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Rob Zombie : il y aura un après « The Lords Of Salem »



Ce que vous pouvez voir ci-dessus n’est rien de plus que ce qu’on pouvait voir il y a une poignée de mois aux concerts de Rob Zombie : la bande annonce de son nouveau film, The Lords Of Salem. Enfin, si, un peu plus car elle ne nous parvient pas filmée avec un téléphone portable, pas tronquée, et, donc, avec un son et une image de bien meilleure qualité. C’est la bande-annonce officielle qui circule désormais.

Et même si on n’a pas encore de date de sortie annoncée, on nous en donne déjà beaucoup avec ce trailer. Rob Zombie aurait-il fumé les cendres de Stanley Kubrick ? Je ne dis pas qu’on voit là le même talent que le maître chez Zombie mais au bout de la première trentaine de secondes, on perçoit déjà au moins toute l’influence de films comme Eyes Wide Shut, 2001: l’Odyssée de l’Espace, Orange Mécanique ou Barry Lindon ; les cinéphiles verront exactement de quoi je parle, les autres se dépêcheront d’aller à la cinémathèque la plus proche de chez eux. Et pas seulement dans les images, mais aussi dans cet emploi de la musique classique (ici le Requiem de Mozart). Alors, simple effet de (bande) annonce, un montage spécial pour nous épater et quand on verra le film, on l’aura dans l’oignon ?

Apparemment, ce n’est pas que de l’esbroufe. Déjà, occupons-nous du cas de la musique. On savait que le réalisateur avait demandé à son guitariste John 5 de s’occuper de la musique mais la B.O. n’est pas entièrement entre ses mains. Comme toujours dans la filmo de RZ, on aura droit à un pot pourri de bon vieux rock, mais le classique, ce n’est pas seulement pour la bande annonce : cela ira de Rush, Manfred Mann’s Earth Band et Velvet Underground à Bach et Mozart, a-t-il récemment dit en interview.


Quant à l’ambiance générale du film, si vous avez trouvé ces images troublantes, alors Rob Zombie a parfaitement atteint son but, puisque ce qu’il cherchait avec cette nouvelle œuvre, ce n’était pas un nouveau festival de bizarrerie, de violence et de scènes sanguinolentes. Non, cette fois, il est parti cherché dans d’autres amours cinématographiques que les vieux slashers, comme il l’explique au LA Times : « Le type de films que j’ai toujours aimé, des cinéastes comme David Cronenberg, David Lynch et Ken Russell, parfois il n’y a rien de vraiment choquant sur l’écran mais on se demande pourquoi tout le film vous met mal à l’aise, vous rend nauséeux. Et c’est ce que j’ai tenté de faire. Les gens qui l’ont vu parviennent à peine à mettre des mots dessus. Et c’est ça le truc, ce n’est pas violent, pas sanglant, et à mesure qu’Heidi [ndlr : le personnage principal du film joué par Sheri Moon Zombie] sombre dans cette folie carburant aux drogues, je voulais que le public se sentent aussi tiré vers le bas. »

Il ajoute auprès de Rolling Stone peu de temps après la première du film au festival de Toronto le mois dernier : « C’est un film au rythme délibérément très lent. A un certain point, je pouvais sentir le public plonger dans un état dépressif, c’est ce que je voulais. C’est à ce moment-là que j’ai su qu’il le regardait avec le même esprit qu’il avait été conçu. »

Désormais, Rob Zombie peut préparer la suite. Il y a bien sûr un nouvel album qui se prépare mais il y aussi un nouveau projet de film et, cette fois, on va passer à complètement autre chose, fini les ambiances horrifiques ou fantastiques (pour le moment) mais ce ne sera pas moins sanglant puisqu’il prévoit de nous plonger dans le milieu du hockey professionnel du début des années 1970, en s’intéressant à l’équipe de Philaldelphie, les Flyers, surnommée à l’époque les Broad Street Bullies (c’est aussi le titre du film et ça signifie les Brutes de Broad Street). Zombie explique : « Les autres équipes étaient terrifiées à l’idée de venir jouer à Philadelphie contre cette équipe. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on n’a même pas besoin d’exagérer car l’histoire vraie est tellement dingue. Les gens ont oublié mais à l’époque des combats pouvaient éclater avec tous les membres de l’équipe et la police devait aller sur la glace pour séparer les joueurs. Ils jouent avec du sang qui dégoulinent sur leurs visages, leurs tenues sont couvertes de sang. Une sorte d’Ouest Sauvage. »

La première étape vers un remake de Vendredi 13, cette fois ?

Couverture du Time de novembre 1973 : « La guerre sur la glace »



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