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Interview   

Road Riot Radio (Metal)


Le projet Road Riot Radio méritait bien un article sur le site de Radio Metal et une émission spéciale dans le cadre d’High Hopes. D’où le titre de la présente news qui résume bien les trajectoires qui se croisent entre Road Riot Radio et Radio Metal. Ceci n’est pas étonnant car notre mission commune est de promouvoir le metal/rock et plus particulièrement les jeunes artistes qui se battent comme des chiens pour pouvoir un jour vivre de leur passion.

Road Riot Radio c’est avant tout l’histoire d’un label, Hollow Nations, qui s’est bougé pour concocter une compilation conceptuelle intitulée Road Riot Radio. Cette dernière regroupe les artistes de rock qui, peut-être, seront les stars de demain. Le moins que l’on puisse dire c’est que la vingtaine de groupes présents sur cette compilation hommage aux radios des années 80 ont tous une personnalité affirmée. D’ailleurs à RM on a déjà diffusé dans le passé des formations comme Jumping Jack, 7 Weeks ou Noïd et c’est avec un grand plaisir que nous vous ferons découvrir d’autres pépites françaises et internationales présentes sur cette compil’ d’Hollow Nations.

Parfois, vous le savez, les émissions High Hopes sont un peu inégales en termes de contenu car les artistes peuvent être impatients d’aller en studio, ce qui est compréhensible. Mais ce mercredi, vraiment, vous allez savourer la programmation comme jamais ! Rendez-vous est pris dès 20h pour un High Hopes (plus long que d’habitude, événement oblige) aux couleurs de Road Riot Radio et avec un invité spécial. En effet Rob E. Zee, du label Hollow Nations, sera au téléphone avec Cristina Scabbioth et moi-même pendant trente minutes à partir de 20h30.

Mercredi soir : une double émeute radiophonique est prévue sur l’antenne de Radio Metal. La preuve :

Interview :



Tu es membre du label Hollow Nations. Je te laisse te présenter aux gens qui ne te connaissent pas encore… Qui es-tu et pour qui travailles-tu ?

Moi, c’est Rob Izzy, producteur et directeur artistique chez Hollow Nations. Je suis à la base issu du milieu du hip hop mais j’écoute un peu tous les styles de musique et je respecte tous les styles de musique. Je suis comme un aventurier (rires) !

Le hip hop est souvent mal considéré dans le milieu du metal. As-tu déjà rencontré des problèmes à cause de ton amour du hip hop ?

Non, pas réellement parce que, que ce soit dans le rap ou le rock et tous les autres genres de musique, c’est la créativité que je respecte. Ce n’est pas forcément ce qui se dit mais comment les gens le disent et le fait de faire vibrer. Quand les gens écoutent du rock, ils écoutent ça parce qu’ils vibrent avec la musique et les artistes. Moi, c’est exactement pareil avec le rap. C’est de la même manière que j’ai fait ce projet-là. Ma démarche était d’amener les gens écoutant du hip hop à écouter autre chose et de voir les choses de manière différente parce que je ne suis pas un homme de préjugés.

Pourquoi as-tu privilégier le rock/metal par rapport au hip hop que tu as l’air d’apprécier également si ce n’est plus ?

Je vais vous expliquer, ;c’est une petite histoire rapide. Cet été, je me suis retrouvé en Suisse, à un festival que tout le monde connaît : le Sonisphere. Et c’était quelque chose d’assez exceptionnel, en sachant qu’il y avait plein de groupes que j’aimais à la base, c’était vraiment exceptionnel !

C’était vraiment exceptionnel déjà au niveau du temps. Tu as dû beaucoup apprécié cette pluie diluvienne ! (rires)

Ouais. Et surtout la boue, j’ai failli me noyer (rires) ! Sérieusement, il y avait environ dix centimètres de boue. Quand tu étais dessus, ça faisait ventouse et tu pouvais facilement te noyer… surtout qu’en plus, j’étais bourré (rires) !

Bref, on t’a interrompu. Tu disais que tu as été au Sonisphere. Et là, c’est le déclic ?

Non, en fait, j’ai surtout vu la foule. J’ai vu tous ces gens et je me suis dit que ce n’était pas normal que, pour un mouvement pareil, il n’y ait pas plus de compilations qu’il peut y en avoir dans le rap ou les autres musiques, qu’il n’y ait pas plus d’engouement autour de ça. Qu’il y ait juste des gros festivals ou des concerts avec que des groupes connus à l’ancienne – que je respecte beaucoup en passant – alors qu’il y a plein de groupes nouveaux et émergents qui sont aussi talentueux. Je me suis donc dit que j’allais faire ce projet-là dans lequel je vais mêler cette musique-là et dans lequel j’amènerais des nouveaux groupes, des nouveaux talents que je pourrais trouver à la rencontre de ce public-là. Et où je pourrais également chercher mes camarades qui n’écoutent que du rap et leur dire : « voilà, arrêtez de n’écouter que du rap. Il y a autre chose et ce n’est pas plus mal. ».

C’est génial, c’est un vrai projet musical ! Est-ce toi qui a fondé le label Hollow Nations toi-même et si oui, depuis combien de temps existe cette structure ?

Hollow Nations n’est pas une structure que j’ai fondé moi-même. Je travaille pour cette structure car la personne qui l’a fondé est quelqu’un que je connais depuis très, très longtemps, à savoir depuis l’enfance. Il faut savoir qu’Hollow Nations existe depuis 2005 et que le label tape dans tous les styles de musique. Le seul truc qui préoccupe la structure, c’est la créativité et que les personnes aiment vraiment ce qu’elles font. C’est ce qui m’a séduit et c’est la raison de pourquoi je suis arrivé là.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres labels ? Est-ce que justement le fait de faire une compil’ qui sort vraiment des sentiers battus en misant sur la créativité vous amène à un fonctionnement qui n’est pas à l’image des labels traditionnels ?

Totalement pas, la compil’ en est la preuve. Ca se voit qu’on a un projet d’ensemble avec une petite structure dotée de petits moyens qu’on essaie d’amener à une échelle plus grande que ce qu’on pourrait se permettre en défendant la créativité et non pas se faire de l’argent. Et là, on parle vraiment de créativité car tout le long du processus, on accorde beaucoup d’importance à l’artiste et à ce qu’il veut ainsi que ce que le public veut afin de voir comment marier le tout sans se préoccuper de se faire de l’argent mais en mettant en place une communion entre tous. C’est vraiment ça Hollow Nations : privilégier l’humain par rapport au matériel.

Comment s’est passé le recrutement des groupes de la compilation Road Riot Radio ? Comment s’est passé ce choix ?

Au départ, on a lancé des annonces sur internet pour chercher nos futures rockstars, les vraies, pas les fashions (rires). Puis, on a reçu une tonne de candidatures, quelque chose comme soixante-huit groupes environ si je me souviens bien. Tous ces groupes avaient des sujets de chansons totalement différents, il a donc fallu qu’on trouve une ligne directive dans tout ça. Le groupe qui a donné le déclic à tout ça, c’était Billy Bullock, groupe qui a un son assez Tarantino dans l’esprit. Moi, j’adore Tarantino donc on s’est dit qu’on allait faire une radio à l’ancienne, façon années 60-70. Après, on a choisi tous les groupes en fonction de cette ligne directrice-là. J’aurais bien voulu mettre plus de groupes mais il y a eu un groupe qui a été choisi qui s’est dissolu entre temps et les autres, bien qu’ils étaient bons, ne collaient pas du tout au thème de la compil’ en terme de sonorités.

Justement, que recherchiez-vous en termes de sonorités ? Est-ce que dès l’instant où Billy Bullock vous a donné l’idée du format radio, ce serait bien de faire une compil’ dans l’esprit stoner/rock ?

Déjà, stoner, moi personnellement, je suis nouveau dans le métier donc je ne voyais pas du tout ce que c’était comme étiquette jusqu’à ce qu’on me fasse écouter Down ou Queens Of The Stone Age, groupe que j’adore. En fait, on s’est dit qu’à partir de Billy Bullock, on allait prendre tous les sons rock. Le premier son rock qui nous a paru assez percutant pour une introduction, c’était celui de Noïd parce qu’ils commencent de façon très énergique. Après, on a continué en faisant une trame comme dans un film. Je ne sais pas si vous connaissez le film Vanishing Point. On a voulu recréer le même univers : rapide, une histoire d’un type qui fait une course poursuite contre un flic avec un mec à la radio qui le suit. En fait, juste au travers des morceaux et du côté radio des années 60, on a essayé de raconter une histoire en utilisant l’univers de chaque groupe et morceau de manière à faire une évolution dans le temps.

Tout a été pensé et réfléchi donc…

Exact. Mais je ne suis pas tout seul, toute l’équipe y a contribué. On m’a même tapé sur les doigts à plusieurs reprises à cause de deux groupes. Un groupe israélien avec une chanteuse qui a une voix vraiment exceptionnelle et un groupe brésilien que je voulais mettre dans la compil’. J’ai bataillé, bataillé et bataillé mais on m’a toujours dit que ça ne collait pas au truc et que ça passerait de façon trop bizarre.

Car ces groupes n’étaient pas vraiment rock et utilisaient plus des sonorités typiques de leur pays ?

Non, ils étaient rock ! En fait, Vellojunk, le groupe brésilien, était rock avec des sonorités brésiliennes, comme les musiques de carnaval et autres. Vraiment, ça sonnait très bien. Et l’autre groupe israélien, c’était juste que ça ne collait pas du tout. C’était vraiment du rock chanté en hébreux, je crois, et on n’arrivait pas à le placer parmi les autres morceaux. Mais moi, je l’ai défendu mais voilà…

L’avantage avec toi est que, vu que tu es nouveau dans le métier, tu apportes un regard frais sur l’univers rock/metal. La preuve est cette compilation où tu apportes vraiment quelque chose d’artistique et créatif offrant quelque chose de vraiment novateur.

On va dire que ça, c’est le très bon côté du bizut ! (rires)

Et quel serait le mauvais côté du bizut ?

Pas vraiment. Juste deux ou trois potes d’un autre label entièrement rap qui n’ont pas arrêté de me faire des mauvaises blagues toute la semaine. Mais bon, je les aime quand même, ce sont des amis d’enfance (rires).

Il est temps de passer à la question un peu méchante. Sur la compilation, c’est toi-même qui t’est occupé des voix pour les jingles. Et pour une compilation à vocation internationale, on ne peut s’empêcher de remarquer que ton anglais est quand même bien limite ! Mais à quel époque tu t’es arrêté ? (rires)

La réponse est simple (rires). Il y a une compil’ qui véhicule beaucoup de choses et moi, je suis ce que l’on peut appeler le maître de l’auto-dérision. Ce qui donne cet anglais un peu bancal, un peu stupide et pas très frais.

Donc, tu nous expliques que c’est fait exprès ?

Non, ce n’est pas vraiment fait exprès. Il aurait pu y avoir une autre personne qui parlerait à ma place mais j’ai préféré le faire parce que je suis entier et que les gens se moquent de moi s’ils en ont envie. Si ça leur donne un peu de joie, ça me fait plaisir (rires) !

Vous n’avez vraiment pas voulu avoir quelqu’un de vraiment bilingue pour donner un côté plus « professionnel » ? C’est vrai que les artistes que vous diffusez en ont la carrure donc ce choix est quand même plutôt surprenant.

Si j’avais pris quelqu’un qui parle super bien anglais, cela n’aurait pas été vivant. Le produit aurait été propre mais pas vivant. Le fait d’avoir une personne, même si cela suscite la moquerie, c’est pour montrer aux gens qu’il y a bien un être vivant qui a fait ce projet et que même la personne qui écoute pourrait faire quelque chose de similaire. Mon idée était de donner l’aidée aux gens que eux aussi, ils pouvaient faire ce genre de choses. C’est un rêve que je poursuis d’être dans la musique et j’aimerais bien que tout le monde également réalise son rêve un jour. C’est ma manière à moi de partager ça.

Quelle est l’actualité à venir d’Hollow Nation et de la compil’ Road Riot Radio ?

Concernant déjà la compilation, puisque c’est le sujet actuel, la plupart des dates vont être mises en place en 2011. Je ne vais pas me risquer à dire que ce sera début 2011 car ce n’est pas moi qui gère ça. Je sais par contre qu’en janvier, il y aura une soirée de lancement de la compil’ – c’est un peu tard, j’en suis désolé – avec deux groupes qui apparaissent dedans et qui seront là pour jouer, boire et s’amuser avec nous. Ainsi que vous deux, animateurs de Radio Metal, de toute façon, vous n’aurez pas le choix (rires) ! Concernant Hollow Nation, il y a trois groupes et projets qui sont en train de se battre. Il y a Psykobuzz, un artiste de base rock et influences diverses du rock qui va sortir un album. La particularité du monsieur, c’est qu’il va balancer un album plus basé sur l’électro avec des solos de rock sur certains morceaux. Et je vais essayer de faire le tour de l’Europe pour mélanger musique traditionnelle et musique contemporaine dans un album rap. Je ne sais pas comment je vais mixer tout ça mais en principe, cela devrait donner quelque chose de bon. Mais ça se passera fin 2011/début 2012. Il n’y a pas plus d’actualités que ça parce qu’on est vraiment axé sur la compil’, le fait de la faire marcher, ainsi que les groupes la composant. On espère aussi faire un maximum de concerts, amuser un maximum de personnes car tout le monde le mérite.

Quand tu parles de concerts, avez-vous comme objectif de monter, par exemple, une sorte de festival itinérant en France ?

Un festival itinérant… Personnellement, je suis un donneur d’idées donc ce n’est pas trop mon domaine mais je vais prendre en compte un projet de ce type-là mais de manière un peu plus sophistiquée. Je ne peux pas en parler de peur de dire des conneries mais je pense qu’il y a peut-être quelque chose de ce genre-là qui se trame !



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