donc appris à un très jeune âge que ceci était la mesure de la voix d’une personne : c’est la communication émotionnelle. C’est différent de ces films de Disney, du théâtre, des acteurs… Lorsque tu entends leurs voix, il est question d’être très puissant et très clair. Eh bien, ils sonnent comme des acteurs. Mais lorsque tu te retrouves avec une vraiment bonne voix qui se montre vulnérable et authentique, ça te touche immédiatement, dès que tu l’entends. Si tu prends quelqu’un comme Nina Simone : dès qu’elle commence à chanter, tu la crois. Elle n’essaye pas de te convaincre, tu peux entendre que son cœur est connecté directement à sa gorge. Et donc le fait de grandir étant gamin, en entendant ma mère me chanter de cette façon, ça s’est imprimé dans ma tête et mon cœur. Chanter d’une quelconque façon inférieure à ça est inacceptable, ce n’est que de la comédie. Chanter vraiment avec son cœur, c’est la seule façon de respecter cette puissante musique.

Est-ce donc ce qui a déclenché chez toi ton désir de chanter et de le faire d’une façon si émouvante et authentique ?

J’essaie d’être aussi authentique que je puisse l’être. Ça devient quelque chose de très difficile si tu y prêtes trop d’attention. Ta perspective sur toi-même et la musique, et la perspective d’être conscient de tes propres émotions ou de ta propre vanité est très important pour essayer de communiquer sincèrement avec ta propre musique, et même avec les gens. Tu dois faire attention à ce que ce ne soit pas ton égo qui chante à ta place, tu dois faire attention à ce que soit ton esprit supérieur et ton cœur. Et, bien sûr, je fais tout ce que je suis conscient de faire pour être aussi authentique et naturel que possible, mais lorsque tu deviens conscient des choses… Même lorsque j’essaie de te parler de l’authenticité, tu sais, je suis posé là à parler de moi, donc parler de la musique devient quelque chose d’effrayant, car ta vanité et ton égo, dans ta tête, s’approprient les crédits pour ce qui est sincèrement l’œuvre du cœur.

« Pour moi la musique rock manque d’authenticité. »

L’illustration de l’album ressemble à une vieille illustration usée d’un vinyle et présente le groupe accoutré avec de vieux habits démodés. Est-ce que le côté rétro est quelque chose que vous voulez spécifiquement entretenir ?

Eh bien, des vieux habits démodés… C’est marrant parce que ce sont les vêtements que nous portons tous les jours [rires]. Je porte des costumes tous les jours, tout le temps, et c’est la même chose pour les autres gars. Et ces vêtements, c’est ainsi que nous nous habillons généralement. Je trouve que le photographe Matt Wignall, qui vient de Long Beach, est incroyable et il est un bon ami depuis quelques années. Lorsque nous l’avons engagé pour prendre des photos pour cet album, nous voulions spécifiquement ce type de photographie. C’est un appareil photo très ancien et désuet qu’il a utilisé et il est l’une des rares personnes capable de vraiment faire ça bien. Nous voulions donner cette perspective à l’illustration car les vieilles photographies, lorsque tu les regardes, tu peux entendre l’histoire qu’elles racontent, alors que les photographies actuelles, tu sais… Un très bon photographe prendra une photo qui te racontera une histoire. Mais nous sommes tellement inondés d’images désormais, avec les médias globaux, la culture des réseaux sociaux, nous sommes inondés d’images à droite, à gauche, avec des publicités, et je voulais profiter de l’opportunité d’avoir un photographe qui raconte une histoire différente de celles que racontent les photographies habituelles.

Dans la mesure où vous être très inspirés par la musique et l’état d’esprit des années 70 est-ce une décennie à laquelle vous auriez préféré vivre ?

Je crois que Scott [Holiday] et [Michael] Miley sont bien plus dans la musique des années 70 [que moi]. Je préfère généralement le très vieux rock n’ roll, et je n’aspire clairement pas à écrire des paroles dans le style des années 70, même si c’est le cas. Presque tout ce que je fais à titre personnel dans ce groupe est basé sur le blues et la musique soul, ou peut-être aussi la musique des Appalaches, ou la musique qui est typiquement originaire des Etats-Unis. Alors que les autres gars, comme Scott en particulier, il est très amoureux de et à beaucoup de respect pour l’invasion britannique, tu sais, ce genre de rock n’ roll et pareil pour Miley. Je trouve que c’est très drôle, car je n’ai jamais été un gars très rock n’ roll. Même en arrivant dans ce groupe, j’ai toujours pensé que le rock n’ roll était en quelque sorte immature, suffisant et motivé par l’image. Mais dès que je m’y suis vraiment mis, j’ai pu découvrir un autre côté de cette musique, j’ai pu voir la manière dont nous créons… Tu sais, tu fais de ton mieux pour être sincère sur un support qui est dépassé, ce format archaïque qu’est le rythm and blues, cette musique rock n’ roll. C’est tellement archaïque qu’il est excitant de considérer ce format et d’essayer d’y insérer ta propre créativité, c’est comme restaurer une voiture, d’une certaine manière. Ça a donc été intéressant de revenir en arrière et voir la descendance, et de comprendre que, selon moi, le rock n’ roll commence et finit avec le blues. C’est pourquoi la musique rock en particulier de me séduit pas du tout. Il faut que ce soit du rock n’ rock, il faut que ce soit motivé par le blues.

Comment expliquerais-tu le succès que le groupe rencontre actuellement et quelles sont tes pensées à ce sujet ?

Eh bien, la première chose que je dirais c’est que je suis très reconnaissant [rires], je suis très reconnaissant pour l’ampleur du succès dont nous avons la chance de faire l’expérience. Ça me surprend encore qu’il y ait une telle demande pour le rock n’ roll de nos jours. Lorsque nous nous sommes mis ensemble au début, je me souviens avoir simplement pensé que nous allions juste donner quelques concerts autour de Los Angeles et nous amuser. Je ne me doutais pas une seule seconde qu’il y avait un tel besoin, que les gens avaient de telles envies pour ce type de musique. Et à ce jour, ça me surprend encore. Je suis reconnaissant car ça nous a offert une carrière et j’ai pu avoir la chance de voyager partout dans le monde et me faire des amis sur la totalité du globe. Même si je suis si loin de chez moi : je me tiens sous quelque chose qui ressemble à un pont, ça a été construit il y a au moins 200 ans, probablement même 300 ans, cette immense pont à Manchester, en Angleterre. Je suis originaire de Long Beach, en Californie, qu’est-ce que je fais ici ? [Rires] Et je suis au téléphone en train de parler à quelqu’un en France. C’est fou ! Et cette demande pour la musique que nous avons choisie de faire a permis toutes ces choses miraculeuses qui nous sont arrivées.

De manière plus générale, comment expliquerais-tu le succès des groupes qui sonnent comme dans les années 70, comme vous ? Est-ce l’authenticité, le fait que les gens en ont marre de la modernité et de la superficialité ?

Tu dois certainement penser à des choses comme ce que font Jack White ou les Black Keys… Ce n’est pas être directement rétro, c’est comme rendre hommage, et tu vois que tous ces gens, et nous y compris, font véritablement un hybride de quelque chose qui a déjà existé. Je sais que chaque artiste aimerait plus que tout au monde être aussi authentique et unique que possible, nous voulons tous nous voir ainsi, mais tu rendras forcément hommage à tes influences. Et je pense qu’on est simplement à une époque où il y a un paquet d’artistes qui prennent vraiment ça au sérieux, et font leur propre version hybride de ce style de rock n’ roll. Et je trouve que c’est plutôt cool car il y a quelque chose d’authentique dans le rock n’ roll contrairement à la musique rock. Pour moi la musique rock manque d’authenticité.

N’est-ce pas amusant que la vieille mode soit en train de devenir la nouvelle mode à nouveau ?

Oh, ça arrive toujours. Dans les années 60, ils revenaient aux années 30 et 40, à l’époque du blues. Dans les années 70, ils se rebellaient contre les années 50 et 60, et ensuite il y a toujours une réaction inverse. Il y a toujours des gens qui reviennent aux choses qui sont rétro, à ce qu’il y avait avant. Car tous ces gens aujourd’hui ont été élevés en voyant les images de leurs parents et en écoutant la musique que leurs parents écoutaient, c’est le genre de choses qui se gravent dans ta tête et qui restent avec toi. Il est donc parfaitement logique à mon sens que chaque génération se retrouve avec un sentiment rétro.

Interview téléphonique réalisée le 12 juin 2014 par Metal’O Phil.
Retranscription : Chloé.
Traduction, fiche de questions et introduction : Spaceman.

Site officiel de Rival Sons : www.rivalsons.com



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